Eloge du blog TSF 36

  Le blog TSF36, inauguré en 2005,  est la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images, elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.

C'est une station sans réclames et sans mauvaises nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs.
Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.

                                                                            Isidore Ledoux, rédacteur en chef           
 

Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 13:14

Je suis franchement déçu par mes lecteurs. Aujourd’hui, c’est la Saint Modeste et personne, je dis bien personne, n’a eu l’idée de souhaiter une bonne fête à ce Modeste Blogounet.

C’eût pourtant été une occasion inespérée de pouvoir souhaiter la fête à un Modeste, depuis que ce prénom est tombé en désuétude, ainsi d'ailleurs que celui de Modestine. Et d’ailleurs, l’usage de souhaiter les fêtes du calendrier est aussi tombé en désuétude.

On chercherait en vain parmi les gens connus, que ce soient les politiques ou les gens du chaud-bise, bref les gens qui passent à la télé,  quelqu’un qui portât ce prénom. Peut-être la modestie est-elle passée de mode…

Néanmoins, en ce 24 février, j’aimerais rendre un petit hommage à un grand compositeur russe nommé Modeste Moussorgski (1839 – 1881).

Son plus grand tube, une nuit sur le Mont Chauve (orchestré par Nicolaï Rimski-Korsakov) a été mis en images en 1940 par les studios Walt Disney dans Fantasia, un extraordinaire film d’animation qui tranchait résolument avec les autres productions Disney. C’est une étonnante illustration d’une nuit de sabbat sur une montagne maléfique, avec sorcières, fantômes et Satan himself. Heureusement, pour rétablir la morale de l’histoire, il y a un "happy end" (1) avec l’Ave Maria de Schubert. Le film de Disney peut ainsi échapper à la censure qui pesait alors sur le cinéma américain !

En 1940, on ne connaissait pas le numérique et pourtant voilà ce qu’on savait faire avec des crayons, de l’encre, des pinceaux, des ciseaux, de la colle, de la patience et surtout … un immense  talent. De quoi nous inspirer un peu de modestie.

 

(1) Ce "happy end" est d'ailleurs d'un faible intérêt cinématographique et peut être zappé sans regrets. On voit bien qu'il s'agit d'un rajout obligé pour satisfaire le "politiquement correct", un concept tombé en désuétude. Non ? Ah bon ...

Publié dans : Musique
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 20:09

Qu'est-ce qui rime avec redoux ? Dans mon vieux dictionnaire des rimes françaises on ne trouve pas grand chose, à part doux, hindou, saindoux, Doubs. On peut y rajouter roudoudou et d'où.
Que faire avec ça ? Pas grand chose à première vue... Tant pis, je m'y colle.
Un demi sonnet monorime en alexandrins, c'est facile, c'est pas cher et ça rapporte rien.
Et voilà, en deux coups de cuiller à pot, encore un chef d'oeuvre de la poésie berrichonne contemporaine :


                                    Redoux

          Sont-ce les souvenirs d'antiques roudoudous,
          De volutes de myrrhe ou de santals hindous
          Ou la suavité de frites au saindoux
          Qu'on dégusta jadis dans un bistrot du Doubs ?

          Non, ce n'est pas cela qui rend ce soir si doux.
          Cette exquise douceur venue on ne sait d'où
          Ce presque rien, amis, ce n'est que le redoux ...

  

                                  Isidore Redoux

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Bon, d'accord, c'est une rediff. Mais c'est toujours d'une actualité brûlante. Comme les pannes d'inspiration ...

Publié dans : Poésie
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 19:53

Un petit diaporama de saison en noir et blanc que vous pourrez même visionner sur votre Blackberry.

La musique aussi est en noir et blanc : c’est du piano. Un des plus beaux préludes de Debussy interprété par Samson François, où les silences sont aussi importants que les notes. Juste quelques notes feutrées comme le pas feutré du promeneur dans le silence d’une étendue neigeuse. De la musique silencieuse, en somme.

Peut-être dira-t-on qu’il n’y a pas beaucoup de mouvement dans ces images. C’est vrai.

On pourra même trouver qu’il y a quelques longueurs, surtout vers le début, vers la fin et aussi au  milieu. J’en conviens.

Mais, çà ne dure que quatre minutes. Quatre minutes de calme, de lenteur, de silence, ça ne peut pas faire de mal par les temps qui courent … qui courent bien trop vite.



 

Publié dans : Musique
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 20:03

D'autres photos exclusives du Château Raoul, prises lors ce cette mémorable journée porte ouverte.

La susdite porte ne se rouvrira vraisemblablement que pour les journées du patrimoine mais l'escalier sera divisé en deux par une clôture électrique afin de bien séparer le troupeau montant du troupeau descendant . Des chiens de berger seront également réquisitionnés pour maintenir l'ordre et éventuellement mordre les mollets des moutons récalcitrants ...

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Publié dans : Berrichonnitude
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 18:50

On avait bien fait, ce samedi 28 janvier, d’annoncer à grand renfort d’affiches et de publicités diverses qu’il y avait au Château Raoul une exceptionnelle journée porte ouverte. Ce singulier, a priori étonnant,  était en fait justifié car il n’y a qu’une seule porte, fort étroite en l’occurrence, pour accéder aux merveilles du Château Raoul enfin restauré après de longues années de travaux pharaoniques. De plus il n’y a qu’un unique escalier en luma (version berrichonne de l’escalier en colimaçon), qui mène au premier étage, au second étage et aux combles, ce qui est un comble.

Ainsi, à défaut d’avoir un escalier pour monter et un autre pour descendre, comme à Chambord, la foule des visiteurs montants se trouva bloquée par la foule des visiteurs descendants, et réciproquement, au grand désespoir d’un service d’ordre totalement dépassé par cette situation chaotique et imprévue. Nul ne s'attendait à un tel afflux de visiteurs, dont la file d'attente s'étendait sur des kilomètres, ou presque.

On craignit un moment que les grimpeurs et les descendeurs n’en vinssent aux mains et échangeassent quelques horions. On redouta même que dans un mouvement de panique incontrôlée de braves berrichons fussent, étouffés voire même piétinés par la foule déchaînée. Fort heureusement il n’en fut rien et aucune victime ne fut à déplorer pendant la visite qui s’avéra néanmoins fort sympathique et instructive et d’un excellent rapport qualité-prix, vu que l’entrée était gratuite et que chacun recevait en prime une luxueuse brochure sur l’historique du château ainsi que sa restauration.

Voici donc quelques images en couleurs et en 16/9 èmes du « nouveau » château Raoul, monument emblématique de Châteauroux, pour les quelques malchanceux qui n'ont pas eu le bonheur de le voir d'aussi près (ou qui n'ont pas eu la patience de faire une heure de queue dans la froidure hivernale pour y entrer ...)  

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Publié dans : Berrichonnitude
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 11:03

Le blog TSF 36 , malgré sa berrichonnitude affirmée, a souvent démontré sa grande ouverture d’esprit. En effet, il s’aventure parfois hors des frontières du Berry, dans des pays lointains (et potentiellement hostiles) tels que le Poitou, le Limousin ou la Touraine.

Aujourd’hui, voici un reportage exclusif de notre envoyé (très) spécial qui a pris de grands risques pour aller filmer quelques représentants (potentiellement féroces) de la faune tourangelle.

Place donc à ces magnifiques images animées, en couleurs, en HD et sonorisées par un des « morceaux en forme de poire » de Monsieur Erik Satie, musicien français (1866 – 1925).

Si vous possédez un "ordinosaure" (ordinateur vieux de plus de 5 ans) visionnez le reportage en SD en cliquant ci-dessous. Ca doit fonctionner à coup sûr.

 

 

 

 Par contre si vous êtes à la pointe de la modernitude informatique, vous pouvez le visionner en HD 720p et en plein écran en allant sur Vimeo à l'adresse suivante :  http://vimeo.com/35472775

Car en HD, la vidéo

C'est bien moins difficile

Que la peinture à l'huile,

Mais tellement plus beau

Que la peinture à l'eau.


 

 

Publié dans : Pays lointains
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 17:28

Ils sont arrivés ! Dans le Loir et Cher, pays limitrophe du Berry. Le blog TSF 36, spécialisé dans les bonnes nouvelles, ne pouvait pas occulter cet événement sous prétexte que tous les media en avaient déjà parlé.

Finie donc la crise, finie la morosité, fini le pessimisme. Réjouissons nous enfin ! Nul doute que la Pandattitude dont sont atteints nos voisins Loir-et-Chériens ne va pas tarder à se répandre jusque dans les coins les plus reculés du Berry.

En attendant, entonnons tous en chœur l’hymne officiel du Panda :

 


 

Publié dans : Chine
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 19:49

 

Il faut être un peu tordu pour trouver du charme aux Marais de Bourges par un après-midi d’hiver glacial avec un ciel désespérément gris. Pas un touriste, pas un chat, ou presque.

Dans cette campagne urbaine bordée par les cours jaunâtres de l’Yêvre et de la Voiselle où se querellent les foulques criards, ce ne sont que parcelles de terre noire en repos hivernal et cabanes désertées, constructions hétéroclites où le bois se mêle à la tôle rouillée et au plastique, rebuts recyclés de la société de gaspillage, assemblés sans autre style que celui de l’absence de style. Quelques peintures naïves, quelques épouvantails et quelques pseudo-œuvres d’art essaient en vain de donner au lieux une touche esthétique, dérisoires installations à la gloire du mauvais goût.

Les embarcations plates des maraichers restent sagement alignées au port. La pluie des derniers jours les a quelque peu inondées et il faudra écoper avant de prendre le large. L’une d’entre elles porte le nom de Venezia. On se gondole !

Le grand vaisseau de la cathédrale, située à quelques encablures, invisible en été, se voit maintenant de partout entre les branches dénudées des saules, faisant entendre un glas lugubre sur toute l’étendue des marais. Il doit y avoir un enterrement cet après midi…

Oui, vraiment, il faut être assez tordu pour trouver un charme fou aux marais de Bourges en hiver !

Comme Youtube est très mal luné en ce moment, ce court métrage est sur Vimeo, un autre site d'hébergement de videos que j'expérimente pour la première fois :

 

 

Il est hélas en définition standard quand on le visionne à partir du blog (beurk !)

Pour le visionner en HD, il faut aller sur le site de vimeo :

http://vimeo.com/35061557

 


Publié dans : Berrichonnitude
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 20:07
S’il est vrai que Jeanne d’Arc appartient à tous les français, elle est particulièrement chère au cœur des amateurs de T.S.F. et de radio. Elle en est même la Sainte Patronne, du fait qu’elle fut la première à entendre des voix.

Mais ce que l’histoire officielle nous a toujours caché, c’est qu’elle fut la première à inventer l'appareil destiné à entendre des voix lointaines. Voici donc la vérité vraie sur Jeanne d’Arc, telle qu'on ne vous l'a jamais enseignée à l'école.

Il faut savoir que la petite Jeanne, assez défavorisée à sa naissance par un physique ingrat, était par contre dotée d’un esprit très inventif, peu répandu chez les jeunes bergères de Domremy. On dirait de nos jours que c’était une surdouée. Tout le contraire de sa grande sœur, Mireille (d'Arc), une jolie blondinette sans cervelle qui était montée à la capitale pour y devenir une actrice adulée …

Jeanne, de son côté, n’avait jamais joué à la poupée comme les autres gamines de son âge. Ce qu’elle aimait, c’était fabriquer des trucs et des machins bizarres avec tout ce qui lui tombait sous la main, des bouts de bois, des bouts de ferraille, des cailloux. Bref, ces activités peu féminines ajoutées à son physique peu amène avaient pour effet de faire fuir à toutes jambes les garçons du village, ce qui explique bien des choses … Un jour, à l’âge de 14 ans révolus, alors qu’elle s’amusait avec une vieille paire d’écouteurs qu’elle avait relié à une aiguille à coudre reposant sur morceau de minerai de plomb (très répandu en Lorraine), elle eut l’idée de raccorder le tout à un long fil de cuivre tendu entre deux mirabelliers (arbre très répandu en Lorraine). C’est alors qu’elle entendit faiblement une voix dans ses écouteurs « Ici Radio Vatican  ». Tiens, se dit-elle, si je reliais l’autre bout des écouteurs à un grand piquet enfoncé dans le sol, çà devrait améliorer la réception. Et ce fut en effet le cas. La voix venue du ciel était maintenant claire et nette ! C’est ainsi  qu’en 1424  Jeanne venait d’inventer le poste à galène, premier appareil permettant de capter des voix lointaines …

 Nul doute que Jeanne aurait pu perfectionner son invention et déposer un brevet, mais pour cela, il eût fallu qu’elle étudiât les mathématiques, l’électronique et d’autres matières qui, à l’époque, ne s’enseignaient qu’à Paris. Or ses parents n’étaient pas riches et ne pouvaient pas lui payer des études. Ils lui avaient bien dit : Ma fille, tu seras bergère, comme ta mère et comme ta grand mère. Ton avenir, c’est les moutons (tontaine tonton) Cette morne perspective ne réjouissait guère la pauvre Jeanne, dont la seule consolation était d’écouter les voix sur son poste à galène. A l’époque, il n’y avait qu’une seule station, radio Vatican, dont le rôle était de répandre la bonne parole de l’Eglise sur l’ensemble de la chrétienté. Et, comme les appareils récepteurs de radio n’avaient pas encore été inventés, Jeanne était alors la seule et unique auditrice de l’unique station de radio existant alors.

Un jour, elle entendit dans le flash d’informations de 9 heures qu’il fallait faire sacrer le roi Charles VII et bouter les « meschantz Angloys hors de France ».Tiens se dit-elle, voilà une bonne idée. Si je faisais çà, je deviendrais aussi célèbre que ma stupide grande sœur …

Ainsi donc, la petite Jeanne qui était maintenant majeure, et néanmoins pucelle, quitta ses blancs moutons pour mettre Charles VII sur le trône et bouter les Angloys hors de la doulce France.

 Ce qui fut fait !

L’histoire officielle semble n’avoir retenu de Jeanne d’Arc que ces évènements très anecdotiques. En effet, Charles VII n’a pas fait long feu sur le trône et les « meschantz angloys » sont revenus chez nous où ils font monter le cours de l’immobilier en achetant à tour de bras la moindre masure qui traîne dans nos campagnes …

La suite de la vie de Jeanne est plutôt triste, vu qu’elle eut maille à partir avec la Sainte (?) Inquisition. De plus, ce sagouin de Charles VII ne leva même pas le petit doigt pour la sauver du bûcher. Quelle ingratitude !

Et c’est ainsi que la pauvre Jeanne mourut brulée vive et, comble d’horreur, toujours pucelle, en emportant avec elle le secret du poste à galène qui ne fut redécouvert que bien des siècles plus tard…

 

Voilà pourquoi tous les sans-filistes, radioamateurs et amateurs de radio vouent une vénération sans bornes à cette inventeuse de génie dont le seul tort fut d'être en avance de plusieurs siècles sur son temps.

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Publié dans : Modernitude technologique
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 13:12

 Certes, ce n’est pas le beau Danube bleu, ni la Moldau, ni le Yang Tse Kiang, encore moins le Nil ou l’Amazone. Non ce n’est que l’Indre, modeste rivière du département éponyme qui parfois se donne des airs de grand fleuve ; l’Indre généralement assoupie en ses méandres paresseux qui parfois se réveille et sort de son lit sans crier gare, inondant les champs, les jardins et les prairies. Qui l'eut crue ?

Un spectacle qui, à l’échelle berrichonne, ne manque pas de grandeur …

 

 

Note technique : Pour visionner ce chef d’œuvre du 7 ème art en HD, il faut choisir la définition 1080p et passer en plein écran. Si votre connexion internet « haut débit » n’est pas très rapide, ce qui est encore le cas le plus fréquent, il faudra mettre en pause et attendre le chargement complet de la video (environ 1 minute) avant de cliquer sur « play » pour la visionner tranquillement sans coupure.

 Le débit de l’eau est beau mais le haut débit est lent (proverbe berrichon)

 

Publié dans : Berrichonnitude
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 21:11

Chers amis,

Comment, après les vœux si émouvants (malgré leur sobriété)  de notre bien aimé Grand Leader, pourrais-je à mon tour  vous présenter les miens ? Que pourrais-je ajouter à ces paroles de sagesse ? Tout a été dit.

J’avais jadis l’habitude de formuler des prévisions pour l’année nouvelle. Mais l’expérience a largement démontré que l’avenir est imprévisible. Qui aurait pu, en 2010,  prévoir les événements extraordinaires dont 2011 nous a gratifiés ? Qui pourrait certifier que la chute des régimes dictatoriaux dans les pays arabes va se poursuivre en 2012 et même se généraliser au reste du monde  dans le sens du progrès humain que nous souhaitons ? L’Histoire nous a démontré qu’elle n’avait pas de sens . Souvent, elle bégaie, souvent elle revient en arrière. Les dictatures sont renversées par des révolutions qui mettent en place d’autres dictatures parfois pires que les précédentes. Quoique sur ce point j’espère me tromper…

Dans Tintin et les Picaros, le Général Tapioca, le méchant dictateur du San Theodoros  est renversé (avec l’aide de Tintin ) et remplacé par le sympathique ( ?)  Général Alcazar. A la page 11 de l’album, on voit deux policiers patrouiller dans un bidonville avec dans le fond une pancarte « Viva Tapioca ». A la page 62, après le changement de régime, on voit les mêmes policiers (dans un uniforme légèrement différent) patrouiller dans le même bidonville, mais la pancarte affiche maintenant « Viva Alcazar ». On voit qu’Hergé, dans cette ultime opus, avait tout compris à la géopolitique et qu’il n’avait pas grande illusion sur le "sens de l'histoire".

Donc ma seule prévision raisonnable  se bornera à affirmer que cette année sera riche en surprises.

Quelles surprises ? Là, je donne ma langue, ma plume, et mon clavier  au chat, à ce félin anonyme filmé quelque part dans le Berry.

 

 


Il se joint à moi pour vous adresser ses meilleurs vœux pour l’an de grâce 2012.


 

 

Publié dans : généralités normales
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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 10:10

J’ai péché, je l’avoue publiquement, j’ai péché...

Malgré ma profonde conviction écologique selon laquelle il ne faut manger que des produits locaux et seulement en saison, malgré ma conversion à la secte des adorateurs de la pomme - conversion tardive dont on pourra douter de la sincérité – malgré mes louables efforts pour sauver la planète, j’avoue avoir craqué, hier au marché de Déols.

Parmi les fruits plus ou moins locaux, enfin disons les fruits normaux, il y avait aussi  des litchis frais hors de prix, venus par avion de l’Ile de la Réunion. Un bilan carbone désastreux ...

Mais comment résister à des litchis en branche, avec des feuilles, comme s’ils avaient été cueillis le matin même. Des litchis d'un beau rouge vif, bien dodus, bien fermes, juteux et sucrés au soleil de l’hémisphère sud, avec cet ineffable parfum de fruit défendu et le goût délicieux des plaisirs coupables. Un pur délice !

Petit remède illusoire à la dépression saisonnière ? Vaine tentative d'ouvrir une parenthèse dans la froidure et l'obscurité hivernale ? 

Non, je n'ai aucune excuse valable. Je ne suis qu’un pauvre pécheur.

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Comme pénitence, c’est promis, demain ce sera deux pommes de terre et un navet...

Publié dans : Gastronomie
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 20:23

Ah ! la magie de Noël qui revient tous les ans, comme par hasard, à la même date, sans aucune surprise ...

Je ne vais quand même pas me décarcasser à commenter ce non-événement qui m'inspire de moins en moins ...

Je renvoie donc les trois pelés et quatre tondus qui lisent ceci à ces deux articles de l’an dernier, articles magnifiques et toujours d’une actualité brûlante :

Eloge de Mireille Mathieu

Eloge des chiens chanteurs 

 Entre la dinde aux marrons et la buche au chocolat, ça peut pas faire de mal.

Publié dans : Musique
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 14:49

Le PEPSI d’Issoudun, contrairement à ce que pourraient croire les étrangers pas berrichons,  n’est pas une spécialité locale de boisson brune, gazeuse et très sucrée, que les Issoldunois auraient inventée pour tenter de concurrencer le Breizh Cola (la boisson du phare ouest) qui fait la fierté des Bretons. Non en  fait, sous l’acronyme passablement capillotracté de PEPSI, il faut entendre  « Palais des ExPositions et des Sports d’Issoudun ». Et dimanche dernier, on y célébrait la truffe noire du Berry, un produit rare et saisonnier produit par quelques trufficulteurs locaux. Vingt-cinq kilos du précieux champignon seulement furent vendus, pas de quoi concurrencer le Tricastin, ni le Périgord.

Après le passage des canifeurs et renifleurs professionnels chargés de contrôler la qualité des produits, ce fut une belle foire d’empoigne pour les acheteurs qui se ruèrent, dès que la cloche eut sonné, sur les maigres étalages qui furent dévalisés en 20 minutes. Un délire total. Et contrairement à ce qu’on observe sur les brocantes, personne ne marchanda, l’offre étant bien inférieure à la demande ; et tout fut vendu aux prix fixés, allant de 900 à 1100 roupies berrichonnes le kilo. Evidemment, ce n’est pas donné, mais on peut parfaitement, sans se ruiner, s’offrir une truffe de 25 grammes qui permettra de faire un petit plat sympa et parfumé.

Les retardataires ne purent contempler que des paniers vides et se consoler en allant déguster les spécialités culinaires à la truffe, royalement offertes à dose homéopathique dans de minuscules coupelles. Une mention spéciale pour la brouillade aux truffes. Sublime !

Cette première intrusion dans la secte étrange des adorateurs de la truffe m’a tout de même laissé pensif. Pourquoi certains produits du terroir sont-ils idolâtrés à ce point alors que d’autres sont si mal aimés ?

Au marché de Châteauroux, j’ai récemment acheté des nèfles pour … zéro centime. Le marchand m’en a généreusement fait cadeau. Ou peut-être voulait-il se débarrasser de ces fruits peu appétissants dont personne ne veut ?

Et pourtant elles étaient mures à point et délicieuses.

Le monde de la gastronomie est bien injuste …

 

                                                                            Eugène Lemaigre, chroniqueur gastronomique

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                Cliquez ci-dessus pour sentir le parfum de la truffe

Publié dans : Gastronomie
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 13:09

Le cochonomètre, instrument de haute technologie et de haute précision, ne ment jamais. Ses indications sont parfaitement fiables et précises. Il indique sans ambigüité et sans l'ombre d'un doute que cette nuit il a vraiment fait un temps de cochon.

D'ailleurs, sa chute fut proportionnelle à celle du baromètre...

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                                                   Felix Nimbus, météorologue diplomé (et attristé)

Publié dans : Modernitude technologique
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