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De la Turquie au Bas-Berry

Publié le par TSF36

Un petit exemple montrant la qualité de réception qu’on obtient en s’éloignant de la pollution radioélectrique des villes. Ici, pas la moindre source de parasites susceptible de perturber la réception du petit Degen DE 1103 muni de sa seule antenne télescopique.  Un environnement aquatique favorise en outre la réception des ondes courtes et une table de piquenique favorise le confort de l’écouteur !

 La Voix de la Turquie émet sur 15200 KHz dans la bande des 19 mètres, bande diurne très active qui devient totalement silencieuse en hiver après la tombée du jour.

 

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Ondes courtes : A bas les parasites !

Publié le par TSF36

Jadis, dans les années 80, on pouvait faire de bonnes écoutes, confortablement installé chez soi, avec un récepteur simplement muni de son antenne télescopique. Hélas, les temps ont changé et sont apparus des éléments perturbateurs qui n’existaient pas en ces temps bénis. Les ordinateurs, les box internet, les téléviseurs à écrans plats, les alimentations à découpage, les chargeurs de téléphones portables, les lampes fluocompactes sont un désastre pour la réception des ondes courtes. Même les fils du secteur rayonnent des parasites. Inutile d’espérer entendre grand-chose si vous déployez l’antenne télescopique sous un lustre muni d’ampoules dites « à économie d’énergie » ! Eloignez-vous le plus possible de toutes ces sources de pollution hertzienne. Vous trouverez peut-être un endroit de l’appartement où il n’y a pas trop de parasites, généralement près des fenêtres. Adoptez-le.

Vous avez certainement trouvé dans la boîte du récepteur une antenne filaire de quelques mètres censée améliorer la réception. Elle s’accroche aux rideaux avec sa pince et on connecte le jack à l’entrée antenne du récepteur. Faites un essai. Vous aurez un meilleur signal, mais aussi un niveau de parasites encore plus élevé. Le rapport signal/bruit sera donc le même !

 

Une antenne filaire portative

Une antenne filaire portative

Par contre, si vous laissez pendre cette antenne filaire dehors par la fenêtre, il y aura sans doute une nette amélioration.

Il existe des antennes intérieures dites « actives » censées améliorer la réception. Inutile d’investir dans une de ces antennes « miracle » vendues parfois assez cher. Elles amplifient autant les parasites que le signal utile.

Le moyen le moins cher (voire gratuit) de booster votre réception et de diminuer les parasites est de tendre à l’extérieur une dizaine de mètres de fil (isolé à chaque extrémité) et de le relier à votre récepteur par un câble coaxial dont la tresse est reliée à la terre. On trouve sur le net de nombreuses descriptions d’antennes filaires à la portée de tous. Ce n’est pas d’une grande technicité !  Et si vous habitez dans un logement en béton, armé, autrement dit dans une cage de Faraday où les ondes ne pénètrent pas, c’est absolument indispensable.

Mais même si vous êtes en cage, et que vous n’avez pas la possibilité de tendre des fils à l’extérieur, ne désespérez pas. Quand les beaux jours reviendront, vous pourrez faire de l’écoute en extérieur. C’est là que votre récepteur portable pourra chanter haut et clair. Souvent il suffit de sortir dans son jardin pour échapper aux rayonnements parasites, ou d’aller dans un parc même au milieu d’une ville, ou carrément en pleine nature  pour bénéficier d’une réception parfaitement pure. Evitez seulement les lignes électriques et les clôtures à bestiaux !

En 2016, pour les raisons évoquées plus haut, l’écoute des ondes courtes devient de plus en plus une activité de plein air, d’où l’intérêt d’avoir un récepteur portatif. Et on peut obtenir des résultats étonnants en tendant des grandes longueurs de fil entre les arbres. Beaucoup de SWL réussissent ainsi à capter des stations très lointaines qu’il est impossible de capter en appartement à cause de la pollution hertzienne.

Publié dans A l'écoute des ondes

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Ondes courtes : première incursion

Publié le par TSF36

Le Père Noël (ou le facteur) est passé et vous avez reçu votre beau récepteur. Pas nécessairement un des deux modèles que j’ai signalés, mais du moins un modèle équivalent. J’ai simplement donné les exemples du Degen et du Tecsun parce que je les avais sous la main. Il y en a d’autres tout aussi bons.

Une fois déballé, la tentation est grande, aussitôt les piles mises en place, de tourner le gros bouton des stations, ou alors de pianoter au hasard sur les petites touches en espérant entendre quelque chose. Hélas, ce premier essai est souvent synonyme de déception.

Commençons donc par le commencement !

Prenez d’abord le temps de lire la notice !  Avec un peu de chance, vous la trouverez dans le carton, avec une version française, ou tout au moins une version anglaise, en plus de la version chinoise. En général la traduction est un peu bizarre, mais reste compréhensible pour qui sait lire entre les lignes.

Si vous savez vous servir d’un ordinateur, un récepteur ondes courtes ne devrait pas poser de problème insurmontable, une fois que vous aurez compris à quoi servent les différents boutons.

Certes, c’est un peu plus compliqué qu’un transistor basique, mais tout le monde peut rapidement apprendre à s’en servir (sauf les manchots, ça va de soi)

Maintenant, il est une première chose à savoir : les stations de radiodiffusion mondiale sont confinées dans des « bandes » entre lesquelles il y de vastes étendues désertes ou peuplées de signaux bizarres qui peuvent rebuter le débutant. Parmi ces bandes de radiodiffusion, il en est quelques unes où vous n’entendrez jamais rien, d’autres qui sont actives seulement la nuit, d’autres qui sont actives seulement le jour, et encore d’autres où on entend toujours quelque chose. Cela varie aussi selon les saisons et selon l’activité solaire. Mais, pour simplifier à l’extrême, les bandes les plus utilisées, celles où l’on entend le plus de choses à cette période hivernale sont les suivantes :

Bande des 49 mètres : de 5900 à 6200 kHz (nocturne)

Bande des 41 mètres : de 7300 à 7600 kHz (nocturne)

Bande des 31 mètres : de 9400 à 9900 kHz (diurne et nocturne)

Bande des 25 mètres : de 11600 à 12200 kHz (diurne et nocturne)

Bande des 19 mètres : de 15100 à 15800 kHz (diurne)

Bande des 16 mètres : de 17480 à 17900 kHz (diurne)

Ce sont les bandes classiques, celles qui sont utilisées depuis la nuit des temps et qu’on trouve, compressées et inutilisables,  sur les cadrans des vieux postes de TSF. Jadis, on utilisait les longueurs d'ondes en mètres, et les noms de ces bandes sont restés comme vestige du passé. Pour convertir une fréquence en mètres, si celà vous amuse, divisez 300000 (vitesse de la lumière)  par la fréquence en kHz. Ainsi, une fréquence de 5995 kHz (celle de Radio Mali) correspond à une longueur d'onde de 50,04 mètres, ce qui nous fait une belle jambe !

Les bandes O.C classiques

Les bandes O.C classiques

Il y a d’autres bandes certes, certes, qui ne manquent pas d'intérêt, mais commencez d'abord par celles-ci. C’est déjà un vaste programme...

Une chose à savoir aussi : les fréquences attribuées aux stations sont toujours exprimées en kilohertz . Souvent cette unité est omise ; on lira Radio Australia 12065 (sous entendu kHz) Les fréquences sont toujours terminées par un 0 ou un 5, étant donné que les canaux sont espacés de 5 kHz. Si vous tapez 9762, vous serez à côté de la plaque !

Bon, on y voit déjà un peu plus clair. Maintenant, afin de ne pas parcourir ces bandes au hasard, rendez vous sur le site de J.M. Aubier où vous pourrez télécharger et imprimer la liste qui donne les horaires et les fréquences des stations en langue française . Vous avez, en effet, pu remarquer, si vous avez fait un premier « tour de cadran », que la langue française n’est pas vraiment majoritaire sur ces fréquences. D’où l’intérêt de télécharger et d’imprimer cette liste, qui est actualisée deux fois par an (car les fréquences changent en été et en hiver)

http://jm.aubier.pagesperso-orange.fr

Vous remarquerez aussi que les horaires sont toujours indiqués en temps universel UTC. C’est fort heureux, car autrement, il serait bien difficile de s’y retrouver. En hiver, le temps universel c’est l’heure française – 1 heure et en été -2 h.

Votre récepteur a en principe une horloge. Mettez là impérativement à l’heure universelle. Ou bien ayez toujours à portée de main une horloge réglée en UTC.

L'heure c'est l'heure !

L'heure c'est l'heure !

Un autre site, incontournable, qui simplifie considérablement la vie des écouteurs est celui-ci :

http://www.short-wave.info

Non seulement, on y trouve tous les horaires, toutes les fréquences de toutes les stations dans toutes les langues, mais en plus on peut voir où se trouvent ces stations sur une carte qui indique aussi en temps réel les endroits du monde où il fait jour et où il fait nuit. Quand on vous dit que l’internet et les ondes courtes font désormais très bon ménage !

Voilà, maintenant yapuka parcourir la liste et taper la fréquence de la station qui diffuse à l’heure indiquée. Il y a souvent plusieurs fréquences pour une même station. C’est normal. Si l’une ne marche pas, essayez-en une autre. Et si ça ne marche toujours pas, souvenez-vous que sur les ondes courtes, on n’est jamais sûr de rien. Les ondes n’en font qu’à leur tête et c’est çà qui fait leur charme…

(à suivre)

Publié dans A l'écoute des ondes

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Ondes courtes : par où commencer ?

Publié le par TSF36

Bien évidemment, il faut d’abord se procurer un récepteur idoine !

Qu’on se rassure : il n’est pas nécessaire de se ruiner pour un récepteur possédant les ondes courtes. Il est même conseillé aux débutants de commencer par du matériel modeste qui permettra une première approche. Si le virus prend, on pourra toujours passer à la gamme supérieure. Et s’il ne prend pas, on n’aura pas perdu grand chose, d’autant plus que ces petits appareils se revendent très bien.

Maintenant, comment choisir un récepteur ? Quel est le minimum pour bien débuter ?

Le point essentiel, c’est d’avoir un affichage numérique, indispensable pour savoir ce qu’on écoute. Les anciens postes avec une aiguille se déplaçant derrière des graduations imprécises sont pratiquement inutilisables en ondes courtes où une grande précision est requise. Avec un affichage numérique, on sait toujours sur quelle fréquence on est, ce qui permet d’identifier les stations. Donc, inutile d’espérer faire de l’écoute sérieuse sur un vieux transistor retrouvé au fond du grenier ou chiné sur un vide grenier, du genre de celui ci :

Bon à rien en ondes courtes. Et pourtant c'est un Sony !

Bon à rien en ondes courtes. Et pourtant c'est un Sony !

Il vous faut aussi un récepteur couvrant l’ensemble des ondes courtes, si possible jusqu’à 30 MHz. Si vous achetez un poste avec les bandes « les plus utilisées », il est probable qu’un jour, la station qui vous intéresse se trouve justement en dehors de ces bandes, ce qui est assez frustrant.

Et la B.L.U. (bande latérale unique) ? Vraiment indispensable ? Tout dépend de l’utilisation. Si votre intérêt réside dans l’écoute des stations de radiodiffusion, vous pouvez aisément vous en passer. Par contre, si vous voulez écouter les radioamateurs et autres services utilitaires, elle est indispensable.

Et ça va chercher dans les combien un joujou comme çà ? me direz-vous. Pas de panique ! dans une gamme raisonnable de 80 € à 250 €, on trouve déjà de quoi s’initier aux ondes courtes dans de bonnes conditions. N’espérez rien d’un appareil vendu 20 € : ses performances médiocres ne feraient que vous dégoûter à jamais des ondes courtes ! et ne dépassez pas la barre des 200 € au cas où votre intérêt pour l’écoute ne serait que passager.

Par contre, inutile d’aller chez Dartoche, chez Baker ou à la Fnaque. Vous ne trouverez rien en rayon dans ce domaine. A part deux ou trois radio-réveils se battant en duel et quelques transistors à 20 € possédant peut-être une gamme d’ondes courtes, c’est le désert absolu !
C’est triste à dire, mais le seul endroit où vous trouverez votre bonheur, c’est l’internet. Il suffit d’aller sur « A ma zone » ou sur Ibé pour voir qu’il y a du choix dans le matériel. Tapez « ondes courtes » ou « shortwave » et vous en verrez des pleins rayons.

Sachez que tous les récepteurs ondes courtes sont maintenant fabriqués en Chine, mais que ce n’est pas forcément synonyme de camelote. Les Chinois savent aussi faire de la qualité. Dans la gamme 80/250 €, on trouve d’excellents petits récepteurs, avec de bonnes performances et une belle présentation, ce qui ne gâte rien. A ce niveau de prix, ce sont tous des petits portables, mais nous verrons plus tard que la portabilité est plutôt un avantage dans ce domaine.

Si vous êtes pauvre, pour 80 €, vous avez déjà le DEGEN 1103 qui est très bien et qui tient dans la poche (une grande poche quand même) Il répond à tous les critères cités plus haut et constitue une bonne porte d’entrée dans le monde fascinant des ondes courtes :

DEGEN DE 1103 chic et pas cher !

DEGEN DE 1103 chic et pas cher !

Et si vous êtes millionnaire, alors soyez fou :  pour 250 €, vous avez le TECSUN PL 880 qui est encore mieux mais qui ne tient pas dans la poche 

Tecsun PL 880 Le luxe raisonnable !

Tecsun PL 880 Le luxe raisonnable !

Vous voilà maintenant heureux propriétaire d'un superbe appareil, prêt à entrer dans l'univers étrange et merveilleux des ondes courtes.

Et ceci est une autre histoire ...

(à suivre)

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