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Feux d'artifice royaux à Châteauroux

Publié le par TSF36

Ce n'était pas révolutionnaire mais c'était royal, grâce à Monsieur Haendel, célèbre compositeur berrichon !

Feu d'artifice du 14 juillet au Parc de Belle Isle à Châteauroux

Publié dans Berrichonnitude, Musique

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Vous prendrez bien quelques mégalithes ?

Publié le par TSF36

Parmi les spécialités du Morbihan, il n’y a pas que les sardines grillées. Il y a aussi les mégalithes. Certes c’est un peu plus lourd à digérer, mais ça fait partie des  incontournables du coin. Tout d’abord, il y a les célèbres alignements de Carnac qui alignent sur 4 kilomètres des milliers de menhirs. Unique au monde !

Contrairement à ce que croient encore certains, ce ne sont pas les Celtes ni les Gaulois, s’aidant de potion magique, qui les ont plantés là. Du temps d’Obelix, ils étaient déjà passés de mode depuis des milliers d’années et on comprend mal que ce dernier ait pu exercer la profession de livreur de menhirs !

En fait, ce n’est que depuis les années 1950 que les archéologues ont pu les dater avec une relative précision : de 5000 à 3000 avant notre ère, c’est à dire le néolithique. Avant la Grande Pyramide de Kheops.

Maintenant, le site est entièrement clôturé pour d’évidentes raisons de conservation et on ne peut y accéder que dans le cadre de visites commentées, ce qui est d’ailleurs préférable vu que les pierres ne sont pas très parlantes. C’est une visite passionnante où on apprend des tas de choses sur la construction de cet ensemble « pharaonique ». On sait maintenant comment ont été transportés et installés ces blocs de pierre. Pas de potion magique, pas de pouvoirs surnaturels, pas d’extra-terrestres, mais seulement des techniques très ingénieuses que les gens de cette époque (pas plus bêtes que nous) avaient développées dans ce but. Par contre, les archéologues n’ont pas de réponse définitive quant à la destination du monument : usage religieux ? Sans doute, bornage astronomique ? Peut-être … En tout cas on peut exclure le balisage d’un terrain d’atterrissage pour soucoupes volantes et autres délires de ce genre.

Une hypothèse a été évoquée par la brillante guide-conférencière lors de la visite : la volonté de la part de cette civilisation du néolithique d’affirmer sa puissance et de dissuader d’éventuels agresseurs. C’est quelque chose de bien ancré dans la nature humaine que de vouloir démontrer au monde entier qu’on est les plus forts et les plus intelligents. A notre époque, c’est à qui construira le gratte-ciel le plus haut du monde. Au néolithique, c’était à qui construirait le plus grand alignement de menhirs du monde. Les « barbares » qui rodaient du côté du Morbihan étaient prévenus qu’ils avaient affaire à une puissante civilisation à laquelle il valait mieux ne pas se frotter. Alors, Carnac vu comme une arme de dissuasion ? L’hypothèse tient la route même si elle n’exclut pas les autres.

L’autre site à voir à tout prix, quand on est dans le coin, c’est Locmariaquer avec quelques mégalithes qui valent leur pesant de granit. Il y a d’abord la célèbre table des Marchand (An Daol Varchant). Aucun rapport avec un commerce quelconque, le nom vient du patronyme d’une famille liée à cet endroit (d’où le singulier). C’est un des plus grands dolmens à couloir  avec sa « table » de 7 mètres de long en orthogneiss. On sait que les dolmens étaient des chambres funéraires recouvertes d’un cairn. En y pénétrant, on est frappé par la hauteur sous plafond, mais attention à ne pas être frappé par le seuil de l’entrée qui est très bas ! Au fond, il y a une stèle avec des gravures qui sont bien mises en valeur par un éclairage rasant.

Le Grand Menhir brisé, ou Men ar Hroëc’h ( Pierre de la Fée) juste à côté de la Table des Marchand représente certainement une prouesse sans équivalent. Ces quatre énormes blocs gisant à terre étaient un monolithe de 20 m de haut, pesant 280 tonnes, transporté sur plus de 10 kilomètres et planté là avec des moyens techniques défiant l’imagination. Autant pour les menhirs « normaux » on comprend les méthodes utilisées, autant ici on reste sans voix. Il semble que la chute du Grand Menhir soit très ancienne puisque personne de mémoire d’homme ne l’a jamais vu debout. A-t-il été victime d’un tremblement de terre ou de la fureur d’iconoclastes acharnés à détruire les « simulacres » païens ? L’enquête suit son cours …

En quittant le site de Locmariaquer, je me disais que ce serait certainement une bonne idée de recoller le Grand Menhir et de le remettre debout. Ce serait aussi une bonne idée d’enlever le tas de pierre cachant la Table des Marchand pour lui rendre l’aspect beaucoup plus spectaculaire qu’elle avait vers 1900, tel qu’on peut le voir sur les anciennes cartes postales. Mais bon, ceci n’engage que moi !

Pas de vignette (grrr !) mais vous pouvez cliquer sur la video qui fonctionne parfaitement.

Localisation de Carnac et Locmariaquer

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Tiens, une carte postale de Quiberon ...

Publié le par TSF36

Il suffirait de presque rien pour que Quiberon soit une île. Seul un étroit ruban de terre, tout juste assez large pour y faire passer une petite route et une voie de chemin de fer, la relie au continent. La presqu’île est très urbanisée et très touristique et l’unique route pour s’y rendre est régulièrement bouchonnée pendant les mois d’été. Seule la côte ouest, dite Côte Sauvage, a par bonheur échappé à l’urbanisation et une magnifique petite route côtière permet de s’en approcher pour admirer des paysages à couper le souffle comme il y en a très peu en Berry.

La ville de Quiberon, tout en bas de la péninsule, est une station balnéaire  renommée, un peu le Saint Trop breton, avec son immense plage, ses villas cossues, son casino, avec ses alignements de restaurants à touristes le long de la promenade. Avec aussi ses encombrements automobiles et l’impossibilité de se garer nulle part gratuitement.

 Mais c’est le port d’embarquement pour Belle-Isle en Mer, une île lointaine beaucoup plus compliquée d’accès que l’Ile aux Moines. C’est aussi le lieu de la mise en boîte des célèbres sardines « La Belle Iloise ». D’ailleurs, la sardine est la spécialité locale, qu’on peut déguster fraiche et grillée dans tous les restaurants du front de mer. Un vrai délice !

L’autre ville de la presqu’île est Saint-Pierre, beaucoup moins envahie que la « capitale ». Une charmante localité avec de petites plages tranquilles et de belles maisons fleuries, qui mérite bien un arrêt, d’autant plus qu’on peut y stationner gratuitement.
Avant de quitter Quiberon, il faut retourner sur la côte sauvage au coucher du soleil dans l’espoir de contempler un spectacle grandiose, et, qui sait ? peut-être  le rarissime rayon vert ...

Et même si on assiste à un coucher de soleil moyen, on ne va pas se plaindre vu que le spectacle est totalement gratuit …

Quiberon, une île ou presque ...

Quiberon, une île ou caïman ...

Publié dans Pays lointains

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Exil d'un jour à l'Ile aux Moines

Publié le par TSF36

Le Golfe du Morbihan a une forme extrêmement compliquée. Non seulement il est terriblement biscornu, mais en plus il est parsemé d’une multitude d’îles, d’îlots et de rochers, rendant impossible l’estimation de la longueur se sa côte. La Bretagne est vraiment un pays bizarre et seuls des gens aussi bizarres que les Bretons pouvaient l’habiter !

La plus grande des îles du golfe est l’île aux Moines, ainsi nommée parce qu’il n’y a pas le moindre moine ni le moindre monastère sur son sol. Elle a le grand avantage d’être facilement accessible puisque la traversée pour y aller ne dure que 5 minutes et ne coûte qu’une pincée de roupies bretonnes. L’Avocette est le nom du petit bateau qui fait la navette toutes les demi-heures de 8 heures du matin à 8 heures du soir. Il y a donc peu de risques de rester exilé. Peu de risque non plus de se perdre, vu que l’île fait 7 kilomètres de long sur 4 kilomètres de large et que les chemins sont bien balisés. Mais malgré sa proximité du continent, c’est une île véritable avec tout ce que cela implique : pas ou très peu de véhicules à moteur (à part trois autos et quatre mobylettes), et donc une atmosphère douce et paisible, hors du temps quand on a la chance d’y séjourner avant l’arrivée des hordes estivales.
C’est un vrai bonheur que d’explorer les ruelles et les venelles du bourg où chaque détour réserve un nouvel émerveillement.   Ici une maisonnette à toit de chaume noyée dans des buissons d’hortensias et d'agapanthes. Plus loin un mur couvert de jasmin aux effluves capiteux. Là-bas, un groupe de palmiers dominant une villa toute blanche aux volets bleus. Puis, on tombe (sans se faire mal) sur une jolie église propre et nette, avec de jolies mosaïques à l’intérieur.
Si l’on s’aventure dans d’autres coins de l’île, on trouvera de nombreuses curiosités, quelques fontaines, quelques calvaires et quelques mégalithes, dont un curieux menhir surnommé « le Moine », le seul moine présent sur l’île éponyme !
Et partout de charmants sentiers traversant l’île ou longeant la côte laissant découvrir des parcs à huîtres et de minuscules plages à l’ombre de grands pins maritimes.

C’est donc à l’instar de Batz et Bréhat, une île paradisiaque où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté …

 Il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de pauvres sur cette île habitée uniquement par des riches. Et on n’ose même pas envisager le prix de l’immobilier.

Les pauvres touristes peuvent juste s’offrir une journée de rêve sur l’île et les moins pauvres d’entre eux peuvent s’offrir le luxe raisonnable d'un repas au restaurant l’Asphodèle dans le cadre enchanteur  d’un jardin fleuri, sur des tables coquettes à l’ombre de grands arbres.
Il y a même, dans ce jardin extraordinaire un arbre à vœux où l’on peut accrocher un vœu, profond ou futile. Ce qui fut fait …

Exil d'un jour sur l'Ile aux Moines

Publié dans Pays lointains, Botanique

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