Eloge du blog TSF 36

  Le blog TSF36, inauguré en 2005,  est la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images, elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.

C'est une station sans réclames et sans mauvaises nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs.
Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.

                                                                            Isidore Ledoux, rédacteur en chef           
 

Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 19:52

La maison d’Isidore Odorico à Rennes n’est pas facile à trouver, cachée dans une petite rue et nullement signalée. Et on est un peu déçu quand on l’a trouvée car elle est d’une sobriété extrême : pas de décor exceptionnel sur cette façade austère.

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Hélas, c’est une propriété privée qui ne se visite pas. Mais l'intérieur est paraît-il somptueux, d'après cette video :

 

Heureusement, à proximité, se dresse le superbe immeuble Poirier (du nom de son architecte) dont les mosaïques sont signées des ateliers Odorico.

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Enfin, cerise sur le Kouign-Amann,  voici le carrelage Odorico de la pâtisserie Le Daniel, située près du Théâtre.

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Quand on vous le dit que la mosaïque adoucit les mœurs …

 

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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 20:47

C’est beau les enclos paroissiaux, les calvaires en kersantite, les décors baroques des églises bretonnes. C’est merveilleux, splendide, admirable, mais comme toutes les bonnes choses il ne faut pas en abuser sous peine d’atteindre le seuil de saturation et de mélanger tout ce qu’on a vu.

On devrait placarder des avertissements dans ces lieux, du genre « La contemplation des œuvres d’art est à pratiquer avec modération »

Il est vrai que toute cette culture, c’est du lourd et on éprouve ensuite le besoin de revenir à la nature, à des choses plus légères, à changer d’air, à prendre le large.

Et pour cela, rien de plus simple. En Bretagne, la mer n’est jamais très loin et on peut même s’offrir, pour un prix modique, une journée dans une île paradisiaque en prenant le bateau de Roscoff jusqu’à l’île de Batz (Enez-Vaz)

Cette petite île située à quelques encablures du charmant port de Roscoff bénéficie en effet d’un micro-climat où les végétations méditerranéennes et même tropicales prospèrent. Dans ce petit paradis, il y a un vaste jardin tropical crée au début du XX è siècle par un riche assureur parisien, George Delaselle. Ce jardin extraordinaire abrite une incroyable collection de plantes de tous les continents, dont de nombreuses espèces de palmiers et de cactus. Un coup de cœur pour le moelleux « coussin du diable » sur lequel mieux vaut éviter de s’asseoir !

L’île est peuplée d’environ 500 habitants et le trafic automobile n’est pas très dense, même aux heures de pointe, en dehors du taxi qui fait le tour de l’île et de quelques engins agricoles. Pas un feu rouge, pas un horodateur, pas un radar, c'est dire si on est loin du monde civilisé ! Les petites maisons sont toutes blanches, toutes propres avec leurs toits d’ardoise grise, avec leurs jardins envahis d’hortensias et d’agapanthes. Il y a même quelques commerces, quelques crêperies et un petit troquet près de l’embarcadère où on peut siroter une bière bretonne en attendant le bateau et le retour sur le continent. Une petite pause pour que l'esprit se repose ...


 

 

Ainsi s'achèvent les vacances de Monsieur Mulot, alias Isidore Ledoux, votre très humble et très dévoué serviteur.

 

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Yec'hed mat !

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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 11:01

Jadis, au Paléozoïque, il y avait de hautes montagnes en Bretagne. Mais hélas, l’érosion a fait son œuvre et, comme personne à l’époque n’a rien fait pour y remédier, le massif armoricain s’est aplati comme une galette de sarrasin. C’est à peine s’il subsiste quelques monticules appelés « menez » quand ils sont arrondis et « roc’h » quand ils sont pointus. Le point culminant, à 385 mètres, est situé dans les monts d’Arrée au Roc’h  Ruz, suivi de près par le Roc’h Trevezel à 384 mètres. Autre sommet digne d’intérêt : le Mont St Michel de Brasparts à 380 mètres.

Néanmoins, les Monts d’Arrée, avec leurs landes désolées de bruyères constituent des paysages singuliers qui évoquent fortement ceux qu’on trouve outre-Manche. On se croirait presque dans les monts du Shropshire.

Du sommet du mont St Michel de Brasparts (beaucoup moins fréquenté que celui de Normandie) on bénéficie d’une vue imprenable sur le Yeun Elez, vaste marais-tourbière au centre duquel les légendes situaient le Youdig, l’entrée des enfers. Maintenant, il y a un lac artificiel à cet endroit et une jolie centrale nucléaire désaffectée depuis 1985. Le démantèlement prévu est toujours à l’arrêt car c’est peut-être une mission impossible et seuls les vestiaires du personnels ont été démantelés avec succès à ce jour ! Et la silhouette inquiétante de la centrale accentue encore le caractère infernal du lieu qu’il faudrait voir par mauvais temps noyé dans la brume pour en ressentir l’atmosphère si particulière.

 A quelques encablures de là, il y a encore un enclos paroissial à ne pas manquer, celui de Pleyben. Il est plus petit et moins fréquenté que ceux vus précédemment, mais il forme un ensemble particulièrement harmonieux. On y trouve aussi une représentation de Katel Kollet dans la gueule du Leviathan.

Pour sortir des sentiers battus, il est une petite église qui, vue de l'extérieur, ne semble pas exceptionnelle mais qui  mérite vraiment la visite : celle de Brennilis. Attention, on n’y entre pas comme dans un moulin. Elle est toujours fermée, en raison des vols d’objets d’art qui y ont été commis. Il faut se renseigner à la mairie pour avoir l’adresse de la dame qui la fait visiter. C’est d’ailleurs une dame charmante et très investie dans la sauvegarde de son patrimoine. Ce qui frappe d’abord dans cette église, c’est le plafond caréné peint en bleu avec des étoiles, comme la voûte céleste. Il y a un retable magnifique et de nombreuses statues en bois polychrome dans leurs niches, comme celle de Notre Dame de Brennilis écrasant sous ses pieds la Marie Morgane, et celle de Saint Yves entre le riche et le pauvre, curieusement rebaptisé « Sant Yeun ». Il y a aussi de nombreuses « sablières » sculptées avec des figures étranges, comme ces oiseaux à têtes humaines.

Puisqu’on est dans le coin, un petit tour à Huelgoat s’impose. C’est un lieu assez fréquenté par les touristes, où l’on peut faire une agréable promenade en sous-bois parmi quelques chaos granitiques. Il y a une grotte du diable peu diabolique et une roche tremblante qui ne tremble guère. Bref, rien d’extraordinaire. Cela ressemble à des sites qu’on peut trouver dans le Limousin.

Pour terminer, une petite visite à la chapelle Saint Herbot, une mini-cathédrale au milieu de nulle part avec une étonnante décoration intérieure qu’on ne s’attendrait pas à trouver dans ce coin perdu. Saint Herbot est le saint guérisseur des bovins, et il suffit de répandre une poignée de crins arrachés à la queue d’un bœuf autour de son sarcophage pour que soit guérie la bête susdite. Etonnants, ces bretons !

 

 

 

 

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Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 20:40

Un petit calvaire ça ne se refuse pas, quand on a rien d’autre à se mettre sous la dent …

Surtout quand il s’agit du magnifique calvaire de Plougastel-Daoulas avec ses 182 statues de kersantite bleue sur leur socle de  granite jaune. Un chef d’œuvre qui fut fortement endommagé par un bombardement américain le 23 août 1944. Fort heureusement, un officier américain qui était aussi un amateur d’art éclairé fit en sorte de recueillir aux Etats Unis les fonds nécessaires pour la restauration du calvaire. Grâce à lui, on peut maintenant admirer cette merveille telle qu’elle était auparavant. Sympas, les ricains !

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En dehors des scènes classiques de la vie du Christ, on peut y voir la scène légendaire de Katel Kollet représentant l’infortunée Katel que des démons enfournent dans la gueule dentée du monstrueux Léviathan. Une scène insoutenable !

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Quand on est dans le coin on peut aussi tenter de se perdre dans la presqu’île de Plougastel avec ses minuscules routes à une voie où tout croisement est problématique. Un labyrinthe de petites routes menant à des hameaux perdus, à des ports minuscules au bout du monde, à des plages désertes où la main du touriste normal ne met jamais le pied …

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et en prime la crêperie secrète "An ty coz" , traduction : la vieille maison !

 

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C'est-ty pas beau la Bretagne ?


 

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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 19:48

Non, les enclos paroissiaux ne sont pas, ainsi que je le croyais naguère, des pâturages collectifs où les habitants de la paroisse viennent faire paître leurs chèvres ou leurs moutons.

Ce sont en fait des ensembles architecturaux religieux spécifiquement bretons regroupant dans leurs murs une église, un calvaire et un ossuaire. C’est donc un espace clos mais accessible par une porte triomphale richement ornementée. C’est le lieu où le monde des morts rejoint celui des vivants. On en voit surtout dans le nord du Finistère et trois des plus beaux sont regroupés près de Morlaix : ce sont Saint Thégonnec, Guimiliau et Lampaul Guimiliau. Ce sont les trois incontournables à ne manquer à aucun prix.

Ces architectures uniques en leur genre datent du XVI ème et du XVII ème siècle, c’est à dire la période de grande prospérité bretonne. Certes la foi chrétienne était bien ancrée en Bretagne, mais elle n’aurait pas suffi pour construire ces merveilles s’il n’y avait eu des personnages très fortunés pour les financer.

Les calvaires sont de véritables représentations à grand spectacle avec des personnages principaux, des seconds rôles et des centaines de figurants sculptés dans le granit. Celui de Guimiliau en compte deux cent. Certains (les méchants) ont des traits caricaturaux voire grotesques. D’autres sont plus réalistes avec des visages très expressifs et émouvants. Il est amusant de constater que ces personnages de la Bible sont vêtus à la mode bretonne du XVII ème siècle. En tout cas, chapeau aux sculpteurs, car le granit, même celui de Kersanton, c’est nettement plus dur que le tuffeau de Touraine !

L’autre motif d’émerveillement est la décoration intérieure des églises. Avec leurs plafonds carénés, leurs vitraux, leurs poutres à têtes de dragons ornées de sculptures polychromes, avec leurs retables dorés à colonnes torsadées encadrant des personnages par centaines, avec leurs angelots joufflus soufflant dans des trompettes, avec les statues en bois peint de tous les saints bretons, avec leurs baptistères et leurs chaires et leurs buffets d’orgues à l’ornementation exubérante, ces églises n’ont rien de commun avec celles du centre de la France. Ici on est loin de la sobriété romane ou gothique ;  on est même aux antipodes des temples Zen : on est dans le pur baroque flamboyant, dans l’ornementation poussée à l’extrême. Il faudrait passer des journées entières pour détailler toutes les histoires gravées dans le bois et dans la pierre. Il y a de la lecture, même pour ceux qui ne savent pas lire !

Le foisonnement ornemental rejoint ici le foisonnement de la religion catholique qui est, comme chacun sait, une religion polythéiste avec sa trinité, ses anges, ses archanges, et tous ses saints, dont les saints bretons forment le gros du peloton. Et sans parler des créatures infernales et autres démons qui forment l’équipe adverse !

Mais ici, le plus mécréant des touristes ressent un profond respect pour une religion qui a, plus que toute autre, suscité une telle création artistique. 

Chose étonnante, cette tournée des enclos paroissiaux n’engendre aucune tristesse, car la contemplation des œuvres d’art est toujours source de bonheur. Et même si ce modeste diaporama se termine sur la devise « memento mori » gravée à l’entrée de l’ossuaire de Lampaul-Guimiliau, elle n’exclut pas le « carpe diem » qui en est le corollaire…


 

 

  

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Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 21:48

Morlaix ne figure certes pas parmi les premières destinations touristiques de Bretagne étant donné qu’elle ne bénéficie pas d’une situation côtière. Elle n’est reliée à la mer que par un maigre chenal appelé « la rivière de Morlaix » La ville s’étire dans une sorte de vallée étroite que surplombe un monumental viaduc du XIX è siècle qui est l’emblème de la ville. Du fait de son site très encaissé, Morlaix « bénéficie » par contre fréquemment d’inondations comme ce fut le cas l’hiver dernier. Les commerces du centre-ville (Kreis Kêr) ont souvent les pieds dans l’eau. Les quartiers résidentiels s’étagent sur les flancs de la cuvette et sont donc épargnés. A cause de son relief, Morlaix est un labyrinthe de venelles et d’escaliers plus ou moins tortueux, sympathiques dans les descentes mais terribles dans les montées. Le premier étage du viaduc offre une superbe vue d’ensemble de la cité. Quant au maigre chenal de la rivière, il abrite un petit port de plaisance qui est fort … plaisant bien que peu maritime.

Les rues piétonnes, pavées de bonnes intentions, sont nombreuses et bordées de superbes maisons à pans de bois dont les façades à encorbellement sont parfois vêtues d'imperméables en ardoises. Il y a aussi des alignements de cossus immeubles de style classique en granit. Et des massifs de fleurs partout ...

Morlaix, malgré sa taille modeste, donne une impression de luxe et de richesse. En fait, elle a connu jadis une période de grande prospérité avec le commerce de la toile de lin, une plante qui était cultivée dans la région.

 

 

 

Actuellement, Morlaix apparaît comme une ville agréable, dynamique et commerçante, malgré sa population de seulement 16000 habitants. Il y a même quelques petits restaurants sympathiques, dont un qui se nomme « An Dol vad » (traduction : la bonne table) où Eugène Lemaigre a pu enfin tester la grande spécialité du Leon : le Kig ha Farz, un plat typique que peu de restaurateurs proposent car sa préparation est assez complexe. Kig, c’est la viande (de boeuf et de cochon) ; et Farz, c’est une préparation étrange à base de farine de sarrasin dont le secret est bien gardé. En tout cas c’est très léger et ça se mange sans faim !

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Kig ha Farz : un pur délice !

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Dimanche 31 août 2014 7 31 /08 /Août /2014 13:58

Au début du XX ème siècle, le grand immeuble d’angle du carrefour Gambetta avait un look très différent de maintenant. Il était coiffé d’un extravagant belvédère, un ensemble de clochetons et de lucarnes compliquées qui dévalaient même sur les immeubles voisins. On eut dit un palais des mille et une nuits en plein centre de Châteauroux. Cette merveille était due à Hippolyte Moreau, compagnon charpentier dit « Berry-la-conscience » dont il reste d’autres œuvres rue de la gare (voir article précédent).

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Hélas, ce belvédère, d’un entretien problématique, fut démonté en 1933 et remplacé par un étage en béton d’un style beaucoup plus sobre mais néanmoins élégant, dans le style art déco avec décors de mosaïques pas trop moches.

 

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Voilà pourquoi, le grand immeuble du carrefour Gambetta, récemment restauré, présente deux styles totalement différents : style 1900 vaguement art nouveau en bas, style art déco en haut.

Petite consolation, le chef d’œuvre compagnonnique d’Hippolyte Moreau a pu être sauvé et il est visible au musée du compagnonnage de Châteauroux.

C'était la larmichette du jour sur la Belle Epoque berrichonne qui ne reviendra pas ...


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Vendredi 29 août 2014 5 29 /08 /Août /2014 20:47

Un petit dolmen ça ne se refuse pas ... quand on a rien à se mettre sous la dent.

Et c'est encore plus beau en noir et blanc !

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Dolmen de Liniez (Indre) dit la "pierre levée"

 

Et un petit lien vers un site remarquable découvert à l'instant :

http://www.lieux-insolites.fr/indre/indre.htm

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Mardi 26 août 2014 2 26 /08 /Août /2014 10:22

S’il est dans le Bas-Berry une église étonnante, c’est certainement celle du Menoux, minuscule village situé près d’Argenton-sur-Creuse. C’est une modeste église du XIX ème siècle, comme tant d’autres, sans grand intérêt architectural. Mais quand on a poussé la porte on entre dans une dimension cosmique. Ce n’est rien moins que le « big bang » qu’a voulu illustrer l’artiste bolivien-berrichon Jorge Carrasco, dans une débauche de courbes sensuelles et de couleurs éclatantes.

Son credo était que Dieu n’est autre que la Vie sous toutes ses formes.

Cette conception de Dieu n’est-elle pas préférable à celle des religions inventées par les hommes, et au nom de qui on a allègrement massacré son prochain au cours de l’histoire et même jusqu’à maintenant ?


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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 20:09

Bis repetita placent, comme on dit dans le Berry.

Les trois pelé(e)s et quatre tondu(e)s qui ont aimé « Eloge de Vichy » vont à coup sûr adorer « Vichy 2 le retour »

En tout cas, Isidore, il adore !

Cette merveilleuse ville de Vichy au charme suranné est toujours un enchantement pour le touriste évolué, c’est à dire le touriste sensible à tous les petits détails que le touriste moutonnier ne voit pas …

Quel bonheur de déambuler dans les rues de cette ville unique en son genre, en s’émerveillant à chaque pas devant des façades toutes plus étonnantes les unes que les autres (et inversement) , en découvrant à chaque fois des trésors d’architecture qu’on n’avait pas vus lors de la visite précédente.

Vichy est une ville digne d’éloges. Sa beauté a résisté aux années sombres et aux sombres personnages qui l’ont fréquentée.

Et il est bien réconfortant de penser que a beauté finit toujours par triompher de la laideur…

 

 



 

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Vendredi 22 août 2014 5 22 /08 /Août /2014 20:30

Puisqu’on en est à l’Art-Déco, il faut avouer qu’avec la loggia, sise au 31 de la rue Victor Hugo à Châteauroux, on est resté un peu sur sa faim. Pour se rassasier vraiment, il faut pousser un peu plus loin, à Vichy par exemple, où tous les styles architecturaux du XIX ème et du XX ème siècle sont abondamment illustrés.

L’église Saint Blaise, vue de loin, n’est pas d’un aspect très engageant avec sa structure en béton armé plutôt mastoc. Mais en s’en rapprochant et en la reluquant en contre-plongée, il faut reconnaître qu’elle a de l’allure avec ses lignes géométriques fuyant vers le ciel.

Mais dès qu’on en a poussé la porte, on entre dans une autre dimension. En effet la décoration intérieure est d’une splendeur qui contraste totalement avec la rudesse extérieure.

C’est une profusion de peintures murales, de vitraux, de mosaïques, de matériaux précieux comme le marbre, l’onyx et autres lapis-lazuli dans le plus pur style Art-Déco. On ne peut que s’émerveiller devant cette richesse ornementale, et s’attarder sur tous les petits détails que le touriste normal ne verra pas. Seuls quelques berrichons bardés de Nikons remarquent ces petits détails !

Et si l’on a, au déjeuner,  abusé des carottes Vichy, de l’eau Vichy Célestins et des pastilles du même nom, on peut, avant de quitter l’Eglise Saint Blaise, faire une petite prière de repentance pour ce grave péché de gourmandise…

 

 

 

P.S. Changement de matériel > changement de format. On passe maintenant au format 3 :2 (format photo 24 x 36) qui est intermédiaire entre le format 4 :3 et le format 16 :9 .

Il ne faudra donc pas s’étonner des barres noires latérales sur les écrans 16 :9

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Mercredi 6 août 2014 3 06 /08 /Août /2014 22:14

Non, il n’y a pas que des horreurs bétonesques dans le centre de Châteauroux. Mais il est vrai qu’il faut s’être levé du bon pied, bénéficier d’un rayon de soleil (denrée rare ici comme ailleurs), lever le nez en l’air et ouvrir le bon œil pour (re)découvrir les trésors architecturaux devant lesquels on est passé mille fois dans la plus grande indifférence.

Ainsi, cet immeuble Art-Nouveau au 16 rue de la République, construit vers 1907, avec ses balcons en lignes courbes et sa profusion de sculptures florales. Certainement la plus belle façade de Châteauroux, qui mériterait une petite cure de rajeunissement.

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Et l'Hotel des Postes ! Bel exemple d’architecture Art-Déco. Œuvre de Louis Suard et Paul Guadet datant de 1928 . N’a-t-elle pas fière allure, cette proue de navire fendant l'espace et le temps ?

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Et pour terminer avec des fleurs, au 31 de la rue Victor Hugo, une superbe loggia avec mosaïques Art-Déco de 1923, des architectes Gaud et Grelier. Certainement le seul exemple de ce style dans la capitale du Bas-Berry ...

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Finalement, Châteauroux n’est pas une ville aussi moche qu’on le dit. Disons qu' elle révèle ses charmes discrets avec parcimonie ...

 

Publié dans : Berrichonnitude
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Mardi 5 août 2014 2 05 /08 /Août /2014 21:16

La rue de la gare de Châteauroux, artère ouverte en 1873, n’est peut-être pas d’une grande beauté architecturale, ni d’une folle gaité avec ses façades grises et ses commerces désertés. C'est la grande rue qui mène de la gare moche au hideux building. Pourtant il suffit de lever le nez en l’air par une belle matinée ensoleillée d’été, pour y (re)découvrir quelques petites merveilles : les guitardes !

On nomme ainsi ces lucarnes délirantes, œuvres d’ Hippolyte Moreau, dit Berry-la-Conscience, compagnon charpentier (1822 – 1900). Les ouvrages d’Hippolyte Moreau traduisent toutes les fantaisies et difficultés de son métier, et condensent, comme une sorte de testament, toute sa science du trait, c’est à dire du tracé des volumes en pénétration, apprise sur le Tour de France. 

Pour une description détaillée, voir ici :

http://www.actuacity.com/chateauroux_36000/monuments/

 

Voici donc ces fameuses maisons à guitardes, la plus spectaculaire étant celle qui fait l’angle avec la rue Ledru-Rollin :

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En descendant vers la gare, celle-ci n'est pas mal non plus :

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De même que celle-ci avec ses ardoises polychromes et son clocheton en spirale :

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Et la dernière, la plus modeste modeste, mais néanmoins sympathique :

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Un remarquable patrimoine local méconnu même des castelroussins, et qui mériterait d'être mieux mis en valeur ...

 

Publié dans : Berrichonnitude
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 18:55

Souvenirs, souvenirs …  le Brownie Starluxe, l’appareil photo résolument moderne des années 1960. Un appareil simple, sans réglage, avec lequel tout le monde pouvait réussir des photos, même les femmes !

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La seule manipulation délicate était le changement du rouleau de pellicule, impérativement à l’ombre, sous peine d’avoir des photos « voilées ». Mais une fois le rouleau bien positionné et la languette bien fixée sur la bobine réceptrice, il suffisait de bien refermer l’appareil et on était prêt pour faire 12 photos format 4 x 4 que le photographe vous tirerait sur papier glacé au format 9 x 9 (avec marge) . On récupérait ses chefs d’œuvre dans une pochette en papier avec, à gauche, les négatifs coupés en bandes, et à droite les précieux tirages qu’on s’empressait de regarder avant de payer pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’anomalie.

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On pouvait, avec le Brownie Starluxe faire des photos en couleurs, ou des diapos, mais le commun des mortels se contentait du noir et blanc bien plus économique. Il y avait même sur cet appareil révolutionnaire un système de sécurité pour éviter la double exposition. L’obturateur ne s’armait que si on faisait avancer le film. Génial, non ?

Mais sa grande modernitude, c’est qu’il avait un flash incorporé. Il y avait à l’intérieur une pile de 22 volts et un condensateur pour griller les ampoules au magnésium (à usage unique !) qu’il fallait introduire dans le réflecteur. Comme ces ampoules valaient cher, il va sans dire qu’on en usait avec parcimonie.

Evidemment, le format carré, ce n’était pas idéal pour les paysages et le rudimentaire viseur, dans lequel on apercevait une minuscule image au bout d’un tunnel, ne permettait pas de cadrer avec une grande précision. Il arrivait donc de couper la tête à Tata Germaine ou le clocher de l’église de Nohant !

Quant à la qualité des photos obtenues … il ne fallait pas s’attendre à des miracles avec une optique aussi simpliste et peu lumineuse, mais il faut croire qu’elle satisfaisait l’utilisateur ordinaire. Vu la dimension des tirages, dont la taille réelle était de 78 x 78 mm, les défauts n’étaient guère visibles.

Voici quelques essais de numérisation à partir des négatifs de 1962, pour voir s’ils supportent l’agrandissement. On peut dire oui et non ... et inversement !

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 Mont Saint Michel (format carré respecté), très granuleux

 

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 Le phare de Ploumanac’h, (recadré)  le granit rose en noir et blanc, c’est pas terrible !

 

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 Calvaire de Plougastel-Daoulas, (recadré) assez bon piqué.

 

Publié dans : Modernitude technologique
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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 21:34

Remontons encore plus loin dans le temps.

Voici un remarquable appareil high tech, sorti à la fin des années 1940 et qui est toujours en parfait état de fonctionnement, malgré sa grande complexité mécanique. Il est en effet constitué d’un corps en carton rigide, d’un oculaire pour l’œil gauche, d’un oculaire pour l’œil droit, et d’une sorte de tiroir muni d’un plastique translucide, permettant d’effectuer la mise au point avec une grande précision. La présentation ne faisait peut-être pas très riche, mais on sortait de la guerre et au moins c’était fabriqué en France !

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Les stéréofilms sont constitués de deux photos carrées au format 4 x 4 ce qui garantit une très bonne définition. Le descriptif de la vue est entre les 2 images afin de ne pas interférer sur l’une ou sur l’autre. Notez au passage la faute d’orthographe : le nom du patelin c’est Penmarc’h (tête de cheval en français !)

 

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Ces positifs existaient en noir et blanc ou en couleur, mais c’était beaucoup plus cher, et les touristes ordinaires se contentaient généralement des vues ordinaires en noir et blanc.

Il s’agissait simplement de tirages sur films argentiques montés en sandwich dans une enveloppe de rhodoïd afin d’assurer une certaine rigidité et de les protéger. Mais ça avait tendance à se gondoler.

 Il est très facile d’extraire les films de ce rhodoïd pour les mettre à plat et les numériser dans les meilleures conditions. On les remet ensuite en place sans dommages.

Vive l'analogique !

 

 Avis aux braves gens qui ont le même à la maison et qui croient posséder une fortune : actuellement ces appareils ne valent pas un clou ! Raison de plus pour commencer à les collectionner, ainsi que les vues qui vont avec.

Il y a de nombreuses marques et de nombreux modèles ayant différentes particularités. Jetez un oeil ici :

http://alpesstereo.chez.com/lestrade/resume/ColorBrugLestrade.html

Voilà une idée de collection originale et pas chère ! Dans un siècle, quand nos photos numériques seront retournées au néant, un stéréoscope en carton vaudra peut-être une fortune.

Le petit problème, c’est que nous aussi, serons retournés au néant …

Publié dans : Modernitude technologique
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Sans langue de bois

Le 5 septembre 2010, Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36 se livrait en toute sincérité à une interview d'Anselme Grattefeuille, afin de répondre sans détours aux interrogations légitimes de ses lecteurs. Les nouveaux lecteurs pourront se référer à ce texte fondateur qui est toujours, et plus que jamais, d'actualité :

Une interview d'Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36

 
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