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Retour aux sources

Publié le par TSF36

Le véritable épicurien est celui qui sait apprécier les plaisirs naturels et nécessaires, comme simplement boire à une fontaine quand on a grand soif.

L'eau fraîche est alors plus délicieuse qu'un grand cru de Bourgogne.

A méditer en cette après-midi torride en admirant les mosaïques de la source Cachat, sise à Evian, sur la rive du Léman.

 

L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs
L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs
L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs
L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs
L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs

L'eau fraîche étanche la soif et la mosaïque adoucit les moeurs

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Eloge de Charolles sans boeuf

Publié le par TSF36

Quand on fait un long trajet pour se rendre ou pour revenir des confins de l’Hexagone, il est fortement recommandé de faire quelques étapes, pour raison de sécurité d’abord, mais aussi parce que l’aller et le retour font partie intégrante du voyage et qu’une halte improvisée dans un lieu non planifié peut parfois réserver de bonnes surprises. Ainsi, le hasard seul fut responsable de cette halte à Charolles, petite ville a priori peu inspirante, avec sa forte connotation bovine, pour un quasi végétarien.

Or, il s’avéra que cette petite ville était charmante avec les ruines du vieux château, sa jolie église du XIX ème, ses cours d’eau, ses ponts, ses passerelles fleuries et ses vieilles maisons qui lui valent le surnom de « Venise du Charolais ». Décidément, après la Venise de Savoie, je n’échappais pas à l’ambiance vénitienne.

Eugène Lemaigre a même été ravi de trouver à la carte du restaurant « Le Charolles », autre chose que du bœuf, c’est à dire un excellent millefeuilles de légumes ainsi qu’un crumble aux fruits de saison avec sorbet abricot. Une collation légère mais un pur délice avant de reprendre sereinement la route sous le soleil torride de juin.

Eh oui, Charolles sans bœuf, c’était possible !

 

Eloge de Charolles sans boeuf
Eloge de Charolles sans boeuf
Eloge de Charolles sans boeuf
Eloge de Charolles sans boeuf

Publié dans Pays lointains, Gastronomie

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Impressions de Genève

Publié le par TSF36

Aller à Genève, pour un pauvre berrichon, c’est une périlleuse aventure, un défi extrême frôlant l’inconscience. Non seulement, Genève c’est à l’étranger, mais en plus c’est en dehors de la communauté européenne. Et puis la Suisse, bien qu’on y parle français, c’est un pays bizarre avec plein de particularités susceptibles de déstabiliser un irréductible Gaulois.

Rien que pour s’y rendre, en partant d’Annecy, ce n’est pas de la tartiflette. Il faut déjà ruser pour ne pas se retrouver sur l’autoroute à vignette sous peine d’avoir à acquitter les 40 CHF assortis d’une lourde amende. Il faut donc naviguer sur les routes secondaires à travers une vaste banlieue bouchonneuse avant d’atteindre enfin le centre ville, plein de signalisations routières incompréhensibles et de conducteurs pas très cool (contrairement à une idée reçue sur les Suisses) , et de finalement s’engouffrer dans le premier parking souterrain que l’on trouve. Ouf, enfin libre d’explorer à pied la grande ville…

Ah ! le fameux jet d’eau, on ne peut pas le manquer : 140 mètres de haut, ça se voit et par temps de canicule, ça rafraîchit un peu l'atmosphère. L’horloge florale, pas mal non plus, mais il faut attendre que les troupeaux de japonais aient fini de se selfifier devant pour pouvoir la prendre en photo.

Ensuite, direction la vieille ville. Désolé de le dire, mais son charme m’a un peu échappé. Ce sont des immeubles austères assez hauts en pierre plutôt  grise. La place du Bourg du Four, centre de gravité du vieux Genève, ne m’a pas non plus emballé, d’autant plus que certains bâtiments étaient emballés de bâches et d’échafaudages pour travaux. La salade tomate-mozzarella à 24 roupies suisses (équivalant à 24 roupies européennes) dégustée sur ladite place ne m’a pas emballé non plus. Ca faisait cher pour deux tomates et un bout de fromage. Et encore, c’était le choix le moins cher de la carte. Ils sont fous ces Helvètes !

Quant à la cathédrale, pas d’emballement non plus, avec son intérieur quasiment vide, austère, en en mot protestant. Dire qu’il y a eu des guerres de religion massacrantes et un certain Monsieur Calvin pour imposer une religion aussi tristounette à Genève. On est décidément loin de ce qui fait la beauté du catholicisme, avec ses vitraux, ses statues, ses retables, ses angelots dorés, son cortège de saints et sa naïveté charmante. Que reste-t-il à sauver du protestantisme ? Ah oui, la musique de J.S. Bach. C’est déjà çà.

De l’autre côté du Léman, la ville moderne possède quelques beaux immeubles Art nouveau, mais il y a surtout des grands hôtels internationaux, des marchands d’horlogerie de luxe et surtout des banques, à n'en plus finir. On y croise surtout des types en costume cravate, veste boutonnée en pleine canicule. Ils sont fous, ces Helvètes !

Une promenade le long du Léman ne manque pas de charme et il y a de beaux espaces verts avec des fontaines où on peut s’abreuver gratuitement, seule chose apparemment gratuite dans cette ville de riches.

Un petit tour dans un grand magasin assez sympathique avant de récupérer le véhicule, moyennant une rançon exorbitante, et retour cauchemardesque vers la France dans une circulation dense, nerveuse et pas cool du tout en tentant d’éviter les pièges de la signalisation indiquant seulement la France par autoroute et pas l’itinéraire gratuit. Pas plus de douaniers au retour qu’à l’aller. Ouf ! Enfin la France, mon cher pays !

Ainsi s’achèvent les aventures d’Isidore Ledoux chez les Helvètes.

Impressions de Genève
Impressions de Genève
Impressions de Genève
Impressions de Genève
Impressions de Genève

Publié dans Pays lointains

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Eloge d'Yvoire et du Léman

Publié le par TSF36

Le Lac Léman est sensiblement plus grand que le Lac d’Eguzon. C’est une « presque mer », en fait, comme on peut le constater sur ses rives où de grosses vagues viennent mourir, où une brise marine vient opportunément rafraîchir une torride journée de juin. Il ne manque que les parfums de sel et d’iode pour que l’illusion soit parfaite.

Le petit village d’Yvoire a même quelque chose de breton, avec son petit port de pêche, son port de plaisance et son embarcadère pour les gros bateaux qui sillonnent le lac, reliant les deux rives suisse et française. Le Léman unit les deux pays plus qu’il ne les sépare.

Comme en Bretagne, les hortensias prospèrent et sont magnifiques à cette saison. Par contre les maisons ont un aspect bien savoyard, avec leurs balustrades en bois, dégoulinantes de géraniums.

La petite église avec son clocher à bulbe a une particularité bien sympathique : un cadran solaire où figure la devise épicurienne « Carpe Diem », une philosophie assez éloignée du christianisme !

Après avoir déambulé dans les rues, après avoir exploré tous les recoins du village, le lieu incontournable à visiter est le Jardin des 5 sens, un véritable enchantement multi sensoriel pour les nuls , et passionnant pour les botanistes pointus.

Comme tous les villages hyper touristiques, Yvoire n’échappe pas à l’envahissement, mais ce n’est rien par rapport à Annecy et ça reste parfaitement supportable. Il y a une densité impressionnante de restaurants qui semblent tous être de qualité, mais avec tarifs en conséquence.  Donc a priori pas de malbouffe ni de pièges à touristes en ces lieux bénis par les dieux. Eugène Lemaigre recommande particulièrement le « Pré de la Cure » avec sa terrasse ombragée donnant sur le Lac, où on peut déguster la fameux Féra du Léman, un poisson à la chair très fine, introuvable ailleurs. Quel bonheur de trouver enfin un restaurant savoyard sans fondue ni raclette !

On quitte à regrets Yvoire, charmant séjour lacustre où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté …

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