Bienvenue sur TSF 36, la seule station sans mauvaises nouvelles 

 

Information à caractère informatif

Ce blog est destiné aux berrichons évolués. Les installations techniques situées au coeur du Bas Berry sont destinées à couvrir les départements de l'Indre et du Cher. C'est comme qui dirait une station locale... La puissance d'émission a été étudiée pour assurer une réception confortable dans cette zone. Néanmoins, il se peut qu'à la faveur de phénomènes de propagation aléatoires, ce blog soit reçu beaucoup plus loin, et puisse même aller à Thouars ... 

Le blog TSF 36 est un blog généraliste, c'est à dire spécialisé dans tout ! Bien que la TSF en constitue le "sans-fil" conducteur, il traite en fait de tout et de n'importe quoi, avec une nette prédilection pour le futile et le dérisoire, encore que ...

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Je ne vois pas d'inconvénient (bien au contraire) à ce qu'on laisse éventuellement des commentaires en cliquant à l'endroit idoine. Même quand on n'a rien à dire, un petit coucou, çà ne coûte rien et çà fait toujours plaisir...                                   

Vendredi 16 mai 2008
Le Berrichon, ça voyage rarement, mais quand ça voyage, ça aime bien le faire savoir aux pauvres ploucs qui sont restés chez eux, juste pour les faire bisquer !!!!
L'Alsace, c'est loin, très loin, carrément perdu dans une extrémité de l'hexagone et il faut vraiment avoir l'esprit aventurier pour s'y risquer. Il suffirait de faire quelques pas et on se retrouverait à l'étranger.
De plus,  l'Alsace, c'est pas aussi beau que le Berry. Ils ont des maisons bizarres peinturlurées de couleurs criardes qui font mal aux yeux. Ya plein de gros oiseaux malpropres sur les cheminées qui font un bruit infernal en claquant du bec (voir article précédent). C'est aussi un pays très pauvre : on n'y mange pas tous les jours à sa faim et on n'y boit pas tous les jours à sa soif. Il suffit de voir leurs Flammenküche (tartes flambées) plus minces encore qu'une page des Dernières Nouvelles d'Alsace et servies dans des assiettes en bois pour mesurer toute la misère gastronomique de ce pays deshérité.
Et, pour couronner le tout, on a toutes les peines du monde pour se faire comprendre des indigènes locaux. Exemple, à Colmar je commande un pâté berrichon et un pichet de Valençay ... Et qu'est-ce qu'on m'apporte ? Un baekoffa (espèce de potée locale assez roborative)  avec un Riesling ! Certes, c'était pas ch'tit , mais c'est pour dire à quel point la barrière des langues et des cultures est infranchissable !
 
Et pourtant, l'Alsace, on ne s'en lasse pas. On y revient !






Mercredi 14 mai 2008
Un vrai nichoir à cigogne, c'est rond !
 Il suffit d'aller à Munster, petite ville du Haut-Rhin célèbre pour son fromage et sa forte population cigognesque,  pour s'en assurer de visu. Les sympathiques volatiles de ladite ville manifestent leur satisfaction d'y loger en jouant des castagnettes avec leur bec.

On comprend alors pourquoi le nichoir à cigogne de Déols, de forme carrée, soit carrément boudé par les cigognes.  C'est tout au plus un nichoir à Shadoks !


Cigogne alsacienne

 

Jeudi 1 mai 2008
Ah ! les champs de colza, on ne s'en lasse pas ...

Mercredi 30 avril 2008
Ah ! les vastes étendues désertiques de la Champagne Berrichonne, ça n'a rien pour retenir le touriste. Rien qu'une platitude infinie sous la voûte immense du ciel. Rien que la terre, le ciel et l'horizon qu'on n'atteindra jamais.
Et cependant, quand jaunissent les colzas au parfum capiteux, on dirait que le soleil est dans les champs et qu'il rayonne vers le ciel chaotique d'un printemps indécis ...



Champs de Colza près de La Champenoise

Mardi 8 avril 2008
En général, je n'aime pas trop les hymnes nationaux ni les drapeaux. Mais celui-là, j'avoue qu'il me plait bien ...



Mardi 1 avril 2008

Premiers essais avec un nouvel objectif macro haut de gamme chiné le mois dernier
à la brocante des Marins :





















Ouais, un peu décevant quand même !
Ca doit venir des aromates ... ou du muscadet.

Je souhaite une excellente journée ichtyomorphe aux héllénistes et pisciforme aux latinistes. Et bonne pêche à tout le monde !


Vendredi 28 mars 2008

La publicité sur le service public est quand même une bonne chose, dont il serait bien dommage qu'on se privât, surtout quand elle atteint de tels sommets littéraires.
Ainsi avons-nous droit actuellement sur les ondes bienfaisantes de France Inter à un éloge dithyrambique du Berry sur un fond musical typiquement berrichon. (Si, si, Chopin est un musicien berrichon !)
L'auteur de ce texte magnifique, qui manifestement n'a pas visité la ZUP de Châteauroux ni la station d'épuration d'Issoudun, y décrit le Berry comme un pays magique. Le mot magie apparaît à deux reprises. Les mots "charme, envoûtant, enchanteur, mystères, secrets" appartiennent au même champ sémantique.
L'auteur, ensuite, en parfait thuriféraire de la Berrichonnitude, fait référence au Chavignol et au Pouligny, villages aux noms magiques pour l'amateur de fromage de chieuve.
Et il conclut magistralement en situant le Berry à deux heures au sud de Paris, alors que j'avais toujours cru que c'était le contraire !
En tout cas, voilà qui en fait une destination de week-end idéale, voire branchée, pour les bobos parisiens en quête d'exotisme ! CQFD !
Un petit séjour chez les primitifs à 2 heures seulement du périf ! Sympa, non ?
Bienvenue au pays des sorciers, des birettes, des m'neux de loups et des j'teux de sorts ! Vous n'en reviendrez peut-être pas !


On peut ouïr ce chef d'oeuvre de promotion régionalsite sur le remarquable site  de "l'oeil à l'écoute" :
http://www.loeilalecoute.info/forum_radio/viewtopic.php?t=1169

* rappellons aux quelques étrangers (non berrichons) qui lisent ces lignes que l'adjectif "ch'tit" signifie dans notre langue : mauvais, méchant. Exemple : J'avons mangé un Pouligny qu'était pas ch'tit (J'ai dégusté un fromage de chèvre pyramidal de Pouligny Saint Pierre qui était fort succulent)

Vendredi 21 mars 2008

Le Maroilles était jusqu'à maintenant un fromage méconnu, souffrant malgré son A.O.C., d'une injuste réputation à cause de son odeur disons... assez forte ! Et cependant,si on fait abstraction de cette odeur localisée uniquement dans la croûte, on doit reconnaître que la pâte est d'une grande douceur et d'un goût délicieux. Il en est d'ailleurs de même pour le Munster qui souffre injustement d'une aussi mauvaise réputation de "fromage qui pue".
Enfin, grâce au remarquable film de Monsieur Dany Boon, le Maroilles sort enfin de son ghetto du Nord Pas de Calais et vient même coloniser le Bas-Berry, pays du fromage de chieuve. Heureusement que les Berrichons sont ouverts à toutes les formes de cultures gastronomiques.
Certes, le Maroilles peut se consommer comme n'importe quel fromage, mais il peut également se faire fondre comme la raclette et c'est là qu'on atteint au sublime !
Du Maroilles fondu sur des rattes du Touquet, avec quelques cochonailles et une petite salade d'endives, le tout arrosé d'une bonne bière de garde Ch'ti ... toutes les saveurs exotiques du Grand Nord sans quitter le Berry Equatorial ...

maroilles.jpg

Mercredi 19 mars 2008

Le panais était jadis un légume d'hiver très utilisé dans de nombreux pays, mais peu d'entre nous s'en souviennent, vu qu'en ce temps-là, nous n'étions panais.
Fort heureusement, les légumes anciens et oubliés semblent revenir à la mode et c'est une excellente chose, ce qui permet de redécouvrir des saveurs du terroir. Le panais, à l'instar du topinambour et du rutabaga, est un merveilleux légume qui mérite vraiment le détour. Il est parfois appellé "carotte albinos" du fait de sa forme et de sa couleur, mais la ressemblance s'arrête là. Ce qui est fascinant avec ce légume conique, c'est quand on le découpe en rondelles : les rondelles seront de diamètre décroissant, tendant vers le zéro. Il n'y en aura pas deux semblables. Chacune sera unique !
Le panais peut se manger  cru, en salade et il a un goût anisé très particulier qui surprend au premier abord. On peut aussi le faire dorer dans une poelle, coupé en rondelles, avec un peu de matière grasse, comme on ferait avec des pommes de terre. Il perd alors son goût anisé en gardant une saveur sucrée qui rappelle un peu la patate douce. Idéal comme accompagnement d'un plat de viande ou de poisson. D'ailleurs le poisson-panais n'est-il un grand classique de la gastronomie ?

panais.jpg

Lundi 17 mars 2008

A ce propos (de lapin) il est grand temps rendre hommage à Chantal Goya qui est injustement méprisée par une certaine intelligentia pseudo-intellectuelle.
En effet, nulle autre artiste ne s'est engagée aussi loin dans la défense des lapins. Sa chanson intitulée fort pertinemment "Un lapin", qui fit scandale à l'époque dans le monde des chasseurs, est un cri de révolte contre le massacre de ces paisibles animaux. C'est aussi un message de paix et de tolérance adressé à ceux qui ne veulent pas comprendre que les lapins sont des gens comme tout le monde ...
Voici donc une video de ce grand chef d'oeuvre :

 

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