Eloge du blog TSF 36

  Le blog TSF36, inauguré en 2005,  est la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images, elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.

C'est une station sans réclames et sans mauvaises nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs.
Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.

                                                                            Isidore Ledoux, rédacteur en chef           
 

Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 14:12

La ville de Guéret, il faut bien l’avouer, est une ville assez désespérante, où non seulement on ne passerait pas ses vacances, mais où on ne séjournerait même pas plus d’une journée sans avoir le moral au plus bas. Et cette impression s’accentue à chaque visite. Le dernier restaurant sympathique de la rue piétonne, une crêperie bretonne en l’occurrence, vient de fermer ses portes. Sans doute une faillite.  Partout dans le centre-ville, ce ne sont que  commerces fermés en attente d’improbables repreneurs. Pas un chat dans les rues, même un samedi matin. Près du plan d’eau de Courtille, l’unique restaurant a été victime d’un incendie et c’est maintenant un spectacle de désolation, avec ses gravats et ses poutres calcinées entourés de barrières de sécurité.

Certes, à Guéret comme partout, il y a des zones commerciales péri-urbaines avec leurs enseignes nationales et leurs magasins en forme de boîtes à chaussures. Les guéretois peuvent au moins consommer et survivre dans ce qui sert de préfecture à la Creuse…

C’est pourquoi, pour échapper à la déprime, on quitte Guéret sans regret en direction du Sud pour prendre un peu de hauteur.

Les monts de Guéret sont beaucoup plus accueillants par une belle journée de printemps propice à l’ascension du Puy de Gaudy, à 651 mètres d’altitude. On peut se garer gratuitement sur le parking du sanatorium de Sainte-Feyre, un grand établissement médical situé dans un cadre idyllique avec un joli plan d’eau et des rhododendrons. Ce doit être un vrai bonheur d’y être hospitalisé. 

Mais mieux vaut quand même juste passer devant, en bonne santé, et suivre le sentier de randonnée bien balisé qui mène au sommet du Puy de Gaudy. On traverse une zone boisée de sapins avant d’atteindre le plateau dégagé qui, par temps clair offre une vue sur les Monts d’Auvergne en direction du sud. Par temps brumeux, on a une vue sur pas grand chose, mais on s’est dégourdi les jambes, et aéré l’esprit, ce qui n’est déjà pas si mal. On peut aussi admirer un  dolmen et des vestiges mérovingiens en ce lieu insolite. Il y a aussi une jolie table d’orientation en couleurs, qui permet de n’être pas déboussolé après cette ascension à couper le souffle.

On peut redescendre par le même chemin ou, moyennant quelques kilomètres supplémentaires,  par l’autre côté pour rejoindre le point de départ, le parking gratuit du sanatorium. Ce qui permet de dire que cette agréable randonnée est d’un excellent rapport qualité/prix.

DSC04529.jpg

 

DSC04528.jpg

 

DSC04543.jpg

 

DSC04533.jpg

 

DSC04536-copie-1.jpg

 

DSC04538.jpg


Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 21:35

Encore un obscur village, situé à 12 kilomètres de Bourges, où on ne passerait pas ses vacances, mais qui mérite bien un petit crochet pour visiter l’église abbatiale. On peut entrer dans l’église de Plaimpied, vu qu’il n’y a pas d’escalier !

C’est une harmonieuse construction romane bien éclairée par de hautes fenêtres, mais l’intérêt principal du lieu, c’est les superbes chapiteaux sculptés du XII è siècle. Ils ne sont pas peinturlurés comme ceux du Poitou mais ils sont d’une grande finesse. On peut y admirer tout un bestiaire de créatures monstrueuses, des sirènes, des atlantes, des diablotins, et même des chats (sujet rarement représenté). Mais le clou est une « Tentation du Christ » d’une finesse exceptionnelle, de la sculpture HD en quelque sorte.

A l’entrée, quelques panneaux pédagogiques informent les ignorants sur la symbolique de ces représentations, qui devait être aussi claire pour les croyants de ces temps très anciens que peuvent l’être pour nous les symboles de la signalisation routière.

Ce qui n’empêche pas l'horrible mécréant que je suis d’aimer ces œuvres naïves d'artistes anonymes ...

DSC04490.jpg

 

DSC04471.jpg

                                                               La tentation du Christ

DSC04476.jpg

                                                                      Monstres dévorateurs

DSC04477.jpg

                                                           Bestioles non identifiées

DSC04478.jpg

                                                                     Trio de chats

DSC04488.jpg

                                                                                      Sirène

Pour en savoir beaucoup plus sur l'église de Plaimpied , je vous renvoie à cet excellent site.

Publié dans : Berrichonnitude
Scribere commentarium - Videre 2 commentarios
Mercredi 9 avril 2014 3 09 /04 /Avr /2014 20:29

A la demande générale, voici la fameuse pendule de l'ORTF.

Souvenirs, souvenirs ...

DSC04519.jpg

Il s'agit de l'authentique pendule Houriez, inaugurée à Noël de 1959, qui était diffusée avant le début des émissions. (présentée au musée de l'ACHDR)

C'est une authentique oeuvre d'art.


Pour voir cette superbe pendule en fonctionnement, cliquez ICI

 


Publié dans : Modernitude technologique
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios
Lundi 7 avril 2014 1 07 /04 /Avr /2014 18:47

Pour les jeunes qui sont nés dans un environnement constitué d’écrans grands, petits ou moyens, il est certainement très difficile d’imaginer ces temps très anciens où il n’y avait pas d’écrans du tout. Et pourtant, ces temps très anciens remontent seulement à une génération.

La télévision est née vers la fin des années 1930 et fut d’abord réservée à quelques parisiens privilégiés. Les appareils étaient alors des meubles monstrueux avec un minuscule écran (souvent muni d’une loupe) devant lequel il fallait se positionner pour observer une image tremblotante de 30 lignes, puis de 60 lignes et enfin de 180 lignes : la haute définition semblait enfin atteinte !

Puis la guerre mit fin aux émissions de télévision et il fallut attendre les années 1950 pour qu’elles reprennent et deviennent accessibles à un public plus large. 

Ce fut alors le règne du 819 lignes, du noir et blanc et de l’unique chaîne diffusant les fameux  programmes qui sont restés dans la mémoire des vieux chnoques : Cinq colonnes à la une, la piste aux étoiles, la tête et les jambes, etc. devant lesquelles la famille s’émerveillait. Ce fut aussi une époque heureuse pour les dépanneurs qui intervenaient souvent à domicile, fer à souder à la main, pour changer une lampe ou autre composant du précieux poste de télé durement acquis.

Aujourd’hui, il y a un écran dans chaque pièce de la maison et on baigne dans un flot d’images apparemment gratuit, outre le fait que la publicité dégoulinante nous vole du « temps de cerveau disponible »

Aujourd’hui, les écrans sont plats, les images parfaites, nous bénéficions de dizaines ou de centaines  de chaînes, mais nous avons perdu la faculté de nous émerveiller.

On retrouve cependant l’émerveillement à l’occasion d’une visite privée au musée de l’ ACHDR (Association du Centre Historique de la Diffusion Radiophonique) situé à Saint-Aoustrille près d’Issoudun. Ce musée n’est hélas pas ouvert au public, mais il le sera peut-être un jour …

En attendant, voici quelques images des premiers téléviseurs, d’abord mécaniques à disque de Nipkow, puis électroniques à tubes cathodiques. Impressionnant, non ?

Pour terminer, un grand coup de chapeau à l’association qui œuvre pour la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel.

DSC04516.jpg

 

DSC04517.jpg

 

DSC04520.jpg

 

DSC04523.jpg

 

DSC04524.jpg

 

DSC04518.jpg

 

DSC04525.jpg

                            meuble radio-télé-phono-bar (hips !)

Publié dans : Modernitude technologique
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios
Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 19:54

... pour les superbes massifs printanniers de notre belle ville.

Je propose que leur soit décerné le prix Nobel du fleurissement !

photos-2013-3090.jpg

 

photos-2013-3092.jpg

 

photos-2013-3094.jpg

 

photos-2013-3096.jpg

 

photos-2013-3097.jpg

Publié dans : Berrichonnitude
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios
Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 00:01

Rarissime vase ichtyomorphe et pisciforme en céramique irisée du plus pur style art déco datant des années 1930, portant la signature du célèbre céramiste Arcachon.

J'ai fait expertiser cette sublime oeuvre d'art par un expert et il m'a confirmé que ça avait une grande valeur.

Je le vends donc au plus offrant.

Les marchands, revendeurs à la petite semaine et autres renards à l'affut de la bonne affaire sont donc priés de s'abstenir et de passer leur chemin.

Ce merveilleux objet s'adresse uniquement aux amateurs d'art éclairés.

Merci de faire offre sérieuse.

 

photos-2013-3086.jpg

 

 


photos-2013-3087-copie-1.jpg

N.B. Cette offre exceptionnelle est valable seulement à la date figurant en entête. Demain, il sera trop tard. Ne laissez pas passer la chance d'acquérir ce superbe objet !

Publié dans : Beaux Arts et Laids Arts
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 20:15

Il est des villages où l’on est passé maintes fois, vu qu’ils sont sur le passage. Et puis un jour on se dit qu’on va s’y arrêter. Et on s’y arrête.

Tel est le cas de Rochecorbon, un village situé entre Tours et Vouvray, apparemment sans intérêt touristique. Il se trouve sur une route départementale très fréquentée longeant la Loire, avec de l’autre côté une falaise de tuffeau jaunâtre surmontée d’une maigre tour carrée, ultime vestige de ce qui fut jadis une forteresse médiévale. On l’appelle la Tour de la Lanterne. Au flanc de la falaise, quelques habitations troglodytiques et quelques maisons dangereusement exposées aux éboulements qui se produisent régulièrement, au gré des écarts de température. Le dernier a eu lieu en 2010, heureusement sans victime, mais deux maisons ont été rayées de la carte. Les habitants ont, semble-t-il appris à vivre, avec cette épée de Damoclès.

Par contre, la falaise exposée plein sud bénéficie d’un ensoleillement idéal et la roche restitue pendant la nuit la chaleur accumulée pendant le jour, créant ainsi un micro-climat venant s’ajouter à la douceur ligérienne. Les palmiers y prospèrent et les fleurs y fleurissent plus tôt qu’ailleurs. Hier les glycines et les giroflées étaient en pleine floraison.

Tout en haut du coteau, s’étendent à l’infini les vignes de l’AOC Vouvray, divin breuvage de cette contrée bénie des dieux ...

DSC04437.jpg

 

DSC04441.jpg

 

DSC04440.jpg

 

DSC04443.jpg

 

 

Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 21:43

Il faut vraiment être tordu, me direz-vous, pour faire du tourisme au pied d’une centrale nucléaire, surtout pour un écolo…

Mais celle de Civaux n’est qu’une toute petite centrale, avec seulement deux tours de refroidissement faisant de jolis panaches blancs dans le ciel bleu de la Vienne, une centrale à dimension humaine, une centrale presque sympathique en somme.

La grande attraction touristique de Civaux est néanmoins la « Planète des crocodiles », parc zoologique (caïman unique en son genre) sous un dôme de verre et de métal où les bestioles susnommées s’ébattent dans un environnement adapté à leur frilosité naturelle, grâce à la chaleur gratuite récupérée de la centrale voisine. Finalement, tout ceci est très écolo.

Mais bon, étant donné que je n’éprouve pas une grande sympathie pour ces animaux, j’ai carrément zappé la principale attraction locale et me suis rabattu sur la nécropole mérovingienne toute proche. Une incroyable accumulation de sarcophages qui laisse encore perplexe les historiens. C’est en tout cas un site bien agréable où il fait bon déambuler quand on a une petite baisse de moral.

La petite église romane du village ne paye pas de mine ; elle est même ignorée du guide du routard. Pourtant l’intérieur mérite le coup d’œil pour ses curieux chapiteaux historiés représentant des dragons et autres créatures monstrueuses que j’aime bien.

Finalement, Civaux n’est peut-être pas l’endroit rêvé pour passer ses vacances, mais mérite un petit crochet quand on est dans le coin …


 

Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 17:51

DSC04407.jpg

Troupeau de grues

 

photos-2013-3012.jpg

Mignons chatons

 

photos-2013-3013.jpg

Ajoncs (attention ça pique !)

photos-2013-3009.jpg

Prunus

Publié dans : Berrichonnitude
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Lundi 17 février 2014 1 17 /02 /Fév /2014 13:05

Un crocus, des croquis ? 

Ben oui, les jardins de l'Abbé Chagnon sont déjà constellés de crocus (ou de croci ?) avec un mois d'avance. Y'a pus d'saisons dans le Bas-Berry ...

 

photos-2013-2991.jpg

                                                       Etonnant, non ?

 

 

 

Publié dans : Botanique
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Jeudi 6 février 2014 4 06 /02 /Fév /2014 13:08

Les nouvelles inventions naissent-elles d'un besoin existant ou bien font-elles naître de nouveaux besoins qui n'existaient pas auparavant ?  Vaste question qu'il n'est pas de mon propos d'aborder ici et que je laisserai aux philosophes.

En tant que spécialiste des techniques anciennes, j'en resterai à une approche purement observationelle.
Une chose, d'abord, semble certaine : les objets technologiques ne sortent pas tout droit de l'esprit de leur concepteur. L'iphone, par exemple, n'est pas sorti directement du crâne de Steve Jobs, comme la Déesse Minerve, toute armée, du crâne de Jupiter.
Non, en fait, toute nouvelle invention est le fruit d'un long processus d'évolution s'appuyant sur les inventions précédentes. Une évolution foisonnante, irrépressible, tout à fait comparable à celle qui régit le vivant, avec ses mutations, ses adaptations à l'environnement, ses fausses routes et ses réussites. Ainsi, l'invention de l'automobile ne pouvait-elle pas précéder l'invention de la roue; et l'invention de la clé à sardines a dû attendre l'invention préalable de la boîte de sardines.
Pour en revenir à l'Iphone, il représente la synthèse de nombreuses techniques, dont celle de la téléphonie. Et à cet égard, on peut considérer qu'il est le dernier descendant d'une longue lignée d'appareils de plus en plus compacts et performants, dont le plus lontain ancêtre a été découvert récemment au vide-grenier  de La Pérouille.
Voici donc cet objet extrêmement rare : cet antique téléphone de marque Charron, Bellanger et Merkel datant de 1913 faisait déjà partie de la catégorie "mobile" puisque, malgré sa conception filaire, on pouvait le déplacer à la main et le poser à volonté sur le bureau, sur la commode, sur la table de nuit, etc., contrairement aux téléphones fixes muraux, par essence inamovibles. Comme on peut le constater, la base octogonale en acajou verni ne comporte pas de clavier mais un seul bouton qui permettait d'appeler la standardiste et de lui demander son correspondant. Le combiné à cornet en métal nickelé était suspendu à un crochet d'une potence à section hexagonale. Un second crochet fixé à l'arrière de ladite potence servait normalement à accrocher un écouteur. Mais comme cet écouteur était fort peu utile, on l'enlevait généralement et, dans les régions rurales du Bas-Berry, on avait trouvé un usage fort astucieux à ce crochet : on s'en servait pour y suspendre les gousses d'ail.
C'est ce que nos ancêtres berrichons appelaient un "ail-phone".

 

ailphone.jpg

 

 

Publié dans : Modernitude technologique
Scribere commentarium - Videre 2 commentarios
Dimanche 26 janvier 2014 7 26 /01 /Jan /2014 14:21

Que peut faire un touriste impénitent par une journée grise et pluvieuse de janvier ? Une randonnée pédestre dans la boue ? Se morfondre devant la télé ? ou alors visiter un petit château ?

La troisième solution est peut-être la plus intelligente, d’autant plus que dans le Centre France, il y en a pas mal à se mettre sous la dent en toute saison.

Le château de Blois, puisqu’il s’agit de lui, est un des plus remarquables et un des plus curieux sur le plan architectural. Il est en effet  composé de 4 styles différents, du médiéval, du gothique flamboyant, du Renaissance et du classique. Comme le fait remarquer notre guide « C’est un château économique puisqu’on en a quatre pour le prix d’un »

La photo panoramique à 180 degrés ci-dessous, prise dans la cour intérieure, montre bien ces styles différents. Le clou architectural, c’est indéniablement le grand escalier merveilleusement décoré de la façade François I er.


photos-2013-2957-copie-1.jpg

L’intérieur est tout à fait remarquable par la richesse de l’ornementation, mais attention ! il s’agit d’une recréation datant du XIX ème siècle, une interprétation de la Renaissance vue par un restaurateur du XIX ème siècle, avec un côté kitsch hollywoodien assez réjouissant.

P1040740.jpg

L’autre intérêt du château de Blois, et non le moindre, c’est qu’il est chargé d’histoire et semble toujours hanté par la présence des grands personnages qui y ont séjourné : Louis XII, François I , Henri II, Henri III, Anne de Bretagne, Catherine de Médicis, pour ne citer que les plus connu(e)s …

Et il y a toujours le fantôme du Duc de Guise qui plane au second étage des appartements royaux.

Rappelons brièvement pour les nuls en histoire que le Duc Henri de Guise était le leader de la Ligue, une secte féroce de catholiques intégristes. En ce beau XVIème siècle où l’on s’étripait pour des motifs aussi importants que la transsubstantiation ou la consubstantiation du Christ dans l’eucharistie, la virginité ou pas de Marie, l’infaillibilité papale, j’en passe et des meilleurs, en ce bon vieux temps donc, le Duc Henri de Guise qui avait une dent contre les Huguenots, s’était illustré comme un des principaux instigateurs des massacres de la Saint Barthélémy avec l’approbation de Catherine de Médicis et de Charles IX (1572) en commençant par faire massacrer son ennemi intime Coligny, chef des huguenots. Puis, à la mort de Charles IX, Henri III devint roi de France et comme il semblait trop tolérant envers les Huguenots, l’affreux Duc de Guise rêvait de prendre sa place sur le trône et de faire de la France un pays vraiment catholique. Mais Henri III était au courant des manigances de son rival pour être roi à la place du roi et il lui tendit un piège fatal.

Il le fit convoquer au château de Blois pour une réunion de travail importante. C’était en décembre 1588.

On avait pourtant fait savoir à Henri de Guise que ça craignait un peu de se rendre à cette réunion bidon. Mais comme il n’en faisait qu’à sa tête guise, il se rendit au château où il fut massacré en bonne et due forme par la garde rapprochée du roi. Quarante-cinq contre un : ça lui laissait peu de chance !

Quand Henri III vint inspecter les travaux finis, il eût cette phrase mémorable « Il est encore plus grand mort que vivant ». Et c’est vrai que Henri de Guise fut un grand homme : il mesurait plus de 2 mètres, une taille extraordinaire à l’époque. C’est la seule grandeur qu’on peut lui reconnaître et on ne versera donc pas une larme sur les lieux de sa mort.

Ceci dit, Henri III s’était débarrassé d’un redoutable adversaire politique, mais cela ne lui fut pas d’un grand secours puisqu’il fut lui-même assassiné l’année suivante, alors qu’il était sur sa chaise percée, par un moine illuminé du nom de Jacques Clément.

Et la morale de tout cela ? me direz vous.

Eh bien, tout simplement : c’est très vilain de faire assassiner ses adversaires politiques !

 

En prime : l'assassinat du Duc de Guise, film de 1908, un des premiers films historiques en costumes du 7 ème art.

 

 

 

Publié dans : Préhistoire
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios
Samedi 18 janvier 2014 6 18 /01 /Jan /2014 13:04

Si vous avez raté la conférence de presse de qui-vous-savez, vous êtes bien pardonnables. En effet, c'était vraiment très long et soporifique. De quoi zapper au bout de 10 minutes pour ceux qui étaient encore éveillés.

Heureusement, l'excellent François Morel, dont l'esprit est toujours en éveil, et le sens de la synthèse toujours pertinent, nous résume en quelques minutes l'essentiel de ce qu'il fallait en retenir. Heureusement qu'il y a encore des gens comme lui pour mettre à la portée des nuls les vrais enjeux de la politique ...

 

Publié dans : Politique
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Samedi 11 janvier 2014 6 11 /01 /Jan /2014 13:14

Pour en finir avec les quenelles, l'excellent François Morel lance le "godiveau", nouveau geste anti-système, mais qui demande des qualités bien plus acrobatiques : un doigt en l'air, le coude replié, la jambe tendue, un poing fermé et un doigt dans l'oreille.

Bref, de quoi faire trembler sur ses fondements le "système" tant abhorré !

Mais vu que le blog TSF 36 n'a pas pour vocation de commenter l'actualité, laissons la parole à l'excellent François Morel, afin de démontrer qu'il y a tout de même une légère différence entre un humoriste plein d'esprit et un polémiste haineux.


 



 

 

 

 


Publié dans : Politique
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Dimanche 5 janvier 2014 7 05 /01 /Jan /2014 12:57

J’ai toujours trouvé un peu surfaite cette histoire des rois mages et tout ce qui en découle. Une simple anecdote dont on a fait tout un plat.

D’abord, seul St Matthieu en fait mention, en quelques lignes, dans son best seller. Les 3 autres évangélistes ont totalement zappé cet épisode.

Selon St Matthieu donc, ces soi-disant mages venus d’Orient (vraisemblablement de la République Islamique d’Iran ou du Qatar) qui ne sont pas spécialement rois et dont le nombre et les noms ne sont pas mentionnés, auraient été interceptés et chargés par l’infâme Hérode (moyennant finances)  de localiser le petit Jésus, en s’aidant d’une étoile comme GPS. Une fois qu’ils l’eurent géolocalisé, il lui offrirent de l’or, de l’encens et une bouteille de Mir pour l'amadouer. Puis, finalement, comme ils avaient un bon fond, ils décidèrent de ne pas moucharder à Hérode et de reprendre le premier avion pour leur pays, sans repasser voir Hérode.

Furax, le Hérode quand il apprit que les mages s’étaient bien fichus de lui ! Ce qui le rendit d’une humeur massacrante.

Heureusement, entre temps, les parents du petit Jésus avaient reçu un tweet les informant des mauvaises intentions de l’infâme Hérode, et avaient pris un autre avion pour l’Egypte.

 

Voilà donc les seuls éléments sérieux et irréfutables sur cette affaire pas très claire.

Tout le reste a été inventé des siècles plus tard, ce qui nous a néanmoins valu le plaisir de déguster, au Nord, de délicieuses galettes à la frangipane ou, au Sud, de délicieuses couronnes aux fruits confits.

Cela a aussi inspiré un impérissable chef d’œuvre de la chanson française.

Alors, vive les Rois Mages !

 


 

Publié dans : Musique
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios

Réclame auto promotionnelle

Recommander

Rechercher

Sans langue de bois

Le 5 septembre 2010, Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36 se livrait en toute sincérité à une interview d'Anselme Grattefeuille, afin de répondre sans détours aux interrogations légitimes de ses lecteurs. Les nouveaux lecteurs pourront se référer à ce texte fondateur qui est toujours, et plus que jamais, d'actualité :

Une interview d'Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés