Eloge du blog TSF 36

  Le blog TSF36, inauguré en 2005,  est la première station de radio berrichonne qui s'écoute avec les yeux. Un concept très novateur qui lui permet d'être accessible aux sourds et aux malentendants. Et, comme il y a beaucoup d'images, elle est également accessible aux lecteurs qui ne savent pas lire.

C'est une station sans réclames et sans mauvaises nouvelles, ce qui est assez révolutionnaire dans le monde des media. Son but est de faire l'éloge de tout ce qui va bien dans le Berry ou ailleurs.
Un blog aussi élogieux est certainement, lui aussi, digne d'éloges.

                                                                            Isidore Ledoux, rédacteur en chef           
 

Mercredi 22 octobre 2014 3 22 /10 /Oct /2014 13:40

Jadis over-blog était une plateforme d’hébergement de blogs gratuite et sans publicité. Hélas les temps changent, comme le chantait déjà Bob Dylan en 1964 (The times they are a-changin’) et comme le disait également Ciceron en 63 av. J-C (O tempora, o mores) et maintenant over-blog est envahi par la publicité dégoulinante et intrusive qui nous vole du temps de cerveau disponible et vient polluer la belle mise en page que les gentils blogueurs se sont décarcassés à mettre au point. Gare à celui qui clique au mauvais endroit ou qui clique sur une fausse croix qui ne ferme aucun panneau. Les publi-pollueurs ont tout prévu pour nous piéger.

La guerre contre la pub est donc ouvertement déclarée.

Et pour cela, il y a des armes de défense dont l’usage est devenu indispensable pour qui veut continuer à survivre sur le web sans être constamment agressé par ces pubs « intelligentes » et personnalisées qui nous suivent à la trace sur tous les sites que l’on visite, et pas seulement sur over-blog.

Actuellement, l’arme absolue est Adblock Plus, qui fonctionne sur tous les navigateurs : safari, firefox, chrome , opera et même  internet explorer. C’est une petite extension qui s’installe sur tout PC ou Mac et qui est redoutablement efficace pour éliminer toutes les bannières, pop-ups, et pubs vidéos qui vous pourrissent le surf.

A vrai dire, ayant adopté adblock depuis belle lurette, je n’avais même pas remarqué que le blog TSF 36 avait été squatté par des pubs horribles et envahissantes !

On peut dire qu’Adblock (Bloque-Pub in French)  lave plus blanc que blanc !

Par contre si vous êtes sur une tablette Ipad ou sur un Iphone, il n’y a pas d’extension pour Safari mobile et, du fait de la taille de l’écran, les publicités sont encore plus gênantes que sur un ordinateur. La solution consistera à installer un navigateur alternatif. Le meilleur est « atomic web browser» disponible sur l'Appstore qui incorpore nativement adblock. Elle est pas belle, la vie sans pub ?

Pour Androïd, je ne sais pas, mais il doit bien y avoir un produit semblable.


Aux armes, amis surfers ! Tous ensemble, tous ensemble contre les pollueurs. On les aura !

Publié dans : Modernitude technologique
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Lundi 20 octobre 2014 1 20 /10 /Oct /2014 13:37

Non seulement le safran fleurit à l’inverse de ce qui pour les plantes « normales » relève du simple bon sens, mais en plus il fleurit parfois dans des conditions insensées.

Ainsi, ces bulbes, jugés d’un calibre insuffisant pour être plantés, et abandonnés depuis des mois dans un panier oublié dans un coin de garage mal éclairé, ont-ils jugé bon de fleurir à l’horizontale, hors sol, en direction de la fenêtre, et de produire des fleurs en tout point comparables à celles plantées dans de la bonne terre !

Comme si des choses aussi modestes que des bulbes de crocus étaient habités par une irrépressible volonté de se perpétuer en s’adaptant à des conditions extrêmes et en puisant dans leurs propres ressources.

Décidément, la nature n’a jamais fini de nous surprendre ...

photos-2014-3487.jpg

 

photos-2014-3488.jpg

Publié dans : Botanique
Scribere commentarium - Videre 5 commentarios
Mardi 14 octobre 2014 2 14 /10 /Oct /2014 13:20

Peut-être pas, mais elle semble apprécier le safran du Berry !

photos-2014-0318.jpg

Déols, 15 octobre 2014 12 h 58 mn ISO 200   140 mm   f/5,6  1/250

Publié dans : Elucubrations photographiques
Scribere commentarium - Videre 2 commentarios
Dimanche 12 octobre 2014 7 12 /10 /Oct /2014 20:49

... is the sailor's warning " 

(dicton météorologique perfidalbionais)

 

ou selon une autre version plus adaptée au Bas-Berry :

... is the shepherd's warning

photos-2014-3470.jpg

Neuvy-Saint-Sépulchre 12 octobre 2014 7 h 54' 09'' iphone 4s

Publié dans : Elucubrations photographiques
Scribere commentarium - Videre 3 commentarios
Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 07:42

photos-2014-3435.jpg

Quelque part en Brenne 26 septembre 2014 13 h 29 mn iphone 4 s

Publié dans : Elucubrations photographiques
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Jeudi 9 octobre 2014 4 09 /10 /Oct /2014 09:52

photos-2014-3392.jpg

 

... et c'est la vie en rose !

 

photos-2014-3397.jpg
photos-2014-3398.jpg
Roscoff, 5 septembre 2014 12 h 29 ' iphone 4 S 
Publié dans : Elucubrations photographiques
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 13:06

photos-2014-0189.jpg

Briare, 3 octobre 2014 9 h 01 mn  ISO 400  140 mm  f/5,6  1/400

 

... afin d'inaugurer la nouvelle rubrique "élucubrations photographiques", une rubrique sans paroles, encore que les images soient parfois très parlantes et même bavardes à l'occasion.

Publié dans : Elucubrations photographiques
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Dimanche 5 octobre 2014 7 05 /10 /Oct /2014 18:13

Briare est surtout célèbre pour son superbe pont canal enjambant la Loire. C’est une petite ville charmante avec ses écluses, ses passerelles fleuries, son port de plaisance à l’ambiance presque maritime. Briare était jadis un important carrefour de navigation fluviale, car c’était là que la marine de Loire trouvait un raccourci vers la Seine. Maintenant les péniches ne transportent plus de charbon, mais des touristes et des plaisanciers, ce qui permet de maintenir en état ce patrimoine que constituent les canaux.

Mais il est un autre aspect de Briare, plus inattendu. C’est la ville de la mosaïque. En effet, vers la fin du XIX ème siècle fut fondée par Jean-Felix Bapterosses une importante fabrique d’émaux qui ont été abondamment utilisés pour la décoration de l’église Saint-Etienne et de nombreux bâtiments publics ou privés à travers la ville. Cette usine est d’ailleurs toujours en activité et bénéficie d’une renommée mondiale. Et son fondateur historique, Bapterosses, mécène et bienfaiteur de Briare est encore omniprésent dans la mémoire collective locale.

 

L’église Saint-Etienne de style romano-byzantin est décorée de mosaïques à l’extérieur comme à l’intérieur, la plupart étant des œuvres d' Eugène Grasset, un des grands noms de l’Art Nouveau. Le carrelage tout entier est une représentation stylisée de la Loire, parsemée de médaillons représentant les 4 éléments, les 5 sens, les 4 âges de la vie avec inscriptions permettant aux latinistes de réviser leur vocabulaire. Au seuil de l’église, on peut lire en latin « entre bon » quand on entre et « sors meilleur » quand on sort.  Voilà qui justifie amplement la visite !

On peut ensuite parcourir les rues le nez en l’air, à la recherche de décors de mosaïque, parfois bien visibles, parfois bien cachés. On doit aussi absolument visiter les deux musées : le musée de la mosaïque et des émaux où l’on peut voir quelques chefs d’œuvre (hélas, photos interdites) et le musée des deux marines et du pont canal afin de tout savoir sur la Loire et les canaux. Passionnant.

En tout cas, une journée à Briare est bien la preuve qu’on peut se dépayser totalement sans aller au bout du monde.

Elle est pas belle, la Région Centre ?

 

Publié dans : Beaux Arts et Laids Arts
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 18:31

En matière de reproduction sonore, le PHONODIFF est certainement le fleuron des innovations de cette année 1931.

En effet, contrairement aux appareils criards et nasillards de la concurrence, le PHONODIFF ne possède pas de diaphragme vibrant ni de pavillon métallique. Les vibrations de l’aiguille sont, par un ingénieux système breveté dont nous avons l’exclusivité, directement transmises à un diffuseur conique dissimulé derrière une superbe toile dorée décorative. Aucune résonnance indésirable ne se produit. La musique enregistrée sur le disque est reproduite avec une pureté absolue et nous pouvons affirmer que le PHONODIFF est actuellement le phono portable le plus fidèle et le plus musical ayant jamais été construit.

Ajoutons à cela la qualité de finition de nos appareils : cette élégante valise gainée façon croco vous accompagnera partout dans vos déplacements à la campagne, sur la plage, etc. où elle fera l’admiration de tous.

La petite démonstration ci-dessous vous convaincra de l'exceptionnelle qualité de nos appareils PHONODIFF.

N’achetez plus un phono portable, soyez moderne et achetez dès maintenant un PHONODIFF !



Publié dans : Modernitude technologique
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Jeudi 25 septembre 2014 4 25 /09 /Sep /2014 20:56

Dahlias au jardin botanique de Tours par une belle journée d'automne ...

photos-2014-0127-copie-1.jpg

 

photos-2014-0128.jpg

 

photos-2014-0129.jpg

 

photos-2014-0130.jpg

 

photos-2014-0131.jpg

 

photos-2014-0132.jpg

 

photos-2014-0133.jpg


Publié dans : Botanique
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios
Lundi 22 septembre 2014 1 22 /09 /Sep /2014 20:34

La capitale du Berry possède un patrimoine très riche. On pense bien sûr à la Cathédrale et au Palais Jacques Cœur, mais un peu moins aux Marais qui sont à la fois un patrimoine naturel et culturel. Cette vaste étendue de 135 hectares en plein milieu de la ville est en effet un paysage crée par l’homme. Elle abrite un grand nombre d’espèces protégées, comme la rousserolle effarvate, le phragmite des joncs, le bruant des roseaux, le grèbe castagneux et le joggeur du dimanche…

A l’origine, ce n’était qu’une zone marécageuse impénétrable, un obstacle providentiel  contre les envahisseurs de tous poils, romains, barbares etc. Ce n’est qu’au XVII ème siècle que des communautés religieuses séparèrent la terre de l’eau (conformément à ce qui est dit dans la Genèse). C’est ainsi que fut crée cet extraordinaire réseau de canaux et de parcelles maraichères qu’on peut admirer sur la vue satellite.

Les journées du patrimoine furent l’occasion de redécouvrir ce site avec les explications d’un guide local particulièrement engagé pour la défense des marais en périls. En effet, ce petit paradis risque de devenir à court terme un paradis perdu. Parmi les dangers qui le menacent, il y a tout d’abord la pression immobilière qui risque de grignoter les marais, bien que le site soit maintenant classé.  

Il y a aussi la mauvaise utilisation des parcelles par les propriétaires et locataires qui oublient la vocation exclusivement maraichère et transforment des parcelles fertiles en pelouses, avec des plantations de conifères et des cabanes de jardin grand luxe et tout confort devenues résidences secondaires.

Le maintien de ce fragile écosystème nécessite un travail permanent sans lequel les marais cultivés retourneront au marécage. Il faut constamment curer les coulants (canaux) qui s’envasent et ramener cette vase fertile sur les parcelles ; sinon la circulation des plates (barques) devient impossible.

Et il y a enfin la jussie, horrible plante invasive dont personne ne sait comment se débarrasser définitivement.

Selon notre guide engagé mais assez pessimiste,  les  responsables de la décadence des marais sont les élus municipaux qui n’ont pas le courage de prendre les bonnes mesures, ni d’appliquer la réglementation de peur de perdre quelques voix aux élections (sic).

La visite s’est terminée toutefois sur une note d'espoir avec la visite d’un potager exemplaire crée par un couple de retraités parisiens revenus au pays. Un jardin entouré de haies vives, avec des carrés parfaitement entretenus, séparés par des bordures en plessis de saule. Les bonnes vieilles méthodes du passé semblent donc être l’avenir de ce petit paradis.

photos-2014-0108.jpg

 

photos-2014-0109.jpg

 

photos-2014-0110.jpg

 

photos-2014-0112.jpg

Articles précédents sur les marais de Bourges :

Apologie des marais de Bourges

Apologie des marais de Bourges (suite)

Les marais de Bourges en hiver

Le Printemps à Bourges

Publié dans : Berrichonnitude
Scribere commentarium - Videre 2 commentarios
Jeudi 18 septembre 2014 4 18 /09 /Sep /2014 19:52

La maison d’Isidore Odorico à Rennes n’est pas facile à trouver, cachée dans une petite rue et nullement signalée. Et on est un peu déçu quand on l’a trouvée car elle est d’une sobriété extrême : pas de décor exceptionnel sur cette façade austère.

photos-2014-0045.jpg

Hélas, c’est une propriété privée qui ne se visite pas. Mais l'intérieur est paraît-il somptueux, d'après cette video :

 

Heureusement, à proximité, se dresse le superbe immeuble Poirier (du nom de son architecte) dont les mosaïques sont signées des ateliers Odorico.

photos-2014-0048.jpg

 

photos-2014-0049.jpg

 

photos-2014-0051.jpg

 

photos-2014-0053.jpg 

Enfin, cerise sur le Kouign-Amann,  voici le carrelage Odorico de la pâtisserie Le Daniel, située près du Théâtre.

photos-2014-0039-copie-1.jpg

 

Quand on vous le dit que la mosaïque adoucit les mœurs …

 

Publié dans : Beaux Arts et Laids Arts
Scribere commentarium - Videre 2 commentarios
Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 20:47

C’est beau les enclos paroissiaux, les calvaires en kersantite, les décors baroques des églises bretonnes. C’est merveilleux, splendide, admirable, mais comme toutes les bonnes choses il ne faut pas en abuser sous peine d’atteindre le seuil de saturation et de mélanger tout ce qu’on a vu.

On devrait placarder des avertissements dans ces lieux, du genre « La contemplation des œuvres d’art est à pratiquer avec modération »

Il est vrai que toute cette culture, c’est du lourd et on éprouve ensuite le besoin de revenir à la nature, à des choses plus légères, à changer d’air, à prendre le large.

Et pour cela, rien de plus simple. En Bretagne, la mer n’est jamais très loin et on peut même s’offrir, pour un prix modique, une journée dans une île paradisiaque en prenant le bateau de Roscoff jusqu’à l’île de Batz (Enez-Vaz)

Cette petite île située à quelques encablures du charmant port de Roscoff bénéficie en effet d’un micro-climat où les végétations méditerranéennes et même tropicales prospèrent. Dans ce petit paradis, il y a un vaste jardin tropical crée au début du XX è siècle par un riche assureur parisien, George Delaselle. Ce jardin extraordinaire abrite une incroyable collection de plantes de tous les continents, dont de nombreuses espèces de palmiers et de cactus. Un coup de cœur pour le moelleux « coussin du diable » sur lequel mieux vaut éviter de s’asseoir !

L’île est peuplée d’environ 500 habitants et le trafic automobile n’est pas très dense, même aux heures de pointe, en dehors du taxi qui fait le tour de l’île et de quelques engins agricoles. Pas un feu rouge, pas un horodateur, pas un radar, c'est dire si on est loin du monde civilisé ! Les petites maisons sont toutes blanches, toutes propres avec leurs toits d’ardoise grise, avec leurs jardins envahis d’hortensias et d’agapanthes. Il y a même quelques commerces, quelques crêperies et un petit troquet près de l’embarcadère où on peut siroter une bière bretonne en attendant le bateau et le retour sur le continent. Une petite pause pour que l'esprit se repose ...


 

 

Ainsi s'achèvent les vacances de Monsieur Mulot, alias Isidore Ledoux, votre très humble et très dévoué serviteur.

 

photos-2014-3388.jpg

Yec'hed mat !

Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 11:01

Jadis, au Paléozoïque, il y avait de hautes montagnes en Bretagne. Mais hélas, l’érosion a fait son œuvre et, comme personne à l’époque n’a rien fait pour y remédier, le massif armoricain s’est aplati comme une galette de sarrasin. C’est à peine s’il subsiste quelques monticules appelés « menez » quand ils sont arrondis et « roc’h » quand ils sont pointus. Le point culminant, à 385 mètres, est situé dans les monts d’Arrée au Roc’h  Ruz, suivi de près par le Roc’h Trevezel à 384 mètres. Autre sommet digne d’intérêt : le Mont St Michel de Brasparts à 380 mètres.

Néanmoins, les Monts d’Arrée, avec leurs landes désolées de bruyères constituent des paysages singuliers qui évoquent fortement ceux qu’on trouve outre-Manche. On se croirait presque dans les monts du Shropshire.

Du sommet du mont St Michel de Brasparts (beaucoup moins fréquenté que celui de Normandie) on bénéficie d’une vue imprenable sur le Yeun Elez, vaste marais-tourbière au centre duquel les légendes situaient le Youdig, l’entrée des enfers. Maintenant, il y a un lac artificiel à cet endroit et une jolie centrale nucléaire désaffectée depuis 1985. Le démantèlement prévu est toujours à l’arrêt car c’est peut-être une mission impossible et seuls les vestiaires du personnels ont été démantelés avec succès à ce jour ! Et la silhouette inquiétante de la centrale accentue encore le caractère infernal du lieu qu’il faudrait voir par mauvais temps noyé dans la brume pour en ressentir l’atmosphère si particulière.

 A quelques encablures de là, il y a encore un enclos paroissial à ne pas manquer, celui de Pleyben. Il est plus petit et moins fréquenté que ceux vus précédemment, mais il forme un ensemble particulièrement harmonieux. On y trouve aussi une représentation de Katel Kollet dans la gueule du Leviathan.

Pour sortir des sentiers battus, il est une petite église qui, vue de l'extérieur, ne semble pas exceptionnelle mais qui  mérite vraiment la visite : celle de Brennilis. Attention, on n’y entre pas comme dans un moulin. Elle est toujours fermée, en raison des vols d’objets d’art qui y ont été commis. Il faut se renseigner à la mairie pour avoir l’adresse de la dame qui la fait visiter. C’est d’ailleurs une dame charmante et très investie dans la sauvegarde de son patrimoine. Ce qui frappe d’abord dans cette église, c’est le plafond caréné peint en bleu avec des étoiles, comme la voûte céleste. Il y a un retable magnifique et de nombreuses statues en bois polychrome dans leurs niches, comme celle de Notre Dame de Brennilis écrasant sous ses pieds la Marie Morgane, et celle de Saint Yves entre le riche et le pauvre, curieusement rebaptisé « Sant Yeun ». Il y a aussi de nombreuses « sablières » sculptées avec des figures étranges, comme ces oiseaux à têtes humaines.

Puisqu’on est dans le coin, un petit tour à Huelgoat s’impose. C’est un lieu assez fréquenté par les touristes, où l’on peut faire une agréable promenade en sous-bois parmi quelques chaos granitiques. Il y a une grotte du diable peu diabolique et une roche tremblante qui ne tremble guère. Bref, rien d’extraordinaire. Cela ressemble à des sites qu’on peut trouver dans le Limousin.

Pour terminer, une petite visite à la chapelle Saint Herbot, une mini-cathédrale au milieu de nulle part avec une étonnante décoration intérieure qu’on ne s’attendrait pas à trouver dans ce coin perdu. Saint Herbot est le saint guérisseur des bovins, et il suffit de répandre une poignée de crins arrachés à la queue d’un bœuf autour de son sarcophage pour que soit guérie la bête susdite. Etonnants, ces bretons !

 

 

 

 

Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 0 commentarios
Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 20:40

Un petit calvaire ça ne se refuse pas, quand on a rien d’autre à se mettre sous la dent …

Surtout quand il s’agit du magnifique calvaire de Plougastel-Daoulas avec ses 182 statues de kersantite bleue sur leur socle de  granite jaune. Un chef d’œuvre qui fut fortement endommagé par un bombardement américain le 23 août 1944. Fort heureusement, un officier américain qui était aussi un amateur d’art éclairé fit en sorte de recueillir aux Etats Unis les fonds nécessaires pour la restauration du calvaire. Grâce à lui, on peut maintenant admirer cette merveille telle qu’elle était auparavant. Sympas, les ricains !

photos-2014-0872.jpg


photos-2014-0879.jpg

 

En dehors des scènes classiques de la vie du Christ, on peut y voir la scène légendaire de Katel Kollet représentant l’infortunée Katel que des démons enfournent dans la gueule dentée du monstrueux Léviathan. Une scène insoutenable !

photos-2014-0882.jpg

Quand on est dans le coin on peut aussi tenter de se perdre dans la presqu’île de Plougastel avec ses minuscules routes à une voie où tout croisement est problématique. Un labyrinthe de petites routes menant à des hameaux perdus, à des ports minuscules au bout du monde, à des plages désertes où la main du touriste normal ne met jamais le pied …

photos-2014-0892.jpg

 

photos-2014-0915.jpg

 

et en prime la crêperie secrète "An ty coz" , traduction : la vieille maison !

 

photos-2014-0896-copie-1.jpg

C'est-ty pas beau la Bretagne ?


 

Publié dans : Pays lointains
Scribere commentarium - Videre 1 commentarios

Réclame auto promotionnelle

Recommander

Rechercher

Sans langue de bois

Le 5 septembre 2010, Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36 se livrait en toute sincérité à une interview d'Anselme Grattefeuille, afin de répondre sans détours aux interrogations légitimes de ses lecteurs. Les nouveaux lecteurs pourront se référer à ce texte fondateur qui est toujours, et plus que jamais, d'actualité :

Une interview d'Isidore Ledoux, rédacteur en chef de TSF 36

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés