Avertissement au lecteur

   J'ignore par quel effet du hasard vous êtes atterri ici, mais sans nul doute, ce doit être par erreur. En effet ce Modeste Blogounet est destiné uniquement à être écrit. L'éventualité d'être lu ajoute juste un peu de piment à l'exercice, mais ce n'est nullement le but recherché par le scribouillard de service dont l'unique motivation est de scribouiller pour le plaisir de scribouiller.
D'ailleurs, il n'y a ici aucun message qui puisse changer la face du monde, aucune revendication politique ou sociale, aucune idée révolutionnaire qui puisse révolutionner quoi que ce soit. Aucune injustice à dénoncer, aucune cause à défendre, aucune morale à afficher! Bref, c'est un blog sans intérêt.
Enfin bon, si vous n'avez vraiment rien à faire, s'il n'y a rien à la télé et que vous avez lu tous les livres, vous pouvez toujours parcourir ces lignes, et - si vous ne savez pas lire - regarder les images, qui sont pour la plupart en couleurs naturelles.
Vous pouvez même laisser des commentaires, de préférence  flatteurs, laudatifs et dithyrambiques car j'aime bien la flatterie, la louange et le dithyrambe.
Bonne lecture, si vous y tenez vraiment, mais vous avez été prévenus ...    
                       
 

Samedi 20 juin 2009
C'est ben vrai que le Berry est "très centre, très proche" (sous entendu : de Paris) comme le dit le slogan de l'office de tourisme;  deux heures de train seulement, à peine le temps de lire la Nouvelle République et on se retrouve, sans crier gare, à Austerlitz..
Le Berrichon qui monte occasionnellement à Paris en revient chaque fois conforté sur le bien fondé de sa berrichonitude et de son anti-parisianisme viscéral.
Un exemple entre mille : A Montmartre, il y a des Africains qui vendent (ou essaient de vendre) des Tours Eiffel fabriquées en Chine aux touristes japonais.
A quoi celà rime-t-il ? Quelle est la logique commerciale de tout celà ?
Dans le Berry, ya des berrichons qui vendent aux berrichons, et pis pas pus !
Ceci dit, Paris c'est quand même une jolie petite ville, pas aussi jolie que Méobecq, La Pérouille ou Malicornay certes, mais ya des beaux monuments et des beaux musées. Ce qui fait qu'on y revient quand même ....


Par TSF36 - Publié dans : Berrichonnitude
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Samedi 6 juin 2009
Vous vous sentez européen mais vous ne comprenez rien aux enjeux des élections européennes ? Rassurez vous, vous n'êtes pas seuls.
Vous ne savez pas pour qui voter ?  Pas de panique, c'est très simple.
Vous ne savez pas lire ? Aucune importance.
Il suffit de choisir la bonne couleur du bulletin, comme indiqué ci-dessous :



Demain, il fera un temps de cochon, donc aucune excuse pour ne pas aller voter ! Et surtout ne vous trompez pas de couleur !
Par TSF36 - Publié dans : Politique
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Vendredi 29 mai 2009
Hier, ce n'était pas la journée mondiale des droits du chat, ni la journée nationale du raton laveur, ni le centenaire de la naissance d'Isidore Tartempion ; aucune bonne cause à promouvoir, aucun grand homme à se remémorer ... bref, une journée échappant totalement à la célébrationite ambiante et qui aurait pu être simplement rayée du calendrier, si elle n'avait pas été la Journée déoloise des Monstres !
La collecte des encombrants, familièrement appelés "les monstres", s'effectue à Déols deux fois par an et c'est une occasion à ne manquer sous aucun prétexte pour se défaire des objets inutiles qu'on avait gardés, pensant qu'ils auraient peut-être un jour une utilité et que si on s'en séparait, on risquerait de le regretter. En fait l'expérience prouve que ce n'est jamais le cas et que l'envahissement de ces monstruosités a pour seul effet de nous priver d'un précieux espace vital. L'expression familière selon laquelle "si ça gagne pas, ça débarrasse" est  totalement inexacte : en fait, en se débarrassant de vieilleries inutilisables et invendables, on gagne un volume d'espace libre équivalent. L'espace n'est-il pas finalement le luxe suprême ?
Jadis un unique camion passait dans les rues et prenait pêle-mêle tout ce qui traînait sur les trottoirs. Cette fois-ci, les collecteurs de monstres municipaux étaient passés au niveau supérieur. C'était en effet un convoi de quatre camions qui sillonnait les rues de la ville, chacun étant destiné à une catégorie différente : monstres en métal, monstres verts, monstres composites. Le tri sélectif à la source ! une solution effectivement plus rationnelle. Ca ne va peut-être pas sauver la planète, mais ça va tout de même dans le bon sens ...
Un petit coup de chapeau aux chasseurs de monstres !




Par TSF36 - Publié dans : Modernitude technologique
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Samedi 23 mai 2009
Jadis, en Bas-Berry, aux temps anciens où l'eau était encore abondante, il était de coutume de planter chaque mois de mai, juste après les Saints de Glace, des massifs de fleurs annuelles : petits begonias, œillets d'Indre, roses du même pays, ageratums (ou agerata ?), sauges, petunias et autres boit-sans-soif qu'il fallait arroser tous les jours (voire même quotidiennement) jusqu'aux premières gelées d'octobre. Je me souviens du temps où je disposais en quinconce, selon un plan géométrique rigoureux, des bégonias roses à feuilles sombres et des bégonias rouges à feuilles claires, avec parfois - grande audace esthétique - des bégonias blancs alternés. Ceci afin de rester dans le style classique du jardin à la Française, imposant sa quadrature à la nature ...

Or, maintenant que l'eau est rare et chère, maintenant que le désert avance inéluctablement  aux frontières du Bas-Berry, il n'est plus question de sacrifier à ces pratiques dispendieuses d'un autre age. Place donc aux fleurs sobres qui  sont au règne végétal ce que le chameau est au désert. C'est le cas des Gazanias, ces merveilleuses fleurs multicolores, à floraison abondante, supportant parfaitement le plein soleil et ne réclamant caïman pas d'autre arrosage que la pluie du Ciel.

Cette année, donc, les alignements géométriques de bégonias ont fait place à une plantation aléatoire et chaotique de Gazanias qui devraient se ressemer d'eux même d'année en année sans aucune intervention du jardinier. Economie de main d'oeuvre, économie de godets en plastique, économie d'eau. Non seulement c'est beau mais en plus ça permet de sauver la planète ! Que demander de mieux ?

Vive le Gazania !

Par TSF36 - Publié dans : Botanique
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Dimanche 3 mai 2009
De notre envoyé spécial en Alsace par la magie de l'internet sans fil.

Suite à une overdose de choucroute et d'eau minet râle, notre envoyé spécial n'est pas en  état ce soir de rédiger grand chose d'intelligent.
Ce sera donc seulement une photo en couleurs de Bergheim (prononcer :[ berkeim]), merveilleux petit village situé au Nord de Colmar, qui a le mérite d'être totalement épargné par le tourisme de masse qui sévit à Riquewihr, Kaysersberg, Ribeauvillé et autres attrape-touristes bien connus. Pas un chat, ou presque, le dimanche ! On peut s'y balader pénard, le nez en l'air, sans risque d'être piétiné par des hordes de nippons bardés de Nikons (non ce n'est pas une contrepéterie ! ce n'est d'ailleurs pas le genre de la maison)

L'exception poilue qui confirme la règle de non-félinité dominicale de Bergheim.
Par TSF36 - Publié dans : Pays lointains
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Samedi 2 mai 2009
(De notre envoyé spécial en Alsace grâce à l'internet sans fil)
Le berrichon qui voyage dans les pays lointains, comme l'Alsace,  est souvent déboussolé par la carte des restaurants. En effet, on n'y trouve pas le poulet en barbouille, ni le pâté berrichon ni le fromage de chieuve de Pouligny. Alors, il se rabat généralement sur une banale choucroute. Grave erreur ! car il existe des spécialités alsaciennes bien plus savoureuses, comme le baekoffa, ce succulent ragout aux trois viandes accompagné de délicieuses pommes de terre. Mais attention ! on peut être déçu par un baekoffa sommaire accompagné d'une vulgaire salade verte dans un attrappe-touriste ordinaire. Pour toucher à la quintessence de ce plat traditionnel, il faut le déguster à la Musardière (pub gratuite ci-jointe) au cœur du vieux Colmar. Ici, la recette traditionnelle est sublimée par des notes épicées de genièvre, de cannelle, d'anis étoilé et de romarin. La sauce est onctueuse à souhait et les pommes de terre sont à la fois moelleuses et légèrement  grillées. La salade d'accompagnement inclut, outre la salade verte, du choux rouge finement émincé et des radis sculptés par la main de l'artiste.
C'est un pur délice, servi brûlant dans une terrine en grès, qu'on déguste lentement à la cuiller afin de ne pas laisser se perdre un atome de la sauce. On se surprend même à croquer le bâton de cannelle et à sucer l'étoile d'anis; et même la branche de romarin.
Bref, c'est à se taper le cul par terre, tellement c'est bon !
Et, en constatant que les charmantes et accortes serveuses du restaurant qui convoient à longueur d'année, de la cuisine à la table du client , choucroutes et baekoffas sont toutes minces comme un fil, on se dit que ces plats doivent être d'une légèreté exemplaire et qu'ils sont parfaitement diététiques... On peut donc en consommer sans modération !


Par TSF36 - Publié dans : Gastronomie
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Jeudi 30 avril 2009
Une charmante et naïve chansonnette que chantait Monsieur Mercadier vers 1903 sur un cylindre Pathé, il y a plus d'un siècle, miraculeusement préservée des outrages du temps !
Des octosyllabes irréprochables avec seulement 2 rimes alternées, une rime masculine [ron] et une rime féminine [ène]. Avec un chanteur à la voix superbe, qui articule à la perfection; chaque mot est compréhensible malgré la technique primitive d'enregistrement de l'époque.

Il suffit de cliquer ci-dessous et d'ouvrir ses oreilles :

http://pagesperso-orange.fr/jlf/son/lilas.mp3

Y aura-t-il en 2109 des nostalgiques qui écouteront des chansons de 2009 ? Les CDs seront-ils encore lisibles d'ici un siècle ? Y aura-t-il encore des appareils capables de les lire ? Bien malin qui pourrait le dire.
J'espère qu'au moins il y aura toujours des lilas qui refleuriront au printemps et qu'il y aura toujours des âmes simples pour s'en émerveiller ...


Cliquez sur la photo pour sentir l'odeur des lilas
Par TSF36 - Publié dans : Poésie
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Jeudi 23 avril 2009
Parmi les merveilles du Berry, il en est une qui mérite certainement le voyage ; un voyage modeste, d'ailleurs, puisqu'il s'agit de Mers-sur-Indre, au pays de George Sand, où chaque année, le premier dimanche après Pâques, se tient la fête de la Triomphante. Pourquoi ce nom pour désigner une aussi petite fête de village ?
Même Google, Celui-Qui-Sait-Tout n'en sait rien ! Le site officiel de Mers-sur-Indre n'est pas bavard à ce sujet et  se contente d'annoncer :
"La Triomphante a lieu traditionnellement depuis 1887 le dimanche qui suit Pâques. Cette fête, typique de nos foires de campagne est l’occasion de retrouver l’ambiance des fêtes d’antan. Brocante et fête foraine sont au rendez-vous pour le plaisir des grands et des petits"
Et il n'est même pas fait mention de la merveille gastronomique qu'on peut déguster seulement ce jour de l'année : la galette aux patates à l'ancienne !
Certes la galette à la patate fait partie des spécialités berrichonnes classiques qu'on trouve dans toutes les boulangeries-pâtisseries de notre belle province. Mais on est souvent déçu par ce mets rustique et roboratif dont la lourdeur confine parfois à l'étouffe-berrichon. Certains boutiquiers osent même appeller "galettes à la patate" des infâmes morceaux de purée solidifiée au four qui risquent de rester sur l'estomac le plus endurci.
Ce n'est évidemment pas le cas avec celle de la Triomphante, qui atteint ici les sommets de la gastronomie. Le comité des fêtes en vend chaque année des milliers d'exemplaires et on vient de très loin pour acheter ces délicieux carrés à la découpe aléatoire, tous différents les uns des autres, tous uniques comme il sied aux oeuvres d'art. La recette est jalousement gardée secrète ;  cela  fait partie des mystères du Berry et c'est très bien ainsi.


Une pâte feuilletée bien croustillante à l'extérieur et encore moelleuse à l'intérieur qu'il faut déguster chaude afin de laisser s'exprimer la parfaite harmonie du beurre et de la pomme de terre. A la fois bien grasse et légère, rustique et raffinée, la galette de Mers-sur-Indre fait partie des plaisirs d'esthète qu'on ne peut s'accorder qu'une fois par an.  Quelques grains de sel de Guérande, un petit verre de Valençay pour accompagner. Le paradis n'est pas très loin ...

Par TSF36 - Publié dans : Gastronomie
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Lundi 13 avril 2009
J'aimerais bien qu'on m'expliquât :
Pourquoi les lapins de Pâques sont-ils chargés de distribuer les œufs de Pâques en chocolat alors que les lapins ne pondent pas d'œufs ?
Pourquoi portent-ils une clochette autour du cou, alors que les cloches sont théoriquement parties à Rome ?
Pourquoi massacre-t-on les lapins de Pâques en chocolat pour célébrer la résurrection du  Petit Jésus, dont on n'a d'ailleurs aucune preuve scientifique ?
Pourquoi ai-je cessé de croire à toutes ces bêtises ?



Une image insoutenable .......
Par TSF36 - Publié dans : Zoologie
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Mardi 31 mars 2009
En général, je ne suis pas très partisan des orchestrations d'oeuvres initialement écrites pour le piano. J'entendais, il y a peu, une transcription pour orchestre des préludes de Chopin qui ne m'avait pas semblé très chopinesque.
Chopin sans piano, ce n'est plus vraiment du Chopin ... Idem pour les lieder de Schubert avec grand orchestre : ce n'est plus guère schubertien, malgré notamment la belle orchestration de la Truite par Benjamin Britten, une orchestration qui tend à obscurcir quelque peu l'onde claire du ruisselet qui coule de source dans la version pour piano.
Il est cependant d'autres transcriptions pour orchestre tout à fait réussies, telle celle de Maurice Ravel pour les Tableaux d'une exposition, que Moussorgski, toujours modeste, avait écrite juste pour un petit piano...
Mais c'est surtout dans la musique contemporaine qu'on trouve les transcriptions  les plus remarquables. C'est le cas, en particulier de la célèbre pièce de John Cage (1912 - 1992)  intitulée 4' 33" créée le 29 août 1952 par le pianiste David Tudor. Cette partition est constituée d'un silence complet en trois parties de 33", 2'40" et 1'20". Cette oeuvre magnifique, qui a profondément influencé la musique de notre temps, marque le point culminant des recherches de John Cage. Le silence est enfin devenu musique. Il était difficile d'aller plus loin dans la quête de la pureté.
En voici cependant une transcription pour orchestre qui ne trahit aucunement les intentions du compositeur. C'est à peine si ces trois plages de silence orchestral sont un peu plus pesantes que le silence pianistique, et réciproquement. Mais cette version interprétée par le BBC Symphony Orchestra  mérite, tout autant que celle pour piano, de passer à la postérité. Bonne écoute ...


 
Par TSF36 - Publié dans : Musique
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