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15 articles avec cinema

Le jour de la marmotte (groundhog day)

Publié le par TSF36

Hier 2 Février 2019 a eu lieu un évènement majeur, dont bien entendu les media hexagonaux n'ont pas parlé. Il fallait se connecter à la chaîne américaine CBS pour y assister en direct.

En effet, chaque année à Punxsutawney, Pennsylvania, la marmotte Phil fait sa prédiction météo sur l'arrivée du printemps. Si l'animal, en sortant de sa niche, voit son ombre, cela signifie qu'il y aura encore 6 semaines d'hiver. Par contre, s'il ne voit pas son ombre, on aura droit à un printemps précoce. Cette année, Phil n'a pas vu son ombre, par conséquent on doit s'attendre à un printemps précoce. Voilà enfin une bonne nouvelle dans la morosité ambiante !

Certes, il est est de nombreux marmottoseptiques pour dire que les prédictions de Phil n'ont aucune valeur scientifique et qu'elles sont équivalentes au hasard. Personnellement, je crois en la marmotte !

On peut revoir l'évènement en différé ci-dessous. On peut zapper le début car on entre vraiment dans le vif du sujet à la 15 è minute :

On peut aussi visionner le merveilleux film "Groundhog day" connu en France sous le titre "Un jour sans fin" où Bill Murray, coincé dans une boucle temporelle, revit indéfiniment le 2 Février à Punxsutawney.

Un pur chef d'oeuvre à voir et à revoir :

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A la recherche du rayon vert

Publié le par TSF36

Le rayon vert est un phénomène optique rare qui, dans des circonstances exceptionnelles,  se produit au lever ou au coucher du soleil quand l’astre est encore sous l’horizon.  C’est un point vert émeraude qui ne dure que quelques secondes. Rares sont ceux qui l’ont vu, car il faut un ciel d’une pureté absolue. Pourtant le phénomène existe.

En 1882, Jules Verne écrivit un très beau roman à ce sujet. Selon une légende écossaise, le rayon vert permettrait à ceux qui l’ont observé de voir clair dans leur cœur et dans le cœur des autres. L’héroïne du roman après une longue quête, ne verra jamais le rayon vert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du roman ! Lisez le.

En 1986, Eric Rohmer tourna un très beau film en partie inspiré du roman de Jules Verne, mais cette fois, l’héroïne (et par la même occasion le spectateur du film) voit réellement le rayon vert dans la dernière scène du film en regardant le soleil couchant dans la baie de Saint Jean de Luz. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du film ! Regardez le.


Alors, comme Saint Jean de Luz était de toute évidence l’endroit idéal pour espérer voir le rayon vert, j’y suis donc allé.

Venant de Biarritz pourtant si proche, on a l’impression de changer de planète. Ici, pas d’architectures délirantes, pas de constructions extravagantes, mais de belles maisons basques rouges et blanches se reflétant dans les eaux du petit port, une longue promenade de front de mer que vient seulement interrompre une galerie piétonne ouverte sur l’océan. Dans le centre-ville, il y a quelques beaux monuments historiques, la maison Louis XIV, la maison de l’Infante, et surtout l’Eglise Saint Jean Baptiste, une pure merveille avec son retable en bois sculpté et doré, avec ses trois étages de galeries en bois. Il y a aussi des petites rues piétonnes avec de nombreux commerces et de sympathiques restaurants où l’on vous sert des chipirons à la luzienne, spécialité incontournable et délicieuse.

Si on traverse le pont qui enjambe la Nivelle, on se retrouve instantanément à Ciboure et on passe devant la maison natale de Maurice Ravel, curieusement située sur le Quai Maurice Ravel.
On peut y admirer une enfilade de splendides maisons basques tout à fait conformes au style qu’on a déjà vu dans les petits villages à l’intérieur des terres. Il y a aussi une curieuse église au clocher octogonal dans laquelle on peut voir le baptistère de Maurice Ravel, mais où on ne peut pas écouter le Boléro.

Pour en revenir à la raison de ma présence à Saint Jean de Luz,  j’ai eu l’agréable surprise de retrouver, dans la galerie piétonne qui fait face au couchant, la boutique de souvenirs, articles de plage qu’on voit dans le film de Rohmer, une minuscule boutique précisément nommée « Rayon vert ». Certes, depuis 1986, l’enseigne a dû être repeinte mais aucun doute, c’était bien la même boutique que le cinéaste malicieux avait filmée. Je suis entré, sous prétexte d’acheter un souvenir à deux roupies basques, dans l’espoir de recueillir quelques indices. Malheureusement la vendeuse espagnole n’était pas très loquace, ni même francophone, et encore moins cinéphile et tout ce que je pus en tirer, c’était la confirmation qu’il s’agissait bien de la boutique du film. Cela ne m’avançait pas beaucoup, d’autant plus que je le savais déjà. Il me faudrait attendre le coucher du soleil pour être définitivement éclairé. Par bonheur, en septembre le soleil se couche tôt et le spectacle de son coucher sur l’océan attire toujours les photographes amateurs qui pensent faire la photo du siècle.

La journée avait été chaude et estivale, sans un nuage ; mais hélas quelques écharpes brumeuses s’étaient maintenant formées à l’horizon et Phébus n’offrit qu’un spectacle moyen, pour ne pas dire décevant, en disparaissant dans l’Atlantique … Contrairement à l’héroïne de Rohmer, je ne verrais  jamais le fabuleux rayon vert. Peut-être n’en étais-je pas digne ?


Alors, le lendemain, je suis revenu à l’Eglise Saint Jean Baptiste et, moyennant deux roupies basques,  j’ai allumé une veilleuse … verte.

Elle continue à brûler, virtuellement sur nos écrans !

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Eloge des trous noirs

Publié le par TSF36

Hier, l’hiver est arrivé sans crier gare. Et avec lui cette sensation déprimante de tomber dans un trou noir sans fond.

Une froidure humide s’était abattue sur la ville qu’emprisonnait, tel un couvercle opaque, un ciel désespérément gris, laissant à peine filtrer ce qu’il faut de lumière pour se croire en plein jour. Un de ces jours affreux où la moindre des choses serait de se pendre si on avait une corde sous la main ou de se jeter dans le canal s’il y avait un canal dans le coin …ou alors de s’engouffrer dans une salle obscure afin de tuer le temps. Cette dernière option fut donc retenue de préférence aux autres, étant donné qu’il y a encore des salles obscures, qu’on nomme cinémas, même dans le désert culturel du Bas-Berry.

Le cinema, c’est comme la télé mais en beaucoup plus beau, en beaucoup plus grand et sans le parasitage du cadre trop familier de son salon. Le dépaysement est garanti, surtout avec un film comme le grandiose « Interstellar » de Christopher Nolan. Enfin un excellent film de science fiction comme on n’en avait plus fait depuis 2001 l’Odyssée de l’espace, c’est à dire un film avec des images époustouflantes mais aussi de la matière à réflexion. Presque trois heures d’images à couper le souffle pendant lesquelles on ne voit pas le temps passer et avec la perspective de nombreuses heures de ruminations sur ce qu’on a compris ou cru comprendre.

Il y a certes des invraisemblances et des naïvetés dans le scénario, mais pas assez pour gâcher le plaisir de ce voyage à travers le temps et l’espace auquel on veut bien croire le temps que dure le film. Il y a de nombreuses références à la Relativité, à la physique quantique, aux dimensions supérieures, mais il n’est pas nécessaire d’être versé dans ces disciplines arides pour être emporté dans ce voyage . La traversée du trou noir est un des moments les plus spectaculaires du film, même si on a appris que la gravitation extrême ne laisserait pas la moindre chance de survie à un organisme vivant qui s’approcherait de ce monstre. Mais après tout, c’est du cinéma et on admet qu’on puisse passer au travers et se retrouver dans une autre galaxie où se trouvent des planètes potentiellement habitables pour une humanité devant fuir la Terre moribonde.

On admet aussi que Cooper, le héros du film, puisse en revenir après avoir de nouveau traversé le trou noir et qu'il retrouve sa fille qui, conformément aux lois de la Relativité,  est devenue très vieille alors que lui a toujours le même âge. Et on se surprend à verser une petite larmichette …

Je n'en dirai pas plus, sinon qu'il faut voir le film. Voici seulement la bande annonce :

 

Au sortir de la salle obscure, il faisait toujours froid et humide. Mais le ciel désespérément gris avait fait place à un ciel de velours noir et au scintillement blanc et bleu des diodes électroluminescentes de Noël. La capitale du Bas-Berry resplendissait de tous ses feux.

 Finalement, l’hiver n’est qu’un gentil trou noir qu'on aura vite traversé ...

 

Publié dans Cinéma

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Festival de Bouesse : Palme de caoutchouc pour "Mai 2013"

Publié le par TSF36

Le jury du Festival de Bouesse, composé de canards, grenouilles, lumas et autres palmipèdes, batraciens et gastéropodes a décerné à l’unanimité la palme de caoutchouc au film « Mai 2013 » de Jean Pépin, un film fleuve avec des longueurs interminables, sur un scénario larmoyant, un mélodrame dégoulinant d’émotion, avec des décors grisâtres, une musique déliquescente, bref tout ce qu’il fallait pour faire l’unanimité parmi ce jury composé de batraciens, de gastéropodes et autres palmipèdes.

C’est même carrément une paire de palmes qui a été remise au réalisateur Jean Pépin. Il aurait mérité aussi le masque et le tuba …

 


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Publié dans Cinéma

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