Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

167 articles avec berrichonnitude

Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau

Publié le par TSF36

Le métier de chineur n’est vraiment pas une sinécure. D’abord, le chineur doit se lever tôt le dimanche et se rendre sur les brocantes lointaines aux premières lueurs du jour afin d’être (c’est du moins ce qu’il l’espère) sur le terrain avant la concurrence. Et le réveil matinal devient de plus en plus pénible avec l’âge. Mais ceci ne serait rien s’il n’avait, de surcroît,  à subir fréquemment de cruelles désillusions au moins égales à l’espoir qu’il persiste à nourrir après des décennies de chine.

C’est ainsi que, par une pluvieuse matinée de septembre, j’atterris au Pêchereau, petite commune du Bas-Berry jouxtant Argenton-sur-Creuse. Pourtant Météo France n’annonçait pas de pluie. Escrocs !

Bien entendu, sur les 100 exposants qu’annonçait Broc-à-Brac (escrocs également !) il y en avait tout juste une petite douzaine, avec les stands recouverts de bâches en plastique entre lesquels trois ou quatre chineurs invétérés, munis de parapluies, déambulaient l’œil hagard. Encore un vide-greniers qui tombait à l’eau…

L’espoir s’était une fois de plus enfui par cette matinée de septembre sentant déjà l’automne à plein nez. Une fois de plus, ce serait un retour bredouille, l’oreille basse et la mine piteuse …

Mais tandis que je ruminais ces sombres pensées, le pittoresque du lieu vint soudain me frapper, sans violence mais avec douceur.

C’était la première fois que je mettais les pieds ici. Et le petit château, dans le parc duquel se tenait cette brocante aqueuse, m’apparut soudain splendide dans le ciel gris et sous la pluie qui ruisselait du toit de mon parapluie.

Un véritable petit bijou, ourlé de fleurs dans son écrin de verdure. On eût dit que le gris du ciel saturait les couleurs, donnait une brillance inhabituelle à l'édifice qui, sous un ciel bleu d’azur, eût semblé ordinaire. Le château du Courbat, entouré d’eau fait maintenant office de mairie du Pêchereau. Il a été merveilleusement restauré et fleuri, de même que ses dépendances. Un modeste château, un peu biscornu, à des années lumière des châteaux de la Loire, mais qui possède un charme rustique, typiquement berrichon, avec son crêpi beige et ses toits de tuiles patinées se mirant dans les douves.

C’est ainsi que je ne partis pas bredouille de ce lamentable vide-grenier déliquescent, mais avec de belles images d’un minuscule coin de Berry que je venais de découvrir par le plus grand des hasards …

 

Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau

Publié dans Berrichonnitude, Chine

Partager cet article

Repost 0

Saint Georges sur Arnon: le transformateur transformé

Publié le par TSF36

Un poste de transformation EDF, en général c'est gris, c'est moche, c'est pas accueillant.

Pourtant, à Saint Georges sur Arnon, on peut admirer un transformateur transformé en "Maison électrique". Il s'agit d'une oeuvre de Guillaume Ledoux (sans lien avec Isidore)  datant de 2015. Sympa, n'est-il pas ?

Décidément, ce modeste village, inconnu des guides touristiques,  m'étonnera toujours.

Allez, une petite rediffe, mais on ne s'en lasse pas :

http://tsf36.over-blog.com/2015/06/escale-sur-une-ile-champenoise.html

 

Saint Georges sur Arnon: le transformateur transformé

Partager cet article

Repost 0

Eloge des champs de colza

Publié le par TSF36

Non, la Champagne berrichonne n’est pas une morne plaine quand elle met son manteau de colza ondulant au vent léger du printemps, avec de jolis cumulus dans le ciel pâle.

Encore un spectacle éphémère à contempler. Et un puissant parfum qui enivre ...

Hips !

Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...
Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...
Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...
Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...

Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...

Publié dans Berrichonnitude, Botanique

Partager cet article

Repost 0

Sakuras

Publié le par TSF36

Au Japon les sakuras sont des cerisiers ornementaux dont la floraison printanière fait l’objet d’un véritable culte. Le caractère transitoire de la floraison du sakura est utilisé depuis des siècles comme métaphore afin de souligner le caractère éphémère de la beauté mais aussi de la vie. Le sakura sert ainsi à expliquer le concept esthétique japonais qu'est le mono no aware (ce dernier pouvant se traduire par « la sensibilité pour l'éphémère »).


Dans le Berry, la floraison printanière des cerisiers est aussi, pour quelques esthètes, un objet d’émerveillement, bien qu’il s’agit de cerisiers communs. La floraison ne dure que quelques jours, alors il faut en profiter, en prendre plein les mirettes avant la fanaison ou le coup de vent qui en fera des confettis.

Car cette beauté éphémère est une parcelle d’éternité.

On attendra alors  (si les Saints de Glace sont cléments et si les merles sont raisonnables) de cueillir en été  les beaux fruits mûrs pour de délicieux clafoutis (Klafuti en japonais)

 

Sakuras
Sakuras
Sakuras

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>