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26 articles avec litterature

Tiens, une lettre d'Ali !

Publié le par TSF36

Ca fait toujours plaisir de recevoir du courrier ! surtout que ça faisait longtemps qu'il ne m'avait pas donné de ses nouvelles, l'ami Ali. Je commençais à m'inquiéter !

Ca fait aussi plaisir que quelqu'un s'intéresse à mes activités, même s'il n'a aucune idée sur les hypothétiques activités au sujet desquelles il manifeste de l'intérêt.

Ca fait aussi plaisir de voir qu'un certain nombre de mots sont orthographiés correctement; il y a même un subjonctif "puisse", ce qui prouve que l'ami Ali a été aux écoles.

Ca fait aussi plaisir de lire cette prose sous titrée (avec brio) dans la langue de Shakespeare.

Ca fait plaisir, enfin, de recevoir de la considération, car c'est une denrée rare, par les temps qui courent.

Merci Ali, j'en suis resté baba !

no comment !

no comment !

Publié dans Littérature

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A la recherche du rayon vert

Publié le par TSF36

Le rayon vert est un phénomène optique rare qui, dans des circonstances exceptionnelles,  se produit au lever ou au coucher du soleil quand l’astre est encore sous l’horizon.  C’est un point vert émeraude qui ne dure que quelques secondes. Rares sont ceux qui l’ont vu, car il faut un ciel d’une pureté absolue. Pourtant le phénomène existe.

En 1882, Jules Verne écrivit un très beau roman à ce sujet. Selon une légende écossaise, le rayon vert permettrait à ceux qui l’ont observé de voir clair dans leur cœur et dans le cœur des autres. L’héroïne du roman après une longue quête, ne verra jamais le rayon vert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du roman ! Lisez le.

En 1986, Eric Rohmer tourna un très beau film en partie inspiré du roman de Jules Verne, mais cette fois, l’héroïne (et par la même occasion le spectateur du film) voit réellement le rayon vert dans la dernière scène du film en regardant le soleil couchant dans la baie de Saint Jean de Luz. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du film ! Regardez le.


Alors, comme Saint Jean de Luz était de toute évidence l’endroit idéal pour espérer voir le rayon vert, j’y suis donc allé.

Venant de Biarritz pourtant si proche, on a l’impression de changer de planète. Ici, pas d’architectures délirantes, pas de constructions extravagantes, mais de belles maisons basques rouges et blanches se reflétant dans les eaux du petit port, une longue promenade de front de mer que vient seulement interrompre une galerie piétonne ouverte sur l’océan. Dans le centre-ville, il y a quelques beaux monuments historiques, la maison Louis XIV, la maison de l’Infante, et surtout l’Eglise Saint Jean Baptiste, une pure merveille avec son retable en bois sculpté et doré, avec ses trois étages de galeries en bois. Il y a aussi des petites rues piétonnes avec de nombreux commerces et de sympathiques restaurants où l’on vous sert des chipirons à la luzienne, spécialité incontournable et délicieuse.

Si on traverse le pont qui enjambe la Nivelle, on se retrouve instantanément à Ciboure et on passe devant la maison natale de Maurice Ravel, curieusement située sur le Quai Maurice Ravel.
On peut y admirer une enfilade de splendides maisons basques tout à fait conformes au style qu’on a déjà vu dans les petits villages à l’intérieur des terres. Il y a aussi une curieuse église au clocher octogonal dans laquelle on peut voir le baptistère de Maurice Ravel, mais où on ne peut pas écouter le Boléro.

Pour en revenir à la raison de ma présence à Saint Jean de Luz,  j’ai eu l’agréable surprise de retrouver, dans la galerie piétonne qui fait face au couchant, la boutique de souvenirs, articles de plage qu’on voit dans le film de Rohmer, une minuscule boutique précisément nommée « Rayon vert ». Certes, depuis 1986, l’enseigne a dû être repeinte mais aucun doute, c’était bien la même boutique que le cinéaste malicieux avait filmée. Je suis entré, sous prétexte d’acheter un souvenir à deux roupies basques, dans l’espoir de recueillir quelques indices. Malheureusement la vendeuse espagnole n’était pas très loquace, ni même francophone, et encore moins cinéphile et tout ce que je pus en tirer, c’était la confirmation qu’il s’agissait bien de la boutique du film. Cela ne m’avançait pas beaucoup, d’autant plus que je le savais déjà. Il me faudrait attendre le coucher du soleil pour être définitivement éclairé. Par bonheur, en septembre le soleil se couche tôt et le spectacle de son coucher sur l’océan attire toujours les photographes amateurs qui pensent faire la photo du siècle.

La journée avait été chaude et estivale, sans un nuage ; mais hélas quelques écharpes brumeuses s’étaient maintenant formées à l’horizon et Phébus n’offrit qu’un spectacle moyen, pour ne pas dire décevant, en disparaissant dans l’Atlantique … Contrairement à l’héroïne de Rohmer, je ne verrais  jamais le fabuleux rayon vert. Peut-être n’en étais-je pas digne ?


Alors, le lendemain, je suis revenu à l’Eglise Saint Jean Baptiste et, moyennant deux roupies basques,  j’ai allumé une veilleuse … verte.

Elle continue à brûler, virtuellement sur nos écrans !

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Latinus est simplissimus !

Publié le par TSF36

Ave omnibus !

Même en ayant fait jadis du latin à l’école, il faut reconnaître qu’on aurait beaucoup de mal à parler cette langue, ne serait-ce que pour renseigner un Romain qui vous demanderait son chemin du côté d' Argentomagus.

L’enseignement du latin se bornait jadis à s’échiner sur des vieux textes pas marrants en s’aidant d’un gros dictionnaire, appelé Gaffiot. Une méthode archaïque ignorant totalement la langue parlée et ne permettant donc pas aux latinistes de converser dans cette belle langue.

Pourtant, déjà dans les années 60, l’excellent Jean Yanne avait entrevu une nouvelle approche pédagogique du latin, langue considérée comme difficile et austère. Une méthode audiovisuelle accessible à tous, même aux nuls …

Et pas triste !

 

 


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Eloge de George Sand, éventuellement ?

Publié le par TSF36

Autant l’avouer, je ne suis pas un grand fan d'Aurore Dupin, alias la Baronne Dudevant, alias George Sand. Le peu que j’ai lu d’elle ne m’a pas emballé outre mesure. Dans la « Mare au diable », je n’ai rien trouvé de diabolique. Quant à « la Petite Fadaise », j'ai trouvé çà bien fade. Ses romans champêtres sont terriblement datés et ont largement contribué à entretenir une image du paysan berrichon comme illustration du bon sauvage. Une image peu valorisante qui nous a longtemps collé à la peau !

Cependant, la Bonne Dame de Nohant reste omniprésente, inévitable, inoxydable et insubmersible en ce début de XXI ème siècle, tout au moins dans un rayon de 100 kilomètres autour de Nohant, ce qui déborde nettement du Berry. On ne parle d’ailleurs plus du Berry dans les brochures touristiques, mais du pays de George Sand, car c’est beaucoup plus vendeur. Il n’est pas un village qui ne possède une rue George Sand, une école George Sand. Il n’est pas un coin où elle ne soit pas allée avec Chopin ou Tartempion et où on ne trouve une plaque commémorant son passage. De Gargilesse à Aubusson en passant par La Châtre, Boussac, elle ne nous lâche pas les baskets. Son portrait figure sur toutes les babioles qu’on vend aux touristes. On chercherait en vain un lieu qui n’ait gardé trace de son passage ! On est à deux doigts de l’overdose.

Mais d’un autre côté on se dit que finalement, si son nom peut être utile pour faire venir les touristes et leur fourguer du romantisme à deux roupies, ce n’est pas une mauvaise chose. Les écossais ont leur monstre du Loch Ness ; nous, on a George Sand.

Ceci dit, je reconnais volontiers que ce n’était pas une mauvaise femme et qu’elle n’a pas écrit seulement des fadaises. 

Mais, au fait, pourquoi vous parlais-je de George Sand ? Ah oui, j'y viens. C’est en fait par le plus grand des hasards que je fis halte sur une aire d’autoroute creusoise cet après midi. Enfin autoroute, c’est un bien grand mot, puisque ce n’est qu’une modeste nationale à quatre voies, la seule qui existe dans ce département affreusement enclavé.

Cette aire routière des Monts de Guéret est d’ailleurs un lieu étonnant par son architecture originale de granite agrémentée d'une véritable cascade en état de marche, où les automobilistes peuvent faire une pause agréable entre Limoges à Montluçon. On y trouve une boutique de produits régionaux fort bien achalandée et un petit espace détente à l’ambiance zen, avec un « mur de citations » dont une de George Sand qui m’a fort intrigué :

 photos-2012-1837.jpg

« La nature est éventuellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur et nul n’a su le lui ravir  »

Je me suis longuement creusé le ciboulot pour essayer de comprendre cette profonde pensée. Pourquoi « éventuellement belle » ? Cet adverbe me semblait inapproprié, trop contemporain, étranger au vocabulaire de la Baronne Dudevant. Et de plus il ne signifiait rien.

Alors, j’ai demandé ses lumières à Monsieur Google qui est toujours dans le fond de ma poche. Il m’a alors donné, après avoir mouliné quelques secondes, la clé de l'énigme :

« La nature est éternellement jeune … » Bon sang, mais c’est bien sûr ! Avec son adverbe d'origine, la magnifique citation prenait tout son sens.

Le grand homme de lettres qui avait accroché lesdites lettres au mur s’était lamentablement planté en recopiant ! Ou alors il avait abusé de la liqueur de châtaignes de la boutique de produits régionaux.

Et la bonne dame de Nohant a dû se retourner dans sa tombe …

photos-2012-0477.jpg

                          Renversant, n'est-il pas ?

Publié dans Littérature

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