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litterature

Eloge de l'écriture inclusive

Publié le par TSF36

Cher·e·s  lecteur·trice·s, cher·e·s abonné·e·s français·e·s ou étranger·ère·s ,

J’ai le plaisir de vous annoncer que mon Modeste Blogounet utilisera désormais l’écriture inclusive afin d’en finir avec une langue horriblement genrée qui a trop longtemps fait passer le féminin au second plan.  Je me suis donc plongé dans le petit « Manuel d’écriture inclusive » de Raphaël Haddad. Et là, j’ai eu l’illumination. C’était évident que pour faire progresser l’égalité femmes/hommes, l’écriture inclusive était la solution miracle. La seule difficulté était de trouver le « point médian » qui ne figure pas encore sur les claviers d’ordinateurs. Mais heureusement, on peut y remédier. Sous Windows, on l’obtient par la combinaison Alt+0183. Sous Mac OS c’est encore plus simple : il suffit de faire Alt + Maj + F et le tour est joué ! 

Vous serez certainement convaincu·e·s de la pertinence de cette écriture en visionnant deux avis de personnes éclairé·e·s  bien connu·e·s des médias. D’abord celui d’une femme, Natasha Polony et ensuite celui d’un homme, François Asselineau. Il·elle·s ne sont d'ailleurs pas des idiot·e·s !

Bon, vous l’aurez compris, je n’adhérerai jamais à cette ânerie absolue que voudraient nous imposer des pseudo intellectuel·e·s progressistes et je continuerai à défendre notre belle langue Française. Soyez rassuré·e·s, je ne l'utiliserai que pour m'en moquer !

Le vieux réac de service·

Publié dans normalitude, Littérature

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Pour en finir avec la télé ...

Publié le par TSF36

J’ai toujours dit que la radio, c’était beaucoup mieux que la télé. Et, en ce début de XXI è siècle, je le crois de plus en plus. Le XVIII è siècle fut le siècle des lumières. Le XXI è siècle, hélas, est le siècle des écrans.

La télé, qu'on nommait jadis le "petit écran" au temps de la chaîne unique, nous envahit maintenant avec ses images de plus en plus réalistes sur des écrans de plus en plus grands. On est voués à l’immobilité devant des images immersives où l’esprit risque de se noyer si ce n'est pas déjà fait. On reste généralement cloué devant la télé dans son canapé, en charentaises, zapette à portée de main. On croit regarder la télé, mais c'est la télé qui nous observe !

Au contraire, avec la radio, on n’est pas retenu captif, car elle nous laisse une grande liberté dans le choix du programme et dans la manière de l'écouter. On peut, certes, l’écouter religieusement dans le noir, avec juste la lueur chaude du cadran des stations et le regard vert de l’œil magique, quand on a la chance de posséder un poste de TSF « vintage ».

Et on peut aussi  l’écouter les yeux fermés, dans son lit, en attendant que les mots entendus deviennent des sons dont la signification se dissout progressivement dans le sommeil espéré.

Mais on peut aussi écouter la radio en faisant la cuisine, le ménage, du jardinage, ou en réparant un poste de radio ! Et surtout on peut l’écouter en se baladant dans la nature ou en conduisant son véhicule. C’est d’ailleurs souvent en voiture qu’on peut se concentrer longtemps sur une émission de radio, puisqu’au volant on ne peut évidemment rien faire d’autre.

Bien qu’il reste encore des programmes dignes d’intérêt (et sans publicités) sur France Musique, sur France Culture et parfois sur France Inter, il faut hélas constater que la radio actuelle n’est plus ce qu’elle était jadis. Entre les infos déprimantes, les débats politiques, le football, les pseudo humoristes consternants et la pub dégoulinante, il n’y a plus grand chose à se mettre dans les oreilles.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut désormais trouver de merveilleuses émissions de radio du bon vieux temps sur Youtube, qui est une véritable caverne d’Alibaba. Qui se souvient encore des « Maîtres du Mystère » ces remarquables pièces radiophoniques policières, diffusées sur Paris Inter dans les années 50 et 60 ?  Pas grand monde, certes, à part les vieux. Mais, Internet soit loué,  on peut maintenant en retrouver l’intégralité et s’en délecter sans modération et gratuitement. N’est-ce pas mieux qu’une overdose de séries américaines sur Netflix payant ?

Les épisodes des Maîtres du Mystère sont écrits dans un français parfait, un peu suranné parfois,  reflétant leur époque, pourtant pas si lointaine.  On y entend encore les personnages utiliser des expressions désuètes, s’exprimer au passé simple, avec parfois quelques imparfaits du subjonctif. Mais surtout l’interprétation et la diction sont de très haut niveau, puisqu’on  faisait appel à des comédiens professionnels. Citons entre autres Michel Bouquet, Jean Topart, Jean-Marie Fertey, Henri Crémieux, Jacques Morel, Rosy Varte, Juliette Greco, Andrée Tainsy, Bernadette Lange. Des voix au timbre d’or qu’on reconnaît  immédiatement. Et le chef d'orchestre, le maître des Maîtres du mystère, Pierre Billard aux commandes de tout ce petit monde.

Ces émissions étaient produites avec des moyens modestes : quelques (excellents) comédiens autour d’un micro lisant leur texte en prenant soin de ne pas faire de bruit en tournant les pages, quelques bruitages élémentaires (ah ! les sonneries de téléphone et le bruit du cadran qu’on tourne !) un ou deux coups de révolver parfois et surtout la musique d’introduction avec sa mélodie angoissante aux ondes Martenot. Et, malgré l’absence d’images, l’auditeur est happé par l’histoire jusqu’à la fin, où il y a souvent un rebondissement inattendu avant la clé du mystère.

Parmi les mille épisodes disponibles sur Youtube, tout n’est pas d’égale qualité, mais peut être écouté avec plaisir. Les meilleurs sont ceux où il y a peu de personnages, car le principe du théâtre radiophonique s’accorde mal avec une distribution trop nombreuse où l’auditeur risque de perdre le fil. L’idéal, c’est quand il y a seulement deux personnages qui s’affrontent dans une joute verbale, dans un duel sans merci.

En voici un exemple magistral avec Michel Bouquet, grandiose !

Et mille fois merci à Monsieur Linconi qui a mis en ligne cette prodigieuse collection des "Maîtres du Mystère"

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Tiens, une lettre d'Ali !

Publié le par TSF36

Ca fait toujours plaisir de recevoir du courrier ! surtout que ça faisait longtemps qu'il ne m'avait pas donné de ses nouvelles, l'ami Ali. Je commençais à m'inquiéter !

Ca fait aussi plaisir que quelqu'un s'intéresse à mes activités, même s'il n'a aucune idée sur les hypothétiques activités au sujet desquelles il manifeste de l'intérêt.

Ca fait aussi plaisir de voir qu'un certain nombre de mots sont orthographiés correctement; il y a même un subjonctif "puisse", ce qui prouve que l'ami Ali a été aux écoles.

Ca fait aussi plaisir de lire cette prose sous titrée (avec brio) dans la langue de Shakespeare.

Ca fait plaisir, enfin, de recevoir de la considération, car c'est une denrée rare, par les temps qui courent.

Merci Ali, j'en suis resté baba !

no comment !

no comment !

Publié dans Littérature

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A la recherche du rayon vert

Publié le par TSF36

Le rayon vert est un phénomène optique rare qui, dans des circonstances exceptionnelles,  se produit au lever ou au coucher du soleil quand l’astre est encore sous l’horizon.  C’est un point vert émeraude qui ne dure que quelques secondes. Rares sont ceux qui l’ont vu, car il faut un ciel d’une pureté absolue. Pourtant le phénomène existe.

En 1882, Jules Verne écrivit un très beau roman à ce sujet. Selon une légende écossaise, le rayon vert permettrait à ceux qui l’ont observé de voir clair dans leur cœur et dans le cœur des autres. L’héroïne du roman après une longue quête, ne verra jamais le rayon vert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du roman ! Lisez le.

En 1986, Eric Rohmer tourna un très beau film en partie inspiré du roman de Jules Verne, mais cette fois, l’héroïne (et par la même occasion le spectateur du film) voit réellement le rayon vert dans la dernière scène du film en regardant le soleil couchant dans la baie de Saint Jean de Luz. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du film ! Regardez le.


Alors, comme Saint Jean de Luz était de toute évidence l’endroit idéal pour espérer voir le rayon vert, j’y suis donc allé.

Venant de Biarritz pourtant si proche, on a l’impression de changer de planète. Ici, pas d’architectures délirantes, pas de constructions extravagantes, mais de belles maisons basques rouges et blanches se reflétant dans les eaux du petit port, une longue promenade de front de mer que vient seulement interrompre une galerie piétonne ouverte sur l’océan. Dans le centre-ville, il y a quelques beaux monuments historiques, la maison Louis XIV, la maison de l’Infante, et surtout l’Eglise Saint Jean Baptiste, une pure merveille avec son retable en bois sculpté et doré, avec ses trois étages de galeries en bois. Il y a aussi des petites rues piétonnes avec de nombreux commerces et de sympathiques restaurants où l’on vous sert des chipirons à la luzienne, spécialité incontournable et délicieuse.

Si on traverse le pont qui enjambe la Nivelle, on se retrouve instantanément à Ciboure et on passe devant la maison natale de Maurice Ravel, curieusement située sur le Quai Maurice Ravel.
On peut y admirer une enfilade de splendides maisons basques tout à fait conformes au style qu’on a déjà vu dans les petits villages à l’intérieur des terres. Il y a aussi une curieuse église au clocher octogonal dans laquelle on peut voir le baptistère de Maurice Ravel, mais où on ne peut pas écouter le Boléro.

Pour en revenir à la raison de ma présence à Saint Jean de Luz,  j’ai eu l’agréable surprise de retrouver, dans la galerie piétonne qui fait face au couchant, la boutique de souvenirs, articles de plage qu’on voit dans le film de Rohmer, une minuscule boutique précisément nommée « Rayon vert ». Certes, depuis 1986, l’enseigne a dû être repeinte mais aucun doute, c’était bien la même boutique que le cinéaste malicieux avait filmée. Je suis entré, sous prétexte d’acheter un souvenir à deux roupies basques, dans l’espoir de recueillir quelques indices. Malheureusement la vendeuse espagnole n’était pas très loquace, ni même francophone, et encore moins cinéphile et tout ce que je pus en tirer, c’était la confirmation qu’il s’agissait bien de la boutique du film. Cela ne m’avançait pas beaucoup, d’autant plus que je le savais déjà. Il me faudrait attendre le coucher du soleil pour être définitivement éclairé. Par bonheur, en septembre le soleil se couche tôt et le spectacle de son coucher sur l’océan attire toujours les photographes amateurs qui pensent faire la photo du siècle.

La journée avait été chaude et estivale, sans un nuage ; mais hélas quelques écharpes brumeuses s’étaient maintenant formées à l’horizon et Phébus n’offrit qu’un spectacle moyen, pour ne pas dire décevant, en disparaissant dans l’Atlantique … Contrairement à l’héroïne de Rohmer, je ne verrais  jamais le fabuleux rayon vert. Peut-être n’en étais-je pas digne ?


Alors, le lendemain, je suis revenu à l’Eglise Saint Jean Baptiste et, moyennant deux roupies basques,  j’ai allumé une veilleuse … verte.

Elle continue à brûler, virtuellement sur nos écrans !

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