Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

24 articles avec chine

Vide-greniers, timide reprise en Bas-Berry

Publié le par TSF36

S'il est un secteur de l'économie qui a été fortement impacté affecté par la crise sanitaire, c'est bien celui des vide-greniers dominicaux. Au manque à gagner des déballeurs du dimanche, s'ajoutait la déprime du chineur privé de ses terrains de chine. 

Enfin, il semble que l'on revient tout doucement à une situation presque normale, puisque ce matin la ville de Cluis organisait un sympathique vide-grenier avec une centaine d'exposants et des milliers(?) de visiteurs.

On se serait presque cru au temps d'avant si l'omniprésence des visages masquées donnait une ambiance un peu glauque à cette manifestation. Et évidemment, pas le moindre objet intéressant à se mettre sous la dent ! Pas grave, au moins ça fait une petite sortie à la fraîche avant d'aller se mettre à l'abri de la canicule !

Vide-grenier près des ruines de la forteresse de Cluis-Dessous
Vide-grenier près des ruines de la forteresse de Cluis-Dessous

Vide-grenier près des ruines de la forteresse de Cluis-Dessous

Publié dans Chine

Partager cet article

Repost0

Prédictions pour 2018 à l'intention des chineurs

Publié le par TSF36

Ras le bol des voeux de nouvel an, des voeux creux, des voeux pieux, des lieux communs éculés, des platitudes rabâchées chaque année ad nauseam !

Par contre, ce qui suit est du solide, du concret, du certain, du vérifiable, de l'irréfutable, du garanti sur facture. D'ailleurs les prédictions d'Isidore Ledoux, dont la rigueur et le sérieux ne sont plus à démontrer, ne se sont-elles pas toujours vérifiées par le passé ?

 

 

 

En ce jour la Muse m’habite.

C’est pourquoi je veux vite, vite,

Puisque la précédente est cuite,

Passer promptement à la suite.

Salut donc, deux mille dix-huit !

 

Nul doute qu’en l’année susdite,

Quand l’hiver aura pris la fuite,

Il y aura des marguerites

Des pinsons et des troglodytes

Et des ruisseaux peuplés de truites.

 

C’est au printemps qu’on ressuscite

Quand les brocantes nous invitent

A fouiller dans l’hétéroclite,

Dans les pots, les vieilles marmites,

Dans le bizarre à la limite.

 

Vieux chineurs ou bien néophytes,

Oyez ma prophétie gratuite,

Car c’est gravé dans le granit :

Cette année deux mille dix-huit

Ne sera pas piquée des mites !

 

Isidore Ledoux, poète berrichon

 

Jasmin d'hiver ... on va vers les beaux jours !

Jasmin d'hiver ... on va vers les beaux jours !

Publié dans Poésie, Chine

Partager cet article

Repost0

Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau

Publié le par TSF36

Le métier de chineur n’est vraiment pas une sinécure. D’abord, le chineur doit se lever tôt le dimanche et se rendre sur les brocantes lointaines aux premières lueurs du jour afin d’être (c’est du moins ce qu’il l’espère) sur le terrain avant la concurrence. Et le réveil matinal devient de plus en plus pénible avec l’âge. Mais ceci ne serait rien s’il n’avait, de surcroît,  à subir fréquemment de cruelles désillusions au moins égales à l’espoir qu’il persiste à nourrir après des décennies de chine.

C’est ainsi que, par une pluvieuse matinée de septembre, j’atterris au Pêchereau, petite commune du Bas-Berry jouxtant Argenton-sur-Creuse. Pourtant Météo France n’annonçait pas de pluie. Escrocs !

Bien entendu, sur les 100 exposants qu’annonçait Broc-à-Brac (escrocs également !) il y en avait tout juste une petite douzaine, avec les stands recouverts de bâches en plastique entre lesquels trois ou quatre chineurs invétérés, munis de parapluies, déambulaient l’œil hagard. Encore un vide-greniers qui tombait à l’eau…

L’espoir s’était une fois de plus enfui par cette matinée de septembre sentant déjà l’automne à plein nez. Une fois de plus, ce serait un retour bredouille, l’oreille basse et la mine piteuse …

Mais tandis que je ruminais ces sombres pensées, le pittoresque du lieu vint soudain me frapper, sans violence mais avec douceur.

C’était la première fois que je mettais les pieds ici. Et le petit château, dans le parc duquel se tenait cette brocante aqueuse, m’apparut soudain splendide dans le ciel gris et sous la pluie qui ruisselait du toit de mon parapluie.

Un véritable petit bijou, ourlé de fleurs dans son écrin de verdure. On eût dit que le gris du ciel saturait les couleurs, donnait une brillance inhabituelle à l'édifice qui, sous un ciel bleu d’azur, eût semblé ordinaire. Le château du Courbat, entouré d’eau fait maintenant office de mairie du Pêchereau. Il a été merveilleusement restauré et fleuri, de même que ses dépendances. Un modeste château, un peu biscornu, à des années lumière des châteaux de la Loire, mais qui possède un charme rustique, typiquement berrichon, avec son crêpi beige et ses toits de tuiles patinées se mirant dans les douves.

C’est ainsi que je ne partis pas bredouille de ce lamentable vide-grenier déliquescent, mais avec de belles images d’un minuscule coin de Berry que je venais de découvrir par le plus grand des hasards …

 

Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau
Eloge du Château du Courbat, au Pêchereau

Publié dans Berrichonnitude, Chine

Partager cet article

Repost0

Eloge peu élogieux de la Pagode de Chanteloup

Publié le par TSF36

 

Les pièges à touristes ne se trouvent pas forcément au sud du 45 ème parallèle. On en a aussi en Indre-et-Loire, dans le Centre ! La Pagode de Chanteloup en est un magnifique exemple.

Ce curieux édifice d’inspiration chinoise, datant du XVIII ème siècle, seul vestige du château de Choiseul détruit après la Révolution, ne manque certes pas d’intérêt, représentant bien le goût des chinoiseries de cette époque ; il mérite le coup d’œil et l’ascension jusqu’à sa dernière plateforme révèle un beau point de vue sur la ville et le château d’Amboise.

Mais de là à payer 8,90 €, faut quand même pas exagérer !

On se gare sur un minuscule parking, pouvant accueillir tout juste une douzaine de véhicules et on accède au site par une grande allée interminable. On s’aperçoit alors que la vue sur la pagode est masquée à la base par une palissade recouverte d’une affreuse bâche en plastique vert kaki, obligeant le touriste qui désirerait la voir en entier à passer par la boutique et s’acquitter du droit d’entrée exorbitant signalé plus haut, même si pour les journées du patrimoine on a droit au tarif réduit de 7,90 €, un cadeau royal !

On traverse alors un petit jardin d’inspiration chinoise avec du mobilier de grande série peint en rouge, tel que celui qu’on trouve dans les restaurants chinois. Puis on passe dans un espace avec des jeux en bois pour les gamins avant d’accéder au monument qui se mire péniblement dans un bassin en demi-cercle aux eaux stagnantes, troubles et glauques. De l’autre côté, une pelouse jaunâtre et pelée sans le moindre massif de fleurs, sans arbres remarquables.

La pagode elle-même semble être dans un triste état d’abandon et l’accès au dernier niveau n’est pas très rassurant pour les personnes sujettes au vertige. Les rambardes de sécurité n’inspirent guère confiance. On y restera juste le temps de prendre une photo en direction d’Amboise, le meilleur angle de ce panorama plutôt décevant.

La visite est bouclée en une demi-heure, ce qui fait cher de l’heure.

Vous pouvez regarder gratuitement les photos ci-dessous, prises par un pauvre touriste piègé !

 Mais si vous passez par la Touraine, évitez la visite de la Pagode de Chanteloup. Réservez plutôt vos phynances à la visite du Château d’Amboise, puis du Clos Lucé. Certes, les entrées ne sont pas données, mais au moins on en a pour son argent et on en ramène des souvenirs autrement impérissables …

DSC01508

 

DSC01509

 

DSC01496

 

DSC01490.jpg

 

Une petite kitscherie musicale pour finir en beauté : "Dans le jardin d'un temple chinois" d'Albert  Ketelbey, compositeur anglais auteur entre autres de "Sur un marché persan". Cette oeuvre est à la musique chinoise exactement ce que la Pagode de Chanteloup est à l'architecture chinoise. Tout le pittoresque de la Chine à la portée des oreilles britanniques !

 

 


 

Publié dans Chine

Partager cet article

Repost0

1 2 3 4 5 6 > >>