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I have a dream ...

Publié le par TSF36

Quand la normalitude d'hier est devenue aujourd'hui  un rêve irréalisable ...

Quand la normalitude d'hier est devenue aujourd'hui un rêve irréalisable ...

Publié dans normalitude

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Crise de foi

Publié le par TSF36

Bien que très croyant (?), il y a quand même un point essentiel du dogme sur lequel je reste assez dubitatif :

Sont-ce les cloches qui, selon la tradition catholique, revenant de Rome, laissent choir les œufs de Pâques dans les jardins ? On comprend mal comment les œufs (même en chocolat blindé) pourraient arriver intacts à moins qu’ils ne fussent munis de parachutes. Il y a vraiment là quelque chose qui cloche.

Est-ce le lapin de Pâques, alias Osterhase, alias Easter Bunny, qui selon la tradition protestante les dépose dans les jardins ? Cette thèse, certes plus vraisemblable, est tout de même sujette à caution : comment un quadrupède pourrait-il manipuler des choses aussi fragiles que des œufs avec ses petites pattes malhabiles ? Je reste tout de même un peu lapinosceptique.

Bref, afin de ne pas ranimer les guerres de religion, je n’en dirai pas plus sur ce point fondamental du dogme.

Mais ce matin, divine surprise ! j’ai trouvé un lapinou de Pâques que j’avais planqué, la veille, au pied de mon pylône d’antenne. Ledit lapinou avait donc bien été déposé … par une cloche !

Joyeuses Pâques à tous !

Joyeuses Pâques à tous !

En tout cas, la susdite bestiole en chocolat fera office de dessert, après le pâté de Pâques (alias pâté berrichon)  en espérant que ma crise de foi ne soit pas suivie d’une crise de foie !

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Le Printemps aux marais de Bourges

Publié le par TSF36

Ah! les Marais de Bourges ! on ne s'en lasse pas ...

Le poumon vert de Bourges, la Venise berruyère, c'est la campagne en plein milieu de la ville. Même si la partie nord est inaccessible sauf en barques, la partie sud est sillonnée d'un dédale de petits chemins plus ou moins privés, plus ou moins secrets que l'on a toujours plaisir à explorer. A chaque détour on est interpellé par un détail insolite, par une cabane pittoresque, par une inscription rigolote.  Le petit monde des maraichers : un havre de paix, un petit paradis modeste et accessible ...

Le Printemps aux marais de Bourges
Le Printemps aux marais de Bourges
Le Printemps aux marais de Bourges
Le Printemps aux marais de Bourges
Le Printemps aux marais de Bourges
Le Printemps aux marais de Bourges

Publié dans Berrichonnitude

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Pour en finir avec la télé ...

Publié le par TSF36

J’ai toujours dit que la radio, c’était beaucoup mieux que la télé. Et, en ce début de XXI è siècle, je le crois de plus en plus. Le XVIII è siècle fut le siècle des lumières. Le XXI è siècle, hélas, est le siècle des écrans.

La télé, qu'on nommait jadis le "petit écran" au temps de la chaîne unique, nous envahit maintenant avec ses images de plus en plus réalistes sur des écrans de plus en plus grands. On est voués à l’immobilité devant des images immersives où l’esprit risque de se noyer si ce n'est pas déjà fait. On reste généralement cloué devant la télé dans son canapé, en charentaises, zapette à portée de main. On croit regarder la télé, mais c'est la télé qui nous observe !

Au contraire, avec la radio, on n’est pas retenu captif, car elle nous laisse une grande liberté dans le choix du programme et dans la manière de l'écouter. On peut, certes, l’écouter religieusement dans le noir, avec juste la lueur chaude du cadran des stations et le regard vert de l’œil magique, quand on a la chance de posséder un poste de TSF « vintage ».

Et on peut aussi  l’écouter les yeux fermés, dans son lit, en attendant que les mots entendus deviennent des sons dont la signification se dissout progressivement dans le sommeil espéré.

Mais on peut aussi écouter la radio en faisant la cuisine, le ménage, du jardinage, ou en réparant un poste de radio ! Et surtout on peut l’écouter en se baladant dans la nature ou en conduisant son véhicule. C’est d’ailleurs souvent en voiture qu’on peut se concentrer longtemps sur une émission de radio, puisqu’au volant on ne peut évidemment rien faire d’autre.

Bien qu’il reste encore des programmes dignes d’intérêt (et sans publicités) sur France Musique, sur France Culture et parfois sur France Inter, il faut hélas constater que la radio actuelle n’est plus ce qu’elle était jadis. Entre les infos déprimantes, les débats politiques, le football, les pseudo humoristes consternants et la pub dégoulinante, il n’y a plus grand chose à se mettre dans les oreilles.

Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on peut désormais trouver de merveilleuses émissions de radio du bon vieux temps sur Youtube, qui est une véritable caverne d’Alibaba. Qui se souvient encore des « Maîtres du Mystère » ces remarquables pièces radiophoniques policières, diffusées sur Paris Inter dans les années 50 et 60 ?  Pas grand monde, certes, à part les vieux. Mais, Internet soit loué,  on peut maintenant en retrouver l’intégralité et s’en délecter sans modération et gratuitement. N’est-ce pas mieux qu’une overdose de séries américaines sur Netflix payant ?

Les épisodes des Maîtres du Mystère sont écrits dans un français parfait, un peu suranné parfois,  reflétant leur époque, pourtant pas si lointaine.  On y entend encore les personnages utiliser des expressions désuètes, s’exprimer au passé simple, avec parfois quelques imparfaits du subjonctif. Mais surtout l’interprétation et la diction sont de très haut niveau, puisqu’on  faisait appel à des comédiens professionnels. Citons entre autres Michel Bouquet, Jean Topart, Jean-Marie Fertey, Henri Crémieux, Jacques Morel, Rosy Varte, Juliette Greco, Andrée Tainsy, Bernadette Lange. Des voix au timbre d’or qu’on reconnaît  immédiatement. Et le chef d'orchestre, le maître des Maîtres du mystère, Pierre Billard aux commandes de tout ce petit monde.

Ces émissions étaient produites avec des moyens modestes : quelques (excellents) comédiens autour d’un micro lisant leur texte en prenant soin de ne pas faire de bruit en tournant les pages, quelques bruitages élémentaires (ah ! les sonneries de téléphone et le bruit du cadran qu’on tourne !) un ou deux coups de révolver parfois et surtout la musique d’introduction avec sa mélodie angoissante aux ondes Martenot. Et, malgré l’absence d’images, l’auditeur est happé par l’histoire jusqu’à la fin, où il y a souvent un rebondissement inattendu avant la clé du mystère.

Parmi les mille épisodes disponibles sur Youtube, tout n’est pas d’égale qualité, mais peut être écouté avec plaisir. Les meilleurs sont ceux où il y a peu de personnages, car le principe du théâtre radiophonique s’accorde mal avec une distribution trop nombreuse où l’auditeur risque de perdre le fil. L’idéal, c’est quand il y a seulement deux personnages qui s’affrontent dans une joute verbale, dans un duel sans merci.

En voici un exemple magistral avec Michel Bouquet, grandiose !

Et mille fois merci à Monsieur Linconi qui a mis en ligne cette prodigieuse collection des "Maîtres du Mystère"

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