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Du Bas-Berry à l'Infini

Publié le par TSF36

Eh oui, c'est une rediffusion ! Mais il eût été dommage que cet article -toujours d'actualité - se fût perdu à jamais dans les poubelles de la littérature jetable qui constitue 99 % des blogs. Celà participe aussi au recyclage des idées pas totalement perdues ...

 

Les habitants des villes et même des plus petits villages ignorent généralement qu'il y a des étoiles dans le ciel nocturne. Et ce n'est pas entièrement leur faute. Ils semble que les éclairages urbains ont été inventés pour dissimuler à nos yeux le spectacle grandiose de la voûte céleste qui émerveillait nos ancêtres les plus lointains. Un spectacle qui pourrait peut-être nous donner le vertige ...  ou nous rendre plus intelligents.
Les puissants réverbères à la lumière jaunâtre qui abolissent la nuit dans la moindre rue de nos villages donnent peu de chance à " cette obscure clarté qui tombe des étoiles" de nous parvenir. On appelle cela "pollution lumineuse". Et en effet, il s'agit bien de pollution, puisque cet éclairage est permanent, trop puissant et souvent omnidirectionnel alors qu'il suffirait d'éclairer seulement les trottoirs pour les quelques passants qui traîneraient en plein milieu de la nuit. La chaussée n'a pas besoin d'être éclairée, puisque les véhicules automobiles (du moins les plus récents !) possèdent leur propre éclairage.
Au désespoir des astronomes, s'ajoute le dépit de voir un tel gaspillage d'électricité.
Néanmoins, quand on a la chance d'avoir un petit jardin plus ou moins épargné par les éclairages municipaux, on peut se risquer à lever les yeux au ciel, à condition toutefois que la déesse de la météo soit clémente et que la lune soit assez basse à l'horizon pour ne pas ajouter sa propre pollution lumineuse, naturelle, mais très gênante pour l'observation. Alors, que peut-on voir en ville, à l'œil nu,  par une belle nuit d'été ?
Aucun matériel n'est nécessaire, hormis vos deux yeux, une chaise longue et un pull (car les nuits sont parfois fraîches).
Il faudra attendre les environs de 23 heures pour bénéficier d'un ciel relativement noir, car les crépuscules sont interminables à cette saison. La toute première étoile à apparaître sera la très brillante Vega. On ne peut pas la manquer, car elle est presque au zénith. Peu après, apparaissent Deneb et, plus bas vers l'horizon sud, Altaïr, formant ce qu'on appelle "le triangle des nuits d'été". Ce grand triangle facilement reconnaissable est en fait une illusion d'optique puisque ces 3 étoiles sont situées à des distances extrêmement  différentes : Vega est à 25 années-lumière, Altaïr à 17 années-lumière ; ces deux-là sont de "proches" voisines. Mais Deneb est à 3000 années lumière et 200 fois plus grande que le soleil, ce qui explique sa luminosité en dépit de sa distance ! C'est une des étoiles les plus lointaines de notre galaxie qui soient visible à l'œil nu. Sa lumière est partie au bon vieux temps des pharaons. Voilà déjà de quoi donner le vertige !
A mesure que le ciel s'obscurcit, de nombreuses constellations familières apparaissent : Au Nord, la Grande Ourse, que je préfère appeler la Grande Casserole, ustensile bassement culinaire mais plus ressemblant ! La Petite Ourse avec son Etoile Polaire, bien pratique quand on a perdu le Nord, Cassiopée bien reconnaissable avec sa  forme de W. Dans le prolongement de la queue de la Grande Casserole, on ne peut pas manquer Arcturus, une des étoiles les plus brillantes du ciel.
En direction du Sud, le Scorpion, une des rares constellations zodiacales dont la forme n'est pas usurpée, avec la brillante  Antarès, une supergéante rouge en fin de vie, d'un diamètre de 700 fois celui du Soleil, et située à environ 600 années-lumière de la Terre. Attention ! Antarès pourait exploser en supernova à tout moment et nous ne le saurions que dans 600 ans. Peut-être a-t-elle d'ailleurs déjà explosé ...

Si on a la patience d'attendre encore jusqu'à minuit, quand le ciel sera un peu plus noir,  on assistera alors au clou du spectacle : la Voie Lactée. Cette bande laiteuse qui semble parcourir le ciel du Nord au Sud est surtout visible dans le susmentionné Triangle de l'Eté. Il faudrait certes  s'éloigner de la ville pour la contempler dans toute sa splendeur, mais on parvient quand même à  la localiser. Un coup d'oeil avec des jumelles dans sa direction révèle des myriades d'étoiles invisibles à l'oeil nu, alors que le reste du ciel est beaucoup plus clairsemé.
La Voie Lactée, c'est une galaxie spirale très ordinaire, comme il y en a des milliards dans l'Univers. Sa seule particularité, c'est que c'est la nôtre. On ne peut pas la voir sous sa forme réelle pour la simple raison que nous en faisons partie, notre système solaire et toutes les étoiles que nous voyons. Son diamètre est d'environ  100 000 années-lumière et elle comprend peut-être de 200 à 400 milliards d'étoiles. A ces échelles, l'incertitude  devient la règle.
Ces chiffres effarants ne parlent pas au commun des mortels; normal, car ils n'ont rien de commun avec les mortels ! Rien de commun avec l'espace limité de notre petite planète, ni avec notre durée de vie restreinte. Nous ne sommes que d'infimes grains de poussière dans l'Univers. Notre seule grandeur, c'est de le savoir.

Et voilà ce que c'est de regarder les étoiles par une belle nuit d'été au lieu de rester bien tranquille devant son petit écran de télé. On est vite embarqué dans des considérations qui donnent le vertige. C'aurait aussi bien pu être : L'univers est-il infini, éternel, s'est-il crée tout seul ou  par intervention d'un "Dieu" ? Y a t-il de la vie sur d'autres planètes ? Et la pire de toutes, la question qui tue : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?"

Bref, rien que des interrogations insoutenables qui ne vous seraient jamais venues à l'esprit en regardant comme tout le monde "La nouvelle star" sur M6 ...



Ne regardez jamais les étoiles par une belle nuit d'été !


...enfin, si vous y tenez vraiment, voici une petite carte pour ne pas vous perdre !

Publié dans Astronomie

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Sainte Sévère, un village virtuel

Publié le par TSF36

Sainte-Sévère c'est un petit village berrichon bien planqué au milieu de nulle part, en dehors des grands axes de circulation, presque à la limite de la civilisation puisqu'il aurait suffi de quelques kilomètres plus bas pour qu'il se fût trouvé dans la Creuse ! Sainte Sévère, on n'y passe jamais, mais on n'y va pas exprès non plus, puisqu'il n'y a rien à voir, à part une halle couverte et la tour à moitié écroulée d'un chateau médiéval jouxtant une maison de retraite. Bref, pas de quoi remplir des pages sur le Guide Vert ni sur celui du Routard.
Pourtant, tous les fans de Jacques Tati (et de François le Facteur) connaissent Sainte Sévère grace au  célèbre film "Jour de Fête" qui y fut tourné en 1947. Et depuis la récente ouverture de la "Maison de Jour de Fête", tous les cinéphiles y vont en foule, comme à un incontournable pèlerinage. Il faut dire que cette innovation est des plus ... novatrices. Ce n'est pas vraiment un musée mais plutôt un spectacle à part entière avec séance de cinéma à l'ancienne, reconstitutions fidèles et animées de décors du film. Ce n'est pas non plus un "making of" mais plutôt le récit de témoins du tournage avec de l'humour et de la tendresse. Tout est merveilleusement présenté avec son multi canaux, décors en trompe l'oeil, projections d'extraits du film, effets 3 D et même diffusion de bulles de savon irisées !
On y apprend plein de détails passionnants sur le film tourné en couleurs en 1947 selon un procédé expérimental que personne ne put exploiter à l'époque, et dont la version en couleurs restaurée attendit 1995 pour être présentée au public. C'est la version que Jacques Tati avait voulue et que malheureusement il ne vit jamais de son vivant, se contentant de la version "de secours" en noir et blanc. Chapeau aux techniciens qui ont su retrouver les couleurs de Sainte Sévère des premières années d'après-guerre.
Quand on est habitué au cinéma actuel et aux couleurs bien saturées , on sera quelque peu dépaysé par ces images aux tons pastels. Celui qui n'a jamais vu de films de Jacques Tati sera peut-être perturbé par le style très particulier de ce cinéma où l'on est à mi-chemin entre le muet et le parlant. Ca ne ressemble à rien de connu. C'est d'un absolu modernisme encore 60 ans après !  Les dialogues sont souvent inintelligibles, mais c'est voulu : ils sont traités comme bruit d'ambiance et la bande son est d' ailleurs aussi travaillée que l'image. Chaque bruitage est minutieusement mis en place et la musique joue un role essentiel. Jacques Tati fut d'ailleurs encensé par les réalisateurs de la Nouvelle Vague, bien qu'il ne se réclama jamais de ce courant d'avant garde.
En sortant de la "Maison de Jour de Fête" sur la place déserte, on se dit que Sainte Sévère n'a peut-être jamais existé en dehors du film de Jacques Tati ; c'est un village virtuel, en somme, qui existerait  seulement dans la dimension du Septième Art....


A visiter de toute urgence, mais de préférence après avoir vu le film, sinon la visite vous donnera envie de voir le film et le film vous donnera envie de revenir à Sainte Sévère !

Pour plus d'infos, voir le (remarquable) site officiel :

http://www.maisondejourdefete.com






Publié dans Cinéma

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La lune, une affaire sans suite ?

Publié le par TSF36

En l'an de grâce 1969, il y a quarante ans jour pour jour, à 4 heures du matin, Neil Armstrong était le premier homme à poser le pied sur un corps céleste en dehors de la terre, devenant ainsi le premier extraterrestre de la race humaine. Je me souviendrai toujours de cette nuit passée devant l'écran ovale de la télé noir et blanc familiale, fasciné par les images en très basse définition de ces bibendums qui venaient de nous décrocher la lune... "Un petit pas pour un homme, un bond de géant pour l'humanité"  On vivait alors en pleine science fiction !
Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Qui se souvient encore de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin ? Maintenant, on ne connaît plus que Lance Armstrong et Aldrin ne fait plus le buzz ! Et ce pauvre Michael Collins qui était resté en orbite autour de la lune pour attendre ses compagnons ? Malgré les efforts louables des média pour nous rappeler ce quarantième anniversaire (et en profiter au passage pour nous vendre de la nostalgie)  seuls quelques rêveurs de ma génération gardent un souvenir ému de ce qui fut peut-être une affaire sans suite dans l'histoire de l'humanité.
En effet, les autres missions lunaires qui suivirent sombrèrent peu à peu dans l'indifférence générale et furent finalement abandonnées puisque la lune ne semblait pas présenter un grand intérêt scientifique ni économique, ni encore moins touristique ; et puis la supériorité américaine sur les russes avait été suffisamment démontrée !
En l'an de disgrace  2009, l'exploration lunaire n'est plus du tout à la mode et les héros de l'espace ne font plus recette, à part dans les moments creux de l'actualité, comme c'est actuellement le cas .
 Seuls les héros du stade font maintenant vibrer les foules, avec leurs petits exploits anecdotiques que l'Histoire ne retiendra pas. Quarante ans se sont écoulés depuis Apollo 11 sans que la conquête de l'espace n'ait fait le moindre progrès. On s'est tout juste contenté d'envoyer des satellites de télécommunications en pagaille autour de la terre afin d'abreuver les masses de sons, d'images et de données parfaitement terre à terre, et pour la plupart inutiles.


Mais nom d'une pipe, qu'est-ce qu'on attend pour aller sur Mars ? On en parle parfois  vaguement, mais il n'y a toujours pas le moindre projet concret. Mars est toujours remis aux calendes. Et pourtant, ce serait sacrément plus intéressant que la lune. D'accord, c'est nettement plus compliqué, et nettement plus cher. Mais, pour à peine le prix d'une stupide guerre en Irak, on y serait déjà depuis belle lurette...
Parfois, je me dis que depuis 1969 jusqu'à 2009 , l'humanité a certes fait un bond de géant. Dommage que c'était un bond en arrière ...
On est vraiment des nuls, nous autres homo sapiens !


Et puis d'ailleurs, le premier homme à avoir posé le pied sur la lune, c'était Tintin en 1954 ...

Publié dans Astronomie

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Enfin des chaussures pour les berrichons !

Publié le par TSF36


Les travaux pharaoniques de la nouvelle zone commerciale Nord avancent à pas de géant !
Nul doute que ce sera une superbe zone commerciale, aussi belle qu'une photocopie réduite de la zone commerciale Sud. C'est dire !
Et bientôt enfin,  un grand magasin de chaussures de luxe sera inauguré ... en grandes pompes, ça va sans dire.

Ce n'est pas trop tôt car ce genre de commerce faisait cruellement défaut sur l'ensemble de l'agglomération castelroussine. Faut dire que dans le Bas Berry sous-développé, les marchands de chaussures, ça court pas les rues. Et, encore actuellement,  nombre de berrichons n'ont que des sabots de bois pour se déplacer pédestrement, quand ils ne vont pas carrément nu pieds. D'où notre réputation de va-nu-pieds qui fait l'objet de plaisanteries plus ou moins drôles dans les salons parisiens.
Heureusement, tout ça va changer et les berrichons seront enfin aussi bien chaussés que les parisiens, avec l'ouverture providentielle de ce nouveau commerce dont la nécessité devenait vraiment ... nécessaire.


Une architecture originale pour un centre commercial tout aussi original ...

Publié dans Berrichonnitude

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