Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Eloge de l'heure de Greenwich (GMT)

Publié le par TSF36

Heure de l' Observatoire royal de Greenwich

Heure de l' Observatoire royal de Greenwich

L’homo sapiens est le seul animal qui, bien qu’issu de la nature, a réussi à se déconnecter de la nature et à la remplacer par la culture. Il est même persuadé qu’une horloge, c’est mieux que le soleil ! L’actuelle discussion sur le changement d’heure en est la parfaite illustration.

 

Depuis quelques milliards d’années, sur notre petite planète, le soleil a toujours eu pour habitude de se lever à l’est et de se coucher à l’ouest après être passé par une apogée plus ou moins haute selon les saisons. Les plantes et les animaux s’étaient fort bien adaptés à cet état de chose et avaient parfaitement réglé leur rythme biologique sur celui du jour, de la nuit et des saisons.

Puis, très récemment est apparu l’homo sapiens qui a vite compris qu’entre le lever et le coucher du soleil, il y avait un instant où le soleil était au plus haut, projetant au sol l’ombre la plus courte et que cet instant pourrait se nommer « midi » et servir à séparer le jour en deux parties égales qu’on appellerait « matin » et « après-midi ». Jusque là tout était logique même si on ignorait que c’était la terre et non le soleil qui tournait. Très longtemps les activités humaines se sont conformées à l’heure du soleil et chacun voyait midi à sa porte et ne s’en portait pas plus mal.

Ce n’est qu’à l’époque « moderne » que le besoin d’une heure légale s’est fait sentir. On a donc inventé les fuseaux horaires. Bien pratique pour s’assurer que l’heure est la même dans tout le pays, de Niedermorschwihr à Lampaul-Plouarzel  en passant par Malicornay. Ce fut donc une bonne invention.

Puis, un jour, pour d’obscures raisons, on a décidé que le midi solaire ne convenait plus. Il fallait l’avancer ou le reculer d’une ou deux heures afin qu’il s’adaptât aux activités humaines ! Comme si la nature devait se plier à notre culture ! La dernière ânerie fut de changer d’heure deux fois l’an pour sous le prétexte fumeux d’économiser de l’énergie, une thèse dont l’inutilité est unanimement reconnue.

Enfin, il semble que l’Europe se soit décidée à abolir ce stupide changement d’heure. Mais voilà, quelle heure allons nous adopter, l’heure d’été ou l’heure d’hiver ? Le citoyen lambda souhaite rester à l’heure d’été. Les spécialistes disent que l’heure d’hiver est plus raisonnable. Je dis : ni l'une ni l'autre !

Pourquoi ne passerions nous pas tout simplement à l’heure de Greenwich puisque le méridien éponyme qui passe à travers l’Observatoire Royal de cette belle banlieue de Londres  traverse également notre beau pays ? Au moins ce serait logique de faire coïncider l’heure légale avec l’heure solaire, puisque le soleil serait pile poil à son apogée à midi.

Il suffirait simplement de resynchroniser les activités humaines avec le soleil. Simple question d’organisation et d’un nouvel emploi du temps. Ce serait un retour salutaire à l’ordre naturel des choses …

cadran solaire berrichon (Bourges)

cadran solaire berrichon (Bourges)

Publié dans normalitude

Partager cet article

Repost0

Eté indrien

Publié le par TSF36

                                           Carpe diem, quam minimum credula postero.

                                           (Cueille le jour et ne crois pas au lendemain)

                                                  (Horace, poète romain, vers 23 av JC)

 

 

C’est une saison qui n’existe nulle part ailleurs que dans le Bas Berry. Ici, on l’appelle l’été indrien.

C’est officiellement l’automne mais pourtant les journées sont chaudes. Une chaleur raisonnable sans rapport avec les canicules de juillet. Une lumière qui reste douce même en plein midi, une lumière qui n’agresse pas les yeux, qui n’écrase pas les paysages, une lumière chaude qui sublime les couleurs de ce faux automne. Un ciel pastellisé plus beau que les  bleuités crues du plein été.

C'est la saison idéale pour se perdre sur les sentiers secrets de la Brenne qui serpentent à travers les bois, longeant les prairies où paissent les vaches à la robe rousse qui ressemblent à des aquarelles de Marie Laurencin. Puis ce sont les brandes de bruyères, et les étangs peuplés d’aigrettes garzettes, de hérons cendrés. Et peut-être, si on est chanceux, entendra-t-on la corne de brume du butor étoilé...

Pour retrouver le monde civilisé, il faudra diriger ses pas vers l’auberge de la Maison du Parc, le seul endroit à des lieues à la ronde, dans cette nature intacte et sauvage, où on peut se restaurer. La condition sine qua non pour ne pas mourir de faim !

La spécialité incontournable du lieu, ce sont les frites de carpe, servies avec une sauce au fromage et du citron. Et un petit verre de Reuilly gouleyant en option.

A déguster sur la terrasse ombragée de glycines avec vue sur le petit étang en contrebas. Rien de vraiment gastronomique, mais après des heures de marche épuisantes, c’est le nec plus ultra.

Mais au fait que signifie  exactement « Carpe diem » ?

Le jour de la carpe, ça va de soi !

 

Eté indrien
Eté indrien
Eté indrien
Eté indrien
Eté indrien

Partager cet article

Repost0