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Eloge de Jean Rameau, barde berrichon

Publié le par TSF36

Voici un document exceptionnel, récemment chiné pour une demie roupie berrichonne sur une brocante berrichonne.

Jean Rameau (1852 – 1931) est bien connu des cartophiles, en raison de ses nombreuses cartes postales « folkloriques » mettant en scène des personnages en costume local avec une strophe de ses chansons en dialecte local.

Pour tout savoir sur ce poète, chansonnier, cornemuseux et … sabotier, voici quelques liens fort intéressants trouvés sur un blog du Haut Berry :

http://www.gilblog.fr/berry_blog/cartes-postales-jean-Rameau/index.html

 http://www.gilblog.fr/berry_blog/rencontre-avec-jean-rameau.html

Si on trouve encore souvent ses fameuses cartes postales, curieusement, on trouve rarement de ses enregistrements de cornemuse. C’est à vrai dire le premier disque 78 tours qui me tombe entre les mains. Le disque, en parfait état, de marque Gramophone, N° K-478 semble dater des années 1930, mais d’après certaines sources il s’agirait d’un repiquage d’un enregistrement plus ancien, du 22 novembre 1909. Si c’est vraiment le cas, la qualité sonore est étonnante pour ce qui serait un enregistrement acoustique !

Voici donc la « marche des Gas du Berry », suivi de quelques « Bourrées berrichonnes » où notre célèbre barde berrichon est accompagné à la vieille par un certain Maurice sur lequel je n’ai aucun renseignement.

En tout cas, ça swingue pas mal !

 

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Eloge du massepain d'Issoudun

Publié le par TSF36

Contrairement à ce que certains pensent, la gastronomie berrichonne ne se résume pas au pâté berrichon, au citrouillat, au poulet en barbouille et aux fromages de chieuve. Non, il y a aussi des spécialités beaucoup plus rares et plus subtiles. C’est le cas du massepain d’Issoudun, un gâteau qu’appréciait déjà Balzac lors de ses séjours à Issoudun et qui fait encore le délice des berrichons évolués (si, si, il y en a )
Mais attention, c’est une spécialité rare, dont la recette est secrète, et qu’on ne trouve pas n’importe où. En fait, il n’y a qu’une seule pâtisserie à Issoudun qui en fabrique et encore seulement pour les grandes occasions. Il faut donc beaucoup de chance pour s’en procurer.
Comme je ne suis pas chien, je vous donne l’adresse :
Pâtisserie Lavenu
9, rue Danièle Casanova
Issoudun (Indre)
 
Et je vous offre même un échantillon à déguster avec les yeux faute de mieux.
Un pur délice !
Ceci n'est pas un massepain d'Issoudun

Ceci n'est pas un massepain d'Issoudun

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Eloge du Cap Ferret et de la dune du Pyla

Publié le par TSF36

Arcachon, sans le bassin du même nom ne serait pas vraiment Arcachon. Quand on est sur le front de mer, attablé devant un plateau de fruits de mer, on voit très bien en face le Cap Ferret qui semble si proche. On peut certes y aller en bateau en quelques minutes et même en revenir si le bateau ne fait pas naufrage. Par contre, pour s’y rendre en auto, c’est une autre paire de manches, vu qu’il faut faire tout le tour du bassin, extrêmement urbanisé sur une bonne centaine de kilomètres avant d’atteindre cette langue de terre pendante qui garde l’entrée de cette petite mer intérieure. Une fois atteint ce bout du monde, il faudra, pour en revenir, faire le chemin inverse sur une petite route saturée de trafic automobile. Le Cap Ferret n’est pas une presqu’île déserte loin s’en faut, même en septembre.
Un des endroits les plus charmants est le village de l’Herbe, un minuscule village ostréicole composé de baraques en bois peintes de couleurs vives, coiffées de tuiles roses, séparées par de petites venelles de terre battue auxquelles les habitants ont donné des noms fantaisistes. Partout, ce sont des parcs à huîtres et des terrasses de dégustation de ce fruit qui est l’unique ressource du lieu. Evidemment, si on n’aime pas les huîtres, on risque d’y mourir de faim.
Il y a aussi une curieuse chapelle de style mauresque, construction inattendue qui mérite le coup d’œil.
L’agglomération de Cap Ferret n’a pas grand intérêt architectural ; l’urbanisation a été tardive dans ce coin perdu. Il y a une église moderne et quelques commerces en tout et pour tout. Fort heureusement, il y a quelques restaurants sympathiques avec de grandes terrasses près le la jetée Bélisaire, où l’on peut déguster des produits de la mer dans un cadre enchanteur.
Après un plat de sardines grillées, on peut alors s’attaquer à l’ascension du phare d’où on domine le bassin d’Arcachon, avec en premier plan la dune du Pyla.
Il faut bien sûr aller jusqu’à l’extrémité sud de la péninsule et admirer la plage agrémentée de jolis blockhaus artistement décorés. Le mur de l’Atlantique démantelé, à demi enfoui dans le sable. Un paysage étrange de fin du monde…
 
La dune du Pyla est beaucoup plus accessible quand on réside à Arcachon, car elle n’en est qu’à quelques kilomètres. Bien sûr, dans un lieu aussi touristique, impossible d’échapper au parking payant. Mais, vu qu’il n’y a pas de dune du Pyla dans le Berry, on ne va pas pinailler.
A défaut d’aller dans le Sahara, la dune du Pyla est la meilleure approximation de ce que peut être un désert de sable. La seule différence, c’est qu’il y a ici davantage de touristes par mètre carré. Mais comme la plupart des touristes se contentent de rester en haut de l’escalier, le temps de se photographier mutuellement ou de se selfifier pour la postérité dans ce site fabuleux, il suffit de s’éloigner un peu de la foule et de se diriger en suivant la crête de la dune vers ce qui semble être le vrai point culminant, pour ressentir la sensation d’être seul au monde dans un désert sans limites. Il ne faudrait certes pas s’y aventurer au mois d’Août en plein midi car ce serait l’assurance d’y être grillé vif !
Le sommet qu’on atteint après une marche pénible avec l’impression de reculer à chaque pas, offre une vue sublime d’un côté sur le banc d’Arguin, cette île de sable inhabitée aux contours imprécis, et de l’autre, la forêt de pins s’étendant à l’infini. La descente est beaucoup plus facile et la sensation du sable tiède sous les pieds nus est un pur bonheur par une belle matinée de septembre. Est-ce cela qu’Epicure appelait « le pur bonheur d’exister » ?
 
Une sensation qu’il est agréable d’évoquer par ce triste jour grisâtre, froid et venteux d’Octobre, assis devant un clavier d’ordinateur blanc et gris …

Publié dans Pays lointains

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Eloge de Bernadette Soubirous

Publié le par TSF36

Je ne crois pas aux apparitions ni aux miracles, mais j’ai fini par me rendre à l’Espace Bernadette, à Nevers, afin de voir la fameuse chasse qui contient le corps de Sainte Bernadette. Le spectacle n’a rien d’effrayant en soi. C’est comme voir un personnage de cire au Musée Grévin. Ni plus ni moins. Je l’ai contemplée avec respect et compassion …

Est-il un destin plus pathétique que celui de Bernadette Soubirous ?

Cette pauvre gamine maladive, victime d’hallucinations à la grotte de Massabielle a eu pour seul tort d’en faire part à son entourage. La crédulité de certains, nourrie par quelques pseudo miracles, tout cela a suffi à faire le buzz et à propulser Bernadette, bien contre son gré, au rang de star médiatique. Puis les intérêts mercantiles se sont emparés de cette  affaire en or et Lourdes est devenue une ville de pélerinage prospère au delà de toute espérance. Ce fut le seul miracle dans cette histoire, les autres étant vraisemblablement dus à l’effet placébo, bien connu de la médecine.

Quant à la pauvre Bernadette, sans cesse harcelée par ses fans, elle n’eut pas d’autre choix que de quitter Lourdes et de s’enfermer dans un couvent à Nevers où elle finit tristement ses jours à un âge prématuré, victime d’une maladie que nul miracle n’avait pu guérir.

Qu’elle ait été canonisée, c’était bien la moindre des reconnaissances qu’on pouvait lui accorder, mais n’aurait-elle pas préféré avoir une vie « normale » dans son beau pays des Pyrénées ?

Hélas, elle n’aura été qu’une victime de plus de la religion.

Est-il un destin plus pathétique que celui de Bernadette Soubirous ?

Eloge de Bernadette Soubirous
Eloge de Bernadette Soubirous

Publié dans Pays lointains

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