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Porte de cuisine jaune " de Félix Ledoux

Publié le par TSF36

On se souvient de la fameuse " Porte de garage rouge basque " de 2002, qui avait fait grand bruit à l’époque dans les cercles artistiques déolois. Avec cette œuvre avant-gardiste, Félix Ledoux, frère du célèbre sans-filiste berrichon Isidore Ledoux, s’imposait déjà comme un des peintres les plus révolutionnaires de son quartier. On sentait déjà la tentation de la monochromie, mais avec toutefois des ruptures de lignes verticales blanches et le choix d’une couleur à connotations régionales un peu exotiques.

Maintenant, il semble que Félix Ledoux ait définitivement franchi une étape irréversible vers la pureté et l’abstraction. Sa dernière œuvre fait en effet appel à une couleur unique : une base acrylique Rubbol BL Satura aspect satiné M5 teintée de F2.35.80 .

Ce choix hardi a été le fruit d’une démarche intellectuelle complexe et de grandes ruminations cérébrales qui ont bien failli déboucher sur le néant et sur l’angoisse de la porte blanche, un syndrome qu’ont éprouvé tous les grands créateurs. Néanmoins, lorsqu’il vit cette couleur sur la palette d’échantillons du marchand de couleurs local, Félix Ledoux eut la révélation que c’était cette couleur et pas une autre qu’il devait employer. Cette intuition soudaine venait de foudroyer toute tentative de rationalisation. Cette porte de cuisine serait l’apothéose de la jaunitude !

Voici donc cette œuvre magistrale qui illustre à la perfection un minimalisme esthétique poussé à son maximum !

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Espèces en voie de disparition ...

Publié le par TSF36

Le lapin doré de Pâques est une espèce particulièrement menacée en ce moment.

Voyez ci dessous comment finissent ces pauvres bêtes. Un spectacle insoutenable.

Ames sensibles, passez votre chemin ...

 

 

Publié dans Zoologie

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Spleen du chineur berrichon (sonnet)

Publié le par TSF36

     Spleen du chineur berrichon (sonnet)
  
 
 
Le Berry, ça n’est pas le Pérou ni la Chine.
On n’est pas des Incas, mais de pauvres péquins
Et pourtant comme ailleurs, le dimanche on y chine.
Pas besoin pour autant d’aller jusqu’à Pékin.
   
 
 
 
Sur les désespérants trottoirs où l’on s’échine,
On croise chaque fois les mêmes vieux requins,
Les mêmes vieux renards à la mine chafouine
Et les mêmes étals de déballeurs mesquins.
  
 
 
Morne horizon sans joie des grands vide-poubelles !
Tristes cochonneries qu’on déverse à la pelle !
Affreux capharnaüms qui donnent le cafard !
  
 
 
A parcourir en vain des hectares de drouille,
On a piteuse mine en le matin blafard,
Pensant au coffre vide et au retour bredouille…
 
 
 
JLF chineur et poète berrichon (1950 - 20??)

Publié dans Poésie

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