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Petite chanson de saison ...

Publié le par TSF36

Maurice Rollinat, poète berrichon, maîtrisait parfaitement le français, et il connaissait aussi la musique, ainsi qu'on peut en juger avec cette émouvante "Chanson d'automne", interprétée dans les années 1930 par Yvonne Darle, une chanteuse qui savait chanter ...

Des qualités rares de nos jours !

Publié dans Poésie, Musique

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Petite chanson de circonstance ...

Publié le par TSF36

                                               Samedi 22 septembre 2018

Pour une fois, le choix était facile à la date susdite !

Mais Brassens, on ne s'en lasse pas ...

Des alexandrins parfaits, des strophes avec des rimes agencées selon un schéma compliqué "aabccb". Et même l'alternance des rimes masculines et féminines est respectée même si personne ne le remarque.

Un texte truffé de références culturelles, de jeux de mots, de traits d'humour. 

Un travail d'écriture d'une grande minutie et d'une grande subtilité et qui pourtant semble couler de source. Brassens avouait qu'il écrivait très rapidement ses chansons mais qu'il passait six mois à les réécrire !

C'est ça le Grand Art ...

 

Un vingt-deux septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

Paroles et Musique: Georges Brassens   1964

Publié dans Poésie, Musique

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Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert

Publié le par TSF36

Saint Guilhem le Désert est un superbe village au nom trompeur car il n’est pas désert du tout. Mieux vaut y venir tôt pour éviter les hordes de touristes qui gâcheraient les photos de ce lieu hautement photogénique. Vers 9 heures du matin, c’est encore relativement désert, mais à midi ça grouille sérieusement dans les petites rues. Normal, on est dans un des plus beaux villages de France.

Le premier accueil sera donc celui d’un l’horodateur dernier cri, qui même le dimanche matin réclame impérieusement son obole. Enfin, puisque c’est pour financer l’entretien du village, on fait une bonne action …

En arrivant sur la place principale, on est frappé (mais sans violence) par le gigantesque platane aux vastes frondaisons qui en ombrage le centre. La première chose à faire, c’est bien entendu de visiter l’abbaye de Gellone sans laquelle le village ne serait pas ce qu’il est. Belle architecture romane et beau cloître avec petit jardin. Dans l'abbaye, il y a un magnifique orgue Cavaillé (le top des synthétiseurs du XVIII è siècle !) qui chante toujours haut et clair, ainsi qu'on peut le constater :

 

                                                   Cliquer ici et oyez !

 

On peut aussi y voir un reliquaire de Saint Guilhem (le fondateur de l’abbaye) et un reliquaire de la Vraie Croix, certifiée authentique, ça va de soi. Mais n’oublions pas que jadis, les reliques, peu importe qu’elles fussent vraies ou fausses, avaient une immense valeur et assuraient la prospérité du lieu où elles étaient.

Le village se résume à une unique rue et quelques ruelles bordées de vieilles maisons fleuries, des lauriers-roses aux senteurs vanillées, avec des recoins secrets, des escaliers tortueux et pas l’ombre de ce qui pourrait rappeler la modernité. De nombreuses portes sont ornées de cardabelles, belle fleur de chardon servant, paraît-il, de baromètre, mais dont le fonctionnement semble peu fiable !

Ce merveilleux village semble être resté hors du temps, pour peu qu’on évite les heures de grande affluence. Il y a bien sûr d’innombrables boutiques plus ou moins authentiques d’artisans, d’artistes et autres créateurs comme on en voit partout dans ce genre d’endroit, mais cela permet au village de vivre du tourisme, une industrie inépuisable et non délocalisable.

Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert
Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert

Il y a aussi un certain nombre de lieux pour se restaurer, dont une crêperie bretonne ! Mais Eugène Lemaigre préfère recommander un petit resto modeste et sympathique, la Table d’Aurore, juste à l’entrée du village, où l’on peut déguster sous les platanes, entre autres, de délicieuses figues rôties accompagnées d’un petit muscat de Lunel.

A défaut de cerise sur le gâteau, ces figues seront le point d’orgue (Cavaillé) de cette escapade dans les pays chauds …

 

Cerise sur le gâteau : Saint Guilhem-le-Désert

Publié dans Pays lointains

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Bref aperçu de Montpellier

Publié le par TSF36

Quand on est ascète, selon Larousse, cela veut dire qu’on s’impose une vie rude et austère.

Quand on est à sept, selon Georges Brassens on est une bande de c..s puisque il dit en substance :

                      Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on

                      Est plus de quatre on est une bande de cons.

 

Par contre quand on est à Sète, on peut facilement aller à Montpellier, la grande ville d’à côté, sise à quelques lieues. Une très grande ville en vérité puisque elle arrive en septième position (juste après Nantes et avant Strasbourg) des villes les plus peuplées de France : 282000 habitants et en forte croissance. A comparer avec la population de Châteauroux : 43000 habitants et en chute libre.

Autant dire que pour un berrichon lambda, s’aventurer dans la jungle urbaine surpeuplée de Montpellier relève un peu de l’inconscience. Fort heureusement, grâce aux miracles de la technologie moderne, il suffit de demander poliment à la dame du GPS de nous conduire vers le parking pas trop loin du centre historique. Parking payant, ça va de soi, car il ne faut même pas rêver de se garer gratuitement dans cette vaste mégapole. Une fois redevenu piéton, on peut alors explorer sereinement cette belle ville où le piéton est roi. Le centre de gravité de la ville est l’immense place de la Comédie avec ses immeubles haussmanniens tous plus somptueux les uns que les autres (et réciproquement). Ya pas à dire, on en prend plein la vue ! C’est nettement plus beau que la place de la République à Châteauroux ! Par contre, à midi, l‘endroit écrasé de soleil devient torride et il vaut mieux se réfugier dans le dédale ombrageux des petites rues piétonnes. Ici, la zone piétonne semble s’étendre à l’infini car on a beau marcher, on trouve toujours de nouvelles rues où on n’est pas encore passé. Il y a de petites rues très étroites pavées de calcaire luisant, avec parfois des escaliers et d’innombrables places et placettes arborées où s’étalent les terrasses des cafés et des restaurants. La place Canourgue, en plein centre, avec ses grands platanes ressemble à une paisible petite place de village.

Il est un autre lieu sublime à Montpellier, le jardin des plantes, un vaste espace vert avec des arbres exotiques où on peut s’abriter des ardeurs du soleil méditerranéen. Juste à côté il y a une belle cathédrale avec un portail bizarre flanqué de boosters permettant d’aller plus vite au ciel.

Il y aussi une belle esplanade avec un aqueduc et même un arc de triomphe. A Montpellier on ne se refuse rien !

Il y a certainement aussi bien d’autres merveilles qui restent à découvrir et qu’on zappe nécessairement en ne passant qu’une petite journée dans cette belle ville. Mais on en garde toutefois le souvenir d’une grande ville … parfaitement vivable. La preuve, c’est qu’il y a des gens qui y vivent et qui sont de plus en plus nombreux !

Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier
Bref aperçu de Montpellier

Publié dans Pays lointains

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