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Eloge de la Rochelle (post scriptum)

Publié le par TSF36

Oups ! j'avais oublié de citer le magnifique Hôtel de Ville, le joyau du patrimoine historique rochelais. Honte à moi !

Re-oups ! j'avais même totalement zappé la visite, me contentant de quelques aperçus de l'extérieur, loin d'imaginer qu'une semaine plus tard il partirait en fumée (du moins partiellement). Quelle tristesse ! Ce superbe monument méritait pourtant de s'y attarder. Maintenant, c'est râpé, il faudra attendre de nombreuses années avant qu'il ne soit réouvert au public.

Si, selon la théorie du Chaos,  le battement d'ailes d'un papillon au Japon peut entraîner un ouragan en Amérique, peut-être la visite d'un touriste berrichon à l'Hôtel de Ville de la Rochelle eût-elle suffi à éviter ce terrible incendie ? 

Je ne puis m'empêcher de me sentir responsable ...

Quelques images d'avant le désastre :

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Et le reportage sur la TV locale de Charente Maritime :

 

                               Pas de victimes, heureusement, mais quel gâchis ...

 

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Eloge de La Rochelle

Publié le par TSF36

Quitter une ville moche et moribonde pour se retrouver quelques heures plus tard dans une ville magnifique et pleine de vie, ça fait un choc !


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Mais, aussi curieux que cela puisse paraître, ma première impression de La Rochelle fut d’abord olfactive sur la promenade qui longe le bord de mer : à droite les effluves marins aux puissants aromes d’algues, d’iode et de sel, alors qu’à gauche une haie fleurie d'orangers du Mexique (Choisya ternata) répandait ses fragrances exotiques. Une étonnante stéréophonie olfactive …


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La ville est très belle avec ses trois tours gardant l’entrée du vieux port, même si on l’a vue cent fois en carte postale. Les automobiles ont été bannies du centre, secteur préservé où le piéton est roi et la petite reine … est reine. D’ailleurs La Rochelle a été une des premières villes à développer un service de vélos en libre service, des vélos jaunes en l’occurrence.


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Il y a aussi la superbe porte de la Grande Horloge donnant accès aux rues commerçantes, lesquelles sont pourvues d’arcades sous lesquelles il y a de très nombreux commerces qui semblent florissants. Pas un seul n’est à vendre ni à louer !


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Il y a aussi le vieux marché, très animé 7 jours sur 7 où l’on trouve de merveilleux étals de produits de la mer et de la terre.


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Il y a aussi des espaces verts à profusion, une petite plage, un casino, la longue promenade du bord de mer et l’animation incessante des bateaux dans le port.


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Il y a aussi des marchands de glace proposant une centaine de parfums différents et inattendus.


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La Rochelle est une ville au charme fou, où il fait bon flâner, le nez en l’air, sans but précis, au hasard des sensations nouvelles.

Le quartier du vieux port est certes le plus fréquenté par les touristes et c’est là donc que fleurissent les attrape-touristes. La longue enfilade des malboufferies située sur le Cours des Dames (ci-dessous) est à éviter à tout prix.


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Je ne citerai pas ce restaurant, pourtant très connu, où on vous sert une mouclade minuscule et où l’accompagnement optionnel (minuscule portion pommes de terres) est facturé 4 € en plus, et où on a le choix entre un verre de blanc de 12 cl ou un verre de 18 cl au prix exorbitant !

Fort heureusement, Eugène Lemaigre, qui a le nez fin, a encore réussi à dénicher une bonne adresse dans une petite rue piétonne à l’écart du vieux port : l’Amaranthe, 14 rue Bletterie. La carte, très réduite, avec un choix minimaliste est un signe qui ne trompe pas : ici pas de congelé micro-ondé, mais rien que des produits frais et du fait maison. Idéal pour conclure la visite de cette merveilleuse ville du bout du monde et cependant si proche ...


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                                                 pauvres bêtes ...

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Eloge de l'Ile de Ré (4) Le phare des Baleines

Publié le par TSF36

Et nous voici enfin à l’extrémité ouest de l’ile, c’est à dire au bout du monde. Certes, de l’autre côté de la mer, il y a l’Amérique mais, même par temps clair, on ne la voit pas.

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Le phare des Baleines, mis en service en 1854, avec une portée de 50 kilomètres, est donc non seulement le lieu le plus occidental de l’ile, mais aussi le plus élevé, culminant à 57 mètres. La visite du phare est vivement conseillée à tous (sauf aux culs-de-jatte, ça va de soi) car après avoir gravi les 257 marches du superbe escalier hélicoïdal très photogénique ...

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... on bénéficie d’une vue panoramique sur l’ile et sur la mer qu’on voit danser le long des golfes clairs et qui a des reflets d’argent, des reflets changeants. Eh oui, la mer, ça m'inspire beaucoup !

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On ne voit hélas pas passer la moindre baleine, mais il paraît que jadis on en voyait, d’où le nom du phare qui n'est pas usurpé.

Le musée du phare, situé sous la tour du premier phare des Baleines, construit en 1682 par ordre de Colbert  et maintenant désaffecté, est très intéressant à visiter, même si la plupart des touristes se contentent de monter au phare, de prendre quelques photos et de redescendre en courant (ou presque).

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Ce musée a été conçu avec le concours du célèbre Jamy, l’animateur des émissions « C’est pas sorcier » et présente sous une forme ludique de nombreuses informations sur les phares, les balises et la navigation maritime. On y apprend comment on est passé des phares faiblards alimentés à l’huile de poisson à des systèmes beaucoup plus performants grâce aux lentilles de Fresnel. On y apprend comment fonctionnent les radiophares et les GPS. On y apprend aussi à reconnaître les balises latérales (rouge pour bâbord, vert pour tribord) et les balises cardinales munies de petits triangles, losanges ou papillons afin de préciser la position du danger sur la boussole. Bref, des connaissances qui peuvent être fort utiles au berrichon moyen.

Au pied du phare, il y a une concentration impressionnante de boutiques à touristes où l’on peut acheter, outre des ânes en peluche et autres kitscheries, du savon au lait d’anesse, du pinot de l’ile de Ré, des salicornes en conserve, et du sel des marais salants locaux : c’est un souvenir original et ça peut toujours servir ! 

Une dernière étape pour le petit bois de Trousse Chemise, immortalisé par Aznavour.

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Un petit bois qui a bien souffert de la tempête Xynthia mais qui s’en remettra dans quelques années. La route s’arrête ici et, pour regagner le continent, il n’y a pas d’autre solution que de faire le trajet inverse, mais sans se presser car les jours de juin sont longs et, avec un peu de chance, on pourra peut-être bénéficier d’un beau coucher de soleil.

Et même, avec une chance inouïe, voir le fameux "rayon vert". On peut rêver ...

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Et même si ce n'est pas le cas, Ré ne se quitte qu’à regret.

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Eloge de l'Ile de Ré (3) Ars-en-Ré

Publié le par TSF36

Toujours plus à l’Ouest ! Ars-en-Ré se trouve sur une presqu’ile juste reliée à l’ile principale par une étroite bande de terre de quelques dizaines de mètres (l’isthme de Martray). C’est la principale agglomération de ce presqu'ilot constitué à moitié de marais salants. On ne sait plus où finit la mer et où commence la terre, tant les éléments sont imbriquée dans une étrange mosaïque, ainsi qu’on peut le voir sur la vue satellite de Google Earth :

Agrandir le plan

 

Le village en lui-même est assez conforme à ce qu’on a déjà vu à La Flotte et à Saint Martin : maisons basses aux façades blanches, volets verts et roses trémières dans les venelles.

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Il y a même la Venelle du Paradis !

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Mais ce qui fait la singularité d’Ars, c’est son curieux clocher noir et blanc, apparemment incongru,  qui se voit à des kilomètres à la ronde.

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On apprend alors que c’est un « amer ». Ce terme, peu utilisé en Bas-Berry, désigne un "point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime".

A quelques encablures de là, il y a le village de Loix et son « écomusée du marais salant » dont la visite est fort intéressante grâce aux explications lumineuses du saunier de service. Si vous croyez que la récolte du sel consiste simplement à attendre que l’eau s’évapore dans des bassins pour récupérer le sel, vous verrez que ce n’est pas si simple. Ces techniques ancestrales sont même très complexes et demandent beaucoup de travail de la part de la centaine d’exploitants qui perpétuent encore cette activité. Ci-dessous une belle maquette représentant les marais salants avec, dans le fond … Le clocher d’Ars-en-Ré (au cas où vous ne l'auriez pas reconnu)

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Il y a un mignon petit port de plaisance à Ars, avec des jolis bateaux blancs et des terrasses de restaurant avec vue sur le port et les bateaux blancs, mais maintenant on commence à connaître la musique et on ne tombe pas dans les pièges à touristes. Eugène Lemaigre a encore déniché une bonne adresse : « Le Grenier à Sel » dans une petite rue discrète, avec une agréable terrasse dans un jardin à l’ombre des oliviers et des lauriers roses. Une adresse assez atypique. Certes les produits de la mer sont bien présents mais les influences orientales sont très affirmées. Une heureuse rencontre (réussie) de la gastronomie française traditionnelle et des saveurs lointaines. 

Encore quelques images d'Ars-en-Ré avant de poursuivre la route toujours plus loin vers l'ouest, vers de nouvelles aventures toujours plus palpitantes...

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                                   Pas mécontent de celle-là !

Publié dans Pays lointains

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