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Une Pléiade de stars ...

Publié le par TSF36


Longtemps je me suis couché de bonne heure ... mais le dimanche je me lève tôt.
L'avantage de se lever tôt, c'est qu'à l'heure où on quitte les bras de Morphée, il fait encore nuit noire et qu'on peut jouir du spectacle toujours renouvelé du ciel nocturne.

En cette saison automnale, à l'heure où la lune a fort opportunément disparu à l'occident et où la radieuse Vénus se lève à l'orient, il suffit de regarder vers le sud. C'est là que resplendit la majestueuse constellation d'Orion, avec la rouge Bételgeuse en haut à gauche et Rigel la bleue en bas à droite, avec ses trois "rois mages" parfaitement alignés représentant la ceinture du chasseur mythologique, avec l'épée d'Orion dans laquelle on peut voir la grande Nébuleuse M42, un immense nuage de gaz luminescent visible à l'œil nu comme une tache floue. Si on prolonge la ligne imaginaire passant par la ceinture d'Orion, on aboutit en bas à gauche à Sirius, l'étoile la plus brillante du Ciel et en haut à droite à Aldébaran, une belle étoile rouge. Et en prolongeant cette ligne virtuelle , on tombe sur l'amas ouvert des Pleiades, un groupe de superbes étoiles bleues ressemblant un peu à une Grande Ourse en miniature qu'on verra encore mieux avec une paire de jumelles.

On se demande vraiment pourquoi un si beau spectacle n'est pas programmé en prime time ...
Peut-être l'Univers ne cherche-t-il  pas à faire de l'audimat ?


Aspect du ciel nocturne le 27 septembre à 5 h temps universel, d'après la carte céleste tournante (en carton)   dite "miniciel".
Un joli ciel sans logiciel !


L'amas ouvert des Pléiades (source : guide touristique du Ciel - Philippe Henarejos)

Publié dans Astronomie

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Les Beatles retrouvés ...

Publié le par TSF36

Longtemps je me suis couché de bonne heure ; je sais, il n'y a pas là de quoi en faire un roman.
En tout cas, la version remasterisée de l'oeuvre intégrale des Beatles se vend comme des petits pains. Et c'est tant mieux, bien que certains esprits chagrins dénoncent l'aspect commercial de l'opération.
Et alors ? Si pour une fois le marketing est au service d'un chef d'oeuvre de la musique, je dis : vive le marketing !
Cela permet en effet de redécouvrir des monuments musicaux qui font tellement partie de notre inconscient collectif qu'on n'y prête pas plus attention qu'à l'abbaye de Déols qu'on voit chaque jour sans la regarder. Il suffit  pourtant d'un éclairage nouveau pour redécouvrir ce qu'on croyait connaître. Il suffit d'une petite galette en plastique, telle un muffin anglais trempé dans une tasse de thé anglais, pour se retrouver projeté  42 ans en arrière au moment précis où on a pour la première fois entendu de ses oreilles ébahies sur les grandes ondes d'Europe 1 l'album Sgt. Pepper ...
Mais à quoi bon se décarcasser à retrouver le temps perdu , quand on ne s'appelle pas Marcel, puisqu'il suffit de copier/coller l'excellent article qu'un blogueur berrichon avait naguère consacré à cet album sublime. Je sais, c'est pas bien de copier, mais je pense que le susdit blogueur me pardonnera volontiers, puisque c'est pour la bonne cause :


"C’était il y a quarante ans. En ce temps là, me direz-vous, on était plus jeunes que maintenant. Et on découvrait, émerveillés, à la radio le dernier album des Beatles " Sgt. Pepper’s lonely hearts club band " Même avec la médiocre qualité d’écoute d’Europe N°1 en grandes ondes, c’était un sacré choc musical. Jamais on n’avait entendu ça. Pensez donc : Un album avec des chansons enchaînées, dont certaines dépassaient allègrement les 2 minutes trente réglementaires … A l’époque les 33 tours étaient chers, et acheter un album était une affaire importante qui ne se décidait pas sans réflexion. Mais là dans ce cas, l’investissement était amplement justifié. Ca commençait par un brouhaha de foule et d’instruments qu’on accorde puis George attaquait l’irrésistible chanson éponyme. Ensuite, on entrait dans le vif du sujet avec " With a little help from my friends " suivi de Lucy in the sky with diamonds, dont le texte surréaliste passait à l’époque pour être le summum du psychédélisme. On chuchotait d’ailleurs que les initiales du titre formaient les lettres LSD. On a appris ensuite, de l’aveu même de l’auteur, que c’était purement fortuit. On a également appris plus tard que Lucy était une petite créature anthropoïde qui grimpait aux arbres et dont Yves Coppens découvrit les restes en Afrique ! Mais ceci est une autre histoire ... Il y avait aussi " She’s leaving home ", un texte un peu larmoyant sur le conflit des générations, mais avec un accompagnement de harpe et de quatuor à cordes, avec des harmonies vocales somptueuses. C’était beau comme du Mozart . Puis c’était l’ ambiance de fête foraine si bien rendue de " Mr Kite " dont le rythme binaire s’interrompait pour faire place à des tourbillons de valse aux sonorités d’orgue de barbarie imaginaire. Puis passage à des choses plus spirituelles avec " Within you, without you " de George Harrison. Une musique inouïe de sitar et de tablas qui, bien qu’elle ne fût pas authentiquement indienne, me semblait à l’époque l’essence même de l’Inde mystérieuse ! Et un texte de la plus pure philosophie indienne : " Et le moment viendra où tu verras que nous sommes tous un Et que la vie coule en toi et en dehors de toi " Ensuite, il y avait " When I’m 64 " la chanson que j’aimais le moins, car il était évident que les Beatles n’auraient jamais 64 ans, et moi non plus a fortiori . Puis il y avait Rita, la charmante contractuelle, souvenir d’une époque bénie où on pouvait encore échapper aux contraventions. Je zappais ensuite " Good morning " une chanson fort oubliable s’achevant sur une cacophonie de cris d’animaux de basse-cour. Heureusement, après ce court épisode animalier on retrouvait la reprise de " Sgt. Pepper’s " s’enchaînant sur LE chef d’œuvre ultime " A day in the life " Sur une rythmique lente et inexorable de guitare, de basse et de piano, Lennon attaquait d’une voix sépulcrale et glaçante : I read the news today oh boy … Un texte étrange qu’à l époque j’essayais, en vain, de traduire… " Now they know how many holes it takes to fill the Albert Hall " … " Maintenant ils savent combien de trous il faut pour remplir l’Albert Hall ". Pas plus clair en français ! Puis c’était un tourbillon d’orchestre symphonique qui grossissait, qui s’amplifiait jusqu’à un paroxysme interrompu brusquement par la sonnerie du réveil. Ah ! cette sonnerie, indispensable à la compréhension de l’oeuvre ! On l’entendait bien sur le disque, mais pas sur les grandes ondes de la radio. Rien que pour ça, il fallait posséder le disque ! Puis Paul apparaissait avec sa partie sur un rythme plus rapide terminée par de superbes harmonies vocales. Enfin, retour de Lennon reprenant le thème initial et de nouveau ce maelström d’orchestre allant crescendo et soudain interrompu par ce fameux accord de piano à la résonance interminable qui avait, à l'époque, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Jamais un album ne s’était achevé de telle façon. C’était il y a quarante ans. Comme le temps passe ? Non, c’est nous qui passons ! Mais les flacons du Sergent Poivre sont toujours là, bien rangés, sur l'étagère à épices de ma mémoire."

Publié dans Musique

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Un peu de Zénitude ...

Publié le par TSF36

Contrairement aux dieux que l'on prie et qui jamais ne nous parlent, la Nature nous parle sans même qu'on l'en prie.
Il suffit d'écouter son silence bruissant de mille bruits.
Chants d'oiseaux, frissons de feuilles.
Le clapotis des vaguelettes se brisant sur la digue.
Un bourdonnement d'insecte dans la bruyère là-bas sur le talus mauve.
Un gland qui est tombé dans l'eau émettant des ondes concentriques à la surface de l'étang.
Presque rien.
Presque tout pour qui sait entendre.

Elle nous dit que nous faisons partie d'elle, comme elle fait partie de nous.
Elle nous dit que l'ici fait partie de l'infini et que le maintenant appartient à l' éternité.
C'est l'infini dans un étang,
L'éternité dans un instant ...


Etang des Vignaux (Brenne)



Détail - éphémère - de l'étang des Vignaux.
Ce centième de seconde volé à l'éternité ne ressemblera à aucun autre centième de seconde. C'est une oeuvre d'art unique de Mère Nature, aussi experte dans l'abstraction que dans le figuratif ...

Publié dans Poésie

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Chanson d'automne de Maurice Rollinat

Publié le par TSF36

Maurice Rollinat était un poète berrichon qui maîtrisait néanmoins assez bien la langue française. Mieux en tout cas que certains slammeurs, chouchous des media, qu'il est de bon ton d'encenser au nom du politiquement correct et dont je ne citerai pas les noms !

Bref, voici donc deux versions de la Chanson d'automne de Maurice Rollinat, enregistrées dans les années 1930 sur disques 78 tours et remastérisées par votre très humble et dévoué serviteur.
Il ne sera pas nécessaire de remonter la manivelle du phonographe et de mettre une aiguille neuve. Il suffira de cliquer sur les étiquettes ci-dessous pour ouïr ces deux merveilles miraculeusement sauvées de l'oubli , "en dépit du temps qui nous brise" ....
Deux versions très différentes, deux sensibilités différentes, deux éclairages différents qu'il est intéressant de comparer.
J'avoue toutefois avoir ma préférence ...
 
Les nuages sont revenus
Et la treille qu'on a saignée
Tord ses longs bras maigres et nus
Sur la muraille renfrognée,
La brume a terni les blancheurs
Et cassé les fils de la Vierge
Et le vol des martins-pêcheurs
Ne frissonne plus sur la berge

{Refrain:}
Viens cueillir encore un beau jour
En dépit du temps qui nous brise
Et mêlons nos adieux d'amour
Aux derniers parfums de la brise

Les arbres se sont rabougris,
La chaumière ferme sa porte
Et le petit papillon gris
A fait place à la feuille morte,
Plus de nénuphars sur l'étang,
L'herbe languit, l'insecte râle
Et l'hirondelle en sanglotant
Disparaît à l'horizon pâle

{au Refrain}

Publié dans Poésie

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