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poesie

Ah! qu'il est beau le Ginkgo !

Publié le par TSF36

Dans la belle ville de Châteauroux, il y a un beau jardin public.

Dans le beau jardin public de Châteauroux , il y a un beau ginkgo biloba.

Sous le beau ginkgo biloba du beau jardin public de la belle ville de Châteauroux, il y a un banc public qui n'est pas laid.

Tous les ans à cette époque, le susnommé ginkgo (qu'on appelle aussi l'arbre aux mille écus) laisse choir ses feuilles d'or sur le banc public du jardin public et sur le sol du jardin public.

Et tous les ans, à l'époque susdite, il y a quelques naïfs pour s'en émerveiller ...

Ah! qu'il est beau le Ginkgo !
Ah! qu'il est beau le Ginkgo !
Ah! qu'il est beau le Ginkgo !

Publié dans Botanique, Poésie

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Petite chanson de saison ...

Publié le par TSF36

Maurice Rollinat, poète berrichon, maîtrisait parfaitement le français, et il connaissait aussi la musique, ainsi qu'on peut en juger avec cette émouvante "Chanson d'automne", interprétée dans les années 1930 par Yvonne Darle, une chanteuse qui savait chanter ...

Des qualités rares de nos jours !

Publié dans Poésie, Musique

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Petite chanson de circonstance ...

Publié le par TSF36

                                               Samedi 22 septembre 2018

Pour une fois, le choix était facile à la date susdite !

Mais Brassens, on ne s'en lasse pas ...

Des alexandrins parfaits, des strophes avec des rimes agencées selon un schéma compliqué "aabccb". Et même l'alternance des rimes masculines et féminines est respectée même si personne ne le remarque.

Un texte truffé de références culturelles, de jeux de mots, de traits d'humour. 

Un travail d'écriture d'une grande minutie et d'une grande subtilité et qui pourtant semble couler de source. Brassens avouait qu'il écrivait très rapidement ses chansons mais qu'il passait six mois à les réécrire !

C'est ça le Grand Art ...

 

Un vingt-deux septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes:
Le vingt-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous

Paroles et Musique: Georges Brassens   1964

Publié dans Poésie, Musique

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Impressions de Sète : Grands hommes

Publié le par TSF36

Les deux personnages incontournables de Sète sont Paul Valéry et Georges Brassens.

 

Le premier, grand écrivain, poète et intellectuel du début du XX è siècle, académicien et littérateur officiel de la IIIè République, a son musée, nommé Musée Paul Valéry, dans un superbe cadre de verdure avec vue sur la Grande Bleue, où l’on peut voir de nombreux documents qui intéresseront les spécialistes.

Impressions de Sète : Grands hommes

On peut aussi y voir une intéressante collection de peintures du XIX è et du XX è siècles, dont de superbes tableaux représentant la ville de Sète. Jouxtant le musée, il faut voir absolument le célèbre Cimetière Marin, un merveilleux cimetière où, face à la mer toujours recommencée, parmi les pins, les cyprès et les lauriers roses aux effluves vanillés se blottissent à flanc de colline, les tombeaux. C’est dans l’un d’eux que repose Paul Valéry sous une simple dalle blanche et nue ne portant rien d’autre que son nom et quelques vers de son poème « Le Cimetière marin ».

Impressions de Sète : Grands hommes
Impressions de Sète : Grands hommes

Ce long poème, un des plus beaux de la poésie française est certes difficile à comprendre. Mais on peut l’écouter comme une musique, avec son rythme de décasyllabes (4-6 ou 6-4) avec la mélodie des mots et le retour des rimes,  sans tout comprendre, mais y percevoir par moments des images d’une beauté fulgurante.

En voici une émouvante lecture par Jean Vilar, grand homme de théâtre (qui repose aussi au cimetière marin) :

L’autre sétois, c’est Georges Brassens, modeste auteur et interprète de chansons. Il n’a pas de musée mais un « espace » nommé Espace Georges Brassens entièrement consacré à sa vie et à son œuvre. C’est d’ailleurs la voix de Georges qui vous accompagne durant toute la visite, par le miracle d’un petit baladeur muni d’écouteurs qu’on vous confie à l’entrée. La scénographie est tout à fait remarquable et la visite est un grand moment d’émotion. Afin de rester dans le registre émotionnel, il faut traverser la rue et se rendre au cimetière Le Py (le cimetière des pauvres) où se trouve la tombe de Georges Brassens. Eh oui, ce n’est pas sur la Plage de Sète qu’il repose, mais dans  une tombe très modeste mais … fleurie.

Impressions de Sète : Grands hommes
Impressions de Sète : Grands hommes

Georges Brassens, humble troubadour semble donc être plus aimé que Paul Valéry, grand homme de lettres et grand intellectuel. Mais il faut dire que ces deux là ne jouaient pas vraiment dans le même registre. Valéry, homme de grand esprit, Brassens homme au grand cœur.

Ecoutons l'un de ses grands chefs d’œuvre, la Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, qui n’est pas un testament triste mais une déclaration d’amour (et d’humour) à sa ville natale :

Publié dans Pays lointains, Poésie

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