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Solution de l'énigme d'hier ...

Publié le par TSF36

Personne ne s'en était aperçu !

Mais le but réel de l'exercice de style était, en fait, de bannir tous les adjectifs (qualificatifs). Dure contrainte, car en temps normal j'ai une fâcheuse tendance à en abuser, ce qu'on m'a souvent reproché.

Prochains exercices de style prévus : un texte (cohérent) sans verbes et un texte sans noms communs ... pour les prochaines pannes d'inspiration !

A noter que Georges Perec (1936-1982), dans "La disparition" a réussi à écrire un roman dans lequel ne figure pas une seule fois la lettre E. Peut-on imaginer contrainte plus contraignante ? Mais, il faut dire qu'il était très fort, Perec !

 

Publié dans Littérature

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Exercice de style (pour les nuls)

Publié le par TSF36

Il est des jours comme aujourd’hui où l’inspiration se fait la malle. Et pourtant Dieu sait que le clavier vous démange. Mais la blancheur de l’écran semble vous dire que tout ce qu’on pourrait écrire a déjà été écrit, que cela ne peut intéresser personne. Finalement, comme le dit l’Ecclésiaste " tout n’est que vanité ".

On a beau se creuser le ciboulot pour trouver l’idée de départ qui déclenchera le processus d’écriture, on se cogne à la vacuité et à la blancheur de la page qu’agrémente seulement le gris des menus et des ascenseurs.

Mallarmé a bien décrit ce syndrome de l’écrivain en panne d’inspiration, bien que dans son cas, cela s’appliquât plutôt au papier qu’à une fenêtre Word ! Mais j’aime à imaginer que s’il avait vécu aujourd’hui, il eût indéniablement apprécié les commodités du traitement de texte qui, s’il ne peut aucunement remplacer l’inspiration, peut en revanche grandement faciliter le travail de l’écrivain.

Alors, pour ne pas perdre la main, on écrit pour dire aux lecteurs qu’on n’a rien a écrire et que s’ils ont suivi jusque là, eh bien ils ont perdu leur temps (bien que c’eût été pire s’ils étaient restés devant TF 1) On écrit pour le plaisir d’aligner des mots, de bricoler des phrases, de placer des figures de style, un zeste d’humour, pour étaler son brouillon de culture, bref parce que le propre du scribouillard est de scribouiller.

Ou alors on pousse la futilité jusqu’à s’imposer une contrainte d’écriture, comme c’est le cas ici …

Chacun aura, en l’occurrence, facilement repéré la nature d’icelle. Une contrainte pour les nuls, afin de commencer en douceur...

Quoi ? Vous n'avez pas trouvé ?

Comme le chantait naguère Raymond Devos, "Se coucher tard ... nuit !"

Je vous en souhaite donc une de qualité ...

Publié dans Littérature

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Les jardins du Héron Gourmand

Publié le par TSF36

Après les merveilleux jardins du Château de Bouges, il semblait difficile d'aller plus loin dans l'émerveillement ...

Et pourtant, par cette belle journée d'Août, je dus me rendre à l'évidence. Le Bas-Berry n'avait pas fini de m'émerveiller.

Le hasard, qui comme chacun sait, est le meilleur des guides, m'avait donc conduit, moi et mon fidèle destrier rouge de marque Specialized, modèle Crossroads, vers l'étang de la Gabrière, un des hauts lieux du mystérieux pays des Mille Etangs (ainsi nommé parce qu'on en compte 2500). Ainsi donc, passablement fourbu et le postérieur meurtri par le passage sur les chemins sommairement empierrés, je me réjouissais de retrouver enfin la route goudronnée et de faire une halte restauratrice au Héron Gourmand que des amis m'avaient chaudement recommandé. Hélas, mille fois hélas ! Pan sur le bec ! Ledit établissement était fermé. On devait être déjà hors-saison, me suis-je dit, mélancolique, tandis que je parcourais d'un oeil morose la carte des spécialités délicieuses qui me passaient sous le bec .

Heureusement, je pus admirer les somptueux jardins de cet établissement, une harmonieuse composition de nains de jardin, de statues antiques et en toc, avec une pièce d'eau agrémentée de grenouilles et de canards en plastoc, avec une vieille charrue bien repeinte en noir, un héron plus vrai que nature  bien entendu, un superbe moulin à vent miniature et une station météo complète indiquant avec une précision absolue le temps qu'il faisait ce jour là.

Vraiment, me suis-je dit, un restaurateur qui fait preuve d'un goût aussi raffiné dans la création de jardins ne peut pas être un mauvais cuisinier. Il est des signes qui ne trompent pas ! Et je me promis de revenir une autre fois, quand l'établissement serait tout vert (ou tout bleu) pour en juger sur pièce.

Je me contentai donc du sandwich triangulaire que j'avais pris la sage précaution d"emporter dans ma besace, assis sur un banc en ciment,  en contemplant sur l'étang de la Gabière vaste comme la mer,  les cygnes qui, eux, ne trompent jamais...

 

 

 

 

 

I am a poor lonesome heron, and far away from home ...

Publié dans Berrichonnitude

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Le tourisme sans les inconvénients du tourisme

Publié le par TSF36

Quand on pense qu'il y a des touristes qui font des milliers (ou des centaines) de kilomètres pour venir admirer les joyaux du Bas Berry et que certains berrichons n'y avaient jamais mis les pieds jusqu'à ce jour ! Honte à ces autochtones qui mériteraient d'être privés de fromage de chieuve pendant 6 mois pour avoir ignoré aussi longtemps leur patrimoine culturel !

C'est ainsi que par cette belle après-midi d'un été finissant (ou commençant tardivement, pour être exact) je me rendis en ces lieux sublimes qu'à ma grande honte je n'avais jamais visités sous prétexte que l'entrée était payante... Eh oui, le berrichon, c'est ignorant, mais en plus c'est radin !

Mais, une fois entré dans ces lieux,  je dus reconnaître que ça méritait amplement le déplacement de quelques kilomètres et les quelques roupies de droit d'entrée. La réputation du site n'était pas surfaite, loin de là. Un véritable enchantement pour les yeux et pour l'appareil photo. Il n'y avait pas la foule, dieu merci, mais ce n'était pas désert non plus. Quelques touristes prenaient des photos désolantes de banalité. Ils eussent mieux fait d'acheter les cartes postales en vente à la boutique ... 

Par esprit de contradiction, je pris donc des photos réjouissantes d'originalité. En voici quelques unes. Un beau tuyau, une belle pompe, un beau tableau électrique, une belle loupiote, un beau motif en fer forgé, un beau robinet en or ... rien que du beau !

 

 

 

 

Voilà qui devrait vous convaincre de visiter ce magnifique endroit situé dans la champagne berrichonne.

Mais si vous préférez des photos désolantes de banalité, cliquez sur l'album photos intitulé "Château de Bouges" dans la colonne de droite !

 

Publié dans Berrichonnitude

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