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Gravure ancienne à identifier

Publié le par TSF36

J'ai toujours vu cette gravure bizarre dans la maison.

Bizarre, parce que la scène est bizarrement cadrée, comme si la partie droite avait été coupée volontairement ou accidentellement. Aucune signature n'est d'ailleurs visible.

La scène se passe dans un village rural enneigé, au tout début des années 1900. On y voit un attroupement de villageois, armés de fusils et de fourches, interloqués par ce qu'ils voient, avec en tête Monsieur le Maire ceint de son écharpe tricolore et, en première ligne, le garde champêtre qui s'avance, sabre au clair, vers ce qui semble inspirer à la population un grand étonnement mêlé de terreur.

Quelle est donc la créature monstrueuse vers laquelle convergent tous les regards ? Il y a en fait deux monstres : un véhicule automobile dont on ne voit qu'une infime partie mais qui est vraisemblablement une De Dion Bouton Type J de 1902. L'autre monstre, vêtu d'un vaste manteau de fourrure, coiffé d'un étrange bonnet et affublé de grosses lunettes, apparemment indifférent à la foule qui l'observe, n'est autre que le conducteur de l'automobile, occupé à réparer sa roue arrière avec une rustine.

L'intention du dessinateur est claire : montrer avec humour le décalage entre la France rurale et la modernité technologique de l'époque.

Mais pourquoi ne pas avoir montré le véhicule en entier ? Le mystère demeure ...

Gravure non identifiée années 1900

Gravure non identifiée années 1900

La De Dion Bouton type J 1902 (source Google)

La De Dion Bouton type J 1902 (source Google)

Post Scriptum : Ce grand mystère qui me hantait depuis toujours s'est finalement éclairci peu après avoir posté cet article. En effet, grâce à Pinterest (site génial)  et au miracle de la reconnaissance d'images, j'ai été aiguillé immédiatement vers une image identique, la même scène, mais utilisée sur une affichette publicitaire tourangelle, signée Eugène Ogé et portant le titre "La chasse à l'ours".

Ce titre justifie en effet que les villageois se soient lourdement armés pour exterminer l'automobiliste vêtu d'une peau d'ours ou autre animal ! 

Et cela confirme que ma gravure n'a pas été coupée accidentellement sur la droite. C'était l'intention du dessinateur de laisser seulement deviner le véhicule afin d'accentuer la présence de l'automobiliste.

Voici l'affichette en question, a priori la seule occurence sur le web (avec la mienne) de cette oeuvre picturale qui doit être finalement assez rare.

Chasse à l'ours (source Pinterest)

Chasse à l'ours (source Pinterest)

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Eloge d'une chanteuse de Jazz

Publié le par TSF36

Les artistes ne meurent pas vraiment. Je parlerai donc d'elle au présent. J'avoue que j'aime bien France Gall. D'ailleurs tout le monde l'aime bien.

Mais voici, dans son vaste répertoire quelques chansons que j'aime par dessus tout, ces quelques pépites de Jazz en pleine vague yéyé.

Quel dommage qu'elle n'ait pas continué dans cette voie où elle excellait. Un sens du rythme et de l'improvisation vocale malgré son jeune âge. Et cette petite voix acidulée, délicieuse comme une sucette à l'anis.

A déguster avec gourmandise ...

Jazz à gogo (1964)

Le coeur qui jazze (1965)

Pense à moi (1963)

Publié dans Musique

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Prédictions pour 2018 à l'intention des chineurs

Publié le par TSF36

Ras le bol des voeux de nouvel an, des voeux creux, des voeux pieux, des lieux communs éculés, des platitudes rabâchées chaque année ad nauseam !

Par contre, ce qui suit est du solide, du concret, du certain, du vérifiable, de l'irréfutable, du garanti sur facture. D'ailleurs les prédictions d'Isidore Ledoux, dont la rigueur et le sérieux ne sont plus à démontrer, ne se sont-elles pas toujours vérifiées par le passé ?

 

 

 

En ce jour la Muse m’habite.

C’est pourquoi je veux vite, vite,

Puisque la précédente est cuite,

Passer promptement à la suite.

Salut donc, deux mille dix-huit !

 

Nul doute qu’en l’année susdite,

Quand l’hiver aura pris la fuite,

Il y aura des marguerites

Des pinsons et des troglodytes

Et des ruisseaux peuplés de truites.

 

C’est au printemps qu’on ressuscite

Quand les brocantes nous invitent

A fouiller dans l’hétéroclite,

Dans les pots, les vieilles marmites,

Dans le bizarre à la limite.

 

Vieux chineurs ou bien néophytes,

Oyez ma prophétie gratuite,

Car c’est gravé dans le granit :

Cette année deux mille dix-huit

Ne sera pas piquée des mites !

 

Isidore Ledoux, poète berrichon

 

Jasmin d'hiver ... on va vers les beaux jours !

Jasmin d'hiver ... on va vers les beaux jours !

Publié dans Poésie, Chine

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