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LE PLUS BEAU NOEL D'ISIDORE LEDOUX

Publié le par TSF36

Parmi les obscurs artisans de la radio, le nom d'Isidore Ledoux, né en 1950 à Vic sur Ringoire dans le Bas-Berry semble avoir été bien injustement oublié des historiens de la radio. Pourtant sa contribution a été déterminante dans le développement et les applications de cette technique révolutionnaire.
C'est pourquoi il m'a semblé urgent de lui rendre enfin justice en évoquant ci-dessous dans quelles circonstances il a fait les découvertes fondamentales sans lesquelles la radio ne serait pas ce qu'elle est actuellement et sans lesquelles le Bas-Berry serait encore ignoré du reste du monde.

Comme il est très inconfortable de lire un texte assez long sur un écran, cliquez ci-dessous pour télécharger ce conte de Noël dans une version paginée, illustrée et ... imprimable !


http://perso.wanadoo.fr/jlf/le_plus_beau_noel.doc

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Joyeux Noël à tous les enfants et aux grands qui ont conservé leur âme d'enfant !

Publié dans Littérature

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Vive le Japon français !

Publié le par TSF36

Longtemps, j’ai hésité avant de franchir le seuil d’un restaurant japonais. Il faut dire qu’à la fin du XX ème siècle, on en trouvait seulement à Paris. Il n’en existait presque aucun dans la France profonde, car ce n’était pas encore dans l’air du temps. Un jour, cependant, lors d’une de mes rares escapades parisiennes, je pris mon inconscience à deux mains et je franchis la porte d’un de ces restaurants qui commençaient à proliférer dans le quartier latin. Le décor était sobre à l’extrême : tables carrées en bois brut sans style particulier, chaises du même métal, quelques treillages de bois peint en noir pour seule décoration murale. Le menu, bien qu’il était écrit en caractères latins, m’était alors aussi incompréhensible que s’il eût été écrit en idéogrammes japonais. Je pris donc le menu conseillé, dont le tarif était en adéquation avec mes maigres finances, en me disant qu’on verrait bien…

Il y eut donc, pour commencer, un bol de soupe, dans lequel surnageaient quelques tranches de champignons et des feuilles de poireau taillées en losange. Dans le fond, on trouvait quelques petits cubes de tofu, cette pâte de soja dont la caractéristique est, outre l’absence de goût, la consistance molle et ferme à la fois. Ce n’était pas mauvais. Ensuite, il y avait une salade de chou blanc émincé avec une tranche de concombre et une tranche de tomate. Pas mauvais non plus.

Ensuite, ce furent les sushi, minuscules boulettes de riz surmontées d’une minuscule tranchette de saumon cru, servis dans une curieuse assiette carrée aux bords relevés, qu’on doit tremper dans une sauce au soja mêlée de wasabi, ce condiment très fort en pâte verte au goût proche du raifort et de la moutarde et qui est pourtant très différent. Il faut savoir le doser avec sagesse. C’est une saveur typique, qui surprend au premier abord, mais dont la violence ne manque pas de volupté lorsqu’on est initié, et ce n’était pas encore mon cas. J’avais un peu forcé sur le wasabi et j’en avais la larme à l’œil.

Ensuite, il y eut deux minuscules brochettes de poulet yakitori servies avec un bol de riz avec une sauce sucrée. Pas mauvais non plus, mais un peu léger pour un gaulois pure souche !

En dessert, il n’y avait rien, à part des sorbets bien ordinaires et bien français, car les desserts ne sont pas le fort des japonais.

Finalement, tout cela n’était nippon ni mauvais !

Je sortis, avec la curieuse impression d’avoir, pour une fois, mangé sainement et sans excès mais avec aussi la satisfaction d’avoir expérimenté quelque chose de nouveau que je n’appréhendais pas encore à sa juste valeur. Il ne faudrait pas en rester à cette expérience un peu neutre de la cuisine japonaise qui ne se laisse pas découvrir la première fois. Il me faudrait poursuivre cette initiation dont ce menu pour débutant était la première étape …

Dix ans plus tard, étant devenu grand amateur de maki, de sushi ,de sashimi, et tutti quanti (non, ça c’est italien !) , je me hasardai à franchir le seuil d’un restaurant japonais de la bonne ville de Tours, un restaurant qui venait d’ouvrir depuis peu et je n’avais pas expérimenté sous le prétexte futile qu’il était trop récent pour avoir bonne réputation ! De plus il ne payait pas de mine et (hérésie suprême) il était tenu par des français ! Trois raisons pour lesquelles je l’avais jusqu’alors évité.

En entrant, je constatai que l’intérieur non plus ne payait guère de mine. Toujours les petites tables carrées en bois brut dans cette pièce rectangulaire d’une ancienne maison tourangelle aux poutres apparentes … pas vraiment zen. Mais, curieusement, cet endroit sans aucun décorum était déjà presque plein, ce qui était déjà un signe encourageant. Mon expérience m’avait appris qu’un restaurant où il y a du monde doit nécessairement avoir quelque mérite, contrairement à un restaurant désert qui laisse toujours présager une expérience désolante qui sera généralement confirmée.

Et, en effet, l’établissement dont il est ici question ne manquait pas de mérites. La carte présentait de nombreuses spécialités qu’on ne trouve jamais sur la carte des restaurants japonais " standard ". Le maître des lieux, un authentique français, était aimable et pas avare d’explications. Les plats étaient bien présentés dans de la jolie vaisselle japonaise. De plus tout était délicieux, depuis les sushi au turbot dont le rapport poisson/riz était supérieur à la moyenne, en passant par le succulent poulet terriyaki, pour s’achever par le yokan, un déssert tout bête qu’on choisit généralement parce qu’il a un nom japonais, mais pour une fois sa présentation raffinée apportait la touche finale à ce repas harmonieux. Comme quoi, il ne faut jamais avoir d’a-priori. La " French touch " alliée à la tradition japonaise, ça peut réserver de bonnes surprises. Le meilleur des deux mondes réunis dans la même assiette… et la nécessité d’y revenir prochainement pour goûter les admirables choses entrevues dans l’assiette des voisins !

N’ayant pas l’esprit du thuriféraire et n’étant guère enclin aux dithyrambes, je considère qu’il serait inutile de faire de la publicité pour un établissement qui bénéficie déjà d’une excellente réputation et ne désemplit pas, je ne dirai donc pas qu’il s’agit du restaurant ASIYA 64 rue Colbert à Tours.

 

Publié dans Gastronomie

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