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Travaux pharaoniques aux Chenevières

Publié le par TSF36

Non, ce n'est pas une ligne de chemin de fer qui est en construction aux Chenevières, afin de désenclaver la ville de Déols, une ville quasiment inconnue des étrangers non-berrichons. D'ailleurs quand on dit qu'on habite Déols, l'étranger vous répondra certainement " Ah oui, Déols dans le Jura !"
Ce n'est pas non plus un chemin de croix, mais simplement un chemin de bois, destiné à supporter la Grande Passerelle qui permettra, dans un avenir d'autant plus court qu'il sera moins long, aux Déolois de se promener aux Chenevières, en temps d'inondations, sans salir les beaux souliers vernis qu'ils ont récemment acheté dans les magasins de luxe de la zone commerciale du Grandéols qui fit naguère ici l'objet d'une chronique dithyrambique.
Enfin, pour une fois, après s'être joyeusement acquitté de ses impôts locaux, l' heureux con
tribuable déolois se réjouira en constatant que son argent a été judicieusement utilisé, puisqu'il pourra désormais faire sa promenade de santé aux Chenevières, été comme hiver,  qu'il pleuve qu'il vente, sans patauger dans la boue, ou devoir se chausser d'inesthétiques  et ridicules bottes en caoutchouc.

(Sauf les culs de jatte, ça va de soi ...)

Publié dans Berrichonnitude

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L'horizon chimérique...

Publié le par TSF36

Découvrez la playlist la mer est infinie avec Dalton Baldwin


 La Mer est infinie et mes rêves sont fous.
 La mer chante au soleil en battant les falaises
 Et mes rêves légers ne se sentent plus d'aise
 De danser sur la mer comme des oiseaux soûls.

 Le vaste mouvement des vagues les emporte,
 La brise les agite et les roule en ses plis ;
 Jouant dans le sillage, ils feront une escorte
 Aux vaisseaux que mon cœur dans leur fuite a suivis.

 Ivres d'air et de sel et brûlés par l'écume
 De la mer qui console et qui lave des pleurs
 Ils connaîtront le large et sa bonne amertume ;
 Les goélands perdus les prendront pour des leurs.

Jean de la Ville de Mirmont (1886-1914)
Musique de Gabriel Fauré (1845 - 1924)

interprété par Gérard Souzay et Dalton Baldwin (piano)

 



... Mais l'étang de Bellebouche est petit et mes rêves se sont enfuis ...

Publié dans Poésie

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Cosmologie meringuée, suite et faim

Publié le par TSF36

Outre son grand intérêt scientifique en tant que représentation de l'Univers, une meringue peut accessoirement faire l'objet de dégustation gastronomique.
Une meringue ne peut en aucun cas se déguster manuellement,  à la va-vite, en déambulant nonchalament dans la rue Palissy ou toute autre rue. Non, la consommation ambulatoire d'une chose aussi friable et délicate serait une hérésie, avec l'assurance de se barbouiller lamentablement le museau et de consteller ses beaux habits de miettes blanches, ce qui  révélerait ostensiblement votre gourmandise à l'oeil réprobateur des passants.
Une meringue doit être discrètement emportée dans le sac en papier opportunément fourni par la pâtissière,  pour d'être dégustée à la maison, selon les règles de la haute gastronomie.

Remplissez à moitié une coupe de crème anglaise Bridélice à laquelle vous aurez ajouté le jus d'un demi-citron. Cassez délicatement des morceaux de meringue de forme aléatoires et laissez-les flotter au hasard sur la crème. Certes, la recette est complexe et ne se réussit pas la première fois. Il faut une longue pratique pour arriver à la perfection.

Dégustez lentement, très lentement avec une cuillère idoine. Appréciez le contraste entre le velouté légèrement acidulé de la crème et la texture à la fois friable et fondante de la meringue, merveilleuse conjonction du Yin et de Yang...
Un pur délice à se rouler par terre !
Nul doute que ce péché de gourmandise vous conduira tout droit en enfer, mais pas aujourd'hui, ni même demain. L'échéance du châtiment est tellement lointaine qu'on aurait bien tort de ne pas céder à une tentation aussi délicieuse ...

 

Publié dans Gastronomie

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Cosmologie meringuée

Publié le par TSF36

Il est dans la grande ville de Tours une pâtisserie, sise rue Palissy, dans laquelle sont vendues moultes gourmandises de dimensions fort étonnantes.
Il est vrai qu'au pays de Rabelais et de Gargantua, la petitesse n'est pas de mise. On peut y acheter en particulier, en échange de quelques roupies tourangelles, de
gargantuesques meringues qui feraient pâlir de jalousie celles de la pâtisserie Ducoin, sise à Déols, ainsi que de toutes les pâtisseries Ducoin de France et de Navarre.


Mais ce n'est point par gourmandise que je poussai ce jour d'hui, l'huis  de la susdite échoppe. Non, c'était dans un but d'observations purement scientifiques sur cet objet singulier qu'on nomme une meringue, un objet symbolique propice aux méditations les plus profondes.
En effet, une meringue présente de nombreuses analogies avec l'Univers ; on peut même dire qu'elle est une métaphore de l'Univers.



D'abord, elle illustre parfaitement la notion d'expansion : le volume de mélange sucre + blanc d'œuf que le pâtissier a déposé sur la plaque était très petit à l'origine, et c'est la chaleur du four qui l'a fait gonfler si considérablement. Exactement comme l'expansion de l'Univers depuis le big bang.

On remarque aussi qu'une meringue est très légère. Si on la coupe et qu'on observe sa structure, on voit qu'elle est composée essentiellement d'air et que la matière proprement
dite est très raréfiée. Exactement comme l'Univers constitué presque uniquement de vide dans lequel la matière représente un volume infime.



Enfin, on constate que si chaque meringue a globalement une apparence identique vue de loin, il n'en est pas deux semblables quand on les observe de plus près. C'est que la genèse des meringues obéit aux lois incontournables de la physique qui les voue nécessairement à l'expansion, mais sans empêcher le jeu du hasard qui leur permet toutes les fantaisies dans le détail de leur forme.
Exactement comme l'Univers qui fonctionne autant  par le hasard que par la nécessité.


Nous vivons tous dans une gigantesque meringue, mais nous ne le savons pas ...

Publié dans Gastronomie

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