Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Eloge du Kodak Brownie Starluxe

Publié le par TSF36

Souvenirs, souvenirs …  le Brownie Starluxe, l’appareil photo résolument moderne des années 1960. Un appareil simple, sans réglage, avec lequel tout le monde pouvait réussir des photos, même les femmes !

photos-2014-0042.jpg

La seule manipulation délicate était le changement du rouleau de pellicule, impérativement à l’ombre, sous peine d’avoir des photos « voilées ». Mais une fois le rouleau bien positionné et la languette bien fixée sur la bobine réceptrice, il suffisait de bien refermer l’appareil et on était prêt pour faire 12 photos format 4 x 4 que le photographe vous tirerait sur papier glacé au format 9 x 9 (avec marge) . On récupérait ses chefs d’œuvre dans une pochette en papier avec, à gauche, les négatifs coupés en bandes, et à droite les précieux tirages qu’on s’empressait de regarder avant de payer pour s’assurer qu’il n’y avait pas d’anomalie.

photos-2014-0043.jpg

On pouvait, avec le Brownie Starluxe faire des photos en couleurs, ou des diapos, mais le commun des mortels se contentait du noir et blanc bien plus économique. Il y avait même sur cet appareil révolutionnaire un système de sécurité pour éviter la double exposition. L’obturateur ne s’armait que si on faisait avancer le film. Génial, non ?

Mais sa grande modernitude, c’est qu’il avait un flash incorporé. Il y avait à l’intérieur une pile de 22 volts et un condensateur pour griller les ampoules au magnésium (à usage unique !) qu’il fallait introduire dans le réflecteur. Comme ces ampoules valaient cher, il va sans dire qu’on en usait avec parcimonie.

Evidemment, le format carré, ce n’était pas idéal pour les paysages et le rudimentaire viseur, dans lequel on apercevait une minuscule image au bout d’un tunnel, ne permettait pas de cadrer avec une grande précision. Il arrivait donc de couper la tête à Tata Germaine ou le clocher de l’église de Nohant !

Quant à la qualité des photos obtenues … il ne fallait pas s’attendre à des miracles avec une optique aussi simpliste et peu lumineuse, mais il faut croire qu’elle satisfaisait l’utilisateur ordinaire. Vu la dimension des tirages, dont la taille réelle était de 78 x 78 mm, les défauts n’étaient guère visibles.

Voici quelques essais de numérisation à partir des négatifs de 1962, pour voir s’ils supportent l’agrandissement. On peut dire oui et non ... et inversement !

DSC05597.jpg

 Mont Saint Michel (format carré respecté), très granuleux

 

DSC05595.jpg

 Le phare de Ploumanac’h, (recadré)  le granit rose en noir et blanc, c’est pas terrible !

 

DSC05590.jpg

 Calvaire de Plougastel-Daoulas, (recadré) assez bon piqué.

 

Partager cet article

Repost 0

Eloge du stéréoscope Brugière N°1

Publié le par TSF36

Remontons encore plus loin dans le temps.

Voici un remarquable appareil high tech, sorti à la fin des années 1940 et qui est toujours en parfait état de fonctionnement, malgré sa grande complexité mécanique. Il est en effet constitué d’un corps en carton rigide, d’un oculaire pour l’œil gauche, d’un oculaire pour l’œil droit, et d’une sorte de tiroir muni d’un plastique translucide, permettant d’effectuer la mise au point avec une grande précision. La présentation ne faisait peut-être pas très riche, mais on sortait de la guerre et au moins c’était fabriqué en France !

DSC05588.jpg

Les stéréofilms sont constitués de deux photos carrées au format 4 x 4 ce qui garantit une très bonne définition. Le descriptif de la vue est entre les 2 images afin de ne pas interférer sur l’une ou sur l’autre. Notez au passage la faute d’orthographe : le nom du patelin c’est Penmarc’h (tête de cheval en français !)

 

DSC05587.jpg

Ces positifs existaient en noir et blanc ou en couleur, mais c’était beaucoup plus cher, et les touristes ordinaires se contentaient généralement des vues ordinaires en noir et blanc.

Il s’agissait simplement de tirages sur films argentiques montés en sandwich dans une enveloppe de rhodoïd afin d’assurer une certaine rigidité et de les protéger. Mais ça avait tendance à se gondoler.

 Il est très facile d’extraire les films de ce rhodoïd pour les mettre à plat et les numériser dans les meilleures conditions. On les remet ensuite en place sans dommages.

Vive l'analogique !

 

 Avis aux braves gens qui ont le même à la maison et qui croient posséder une fortune : actuellement ces appareils ne valent pas un clou ! Raison de plus pour commencer à les collectionner, ainsi que les vues qui vont avec.

Il y a de nombreuses marques et de nombreux modèles ayant différentes particularités. Jetez un oeil ici :

http://alpesstereo.chez.com/lestrade/resume/ColorBrugLestrade.html

Voilà une idée de collection originale et pas chère ! Dans un siècle, quand nos photos numériques seront retournées au néant, un stéréoscope en carton vaudra peut-être une fortune.

Le petit problème, c’est que nous aussi, serons retournés au néant …

Partager cet article

Repost 0

Eloge du Stereoclic Brugière

Publié le par TSF36

A l’intention des jeunes qui sont nés avec le numérique, voici une petite séquence nostalgique.

Dans les années 1950, le touriste ordinaire ne prenait guère de photos des lieux qu’il visitait. Tout au plus prenait-il une douzaine de photos en noir et blanc, car la pellicule était chère. Le sujet récurrent était bien entendu la femme et les enfants, avec en arrière plan un monument connu destiné à montrer qu’il était réellement allé à cet endroit. L'intérêt artistique ou documentaire de ces clichés était assez maigre et pourtant les albums de photos qu'on trouve dans tous les greniers en sont remplis.

Par contre, il était de coutume de rapporter des pays lointains des "stereocartes", une merveilleuse invention qui permettait de bénéficier de vues en couleurs et en relief à couper le souffle. C’était autre chose que les petits tirages en noir et blanc sur papier glacé.

Il fallait, pour les visionner, un appareil de haute technologie, nommé « stereoclic Brugière », qui, grâce à un astucieux système de tirette, permettait de faire défiler  8 vues en relief sans avoir à les changer une par une comme dans les anciens modèles de stéréoscopes. C’était un appareil révolutionnaire pour l’époque. Son seul inconvénient, c’est qu’il ne pouvait être utilisé que par une seule personne à la fois.

En voici un très rare exemplaire, tout en plastique fifties, avec sa boîte d’origine.

 

photos-2014-0039.jpg

 

Et une vue de la Tour Solidor d’une stereocarte (mais pas en relief, hélas !)

 

DSC05586.jpg

 

En tout cas, 50 ans après, cet appareil fonctionne toujours parfaitement et les vues en relief ont gardé leurs couleurs d’origine. Qu’en sera-t-il dans 50 ans de nos milliers de photos numériques stockées sur des cartes mémoire, des clés usb, des disques durs, des DVDs ou hébergées dans le « cloud » ?

 Se seront-elles effacées à tout jamais ? Et existera-t-il encore des appareils pour les lire ?

Bien malin qui peut le dire …

 

Partager cet article

Repost 0

Escapade tibétaine

Publié le par TSF36

Les restaurants tibétains, ça ne court pas les rues en Bretagne. A vrai dire, celui de Rennes doit bien être le seul. Raison de plus pour tester le restaurant Dolma, situé rue Mélaine, petite rue piétonne bien connue, à deux pas du parc du Thabor. Cela offre une alternative providentielle à la galette-saucisse, la grande spécialité locale, variante rennaise du hot-dog, qu’on testera une autre fois.


photos-2014-0038.jpg

Le restaurant Dolma, c’est une salle minuscule au décor typiquement tibétain, où il est bon d’arriver tôt car il affiche rapidement complet, ce qui est d’ailleurs bon signe.

On peut y déguster les fameux momos, chaussons au bœuf (faute de yak) parfumés aux herbes et cuits à la vapeur, sous le regard bienveillant et malicieux du Dalai Lama dont le portrait orne le mur de l’établissement. Ce n'est pas mauvais du tout. Une musique douce et non intrusive agrémente l’ambiance sereine du lieu. Le service est fort aimable et la patronne, une authentique tibétaine, parle parfaitement français, ce qui est rare. Et les tarifs sont plus que raisonnables.


photos-2014-0035.jpg

C’est donc un petit restaurant à recommander, non pas en raison d’une expérience gastronomique exceptionnelle, mais plutôt pour une découverte inattendue dans la capitale de la Bretagne. Et parce qu'il a le mérite d'exister.

Vive le Tibet et la Bretagne libres !

 

                                                                                   Eugène Lemaigre

Publié dans Gastronomie

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>