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Perros-Guirec hors saison

Publié le par TSF36

Le centre de Perros-Guirec ne présente pas d’intérêt particulier. Certes il y a une église, un hôtel de ville, quelques commerces mais rien de vraiment folichon. Le vrai centre de la ville est en fait décentré et se situe le long de la plage de Trestraou, un kilomètre plus loin. C’est là que se concentre toute l’activité de cette station balnéaire, c’est là que se trouvent tous les restaurants, les crêperies-pizzerias, mouleries-friteries, les boutiques de souvenirs, et évidemment la belle plage de sable fin quasiment déserte en Avril. Perros-Guirec compte un certain nombre de villas balnéaires plus ou moins kitch, mais rien de commun avec l’exubérance fin de siècle de Dinard. Sur la promenade surplombant la plage, les éleveurs de porc bretons avaient organisé une exposition très élogieuse consacrée à leur animal préféré.  Un émouvant éloge à ce sympathique quadrupède en attendant les hordes estivales de bipèdes pas toujours sympathiques ...

Perros-Guirec hors saison

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Quelques curiosités ... très curieuses.

Publié le par TSF36

Plougrescant se situe un peu en dehors des sentiers battus de la côte de granit rose, qui d’ailleurs prend ici le nom de « côte d’ajoncs » en raison de l’omniprésence d’un végétal qui ne manque pas de piquant. Cette petite commune peut néanmoins se vanter de quelques curiosités aussi curieuses qu’étranges et même bizarres.

La première chose qui frappe en arrivant dans l’ « hypercentre » c’est sa chapelle Saint-Gonery, dont le clocher penche de travers. Suite à un affaissement de charpente il y a très longtemps, le clocher a pris cet angle insolite et les habitants de Plougrescant ont décidé de le garder ainsi, jugeant qu’il contribuait à l’identité du lieu, comme la tour de Pise. Il paraît que l’intérieur est remarquable, hélas ce jour là, elle était fermée …

Mais la grande curiosité du coin, c’est le site de Castel Meur avec son gouffre vertigineux où, les jours de tempête, les flots se précipitent en hurlant. Il est vrai que c’est très impressionnant. Ici, la lande jaune et piquante semble s’effondrer dans la mer dans une infinité de rochers, d’îles et de promontoires. C’est dans ce genre d’endroit qu’on se dit qu’il est impossible de mesurer la longueur de la côte bretonne. A différentes échelles, on obtient des chiffres totalement différents, car c’est une côte à structure fractale : à mesure que l’on zoome, sa longueur tend vers l’infini. Voilà un beau sujet de méditation sur lequel on peut se pencher quand on est au bord du gouffre, mais attention à ne point se pencher trop !

Il y a enfin la célèbre petite maison entre les rochers, la maison la plus photographiée de Bretagne. Et pourtant, vous ne la trouverez sur aucune carte postale, sur aucun guide, sur aucune affiche, étant donné que c’est une propriété privée dont la représentation est interdite à tout usage commercial. Il faut dire que des Nippons (bardés de Nikons comme il se doit) avaient un jour profité de l’absence des propriétaires pour se faire photographier sur le toit de la maison. Depuis ce jour, tout est barricadé et les propriétaires prennent un malin plaisir à garer leurs véhicules devant pour gâcher les photos. Quoiqu’il en soit, avec le reflet dans la lagune, ça mérite quand même le déclic !

Plougrescant
Plougrescant
Plougrescant
Plougrescant

Plougrescant

Publié dans Pays lointains

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Eloge du radôme de Pleumeur-Bodou

Publié le par TSF36

Quand on est sur la côte de granit rose et qu’on est d’autre part gravement atteint par le virus de la radio, des ondes et des antennes, il est impératif de se rendre à Pleumeur-Bodou afin de visiter le « radôme » la seule antenne à ma connaissance qui soit classée monument historique.

C’était en des temps très anciens, en 1962, donc au siècle dernier que fut construit ce chef d’œuvre technologique. En ce temps là, les Bretons du coin avaient été informés qu’il s’agissait d’un centre de télécommunications par satellite, et certains avaient grand peur qu’on y construisît une base de lancement de fusées pour envoyer en orbite lesdits satellites. Mais bon, ce n’était qu’une antenne, beaucoup plus rassurante. Mais quelle antenne !

Cet énorme dôme de 50 m de haut et 64 mètres de large pourrait contenir sans problème l’Arc de Triomphe (et la tour Eiffel en la coupant en morceaux !) Il a pour seule utilité de protéger la colossale antenne de 60 mètres de long, orientable en azimut et en site. Cette antenne avait pour but de transmettre pour la première fois les images TV entre l’Europe et les USA via le satellite Telstar. Ce satellite, à l’époque n’était pas géostationnaire comme ceux qu’on utilise maintenant, mais défilant, c’est à dire qu’il fallait le suivre avec une grande précision quand il passait au dessus de l’Atlantique, d’où les mécanismes très complexes qu’on peut admirer.

C’est grâce à Pleumeur-Bodou qu’on put voir en 1969 les premiers pas de l’homme sur la lune.

Maintenant obsolète, cette fabuleuse antenne en forme de coquillage, ou d’oreille, est désormais la seule au monde de ce type (celle des USA ayant été démantelée) et on l'a justement classée au patrimoine historique.

La visite, quand elle est commentée par un ancien du site, est vraiment passionnante, et la mise en scène de l’antenne par un spectacle « son et lumière » est particulièrement réussie.

D’ailleurs, même ceux et celles qui ne sont pas particulièrement branchés sur la technique des télécommunications (c’est à dire 99 % des visiteurs) sont toujours très impressionnés par ce monument unique en son genre.

Ils ont un radôme rond, vive les Bretons !

Pleumeur-Bodou: le Radôme (1962)
Pleumeur-Bodou: le Radôme (1962)
Pleumeur-Bodou: le Radôme (1962)

Pleumeur-Bodou: le Radôme (1962)

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Bréhat : une journée au paradis

Publié le par TSF36

De passage à Paimpol, j’ai voulu voir sa célèbre falaise, chantée par Théodore Botrel. Hélas on me dit qu’elle avait été démontée. Alors, sans me démonter, j’ai filé vers la pointe de l’Arcouest et pris la première vedette en direction de l’île de Bréhat, l’ile aux fleurs, que tous les guides décrivent comme paradisiaque.

Poser le pied à Bréhat, c’est comme changer d’univers, entrer dans un espace-temps différent. Les distances n’ont plus la même signification. Le temps s’écoule différemment. L’absence totale d’automobiles y est pour beaucoup. Aller du port à la pointe nord de l’île à pied en passant par d’étroites venelles et en revenir constitue un long voyage.

Si on débarque à Bréhat à marée basse, il faudra parcourir une longue jetée de ciment avant d’arriver au Bourg, la seule agglomération de l’île ressemblant à un village avec sa curieuse église, son cimetière, sa mairie, son office de tourisme et ses quelques boutiques et restaurants à touristes. La place centrale, avec ses terrasses, bordée de palmiers en constitue l’hypercentre. Bréhat est loin d’être une île déserte. Partout il y a des maisons disséminées, parfois bien cachées, dans une végétation luxuriante et presque tropicale en raison du micro climat qui y règne. De jolies petites maisons grises ou roses, surtout résidences secondaires, entourées de fleurs. Ici pas de hideux buildings ! En Avril, certes, on ne verra pas les hortensias ni les agapanthes qui sont les floraisons les plus spectaculaires, mais il y a des buissons de camélias et des magnolias et toutes sortes de fleurs odorantes et non identifiées pour faire patienter.

Pour découvrir l’île, le mieux est encore de s’y perdre, d’aller au hasard des chemins bordés de murets de pierre, de déambuler parmi ce dédale de petites routes étroites où seuls peuvent passer les piétons et les cyclistes. Au gré du hasard, on tombera inévitablement sur les curiosités locales : la chapelle Saint-Michel, le point culminant de l’île, à 30 mètres d’altitude, d’où on a un panorama sublime, la croix de Maudez avec une vue pas mal non plus, le moulin à marée de Birlot parfaitement restauré, le sémaphore, le phare du Rosedo. Mais le lieu à ne pas manquer, c’est l’extrémité nord de l’île avec son phare du Paon. Là, Bréhat prend un aspect totalement différent, un aspect âpre, minéral, tourmenté avec une côte de granit rose très déchiquetée, avec des rochers aux formes étranges et une quasi absence de végétation. C’est le but ultime de la visite de l’île. On n’ira pas plus loin. Il faudra ensuite parcourir 3,5 kms pour rejoindre le port, alors attention à ne pas rater le dernier départ de la vedette sous peine de se retrouver exilé jusqu’au lendemain.

A ce bout du monde, une pause s’impose au Paradis rose. Ce n’est qu’ une modeste baraque à crêpes-buvette au fond d’un beau jardin fleuri. Certes pas un haut lieu de la gastronomie bretonne, mais un endroit sympathique pour se désaltérer par une torride journée d’avril, d’autant plus que c’est la seule buvette de l’île du nord.

Un dernier tour dans le bourg avant de regagner la terre ferme, en se disant qu’on n’a pas fait le tour de toutes les curiosités de cette île paradisiaque, qu’on a raté quelques coins figurant sur le plan gracieusement offert par l’office de tourisme,  et qu’il faudra y revenir un jour. Une pensée compatissante aussi pour les quatre cent « pauvres » îliens qui voient chaque année leur paradis devenir un enfer touristique en juillet et en août.

Eh oui, les lieux touristiques seraient encore plus agréables s’il n’y avait pas de touristes …

Publié dans Pays lointains, Botanique

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