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28 mai : Journée Déoloise des Monstres

Publié le par TSF36

Hier, ce n'était pas la journée mondiale des droits du chat, ni la journée nationale du raton laveur, ni le centenaire de la naissance d'Isidore Tartempion ; aucune bonne cause à promouvoir, aucun grand homme à se remémorer ... bref, une journée échappant totalement à la célébrationite ambiante et qui aurait pu être simplement rayée du calendrier, si elle n'avait pas été la Journée déoloise des Monstres !
La collecte des encombrants, familièrement appelés "les monstres", s'effectue à Déols deux fois par an et c'est une occasion à ne manquer sous aucun prétexte pour se défaire des objets inutiles qu'on avait gardés, pensant qu'ils auraient peut-être un jour une utilité et que si on s'en séparait, on risquerait de le regretter. En fait l'expérience prouve que ce n'est jamais le cas et que l'envahissement de ces monstruosités a pour seul effet de nous priver d'un précieux espace vital. L'expression familière selon laquelle "si ça gagne pas, ça débarrasse" est  totalement inexacte : en fait, en se débarrassant de vieilleries inutilisables et invendables, on gagne un volume d'espace libre équivalent. L'espace n'est-il pas finalement le luxe suprême ?
Jadis un unique camion passait dans les rues et prenait pêle-mêle tout ce qui traînait sur les trottoirs. Cette fois-ci, les collecteurs de monstres municipaux étaient passés au niveau supérieur. C'était en effet un convoi de quatre camions qui sillonnait les rues de la ville, chacun étant destiné à une catégorie différente : monstres en métal, monstres verts, monstres composites. Le tri sélectif à la source ! une solution effectivement plus rationnelle. Ca ne va peut-être pas sauver la planète, mais ça va tout de même dans le bon sens ...
Un petit coup de chapeau aux chasseurs de monstres !




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Eloge du Gazania

Publié le par TSF36

Jadis, en Bas-Berry, aux temps anciens où l'eau était encore abondante, il était de coutume de planter chaque mois de mai, juste après les Saints de Glace, des massifs de fleurs annuelles : petits begonias, œillets d'Indre, roses du même pays, ageratums (ou agerata ?), sauges, petunias et autres boit-sans-soif qu'il fallait arroser tous les jours (voire même quotidiennement) jusqu'aux premières gelées d'octobre. Je me souviens du temps où je disposais en quinconce, selon un plan géométrique rigoureux, des bégonias roses à feuilles sombres et des bégonias rouges à feuilles claires, avec parfois - grande audace esthétique - des bégonias blancs alternés. Ceci afin de rester dans le style classique du jardin à la Française, imposant sa quadrature à la nature ...

Or, maintenant que l'eau est rare et chère, maintenant que le désert avance inéluctablement  aux frontières du Bas-Berry, il n'est plus question de sacrifier à ces pratiques dispendieuses d'un autre age. Place donc aux fleurs sobres qui  sont au règne végétal ce que le chameau est au désert. C'est le cas des Gazanias, ces merveilleuses fleurs multicolores, à floraison abondante, supportant parfaitement le plein soleil et ne réclamant caïman pas d'autre arrosage que la pluie du Ciel.

Cette année, donc, les alignements géométriques de bégonias ont fait place à une plantation aléatoire et chaotique de Gazanias qui devraient se ressemer d'eux même d'année en année sans aucune intervention du jardinier. Economie de main d'oeuvre, économie de godets en plastique, économie d'eau. Non seulement c'est beau mais en plus ça permet de sauver la planète ! Que demander de mieux ?

Vive le Gazania !

Publié dans Botanique

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L'Alsace authentique

Publié le par TSF36

De notre envoyé spécial en Alsace par la magie de l'internet sans fil.

Suite à une overdose de choucroute et d'eau minet râle, notre envoyé spécial n'est pas en  état ce soir de rédiger grand chose d'intelligent.
Ce sera donc seulement une photo en couleurs de Bergheim (prononcer :[ berkeim]), merveilleux petit village situé au Nord de Colmar, qui a le mérite d'être totalement épargné par le tourisme de masse qui sévit à Riquewihr, Kaysersberg, Ribeauvillé et autres attrape-touristes bien connus. Pas un chat, ou presque, le dimanche ! On peut s'y balader pénard, le nez en l'air, sans risque d'être piétiné par des hordes de nippons bardés de Nikons (non ce n'est pas une contrepéterie ! ce n'est d'ailleurs pas le genre de la maison)

L'exception poilue qui confirme la règle de non-félinité dominicale de Bergheim.

Publié dans Pays lointains

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Eloge du Baekoffa alsacien

Publié le par TSF36

(De notre envoyé spécial en Alsace grâce à l'internet sans fil)
Le berrichon qui voyage dans les pays lointains, comme l'Alsace,  est souvent déboussolé par la carte des restaurants. En effet, on n'y trouve pas le poulet en barbouille, ni le pâté berrichon ni le fromage de chieuve de Pouligny. Alors, il se rabat généralement sur une banale choucroute. Grave erreur ! car il existe des spécialités alsaciennes bien plus savoureuses, comme le baekoffa, ce succulent ragout aux trois viandes accompagné de délicieuses pommes de terre. Mais attention ! on peut être déçu par un baekoffa sommaire accompagné d'une vulgaire salade verte dans un attrappe-touriste ordinaire. Pour toucher à la quintessence de ce plat traditionnel, il faut le déguster à la Musardière (pub gratuite ci-jointe) au cœur du vieux Colmar. Ici, la recette traditionnelle est sublimée par des notes épicées de genièvre, de cannelle, d'anis étoilé et de romarin. La sauce est onctueuse à souhait et les pommes de terre sont à la fois moelleuses et légèrement  grillées. La salade d'accompagnement inclut, outre la salade verte, du choux rouge finement émincé et des radis sculptés par la main de l'artiste.
C'est un pur délice, servi brûlant dans une terrine en grès, qu'on déguste lentement à la cuiller afin de ne pas laisser se perdre un atome de la sauce. On se surprend même à croquer le bâton de cannelle et à sucer l'étoile d'anis; et même la branche de romarin.
Bref, c'est à se taper le cul par terre, tellement c'est bon !
Et, en constatant que les charmantes et accortes serveuses du restaurant qui convoient à longueur d'année, de la cuisine à la table du client , choucroutes et baekoffas sont toutes minces comme un fil, on se dit que ces plats doivent être d'une légèreté exemplaire et qu'ils sont parfaitement diététiques... On peut donc en consommer sans modération !


Publié dans Gastronomie

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