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Vue photographique animée de la Brenne

Publié le par TSF36

Vue photographique animée : c'est ainsi qu'en 1895 les Frères Lumière appelaient leurs premiers films dont la durée n'excédait pas 50 secondes avec 17 mètres de pellicule 35 mm.

Pour les premiers spectateurs, c'était de la magie

123 ans plus tard on fait toujours la même chose, avec la technique en plus et la magie en moins ... 

Cette moderne "vue photographique animée" a été tournée dans un des coins les plus paisibles et secrets de la Brenne, accessible uniquement après de longues heures de marche dans des conditions extrêmes.

Un document exceptionnel à visionner en UHD 4K sur grand écran pour les happy few, et en basse définition sur écran riquiqui pour les unhappy many ...

Publié dans Pays lointains

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Eloge de Dole

Publié le par TSF36

« Vous êtes à Déols ? Ah oui Déols dans le Jura ! »

Depuis le temps que je subis régulièrement cette confondante confusion de la part d’ignares en géographie, j’ai voulu voir la vraie Dole dans le Jura. Pourtant, le nom des deux villes, même s’il peut orthographiquement sembler proche, n’a phonétiquement rien en commun.

Pour d’obscure raisons, jamais je ne m’étais arrêté à Dole, bien que cela fût sur mon chemin une fois par an. Il suffisait pourtant de quitter l’autoroute à la sortie adéquate afin de pouvoir découvrir cette petite sous-préfecture, dont les guides touristiques disent grand bien.

C’est une jolie petite ville médiévale avec des vieilles maisons qui ne sont pas jeunes, surmontée par une impressionnante collégiale, le tout se mirant dans le Doubs, avec un petit port de plaisance, des canaux, un vieux moulin et des petits restaurants sympas où on peut déguster la spécialité locale jurassique, la saucisse de Morteau, avec le petit verre de vin jaune du Jura qui va bien avec. Un pur délice !

Dole est la ville natale de Louis Pasteur, l’inventeur de la rage, dont la maison natale est située (par un curieux hasard) rue Pasteur. C’est également la ville natale de Hubert Felix Thiéfaine, mais sa maison natale n’est pas indiquée sur les guides, et il est peu probable qu’elle soit située rue Thiéfaine ... 

Il y a quelques curiosités dans la ville, comme cette sculpture située Place aux Fleurs, dite « les commères » : assises sur trois chaises, quatre têtes, trois seins, deux postérieurs, un nombre indéterminé de bras et de jambes … une œuvre étrange !

Dole méritait donc bien d’être découverte et maintenant, la prochaine fois que l’on me parlera de Dôle, je répondrai en connaissance de cause : "Ah oui, Dole dans le Berry !"

Eloge de Dole
Eloge de Dole
Eloge de Dole
Eloge de Dole
Eloge de Dole
Eloge de Dole
Eloge de Dole

Publié dans Pays lointains, Gastronomie

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Eloge de Baden-Baden

Publié le par TSF36

Retourner après 42 ans dans une ville qu’on a jadis connue est une expérience étrange. Elle n’a plus rien de familier. Les noms des rues ne disent plus rien. Aucun repère pour naviguer. Il faut réapprendre la géographie urbaine.

Et pourtant, entre les années 1970 et maintenant, la ville n’a guère changé : aucun quartier ancien n’a été saccagé, aucun hideux building n’a défiguré le paysage urbain, aucune autoroute n’a coupé la ville en deux, aucun espace vert n’a été bétonné. Baden-Baden, petite ville d’eau, semble offrir depuis des siècles le même décor immuable d’un luxe paisible.

Ce qui a changé, c’est évidemment le regard de l’observateur. En effet, qu’y a-t-il de commun entre le bidasse Isidore Ledoux qui traînait son ennui en ville en attendant impatiemment la Quille et l’actuel Isidore Ledoux, touriste émerveillé par la beauté des choses ? Vraiment rien, sinon peut-être l’état civil, et encore j’en doute. L’Oos, petite rivière qui traverse la ville a continué à couler inexorablement et le grand fleuve du temps en a fait autant, emportant les vagues souvenirs d’une époque révolue.

Et le présent éloge est donc semblable aux éloges des lieux où je n’ai jamais mis les pieds et que je découvre avec un émerveillement naïf (et un réflex numérique)

 

Baden-Baden fait un peu penser à Vichy. Normal, me direz-vous, c’est une ville d’eau, comme son nom l’indique doublement,  et toutes les villes d’eau ont en commun d’avoir des établissements thermaux, des hôtels cossus, un théâtre, un casino, des boutiques de luxe, des rues impeccables, des espaces verts à profusion et une ambiance « Belle Epoque » qui a résisté à notre désolante modernitude.

Ici, le printemps est peut-être la plus belle saison quand les marronniers sont en fleurs, quand les magnolias, azalées, rhododendrons, cytises et glycines étalent leur splendeur polychrome sur fond vert tendre.

La Lichtentaler Allée, longue allée piétonnière qui longe la rivière Oos est un lieu magique, avec ses petits ponts blancs et la vue sur les somptueux hôtels que même les pauvres peuvent contempler gratuitement. A l’arrière plan se dresse le Mont Merkur, la montagne locale et les sommets arrondis de la Forêt Noire qui est bien verte.

L’autre lieu sublime, c’est les jardins escarpés près de la Trinkhalle, avec sa petite cascade et ses escaliers, où il y a une incroyable profusion de rhododendrons multicolores  et en prime une vue panoramique sur la petite ville surmontée de son église rose.

Dans la ville, la plupart des rues du centre sont piétonnes et on peut donc y déambuler sans crainte, le nez en l’air afin d’admirer les belles façades bien restaurées.

Enfin, on peut aussi se restaurer soi-même dans une taverne bavaroise typique, dans un décor assez kitsch avec serveurs en costume bavarois (shorts en cuir et gilets bleus !). Pas de haute gastronomie, mais des plats typiques et roboratifs, comme on doit s’y attendre en Allemagne. D’ailleurs Eugène Lemaigre, qui m’accompagne toujours, a beaucoup apprécié la petite collation germanique !

 

C’est donc avec un délicieux Apfelstrudel que se termine cette petite incursion chez les Germains …

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Tiens, une carte postale animée de Colmar !

Publié le par TSF36

Je ne me souviens plus qui a dit : « les lieux touristiques seraient bien plus agréables s’il n’y avait pas les touristes ». C’est peut-être moi …

En tout cas, j’ai encore eu l’occasion de le vérifier il y a quelques jours, à Colmar dans le quartier de la « Petite Venise ». Le joli petit pont sur la Lausch a d’ailleurs été récemment refait à neuf et consolidé afin de résister au poids des japonais, coréens, et autres étrangers pas français qui s’y pressent, armés de perches à selfies, afin de s’y photographier dans ce cadre splendide, comme si le fait d’être sur la photo ajoutait quelque chose à la splendeur de ce paysage urbain. Ou alors, c’est pour avoir une preuve irréfutable de leur présence en Alsace qu’ils pourront montrer fièrement à leurs compatriotes babas d’admiration.

Ceci dit, malgré l’invasion touristique, il faut reconnaître que cette petite Venise, avec ses hautes maisons colorées se mirant dans le canal où, silencieuses, glissent les gondoles électriques, ne manque pas d’attraits, y compris pour un touriste berrichon.

Publié dans Pays lointains

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