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29 articles avec beaux arts et laids arts

Saint Georges sur Arnon: le transformateur transformé

Publié le par TSF36

Un poste de transformation EDF, en général c'est gris, c'est moche, c'est pas accueillant.

Pourtant, à Saint Georges sur Arnon, on peut admirer un transformateur transformé en "Maison électrique". Il s'agit d'une oeuvre de Guillaume Ledoux (sans lien avec Isidore)  datant de 2015. Sympa, n'est-il pas ?

Décidément, ce modeste village, inconnu des guides touristiques,  m'étonnera toujours.

Allez, une petite rediffe, mais on ne s'en lasse pas :

http://tsf36.over-blog.com/2015/06/escale-sur-une-ile-champenoise.html

 

Saint Georges sur Arnon: le transformateur transformé

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Eloge de Biarritz

Publié le par TSF36

L’étranger qui voudrait voir une ville typique du Pays Basque serait mal avisé de se rendre à Biarritz.

En effet, pas plus que Vichy n’est une ville auvergnate, Biarritz n’est une ville basque.

Dans un cas comme dans l’autre, ce sont des villes artificielles créées de toutes pièces au XIX ème siècle sous l’impulsion de ce bon Napoléon III et d’Eugénie (qui avait du génie)

Vichy est l’archétype de la ville d’eaux ; Biarritz celui de la station balnéaire.

D’ailleurs, les Basques purs et durs ne mettent jamais les pieds à Biarritz, considérant que la ville est un corps étranger, une colonie parisienne dans leur beau pays.

Néanmoins, Biarritz est une ville magnifique, s’étendant le long du littoral,  entièrement tournée vers l’Océan souvent déchaîné, avec ses rochers tourmentés (dont le fameux Rocher de la Vierge figurant sur toutes les cartes postales), avec ses longues plages de sable fin, avec ses promenades, ses escaliers, bordées de tamaris, de palmiers, et d’hortensias. Mais c’est aussi un vrai régal pour l’amateur d’architecture. La Villa Eugénie (reconvertie en Hôtel du Palais) mérite le coup d’œil, de même que le Grand Casino art-déco et la Villa des Goélands, ressemblant à un château prussien. Les nombreuses villas cossues qui bordent l’Avenue de l’Impératrice en direction du phare présentent un éventail de tous les styles, du Second Empire (et en mieux) bien sûr, de l’Art Nouveau, de l’Art Déco, du Mauresque, de l’exotique colonial, et même du Néo-Basque (il en fallait quand même un peu pour faire couleur locale). Quelques grands ensembles modernes en béton, certes, mais ils se fondent dans l’ensemble… pas de hideux buildings en tout cas !

Tranchant avec ces délires architecturaux, il y a quand même un petit coin qui rappelle que Biarritz fut jadis un port de pêche. C’est le « Vieux Port des Pêcheurs » avec ses modestes cabanons, appelés ici crampottes, avec ses nombreuses terrasses de restaurants, un endroit qui serait très calme s’il n’était en permanence envahi par les touristes.

 En tout cas, il faut reconnaître que Biarritz, c’est un chouette patelin, dont on peinerait à trouver l’équivalent en Bas-Berry …

Biarritz en Septembre

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Bref aperçu de Nantes

Publié le par TSF36

Nantes, contrairement à Châteauroux, c’est une grande ville ! C’est très étendu, très peuplé, avec un patrimoine très riche. Avec une flopée monuments historiques, plein d’avenues bordées de hauts immeubles blancs, avec la Loire très large coupant la ville en deux, avec des ponts très longs pour la traverser, avec l’île de Nantes et ses curieuses machines … En faire le tour en quelques heures serait utopique. Quand on ne fait qu’y passer, il faut donc se résoudre à n’en voir qu’un petit bout. Ce sera donc uniquement le Centre historique cette fois-ci, mais ce n’est déjà pas si mal.

On peut y voir le château des ducs de Bretagne, une fort belle cathédrale, la tour art-nouveau des anciennes fabriques de biscuits LU, un impressionnant réseau de rues piétonnes dans le quartier du Bouffay, ainsi nommé en raison de la multitude de ses restaurants. Mais le must absolu, c’est le Passage Pommeraye, ancienne galerie marchande du XIX ème siècle merveilleusement restaurée, avec sa profusion de colonnes, de statues et d’escaliers. C’est le décor du beau film en noir et blanc Lola de Jacques Demy, datant de 1961.

La Place Graslin mérite aussi le coup d’œil avec son Grand Théâtre ressemblant à un temple grec et, juste en face, la brasserie La Cigale de style art-nouveau, plus renommée (selon Trip Advisor) pour la beauté de sa décoration intérieure que pour le contenu des assiettes.

Enfin, comment ne pas conclure ce bref survol de Nantes en aterrissant au jardin des plantes, un vaste parc avec plein de surprises à chaque détour, telles ces compositions végétales en forme d’animaux improbables. J’ai bien aimé le « sous-fleur », une espèce de bestiole qui se cache sous les fleurs et souffle des bulles de savon, grâce à une pompe actionnée par les visiteurs. On a de l’imagination à Nantes !

Un seul bémol pour la Tour Bretagne, le hideux building de Nantes qui rivalise de laideur avec celui de Châteauroux et celui de Tulle, mais du sommet duquel on doit avoir une vue imprenable sur cette belle ville, surtout que c’est le seul endroit d’où on ne le voit pas !

Pas de vignette sur cette video, mais cliquez : elle fonctionne !

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Ma disserte de philo

Publié le par TSF36

Sujet : Une œuvre d’art a-t-elle toujours un sens ?

 

La définition de l’œuvre d’art et la problématique du sens ont de tout temps été au cœur de théories diverses et variées. Des théories parfois fumeuses, parfois pleines de bon sens.

Prenons le cas de la peinture avec cette toile bien connue de Léonard de Vinci. Dans ce cas précis, il tombe sous le sens qu’elle a un sens. La mettre sens dessus dessous n’aurait aucun sens, ce serait un sens interdit, même un total non-sens, comme on peut le constater :

Ma disserte de philo
Ma disserte de philo

Prenons maintenant une autre toile bien connue de Yves Klein. Là, on peut légitimement se poser la question. Doit-on l’accrocher au mur à l’endroit, à l’envers, sur le côté droit, sur le côté gauche ? Où est le bon sens ? Ici, nous avons affaire à un cas typique d' œuvre dépourvue de sens, bien qu’il paraît que ça vaut des sous :

IKB 191 (1962)

IKB 191 (1962)

Enfin regardons maintenant une toile de Monet : Un joli petit tableau qu’on peut regarder dans le sens normal, mais aussi à l’envers, comme si on regardait le reflet dans l’eau des nymphéas. C’est aussi chouette dans un sens que dans l’autre, enfin je crois…

C’est donc, comme qui dirait, une œuvre à double sens.

Ma disserte de philo
Ma disserte de philo

A la lumière de ces quelques exemples très instructifs, on peut donc en conclure que parfois une œuvre d’art a un sens, parfois pas de sens, et parfois plusieurs sens. Ca dépend…

 

P.S. Monsieur le correcteur,

Je vous fais remarquer que ma dissertation, bien que courte, comprend une introduction, un développement en 3 parties (thèse, antithèse, synthèse) et une conclusion. De plus, elle est illustrée, ce qui est rare dans les dissertes de philo. Je vous remercie par avance de votre indulgence et de votre mansuétude.

 

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