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A la recherche du temps gagné ...

Publié le par TSF36

 

... pour éviter d'intituler cela "Eloge de l'informatique"!

 

Longtemps je me suis couché de bonne heure. Mais ce ne fut pas le cas hier soir, car j'avais quelques courriels  auxquels il fallait que je répondisse rapidement.
J'allumai donc l'antique PC, un modeste PC sans marque datant de 2004, un assemblage hétéroclite  de composants divers regroupés dans un lourd boîtier caché sous le bureau et refroidi par de puissants ventilateurs dont le vrombissement rassurant permettait de s'assurer qu'il était bien en fonctionnement.
Au bout d'un temps certain l'écran finit par afficher le "bureau de Windows" en diffusant une merveilleuse mélodie. Notons au passage la beauté paradoxale de ce concept. Jadis, à l'ère pré-informatique, les bureaux avaient des fenêtres ; maintenant, grâce à Bill Gates, ce sont les fenêtres qui ont un bureau ...
Enfin, j'allais pouvoir me mettre au travail et répondre à mon courrier en retard ainsi que la politesse la plus élémentaire m'y obligeait. Hélas, à ce moment, une bulle informative surgit du bas de l'écran pour me signaler que des mises à jour de sécurité pour Windows étaient disponibles et que j'avais intérêt à les télécharger et les installer fissa, sinon les pires malheurs risquaient de m'arriver.
Bon, d'accord, que j'ai dit avec résignation, et j'ai installé cette mille et unième mise à jour. Lorsqu'elle fut installée, un autre message informatif me signala que je devais redémarrer l'ordinateur pour qu'elle fût prise en compte par le système. Ce que je fis. Windows, cette fois mis encore plus de temps à redémarrer, mais finalement  il s'ouvrit.
J'allais enfin pouvoir répondre à mon courrier en retard. Hélas, ce fut alors mon anti-virus Avast (gratuit mais casse-pieds de première catégorie) qui m'afficha un gros pavé m'invitant à télécharger et installer la toute dernière version, miraculeuse sans doute, afin d'être encore plus en sécurité.
Bon, d'accord, que j'ai dit avec résignation, et j'ai installé l'ultime version d'Avast afin de rester au top de la sécurité. Ca a mouliné encore un certain temps et finalement ça s'est installé sans anicroche. J'ai encore eu droit à un message informatif m'enjoignant à redémarrer le système. Ce que je fis. Windows se ferma, puis se rouvrit au bout d'un temps certain. L'antivirus Avast se mit à mouliner pendant encore un certain temps et m'afficha fièrement que tout était à jour et que je n'avais plus rien à craindre des méchants virus.
Enfin, j'allais pouvoir me mettre au travail et répondre à mon courrier.
Un petit tour sur le web avant de commencer. Je lançai donc, d'un clic gauche de souris adroite, mon navigateur favori : Firefox. Mais alors qu'il s'ouvrait, il me signala que la version 5 était enfin disponible et qu'elle marchait 6 fois mieux que l'ancienne version et que je ferais bien de l'installer si je ne voulais pas passer pour un ringard ou pour un passéiste indécrottable !
Bon, d'accord, que je me suis dit. Allons y pour Firefox 5 puisque c'est le top de la modernitude et j'ai installé la bestiole (un panda roux en l'occurence). Ca a mis un certain temps et même un temps certain à se télécharger et à s'installer. Et Dieu merci, il ne m'a pas demandé de redémarrer Windows. Sympa cette bestiole !
Et pendant que j'admirais le nouveau look de Firefox (en fait absolument identique à l'ancien) une bulle informative est apparue au bas de l'écran pour m'informer qu'une nouvelle version de Java était disponible que je devais l'installer afin de bénéficier des fabuleux avantages de cette fabuleuse et nième mise à jour de ce machin que je sais même pas à quoi ça sert ! Alors là, j'ai dit NON et j'ai cliqué sur la petite croix de la bulle pour la faire disparaître. Notons au passage cet autre concept intéressant de croix dans les bulles ...
J'allais enfin pouvoir répondre à mon courrier en retard.
C'est alors que j'ai jeté un œil sur la pendule en bas à droite de l'écran et j'ai vu qu'il était minuit passé.
Damned, que je me suis dit, c'est encore râpé pour ce soir !
J'ai alors définitivement arrêté Windows d'un clic de mulot rageur et j'ai goûté avec délice le silence auquel le vrombissement des ventilateurs avait fait place, en pensant avec nostalgie au bon vieux temps où on écrivait son courrier à la plume, au stylo, ou avec une Remington portative, sur une feuille de papier qu'on glissait dans une enveloppe qu'on timbrait avec des timbres qu'on léchait avec sa propre langue et qu'on allait déposer dans une jolie boîte jaune ou au bureau de poste...

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Eloge de la brocante de Touchay

Publié le par TSF36

Enfin une belle et grande brocante berrichonne qui n'est pas un vide-poubelles : celle de Touchay, minuscule village de 250 habitants figurant à peine sur les cartes,  sis dans un coin perdu du Boischaut Sud, mais qui accueille chaque année 20.000 visiteurs !

Il est recommandé de venir tôt, car sinon la route étroite qui y mène sera bloquée par une file de voitures de plusieurs kilomètres et il sera très difficile de trouver une place de stationnement malgré la bonne organisation de parkings obligatoires à l'entrée du village.
Ici, pas de vêtements usagés, pas de jouets en plastique, mais rien que des objets anciens présentés par des professionnels. Même si on n'achète rien, on a au moins le plaisir de voir de belles choses et de passer une agréable matinée dans un cadre sublime. Les stands des brocanteurs s'alignent interminablement le long d'une petite route panoramique d'où on peut, tout en chinant, admirer les vallonnements bleutés du bocage berrichon s'étendant à l'infini, et peut être plus loin encore ...
La petite église est modeste mais charmante et à son entrée se dresse un sympathique stand de patisseries délicieuses vendues au profit de la restauration d'icelle. On peut ainsi se restaurer soi-même en contribuant à la restauration de l'église, ce qui absout totalement du péché de gourmandise, bien que cela n'annule pas les kilocalories superflues.
Il faut aussi louer particulièrement la sonorisation , avec une programmation musicale en parfaite adéquation avec une brocante haut de gamme. Du concerto pour clarinette de Wolfgang à l'arrivée vers 6 h30 jusqu'au Sacre du Printemps de Stravinski à l'heure du départ vers 10 h, en passant par une Gnossienne de Satie, une ballade de Chopin, l'allegreto de la 7 ème de Ludwig Van, un choeur de Verdi non identifié et la chanson de Solveig de Grieg, les organisateurs avaient concocté une playlist de derrière les fagots pour le plus grand plaisir des possesseurs d'oreilles en état de marche.
Bref, la brocante de Touchay est une des rares dont on peut revenir bredouille ... mais heureux.

 

touchay1.jpgLa petite église de Touchay

 

touchay2.jpgVerres bleutés devant  horizons bleutés

 

touchay3.jpgChâteau de l'Isle vu de Touchay

 

touchay4.jpgRestauration destinée à la restauration !

Publié dans Chine

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I remember ...

Publié le par TSF36

Je me souviens que dans les années 60, c'est à dire les sixties, Châteauroux était sous l'occupation américaine. Enfin, disons que les Américains s'occupaient à  diverses activités dans ce qui était, à l'époque, une des plus grandes bases de l'OTAN. C'était d'ailleurs une occupation fort bénéfique puisqu'elle avait donné à l'économie locale un prodigieux coup d'accélérateur. C'était un age d'or dont les vieux berrichons se souviennent encore avec nostalgie.
Je n'étais pas très vieux à l'époque (quoique nettement plus jeune qu'aujourd'hui) mais je me souviens encore aussi clairement que si c'était hier de toutes ces petites choses du bon vieux temps.
Je me souviens du premier supermarché que j'aie jamais vu. Il devait s'appeler AFEX et il était situé sur la route de Lignières.

Je me souviens des premiers caddies et des grands sacs en papier marron. Dans ce temple de la consommation, on trouvait de tout à des prix dérisoire, même des cigarettes et du whisky. Il suffisait d'avoir des amis américains pour en bénéficier, mais il ne fallait pas le dire !

Je me souviens aussi de la service station attenante à la grande surface précitée, avec ses jolies pompes rouges, où les militaires faisaient le plein de gasoline pour une poignée de dollars. 


On sympathisait d'ailleurs très facilement avec ces étrangers (bien qu'ils ne fussent pas du pays) et on entretenait parfois avec eux des rapports peut-être superficiels et temporaires - mais fort chaleureux malgré l'obstacle de la langue berrichonne qu'ils ne maîtrisaient pas totalement.
Je me souviens des échanges scolaires avec l'école américaine et des merveilleuses journées passées quasiment en Amérique sans l'inconvénient de traverser l'Atlantique. Et les repas à la cantine scolaire : les saucisses américaines au goût exquis avec des haricots américains. Et le ketchup, cette sauce exotique et sublime. Et les grands verres de coca-cola, cette boisson délicieuse et rafraichissante inconnue du berrichon moyen. 

Je me souviens des gâteaux moelleux à la cannelle recouverts de glaçages multicolores, et des ice creams aux parfums étranges venus d'ailleurs.
Je me souviens que dans les salles de classe, il y avait toujours un drapeau américain et des profs qui essayaient de nous parler de l'histoire des Etats Unis dans une langue que nous ne maîtrisions pas vraiment !

Je me souviens que dans le fond de la classe, il y avait une cage avec des cochons d'Inde (guinea pigs) ...
Je me souviens qu'une fois, un prof de sports avait essayé (en vain) de nous initier aux subtilités du baseball !
Je me souviens aussi de la "route de liaison", une route en ciment que les américains avaient construite manu military pour relier la base militaire à Déols.

Je me souviens du Village de Brassioux (nom imprononçable pour les américains  et qu'ils avaient rebaptisé "brazoo") et de ses petits pavillons de plein pied entourés de jardinets tous identiques comme dans les banlieues américaines. Je me souviens encore des noms des rues "Nevada Drive" Ohio Avenue" et des Chevrolet, des Ford, des Chrysler aux couleurs vives qui les parcouraient.


Puis un jour, les Ricains sont repartis dans leurs gros avions, nous abandonnant à notre triste sort et ce fut la fin de l'âge d'or. Châteauroux retomba définitivement dans sa léthargie à l'ombre de son dérisoire "building".

Je me souviens avec nostalgie de ce temps là, ce temps béni où l'on croyait encore au progrès. Ce temps béni où l'Amérique faisait encore rêver ...

Mais pourquoi en 2011 se souvenir de ces temps préhistoriques où il n'y avait même pas de téléphones portables ni même d'internet ?


C'est peut-être la superbe exposition à la Médiathèque de Châteauroux qui , telle une madeleine de Proust, a permis à ces souvenirs enfouis de refaire surface dans ma mémoire.  Une exposition remarquable, présentant des objets d'époque, des photos, des documents exceptionnels sur l'âge d'or castelroussin. Une exposition quasiment archéologique sur une époque lointaine et si proche ...

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Publié dans Préhistoire

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Une brocante sympa ! (Le Chatelet -sud du Cher)

Publié le par TSF36

Le chineur invétéré possède certainement un sens particulier dont le commun des mortels est dépourvu, celui qui lui permet, au bout de cinq minutes d'observation, de porter un jugement définitif sur la qualité et la sympathie d'une brocante dominicale.
Ainsi, la brocante du Chatelet, obscure bourgade du Cher, promettait-elle monts et merveilles lorsque votre Très humble et dévoué serviteur  Isidore Lafouine y débarqua dès l'aube. Il y avait une petite rue en pente débouchant sur un mail de tilleuls devant une vénérable église romane des XI ème et XIIème siècles avec des roses trémières dans tous les coins.  Un cadre vraiment sympa, si toutefois, more geometrico,  on peut attribuer de la sympathie à un cadre. Il y avait aussi un champ en contrebas, sympa lui aussi. Tout cela était déjà envahi par de nombreux stands de particuliers et de professionnels (sympas, bien sûr) en cours d'installation et présentant déjà, outre la drouille habituelle, aussi de beaux objets anciens (et je dirais même assez sympas)  Et pas l'ombre d'un chineur connu ; la concurrence, du moins, restait invisible.
Toutes les chances de dénicher, sinon la perle rare, du moins un objet sympa, étaient donc réunies.
Hélas la perle rare ne fut pas dénichée et Lafouine dut se contenter de fouiner en vain, en savourant la possibilité d'une trouvaille, la potentialité du miracle, ce qui est déjà bien gratifiant par rapport à certains vide-poubelles où l'on sait d'emblée que nul espoir n'est permis et qu'on eût mieux fait de rester au lit. D'ailleurs pourquoi ne qualifie-t-on pas des derniers d'"antipas", un adjectif  qui enrichirait la langue française ?
Deux baies molles toutefois à cette agréable promenade en ces lieux : premièrement, le café servi au stand du comité des fêtes était archi-bouillant et il fallut attendre un temps certain afin que le breuvage ne devînt buvable ; secondement, les croissants étaient mous et il n'est rien de pire que d'avoir à tremper des croissants mous dans du café brûlant servi dans un gobelet en plastock...
Bref, nonobstant ces quelques baies molles, ce fut tout de même une petite balade sympa !

 

                                                                  Isidore Lafouine, chineur sympa

 

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Publié dans Chine

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