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Albin Leblanc président !

Publié le par TSF36

Le duel du second tour est vraiment passionnant et il faut reconnaître que les finalistes sont tous les deux très forts. Un spectacle plein de suspense, de revirements, de croc-en-jambes, de coups de théâtre, à savourer comme on peut savourer un match de tennis de haut niveau.

Mais franchement, comment choisir entre la candidate du parti national-populiste et le candidat de l’ultra-libéralisme décomplexé ?

La première, étant la fille de son père et la tante de sa nièce, marchande d’illusions, menteuse patentée, n’inspire pas vraiment confiance. On n’est pas tenté ! Malgré son fonds de commerce dédiabolisé (il y a même, depuis deux jours, le général de Gaulle en vitrine) on sait bien que les vieux démons sont toujours dans l’arrière boutique. Donc, à dégager !

Pour le second, c’est un peu plus délicat. Ce jeune loup, ami des banquiers et de la phynance, beau garçon, surdoué, brillant, séducteur, mais avec des dents si longues qu’elles rayent le parquet, est certes plus présentable, mais ce n’est certainement pas le Messie. Mais non ! Ce serait plutôt un faux Messie. Mais si ! Et il fait furieusement penser à un de ces télé-évangélistes hystériques qui sévissent en Amérique, et auxquels la foule hypnotisée ne peut répondre qu’Amen. On voit que le jeune comédien a suivi des cours de théâtre, mais il a tendance à surjouer son rôle. Et ça ne laisse aucune illusion sur le flou de son projet politique. Et quand c’est flou, c’est qu’il y a un (jeune) loup, comme disait quelqu’un !

Cruel dilemme consistant à choisir entre avaler une couleuvre ou manger son chapeau …

Fort heureusement, il y a un troisième candidat : Albin Leblanc.

Albin Leblanc, natif du Blanc (Indre) est un berrichon intègre. Plâtrier de son état, il n’a jamais travaillé au noir. Il aime les choses simples : le vin blanc de Reuilly, le boudin blanc, le fromage blanc de chèvre. Il est membre du Parti d'en Rire, fondé par Pierre Dac et Francis Blanche. Son épouse, Blanche Leblanc, est blanchisseuse au Blanc, ce qui n’est pas un emploi fictif.

Le programme d’Albin Leblanc a le mérite d'être très clair : il se résume à une feuille blanche, donc il ne contient aucune promesse irréaliste, aucun mensonge ; alors tous les espoirs sont permis. Le candidat parfait, en somme, pour une présidence idéale.

Voilà pourquoi je voterai dimanche 7 mai pour Albin Leblanc.

 

En attendant, voici quelques brins de muguet … blanc.

 

Cliquez et approchez le museau pour sentir le parfum subtil du muguet berrichon ...

Cliquez et approchez le museau pour sentir le parfum subtil du muguet berrichon ...

Publié dans Botanique, Politique

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Eloge des champs de colza

Publié le par TSF36

Non, la Champagne berrichonne n’est pas une morne plaine quand elle met son manteau de colza ondulant au vent léger du printemps, avec de jolis cumulus dans le ciel pâle.

Encore un spectacle éphémère à contempler. Et un puissant parfum qui enivre ...

Hips !

Cliquez sur les photos et approchez le nez pour sentir les colzas ...
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Publié dans Berrichonnitude, Botanique

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Eloge de Saint-Dyé-sur Loire

Publié le par TSF36

Dans la région Centre Val de Loire, on est certes un peu loin de la mer, mais on se console avec la Loire qui est comme une lointaine banlieue de l’Atlantique qui s’étire, à n’en plus finir jusqu’aux parties les plus continentales de notre beau pays. Dans les environs de Blois, le grand fleuve passe à proximité du célèbre château de Chambord, qui en est cependant distant de quatre lieues, ce qui fait qu’on ne peut jamais admirer le reflet du château dans la Loire !

Par contre, elle passe bien à Saint-Dyé-sur-Loire, minuscule patelin contruit sur sa rive gauche. A la Renaissance, c’était un port actif où on débarquait les matériaux pour la construction du château de Chambord. D’ailleurs François 1er résidait à Saint-Dyé pour superviser les travaux et donner occasionnellement un coup de main aux ouvriers qui déchargeaient les pierres de tuffeau (information à vérifier)

Toujours est-il que c’est un très chouette patelin avec une église du XVè siècle de taille imposante, plein de veilles maisons dans des ruelles fleuries de glycines, de lilas, de clématites, de giroflées et autres fleurs de printemps.

Et il y a aussi un superbe panorama sur le fleuve royal, ses îles peuplées d’oiseaux et ses rives bordées de platanes. Un site enchanteur, si calme, en dehors des sentiers battus, ignoré des hordes de touristes qui « font » les châteaux de la Loire au pas de course. Un lieu secret, à ne pas divulguer, pour touristes évolués …

Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
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Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire
Eloge de Saint-Dyé-sur Loire

Publié dans Pays lointains

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Enivrez vous

Publié le par TSF36

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Charles Baudelaire

On peut aussi s’enivrer du parfum des glycines en Avril. C’est une drogue légalisée, dépénalisée et même conseillée. Mais hâtez vous, car les généreuses grappes violettes à l'odeur de paradis auront le même sort éphémère que les fleurs de cerisier.

Dans quelques jours, elles auront chu, délavées par la première averse. Ouvrez grand les naseaux ; respirez à grands traits, sans modération, sans crainte d’effets secondaires, les effluves capiteux, les fragrances subtiles qu’elles exhalent. Si vous n’avez pas le bonheur d’avoir une glycine à demeure, allez respirer celle de votre voisin ou celle du parc le plus proche. Ce vol olfactif vous sera pardonné.

Et si vous ne trouvez vraiment pas de glycine à humer, cliquez ci-dessous afin de sniffer ma glycine berrichonne :

Enivrez vous
Enivrez vous

Publié dans Poésie, Botanique

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