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82 articles avec gastronomie

Châtaignes du Berry : le retour

Publié le par TSF36

C'est sympa les châtaignes ! Tous les ans ça tombe des châtaigniers à la mi Octobre sans crier gare sans qu'on ait à se soucier de leur entretien. Ca pousse tout seul le long des chemins et des routes dans le sud de l'Indre. Cette manne céleste est abondante et gratuite ...

Par contre, le ramassage demande quelques efforts, car la terre est basse dans le sud de l'Indre,  et il faut courber le dos pour les ramasser en prenant garde à ne pas se piquer avec les bogues semblables à des hérissons. 

Quand on estime qu'il y en a assez dans son panier, on rentre chez soi et on les déguste, soit grillées, soit bouillies, avec une petite salade verte à l'huile de noix du Berry. Un pur délice !

Encore un petit cadeau sympa de Dame Nature, particulièrement généreuse à cette saison  !

Châtaignes du Berry : le retour
Châtaignes du Berry : le retour

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Safran de Déols : le retour

Publié le par TSF36

C'est sympa, le safran ! Ca reste planqué dans le sol toute l'année et ça refleurit fidèlement à la mi Octobre, sans crier gare. Ca n'exige aucun travail, même pas d'arrosage, même pas d'engrais, même pas de désherbage. Bref, c'est la culture idéale pour les nuls en jardinage !

Par contre, la cueillette demande quelques efforts, car la terre est basse et on n'a pas encore réussi à mécaniser la récolte. Il faut en effet courber le dos et cueillir manuellement, une à une, lesdites fleurs dès qu'elles montrent le bout de leur nez. Ne surtout pas les laisser passer la journée au soleil.

Ensuite, vient l'émondage qui ne doit pas tarder, c'est à dire le prélèvement des stigmates rouges qui sont la seule partie utile. Ce n'est qu'après de longues années d'expérience qu'on parvient à maitriser cet art consistant à se saisir des trois stigmates sans les séparer, puis en se servant de l'ongle du pouce et du gras de l'index comme d'une pince de précision, de les détacher délicatement en éliminant la partie jaunâtre-blanchâtre (sans goût) qui les réunit à la base. Le parfum capiteux qui accompagne cette opération provient des étamines et n'a aucune rapport avec le parfum du safran une fois séché. D'ailleurs, les étamines et les pétales violets seront jetés sans pitié.

Les stigmates rouge vif qu'on obtient sont humides et ne sentent rien. Il faut immédiatement les faire sécher à chaleur douce afin qu'ils ne moisissent pas. Un radiateur de chauffage central (allumé !) sera idéal à cet effet et le safran sera sec en quelques jours. Ce n'est que parfaitement secs et cassants que les filaments de  safran pourront être mis dans un flacon en verre hermétique mais il faudra attendre au moins jusqu'à Noël avant que se développe le sublime parfum caractéristique de la précieuse épice.

Voilà au moins un petit cadeau sympa de Dame nature ...

Safran de Déols : le retour
Safran de Déols : le retour
Safran de Déols : le retour

Publié dans Botanique, Gastronomie

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Voyage à Venise

Publié le par TSF36

Ben oui ! puisqu'il s'agit d'Argenton-sur-Creuse, la Venise du Bas-Berry. Cette petite Venise a au moins le mérite de ne pas être envahie par les touristes, ni par les pigeons (qui sont souvent les mêmes). Et d'ailleurs on y trouve le meilleur restaurant italien du Bas-Berry (La Cinecitta) dont le patron est un authentique italien parlant très peu le berrichon, mais expert ès pizzas, pastas, antipasti et tutti quanti (je n'ai jamais mange de tutti quanti, mais j'essaierai un jour !)

Ce fut donc un beau voyage totalement dépaysant sans quitter mon cher Berry !

Voyage à Venise
Voyage à Venise
Voyage à Venise

Publié dans Pays lointains, Gastronomie

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Le bout du monde

Publié le par TSF36

Après les évasions autour de son pâté de maisons, après les évasions dans un rayon de 100 kilomètres, on a furieusement envie d’exotisme, de pays lointains, vu qu’on a maintenant l’autorisation et la bénédiction de notre Grand Leader bien aimé !

Alors, hésitant entre Mayotte, Tahiti, les Seychelles et l’Aveyron, j’ai finalement opté pour cette dernière destination plutôt que pour les précédentes dont la réputation m’a toujours semblé un peu surfaite.

L’Aveyron, c’est un grand département situé en Occitanie. On n’en fait pas le tour dans la journée. Les distances d’est en ouest ou du nord au sud sont d’autant plus longues que les routes sont souvent sinueuses, rendant les parcours interminables. Par rapport aux départements plats et faciles du Centre-Val de Loire, on est carrément dans un autre espace-temps. Ici, pas de grande ville, mais un trio de villes moyennes : Rodez, la capitale, Millau et Villefranche de Rouergue.  Le reste de l’urbanisation est constitué de petites villes et de villages, parmi lesquels on ne compte pas moins de 10 labélisés « plus beaux villages de France ».  On y trouve les deux espaces désertiques remarquables que sont le Parc naturel des Grands Causses et le Parc naturel de l’Aubrac. Et c’est précisément sur le plateau de l’Aubrac, à mille mètres d'altitude, qu’est situé le bout du monde ! En effet l’essentiel de la population est constitué de vaches de marque Aubrac, de magnifiques créatures blondes aux yeux bleus, paissant paisiblement les vertes prairies constellées de gentianes jaunes et autres fleurs multicolores, donnant à leur lait ce goût particulièrement fleuri qu’on retrouve dans le fromage de Laguiole (prononcer : layole !) qu’on coupe avec un Laguiole (forgé à la main dans le village éponyme)  et qu’on déguste près d’un buron, en écoutant tintinnabuler les clarines des vaches sur les hauteurs du plateau où s’accrochent les nuages ...

La tomme fraîche est aussi le composant essentiel de l’aligot, l’incontournable spécialité locale à base de purée de pommes de terre, de crème et de tomme fraîche. Sa structure doit être « filante » et sa dégustation demande un certain tour de main pour enrouler le fil autour de la fourchette avec élégance. Avec une saucisse de campagne bien grillée, on atteint les sommets de la gastronomie aveyronnaise, surtout accompagnée d’un petit vin des Cotes de Millau.

Sympa, le bout du monde, n’est-il pas ?

Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde
Le bout du monde

Publié dans Pays lointains, Gastronomie

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