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Bonnets d'Evêque

Publié le par TSF36

Les bonnets d'évêque, qui décorent les haies en automne, sont les fruits du fusain d'Europe, (Euonymus europaeus),un arbuste très répandu dans le Berry. Ces fruits sont toxiques pour les bipèdes que nous sommes, mais ils font le régal de la gent ailée. Par contre le bois carbonisé du fusain d'Europe sert aux humains à faire de jolis dessins ... au fusain.

Etonnant, non ?

Bonnets d'Evêque
Bonnets d'Evêque

Publié dans Botanique

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La source de l'Indre enfin découverte ...

Publié le par TSF36

Rares sont les Berrichons qui ont vu la source de l’Indre, cette belle rivière qui traverse notre département selon un cours incroyablement compliqué de méandres, de bras multiples enserrant des îles, une rivière qui n’a pas choisi le plus court chemin, mais plutôt le chemin des écoliers avant d’aller se jeter dans la Loire près de Chinon.

Il faut dire que l’Indre ne prend pas naissance dans le département éponyme, mais dans le département voisin, le Cher, autrement dit le Haut Berry.

Il faut dire aussi que la commune où se trouve sa source, Saint Priest La Marche, ne fait pas beaucoup de réclame pour valoriser l’origine de notre rivière. On dirait même qu’elle fait tout pour tenir le lieu introuvable, inaccessible et pour induire en errance les touristes qui la chercheraient.

Sur la place du village, seul un panneau décrépit donne une vague indication mais très insuffisante pour être utile. Il y a aussi une flèche en bois grisâtre mentionnant « Source de l’Indre » mais elle n’est suivie d’aucune autre et s’avère ne mener à rien.

Alors on a recours au GPS de la voiture où hélas ne figure pas la source ni les chemins ruraux qui pourraient y mener. On essaie avec Google Maps, mais ce n’est pas mieux : aucune mention de la source. Les technologies modernes ont atteint leur limite.

Alors, on se rend au hameau de « Cherz Jabier » qui à vue de nez doit être proche de la source et on se dit qu’on va utiliser la méthode obsolète et ancestrale : demander à un autochtone !

Par chance, dans ce coin perdu, où il n’y avait pas un chat, j’aperçus un homme qui jardinait dans son jardinet. « Bonjour, mon brave »  le hélai-je « pourriez-vous m’indiquer où se trouve la source de l’Indre ? »  « Sorry, I am English » me répondit-il.

Damned, me suis-je dit : un étranger pas français ! Le Grand Remplacement n’épargne même pas les coins les plus reculés du Berry …

« I am looking for the source of the River Indre » repris-je dans la langue du chat qui expire. « I don’t know but let me just ask the neighbour » dit il en traversant le rue jusqu’à la maison d’en face où le voisin, un authentique berrichon AOP apparut.

« Ah !mon bon Monsieur,  la source de l’Indre, elle est pas loin d’ici, mais ya pas une seule pancarte pour la signaler. Vous reprenez la petite route qui monte et vous vous garez là ousque ya un chemin qui traverse le taillis et la source est à 1 kilomètre juste à côté de la ferme de Beddes »

Ca au moins, c’était de l’info ! « Merci brave homme «  lui dis-je en reprenant mon chemin.  Une fois de plus la communication humaine avait démontré sa supériorité sur les techniques modernes et j’atteignis sans encombre le lieu mythique où l’Indre prend sa source.

Un bassin carré en pierre envahi de lentilles d’eau, entouré de lattes en bois imputrescible, permettant aux pèlerins de s’en approcher sans salir leurs souliers. Rien de grandiose en somme, mais je suppose que John Speke qui découvrit en 1858 la source du Nil ne dut pas ressentir une émotion plus grande que la mienne, alors que je contemplais ce glauque bassin où cependant notre belle rivière commençait son cours incroyablement compliqué de méandres, de bras multiples enserrant des îles, avant d’aller se jeter dans la Loire près de Chinon…

Retour à la source
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Retour à la source
Retour à la source

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Publié dans Berrichonnitude

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Safran ... l'éternel retour

Publié le par TSF36

Tous les ans à la mi-octobre, les fleurs de safran reviennent fidèlement pour nous offrir un petit bonheur d'automne.

Les bulbes enfouis sous la pelouse ne demandent aucun entretien. Pas d'engrais, pas de désherbage, pas d'arrosage ... l'idéal pour les nuls en jardinage. Et on est sûr de récolter du safran bio !

Le plus dur est la cueillette, car la terre est basse en Bas-Berry. Ensuite il faudra émonder les fleurs, faire sécher les stigmates et les enfermer dans un flacon hermétique où ils développeront leur parfum subtil et capiteux ...

Et on dit merci à qui ? A Dame Nature !

crocus sativus

crocus sativus

Publié dans Botanique

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