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Le musée de la faïence de Nevers

Publié le par TSF36

Nevers, comme je l’écrivais naguère, est une ville qui me botte. C’est pourquoi je vais de temps en temps y traîner mes bottes.

Heureuse surprise cette année ! La tour de la cathédrale est maintenant désemmaillotée, ce qui change totalement la physionomie de la ville quand on l’aborde par le pont sur la Loire. Nevers a maintenant une autre allure, l’allure d’une ville d’art et d’histoire sérieuse !

Le musée des Beaux Arts et de la faïence sera l’objet du court diaporama ci-dessous. Ce musée qui est ouvert depuis quelques années seulement est remarquablement bien agencé. Outre les incontournables et magnifiques faïences locales, il présente également une étonnante collection de figurines en verre émaillé. Ces compositions encadrées sont d’une minutie extrême et on ne peut que s’émerveiller. Certains diront que c’est à la limite du kitsch. Peut-être, mais c’est ce qui en fait le charme.

En tout cas, cela justifie largement la visite du musée.

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Eloge de Bordeaux et des Girondins

Publié le par TSF36

Bordeaux, contrairement à Châteauroux, c’est une grande et belle ville. C’est plein de beaux monuments et de perspectives grandioses. Il y a la Garonne, large comme un Océan, qui sépare le Bordeaux historique du Bordeaux de demain. Cette vaste étendue d’eau, on la franchit soit par le vieux Pont de Pierre, soit par le moderne pont Chaban-Delmas, dont le tablier se soulève pour laisser passer les grands bateaux.

La Place de la Bourse se mirant dans son miroir d’eau est sans conteste un des plus beaux ensembles architecturaux qui existent. Génial le miroir, il fallait y penser !

A quelques pas de là, le monument des Girondins est un chef d’œuvre du style pompier, avec sa fontaine aux statues de bronze monumentales, chevaux cabrés et personnages allégoriques racontant l’histoire de ces enfants de la révolution battus par les montagnards, une fresque grandiloquente qui fait forte impression sur le visiteur.

La célèbre esplanade des Quinconces, quant à elle, vaste étendue poussiéreuse, ne présente pas un intérêt considérable, à part de détenir le record de la plus grande place d’Europe (12 hectares).

Parmi les chouettes monuments qu’il faut voir à tout prix, citons en vrac la Cathédrale Saint-André, le Palais de Rohan, demeure de M. Juppé, la Grosse Cloche (sans rapport avec le précédent), la Basilique Saint-Michel, le Grand Théâtre.

En dehors de ces incontournables, il faut aussi déambuler au hasard des nombreuses rues piétonnes, toutes plus agréables les unes que les autres, se laisser surprendre par des éléments d’architecture inattendus ou simplement se laisser charmer par l’ambiance des lieux. Le quartier Saint Pierre et la Place du Parlement, avec leurs innombrables terrasses de restaurants sont des lieux pleins de vie mais on s’y sent plutôt bien, surtout après quelques verres …

Bordeaux, en somme, présente tous les avantages d’une grande ville sans en avoir les inconvénients.

Le diaporama ci-dessous n’est qu’un bref aperçu du centre historique de Bordeaux. Il reste encore bien des choses à explorer dans cette belle et grande ville. Ce sera pour la prochaine fois. Je reprendrai volontiers un petit coup de Bordeaux !

 

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Haïku

Publié le par TSF36

Glycine à l'automne

Lance en vain ses longues tiges

Enlaçant le vide

Haïku

Publié dans Poésie

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Eloge d'Arcachon hors-saison

Publié le par TSF36

Cela peut ressembler à un oxymore étant donné qu’Arcachon se proclame fièrement la ville des quatre saisons.  Mais hors saison estivale, débarrassée des hordes de juilletistes et d’aoutiens, cette belle ville est vraiment digne d’éloges. Le septembrien peut alors s’y aventurer sans stress.

Arcachon est une « ville nouvelle » créée en 1857 siècle sur des dunes de sable plus ou moins fixées par des pins maritimes. Son climat doux et son air exceptionnel où l’iode se mêle à l’essence de pin en fit une destination très courue par les malades et les bien portants. Le bassin d’Arcachon est comme une petite Méditerranée où l’eau est plus chaude que celle de l’Atlantique. Il n’y gèle jamais et une végétation luxuriante s’y épanouit. Les rues sont bordées de lauriers roses en pleine terre, et pas comme chez nous en pots qu’on rentre pour l’hiver.

La ville d’été, qui s’étend parallèlement au front de mer est d’une propreté parfaite avec ses façades blanches ornées de boiseries tarabiscotées. La place des halles, bien que très moderne, est parfaitement intégrée aux constructions plus anciennes. D’ailleurs, ici le terme « ancien » est relatif puisqu’on ne trouvera rien d’antérieur au XIX è siècle, donc pas de cathédrale gothique, pas d’église romane, même pas une maison médiévale à pans de bois !

Mais le clou d’Arcachon est la « ville d’hiver » avec ses villas toutes différentes et toutes plus étonnantes les unes que les autres (et inversement). Ici, les architectes avaient laissé libre cours à leur fantaisie la plus débridée et avaient construit dans tous les styles qui étaient à la mode au XIX è et au début du XX è siècle. Vu qu’il n’y avait rien sur les hauteurs de cette dune déserte, il n’y avait pas de plan d’urbanisme ni de style à respecter. On s’en est donc donné à cœur joie dans le style néo gothique, le mauresque, l’exotique, le chalet suisse, l’art déco, l’étrange et le bizarre… Les rues furent même tracées en forme de courbes, afin de briser le souffle du vent. Ce délire architectural est un vrai bonheur pour le photographe.

Après s’être repu de curiosités architecturales, il est temps de redescendre vers le front de mer qui est sans conteste le centre de gravité d’Arcachon avec sa jolie plage, ses jetées blanches, ses alignements de tamaris et de pins maritimes, ses enfilades de terrasses de restaurants où les tables croulent sous les poissons et les fruits de mer, pour le grand bonheur de la foule cosmopolite attablée jusque tard dans la soirée.

C’est une étrange sensation que de déambuler sur ce merveilleux front de mer plein de vie, pour quelqu’un qui habite toute l’année dans une ville morte, où on ne voit pas un chat dans les rues après 19 h.

Un séjour à Arcachon, est un merveilleux remède à la morosité pour le plus ronchon des berrichons …

Arcachon en septembre

Publié dans Pays lointains

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