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Safran de Déols : le retour

Publié le par TSF36

C'est sympa, le safran ! Ca reste planqué dans le sol toute l'année et ça refleurit fidèlement à la mi Octobre, sans crier gare. Ca n'exige aucun travail, même pas d'arrosage, même pas d'engrais, même pas de désherbage. Bref, c'est la culture idéale pour les nuls en jardinage !

Par contre, la cueillette demande quelques efforts, car la terre est basse et on n'a pas encore réussi à mécaniser la récolte. Il faut en effet courber le dos et cueillir manuellement, une à une, lesdites fleurs dès qu'elles montrent le bout de leur nez. Ne surtout pas les laisser passer la journée au soleil.

Ensuite, vient l'émondage qui ne doit pas tarder, c'est à dire le prélèvement des stigmates rouges qui sont la seule partie utile. Ce n'est qu'après de longues années d'expérience qu'on parvient à maitriser cet art consistant à se saisir des trois stigmates sans les séparer, puis en se servant de l'ongle du pouce et du gras de l'index comme d'une pince de précision, de les détacher délicatement en éliminant la partie jaunâtre-blanchâtre (sans goût) qui les réunit à la base. Le parfum capiteux qui accompagne cette opération provient des étamines et n'a aucune rapport avec le parfum du safran une fois séché. D'ailleurs, les étamines et les pétales violets seront jetés sans pitié.

Les stigmates rouge vif qu'on obtient sont humides et ne sentent rien. Il faut immédiatement les faire sécher à chaleur douce afin qu'ils ne moisissent pas. Un radiateur de chauffage central (allumé !) sera idéal à cet effet et le safran sera sec en quelques jours. Ce n'est que parfaitement secs et cassants que les filaments de  safran pourront être mis dans un flacon en verre hermétique mais il faudra attendre au moins jusqu'à Noël avant que se développe le sublime parfum caractéristique de la précieuse épice.

Voilà au moins un petit cadeau sympa de Dame nature ...

Safran de Déols : le retour
Safran de Déols : le retour
Safran de Déols : le retour

Publié dans Botanique, Gastronomie

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Les derniers feux de l'été à Bourges

Publié le par TSF36

C'est, paraît-il, l'automne. Mais dans la capitale du Berry, l'été fait de la résistance. Au jardin des Prés Fichaux, les massifs floraux sont encore éclatants de couleurs somptueuses que le ciel gris d'octobre révèle bien mieux qu'un ciel d'azur. Seul le cadran solaire fait grise mine !

Profitons donc de ces derniers feux avant de passer du côté obscur ...

 

Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges
Les derniers feux de l'été à Bourges

Publié dans Berrichonnitude, Botanique

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Faits divers... et d'automne

Publié le par TSF36

Hier 23 septembre, à 9 h 21, alors que je me rendais à Châteauroux, quelle ne fut pas ma surprise, en abordant le rond-point du jardin public, de voir ... un cheval me griller la priorité et s'engager au petit trot sur l'avenue. Ledit cheval était sans cavalier et même sans selle (vraisemblablement un cheval de régime). Il continua ainsi à trottiner en plein milieu de la chaussée, ne s'arrêtant même pas au passage piétons où des lycéens médusés et ébahis allaient traverser. Je craignis fort être obligé de le suivre pendant toute la traversée de la ville, mais, arrivé au rond-point de la place Sainte Hélène, à 9 h 22, il se décida à prendre la direction  de la Vieille Ville et disparut (c'est le cas de la dire) de la circulation.

Cet important évènement, dont les media locaux n'ont pas parlé, est absolument authentique.

Que je sois damné si jument !

 

Faits divers... et d'automne

Publié dans Berrichonnitude, Zoologie

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Lozère underground : Dargilan

Publié le par TSF36

Après avoir vu l'Aven Armand, on peut être un peu déçu par Dargilan car on ne retrouve pas ici de forêt luxuriante de stalagmites aussi spectaculaire. Mais on peut y voir de superbes concrétions, colonnes, orgues, pieuvres, draperies et autres formes étranges pendant la visite qui dure presque deux heures et qui comporte de nombreuses marches (donc peu recommandée aux culs-de-jatte ça va de soi !) Et au moins ici, on n'a pas à subir une scénographie infantilisante ni d'éclairages de sapins de Noël ! Il n'y a que des lumières blanches judicieusement placées, mettant bien en valeur les couleurs naturelles de la grotte et toutes ses nuances allant du rose à l'orangé. Une mise en lumière respectueuse du site, c'est tout ce qu'on demande.

Moralité : il ne faut surtout pas zapper Dargilan sous prétexte qu'on a déjà vu l'Aven Armand et que ça va encore coûter une poignée de roupies lozériennes !
 

Lozère underground : Dargilan
Lozère underground : Dargilan
Lozère underground : Dargilan
Lozère underground : Dargilan

Publié dans Pays lointains

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