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Maronnons sous la pluie ...

Publié le par TSF36

Certes, la fête de la châtaigne d’Eguzon était fort arrosée cette année et il y avait de quoi marronner. Cependant, cette grandiose manifestation se déroula dans la bonne humeur. Les foules berrichonnes étaient fidèles au rendez-vous.

Des tonnes de marrons furent grillés dans des appareils de haute technologie que même les américains ils en ont pas des comme çà,  des hectolitres de jus de pomme coulèrent à flots du pressoir, des milliers de "gouiches" furent dégustées. Cette rare et délicieuse spécialité qu’on ne trouve qu’à Eguzon une fois par an est une pâte à clafoutis avec des pommes et des châtaignes posée sur une feuille de chou et cuite dans un four à bois. Un pur délice que le monde entier nous envie !

 

Eugène Lemaigre

 


Publié dans Berrichonnitude

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Eloge de la Basilique de Neuvy-Saint-Sépulchre et de la Pomme

Publié le par TSF36

Neuvy-Saint-Sépulchre, petite bourgade du Boischaut Sud est célèbre à plus d’un titre : d’abord, il y a une très curieuse basilique romane en forme de rotonde qui a été bâtie au XII ème siècle sur le modèle du Saint Sépulcre de Jérusalem. Une très belle architecture qui mérite le coup d’œil.

Mais Neuvy est aussi célèbre pour ses Journées de la Pomme, une des plus grandes manifestations pomologiques, qui réunit chaque année à l’automne tous les membres de la secte des adorateurs de la pomme, une secte étrange mais tout à fait inoffensive à laquelle je me suis récemment converti.

Cette année, on a pu y apprendre que toutes les espèces de pommes actuelles descendaient de l’espèce Malus sieversii originaire des plateaux d’Asie Centrale, actuellement le  Kazakhstan, un pays que personne ne sait où c’est !

Ainsi, nos bonnes vieilles pommes bien de cheux nous sont en fait des fruits exotiques. Etonnant, non ?

Le coup de cœur de cette manifestation grandiose : le stand des beignets, où pour quelques roupies berrichonnes, on pouvait déguster d’authentiques beignets aux pommes, pas de ces beignets anglo-saxons calibrés, à la forme régulière avec un trou au milieu rebaptisés doughnuts, mais des vrais beignets aux formes aléatoires bien gras, comme en faisait jadis ma grand mère, avec les petits boûts de pâte croustillants échappés à la masse principale du beignet, comme les planètes en formation autour d’une étoile.

Louons donc la pomme, ce fruit délicieux, sans lequel Newton n’aurait jamais découvert les lois de la gravitation et sans lequel Steve Jobs n’aurait jamais inventé le Mac, sans lequel je n’aurais pas pu rédiger les présentes élucubrations. 

 

Info de dernière minute:  Vous pouvez aussi voir un magnifique reportage consacré aux Journées de la pomme sur le blog de Mme Fadette de  Femmes en Berry.

Publié dans Berrichonnitude

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Quadruple éloge de H.F.Thiéfaine, E.A. Poe, Joan Baez et Stéphane Mallarmé

Publié le par TSF36

Un peu de culture, ça peut pas faire de mal, même si TSF 36 n'a pas pour vocation de concurrencer France Culture. Voici donc un petit brouillon de culture, mais il y a des images pour les lecteurs qui ne savent pas lire.....

 

Parmi les plus belles pépites de « Supplément de mensonge », il en est une, sublime, qui ne passe jamais à la TSF car elle dépasse les 5 minutes et ce serait insupportable pour les chers zoditeurs. Il s’agit de « Trois poèmes pour Annabel Lee » dont l’abord est plus difficile et qui nécessite plusieurs écoutes avant de l’apprécier. Ici, H.F.T. s’est inspiré d’un poème d’Edgar Allan Poe pour écrire un autre texte qui n’en est pas une traduction, mais un prolongement.

Voici d’abord le texte de ce poème, qui est le dernier écrit par Poe, et qui est considéré comme un de ses plus beaux. Il est fort bien lu par Marianne Faithful, dont la voix grave s’accorde merveilleusement au texte :

 

C’est Stephane Mallarmé (et non pas Baudelaire) qui l’a traduit en français. On peut lire ICI cette traduction impeccable. Faut dire que Mallarmé était prof d'anglais en plus de poète,  et pour ce qui est de traduire des poèmes, il n'était pas mal armé.

 

En voici maintenant une version chantée par Joan Baez, superbe, et avec l’accent américain, c’est encore mieux :

 

Voilà, maintenant que vous savez tout sur Annabel Lee, voici ce que ce poème célèbre (du moins chez les anglo-saxons) a inspiré à notre H.F.T. national.

Rien de commun, ou presque, sinon une atmosphère, ce quelque chose de mystérieux qui existe entre les mots …

Le résultat est sublime :

P.S. Un petit bémol néanmoins pour la "mise en images" qui ne manque certes pas de talent, mais qui a pour effet de distraire de l'écoute attentive. Certaines images qui veulent coller au texte de manière maladroite, parfois à contre-sens, avec des anachronismes et des fautes de goût ... cela finit par être lassant. Je préférerais pour ma part une simple image fixe, voire un fond noir, avec le texte qui défilerait. 

D'autant plus que c'est un texte pas facile, à lire la tête entre les mains, avec un dictionnaire sous la main, ne serait-ce que pour savoir ce que sont des "pétroglyphes" !

Ah oui, le texte, on peut le lire ICI

Publié dans Poésie

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Eloge des marronniers et des cognassiers

Publié le par TSF36

            C'est en marronnant qu'on fait les marronniers

C'est en cognant qu'on fait les cognassiers

(Proverbe berrichon)

 

C’est bien pratique les marronniers, pas les arbres à marrons, mais, en terme journalistique, ces sujets récurrents qui d’année en année réapparaissent à date fixe dans les media, grands ou petits. Ce Modeste Blogounet n’y déroge d’ailleurs pas, car c’est bien pratique de copier-coller un vieux sujet dont aucun lecteur n’a gardé la mémoire, étant donné qu’il n’avait rien de bien mémorable. Personne n’y voit que du feu. On change quand même une virgule par-ci par-là, conscience professionnelle oblige.

Le nec plus ultra en matière de marronniers reste néanmoins la Fête du marron à Mâron qui tombe tous les ans le troisième dimanche d’Octobre. Et cette année, sans surprise, elle tomba, sans blesser personne, à la date susdite.

Mais ce qui fut beaucoup plus inattendu cette année, c’est qu’elle coïncida avec la Fête du Coing qui se tenait, non pas à Coings comme la logique élémentaire l’eût exigé, mais à Argy, village qui ne rime pas le moins du monde avec le fruit susmentionné, bien qu’il soit tout de même dans le coin. Cette année vous allez donc échapper aux habituels jeux de mots consternants sur les marrons.

Le coing, pour les étrangers qui ne sont pas du coin, est le fruit du cognassier (cydonia oblonga), de forme intermédiaire entre la poire et la pomme (oserai-je dire cunéiforme ?) dont la maturation complète ne se fait qu’en climat méditerranéen. Ici dans le Berry, il y a bien des cognassiers mais les fruits ne parviennent jamais à maturité. Ils restent durs comme du bois, bien que très odorants, et on ne peut les consommer que sous forme de gelée, ou bien cuits comme légume d'accompagnement dans des préparations sucrées-salées. Le goût se rapproche de celui de la pomme mais en plus parfumé.

Cette célébration d’un fruit souvent sous-estimé était fort sympathique, d’autant plus que les bénéfices de la manifestation étaient destinés à la restauration du superbe château renaissance. D’ailleurs le « coing des gourmands » a fait la une de tous les media locaux, nationaux et internationaux. Même le célèbre Michel Denisot, en personne, s’était déplacé ; mais il faut dire qu’il habite dans le coin.

Donc, inutile d’en rajouter, vu que le monde entier s’est passionné pour cet événement majeur de la berrichonnitude à Argy, modeste village situé dans un coin perdu, devenu pour un dimanche la capitale mondiale du Coing.

Quelques images, néanmoins …

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Publié dans Berrichonnitude

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