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Escapade Fréhelienne

Publié le par TSF36

S’il est un site grandiose sur les côtes bretonnes, c’est bien le cap Fréhel, ce promontoire de grès rose plongeant à pic dans la mer, soixante-dix mètre en contrebas. Il y a là un grand phare, toujours en activité, et pas seulement pour décorer, seul témoin d’une activité humaine en ce lieu où la nature resplendit.

Le rose des rochers, les bleus-verts de la mer, le mauve de la bruyère et le jaune des ajoncs composent une étonnante symphonie de couleurs. Certainement qu’à d’autres périodes de l’année les couleurs sont différentes, mais en juin c’est un véritable ravissement pour les yeux. A côté de ces immenses étendues polychromes, les quelques vestiges de lande de Crozant qu’on essaie de conserver font bien pâle figure.

Seule une terre pauvre battue par les vents et le sel peut empêcher la lande de dégénérer en forêt. Aucun arbre ne peut pousser dans de telles conditions et c’est tant mieux.

Sur un rocher inaccessible près de la pointe, on pourra observer la réserve d’oiseaux de la Fauconnière où s’ébattent des milliers d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.

Il est conseillé pour profiter pleinement du site de suivre le sentier de randonnée qui longe la côte jusqu’au Fort-la-Latte, un bel édifice moyenâgeux bien restauré, très agréable à visiter, qui a servi de décor à plusieurs films célèbres (Les Vikings, Chouans).

Petit conseil aux touristes qui viennent au Cap Fréhel : prévoyez de bonnes chaussures de marche pour randonner sur un des plus beaux sentiers dont on puisse rêver. N’oubliez pas le sac à dos et un sandwich dedans car il n’y a pas le moindre restaurant à des lieues à la ronde. Même pas une boutique de souvenirs ! C’est d’ailleurs une excellente chose que ce site exceptionnel ait été préservé de toute activité commerciale.

Seul le parking est payant : 2 € mais c’est une très modeste contribution à la protection de la faune et de la flore. Et vu la qualité du spectacle, on en a pour son argent !

 


Publié dans Pays lointains

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Escapade malouine

Publié le par TSF36

De Dinard à Saint Malo, il n’y a que l’estuaire de la Rance à traverser. Certes on peut y aller en auto, mais ça oblige à faire un grand détour et à passer sur le barrage de la célèbre usine marémotrice, souvent très encombré et même parfois coupé pour laisser passer les bateaux.

Il est beaucoup plus simple et rapide d’emprunter le bus de mer qui pour un prix modique vous mène tout droit au cœur de la Cité corsaire en échappant aux servitudes automobiles.

Saint Malo contraste fortement avec Dinard, car ici ce ne sont que des rangées de hautes maisons grises en granit, presque toutes semblables. Il paraît que Saint Malo a été presque entièrement détruite pendant la dernière guerre, et reconstruite à l’identique. Chapeau !

La première chose à faire après avoir débarqué est de faire le tour des remparts, une promenade fort agréable où on découvre sans cesse de nouveaux paysages : le port de commerce, la ville intra-muros, les plages, les îles, au loin Dinard et toujours la mer émeraude, sa couleur réglementaire. Lorsque la mer est basse, un pèlerinage s’impose sur l’île du Grand Bé, là où Chateaubriand a voulu être enterré pour avoir une paix royale, ce qui n’est certainement pas le cas en période estivale ! Partout sur l’île, les genêts en fleurs contrastant avec le bleu-vert de la mer inspirent de magnifiques tableaux pour les peintres et de jolies photos pour les nuls …

Les mouettes sonorisent tout cela de leurs chants harmonieux (?)

Les rues commerçantes de la ville sont fort animées et l’hypercentre (près du Château) est le coin le plus agréable avec ses nombreuses terrasses de restaurants où on peut déguster des fruits de mer bien frais ou des galettes bien chaudes. Bref, Saint Malo, malgré son aspect un peu austère, n’est pas une ville où on meurt de faim.

Eugène Lemaigre a testé une choucroute de la mer au Café de l’Ouest et s’en est déclaré satisfait. Par contre, méfiance pour ce qui concerne l’interminable alignement de terrasses de la rue Jacques Cartier (dite rue de la faim), affichant toutes à peu près le même menu et les mêmes tarifs à l’intention des touristes, principalement anglais qui pullulent en ces lieux.

Il y a d’ailleurs quelques pubs anglais à Saint Malo où l’on peut se faire servir une Guinness pression bien fraiche si on est en mal d’exotisme.

Pour conclure (brillamment) , on peut dire  que Saint Malo est une ville très chouette !



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Escapade dinardaise

Publié le par TSF36

Quand on a la chance de vivre dans le 36, on se dit qu’il serait dommage de ne pas aller jeter un œil dans le 35 distant seulement d’une unité sur la liste des départements. Il suffit pour cela d’un petit clic pour être téléporté dans le 35, autrement dit l’Ile et Vilaine.

Et c’est ainsi qu’on se retrouve, comme par magie,  à Dinard, la perle de la côte d’Emeraude …

Contrairement à ce qu’on craignait, le nord de la Bretagne, ce n’est pas le grand nord et la Manche, ce n’est pas l’océan glacial arctique. On n’y voit pas de banquises ni le moindre pingouin. On peut donc y aller sans crainte, vêtu normalement. On est même surpris, en arrivant, de découvrir une mer couleur émeraude, un ciel d’azur, et des palmiers partout sur la côte. On se dit « ce doit être Saint Trop, j’ai dû me tromper de direction » Et pourtant on est bien en Bretagne.

Dinard est une élégante station balnéaire qui a connu ses heures les plus glorieuses autour de 1900. Les villas cossues de la fin du XIX ème siècle et du début XX ème y abondent, construites par des gens très fortunés, dont beaucoup d’anglais, avec pour unique destination la contemplation du paysage marin. La mer, toujours recommencée …

Il suffit de se promener sur les promontoires naturels que sont la Pointe du Moulinet et la pointe Malouine pour admirer ces villas juchées en bord de falaise, bénéficiant de vues qui demeureront à jamais imprenables. On y trouve toutes les fantaisies architecturales. Ce sont parfois de véritables châteaux, avec tourelles, clochetons, terrasses, entourés de palmiers, de camélias, d’hortensias.  Les heureux propriétaires de ces séjours idylliques, en plus de bénéficier du spectacle toujours changeant de la mer,  désiraient aussi que leur richesse fût visible de tous.

Toutes ces villas 1900 au luxe ostentatoire et parfois un peu kitsch sont aujourd’hui classées monuments historiques et contribuent en grande partie à faire le charme de Dinard.

Une chose étonnante, néanmoins : on ne trouve nulle part de référence à Eric Rohmer, pas une rue à son nom, pas une plaque commémorative, pas une statue. On trouve par contre, sur la plage de l’Ecluse, une statue d'Alfred Hitchcock qui n’a jamais tourné à Dinard ! Rohmer a pourtant immortalisé Dinard dans un merveilleux film « Conte d’Eté » où il a si bien capturé la lumière particulière de l’endroit. Evidemment, tout le monde n’aime pas le cinéma de Rohmer. Pour le commun des mortels, ce sont de petits films à petit budget, futiles et bavards, avec des acteurs peu connus. Il faut pourtant y regarder d’un peu plus près.

Dans Conte d’été, les promenades du bord de mer sont merveilleusement filmées et si l’histoire gentillette (quoique fort bien écrite) ne vous passionne pas, vous pouvez toujours visionner le film sans le son pour n’en retenir que les belles images de Dinard capturées par un authentique artiste du 7 ème art.

Par la suite, le jeu consistera à aller reconnaître sur place les lieux où ont été faites les prises de vues. Rien n’a changé ou presque depuis 1996. C’est juste nous qui avons changé …



Publié dans Pays lointains

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Pour en finir avec les pays lointains ...

Publié le par TSF36

Jadis, le touriste berrichon qui allait à Crozant, dans la Creuse, avait la nette impression de franchir une frontière, de passer dans un pays étranger, de s’aventurer dans une jungle inhospitalière peuplée de quelques tribus sauvages ne parlant même pas berrichon.

Maintenant que la frontière est tombée, tout ceci a bien changé et on peut enfin se promener sereinement à la frontière du Centre et du Limousin sans aucune crainte. On se sent enfin chez soi en Limouchentre !

Crozant, naguère ville frontière un peu renfrognée, semble maintenant plus accueillante pour les touristes, bien qu’en juin, il n’y ait pas un chat dans les rues. Ils ne viennent qu’à la mi-Août !

Mais le coin est très chouette, très fleuri. La vallée de la Sédelle, agrémentée de ses vieux moulins,  est un havre de paix et de fraicheur. Le site du confluent, surmonté de ses ruines romantiques est un des plus beaux sites dont on puisse rêver.

A quoi bon voyager au bout du monde, quand on a tout çà près de chez nous ?

Cette année, c'est décidé, je passe mes vacances en Limouchentre !




 

Publié dans Berrichonnitude

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