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Eloge de Chazelet et de l'Abloux

Publié le par TSF36

Dire qu’il y a des touristes américains (ou japonais) qui « font l’Europe » en huit jours ! Quelle absurdité ! Et quel désastreux bilan carbone !

Mais on peut aussi pratiquer le tourisme autrement en découvrant de minuscules terroirs juste devant sa porte. C’est ce qu’on pourrait appeler le micro-tourisme !

Ainsi, jusqu’à hier,  j’ignorais totalement l’existence de Chazelet, village ignoré des guides,  situé au milieu de nulle part entre Argenton-sur-Creuse et Saint Benoît du Sault. Et j’ignorais pareillement l’existence de l’Abloux, petit affluent de l’Anglin.

Il faut dire aussi que ce coin du Parc Naturel Régional de la Brenne, au sud de la Creuse, est beaucoup moins connu que la « Grande Brenne », le plat pays des mille étangs, paradis des oiseaux. Ici dans la « Petite Brenne », il y a peu d’étangs mais le relief y est beaucoup plus accentué. On est dans un pays de bocage, de haies, de vallons, de coteaux, ressemblant un peu au pays de George Sand, du côté de la Châtre.

Ce terroir est sillonné de routes étroites, de chemins empierrés, de chemins creux reliant entre eux quelques hameaux et quelques fermes isolées.

Tout un univers microscopique qui ne se laisse pas découvrir facilement, sauf à pied, en suivant les itinéraires balisés.

Après avoir admiré le château de Chazelet, la petite église, le modeste « Hôtel de Ville » et la plaque commémorative rappelant que le R.P. Lucien Laberthonnière, philosophe chrétien est né en ce lieu, on peut s’engager sur l’itinéraire balisé en jaune et …  vers l’inconnu.

Une longue descente sur une étroite route goudronnée mène vers l’Abloux et le hameau éponyme où on découvre le site des anciennes forges et surtout un étonnant château (invisible depuis la route départementale) Ensuite, un chemin creux, long et frais tunnel de verdure, dont les trouées laissent parfois apercevoir des horizons lointains, mène vers l’étang de Chassingremont  judicieusement muni de tables de pique-nique. Pas un chat aux alentours, merveilleuse solitude pour déguster un délicieux sandwich avec vue imprenable sur les flots calmes, avant de reprendre le sentier qui devient alors plus sportif, avec des montées sur les coteaux arides et des descentes dans les vallons frais où glougloute parfois un ruisseau. On y croise une faune variée, ânes, bovins, troupeaux de canards, quelques ragondins et même un escargot de Bourgogne exilé en Berry. Le chemin vire et ondule doucement avant de retrouver Chazelet dans le même état qu’on l’a quitté, c’est à dire désert même si on soupçonne l’existence de quelques habitants, tapis dans leurs chaumières.

Ainsi s’achève ce voyage en terre inconnue, un voyage totalement dépaysant et dont le bilan carbone est des plus raisonnables …

Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux
Eloge de Chazelet et de l'Abloux

Publié dans Berrichonnitude

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Inauguration en grandes pompes de la Place Gambetta

Publié le par TSF36

C'était donc le grand jour. En ce 13 juillet, on inaugurait, dans une joyeuse ambiance estivale, la nouvelle place Gambetta. Une place moche devenait enfin une place chouette ! Après le dévoilement de la plaque, le coupage du ruban tricolore, après la mise en service d'une fontaine à faire pâlir les grandes eaux de Versailles, après l'ouverture du kiosque de style Baltard, après le discours de notre Maire Gil Averous, après le vin d'honneur (sans vin) et les chouquettes (faisant office de petits fours), les Castelroussins ébahis purent rentrer chez eux en se disant que désormais ils n'habitaient plus dans une ville de ploucs. 

Je tire donc mon chapiau (couvre-chef berrichon) à la municipalité qui a su mener à bien ces travaux pharaoniques ! 

 

Video en 4K

Publié dans Berrichonnitude

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Concremiers II , le retour ...

Publié le par TSF36

A quoi bon aller dans une île paradisiaque au milieu du golfe du Morbihan ? On a quasiment la même chose chez nous.

Aller à Concremiers, c’est comme quitter le monde civilisé et se retrouver hors du temps et de l’espace qui nous sont familiers. Certains touristes risquent même de ne pas supporter le choc du dépaysement. C’est peut-être pour çà qu’il n’y a pas un touriste.

Ici pas de voitures, pas de feux rouges, pas de radars, pas d’horodateurs, pas de panneaux publicitaires, pas de zones commerciales péri-urbaines, pas de Carrouf, pas de Leroy Machin.

Et d’ailleurs pas le moindre commerce. Le plus proche est à dix kilomètres.

A défaut de la mer, on a l’Anglin qui roule ses flots d’argent dans un trou de verdure parmi les nénufars et les longues chevelures des herbes aquatiques peignées par le courant. Des canards y batifolent sous l’œil de quelques hérons immobiles comme des statues. Un petit pont enjambe la rivière, sur lequel passe à peine un véhicule par heure. Dans le bourg, une petite église dont le fin clocher se mirerait volontiers dans l’eau s’il en était plus proche, fait entendre à midi son joyeux carillon.

C’est donc l’heure de passer à table dans ce cadre idyllique, à l’Auberge de l’Anglin. Il n’y a qu’une table en ciment et un banc du même bois. Cet établissement ne propose qu’un menu du jour. Ce jour là, c’était donc un sandwich au jambon ibérique Pata Negra, avec du pain Harrys aux céréales (fabriqué à Châteauroux). Quand même du haut de gamme, notez bien ! La carte des boissons n’était hélas pas très fournie et je dus me contenter d’une San Pellegrino bien fraîche.

Le service est aimable et irréprochable, étant donné qu’on n’est jamais aussi bien servi que par soi même. Autre point positif, cette auberge a même la TSF, ce qui est rare dans ces régions reculées du Bas-Berry. Mais globalement l’Auberge de l’Anglin (où l’on ne trouve que ce qu’on y apporte) est digne d’éloges pour sa terrasse ombragée de saules avec vue imprenable sur l’Anglin où s’ébattent les canards sous l’œil de lynx des hérons guettant leur déjeuner. Ce serait au moins 5/5 sur Tripadvisor.

Le lecteur pourra se téléporter sur mon premier article consacré, en 2012 à Concremiers.

http://tsf36.over-blog.com/article-eloge-de-concremiers-108748110.html

Les plus hardis pourront même aller visiter ce charmant village ignoré des guides touristiques. Mais attention ! Si on est frappé par le pittoresque, où si on tombe sous le charme çà peut faire très mal !

Concremiers II , le retour ...
Concremiers II , le retour ...
Concremiers II , le retour ...
Concremiers II , le retour ...
Concremiers II , le retour ...
Concremiers II , le retour ...
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Les discours haineux bientôt censurés sur le net

Publié le par TSF36

Ca semble imminent. Avant que les mesures entrent en vigueur, il m’a semblé urgent de déverser ici ma haine tant que c’est encore possible. Mais, je conseille à mes nombreux lecteurs de sauvegarder rapidement cet article  qui va à coup sûr être censuré dans les jours prochains. Bientôt, seul le politiquement correct et la pensée unique seront autorisés. Place donc à un vrai discours de haine :

 

Je hais les étourneaux qui viennent manger les fruits de mon jardin. A bas les étournaux !

Je hais le coq du voisin qui chante à tue-tête le matin alors qu’on voudrait dormir ! A la casserole le coq !

Je hais les faux nographes, les faux jetons, les faux seins, les faux cils, les faux filets et les faux rhums !

Je hais les tatoués, les tatoueurs et les tatouages !

Je hais les cheveux bleus ou verts.

Je hais les jeans déchirés !

Je hais les rappeurs (sauf MC Solaar) !

Je hais le « Dialogue des Carmélites » de Francis Poulenc !

Je hais les automobilistes qui se garent à cheval sur deux places de parking ! A bas les automobilistes !

Je hais les piétons qui traversent la rue en dehors des passages cloutés ! A bas les piétons !

Je hais les cyclistes qui zigzaguent parmi les voitures ! A bas les cyclistes !

Je hais les casse-burnes pieds qui téléphonent toujours quand on est sous la douche (ou au petit coin) !

Je hais les apéritifs servis sans même une poignée de cacahuètes ni quelques olives !

Je hais, dans les plateaux de fruits de mer, les bigorneaux et les petites crevettes grises !

Je hais les croissants mous et le café servi en gobelets plastique sur les brocantes dominicales !

Je hais les mots anglais inutiles qui polluent notre belle langue française.

Je hais les haies ! (juste pour la rime)

 

Voilà, ça défoule ! Un peu de haine, ça ne peut pas faire de mal !

 

 

 

 

 

Les discours haineux bientôt censurés sur le net

Publié dans Politique

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