Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Eloge du Cap Ferret et de la dune du Pyla

Publié le par TSF36

Arcachon, sans le bassin du même nom ne serait pas vraiment Arcachon. Quand on est sur le front de mer, attablé devant un plateau de fruits de mer, on voit très bien en face le Cap Ferret qui semble si proche. On peut certes y aller en bateau en quelques minutes et même en revenir si le bateau ne fait pas naufrage. Par contre, pour s’y rendre en auto, c’est une autre paire de manches, vu qu’il faut faire tout le tour du bassin, extrêmement urbanisé sur une bonne centaine de kilomètres avant d’atteindre cette langue de terre pendante qui garde l’entrée de cette petite mer intérieure. Une fois atteint ce bout du monde, il faudra, pour en revenir, faire le chemin inverse sur une petite route saturée de trafic automobile. Le Cap Ferret n’est pas une presqu’île déserte loin s’en faut, même en septembre.
Un des endroits les plus charmants est le village de l’Herbe, un minuscule village ostréicole composé de baraques en bois peintes de couleurs vives, coiffées de tuiles roses, séparées par de petites venelles de terre battue auxquelles les habitants ont donné des noms fantaisistes. Partout, ce sont des parcs à huîtres et des terrasses de dégustation de ce fruit qui est l’unique ressource du lieu. Evidemment, si on n’aime pas les huîtres, on risque d’y mourir de faim.
Il y a aussi une curieuse chapelle de style mauresque, construction inattendue qui mérite le coup d’œil.
L’agglomération de Cap Ferret n’a pas grand intérêt architectural ; l’urbanisation a été tardive dans ce coin perdu. Il y a une église moderne et quelques commerces en tout et pour tout. Fort heureusement, il y a quelques restaurants sympathiques avec de grandes terrasses près le la jetée Bélisaire, où l’on peut déguster des produits de la mer dans un cadre enchanteur.
Après un plat de sardines grillées, on peut alors s’attaquer à l’ascension du phare d’où on domine le bassin d’Arcachon, avec en premier plan la dune du Pyla.
Il faut bien sûr aller jusqu’à l’extrémité sud de la péninsule et admirer la plage agrémentée de jolis blockhaus artistement décorés. Le mur de l’Atlantique démantelé, à demi enfoui dans le sable. Un paysage étrange de fin du monde…
 
La dune du Pyla est beaucoup plus accessible quand on réside à Arcachon, car elle n’en est qu’à quelques kilomètres. Bien sûr, dans un lieu aussi touristique, impossible d’échapper au parking payant. Mais, vu qu’il n’y a pas de dune du Pyla dans le Berry, on ne va pas pinailler.
A défaut d’aller dans le Sahara, la dune du Pyla est la meilleure approximation de ce que peut être un désert de sable. La seule différence, c’est qu’il y a ici davantage de touristes par mètre carré. Mais comme la plupart des touristes se contentent de rester en haut de l’escalier, le temps de se photographier mutuellement ou de se selfifier pour la postérité dans ce site fabuleux, il suffit de s’éloigner un peu de la foule et de se diriger en suivant la crête de la dune vers ce qui semble être le vrai point culminant, pour ressentir la sensation d’être seul au monde dans un désert sans limites. Il ne faudrait certes pas s’y aventurer au mois d’Août en plein midi car ce serait l’assurance d’y être grillé vif !
Le sommet qu’on atteint après une marche pénible avec l’impression de reculer à chaque pas, offre une vue sublime d’un côté sur le banc d’Arguin, cette île de sable inhabitée aux contours imprécis, et de l’autre, la forêt de pins s’étendant à l’infini. La descente est beaucoup plus facile et la sensation du sable tiède sous les pieds nus est un pur bonheur par une belle matinée de septembre. Est-ce cela qu’Epicure appelait « le pur bonheur d’exister » ?
 
Une sensation qu’il est agréable d’évoquer par ce triste jour grisâtre, froid et venteux d’Octobre, assis devant un clavier d’ordinateur blanc et gris …

Publié dans Pays lointains

Partager cet article

Repost0

Eloge de Bernadette Soubirous

Publié le par TSF36

Je ne crois pas aux apparitions ni aux miracles, mais j’ai fini par me rendre à l’Espace Bernadette, à Nevers, afin de voir la fameuse chasse qui contient le corps de Sainte Bernadette. Le spectacle n’a rien d’effrayant en soi. C’est comme voir un personnage de cire au Musée Grévin. Ni plus ni moins. Je l’ai contemplée avec respect et compassion …

Est-il un destin plus pathétique que celui de Bernadette Soubirous ?

Cette pauvre gamine maladive, victime d’hallucinations à la grotte de Massabielle a eu pour seul tort d’en faire part à son entourage. La crédulité de certains, nourrie par quelques pseudo miracles, tout cela a suffi à faire le buzz et à propulser Bernadette, bien contre son gré, au rang de star médiatique. Puis les intérêts mercantiles se sont emparés de cette  affaire en or et Lourdes est devenue une ville de pélerinage prospère au delà de toute espérance. Ce fut le seul miracle dans cette histoire, les autres étant vraisemblablement dus à l’effet placébo, bien connu de la médecine.

Quant à la pauvre Bernadette, sans cesse harcelée par ses fans, elle n’eut pas d’autre choix que de quitter Lourdes et de s’enfermer dans un couvent à Nevers où elle finit tristement ses jours à un âge prématuré, victime d’une maladie que nul miracle n’avait pu guérir.

Qu’elle ait été canonisée, c’était bien la moindre des reconnaissances qu’on pouvait lui accorder, mais n’aurait-elle pas préféré avoir une vie « normale » dans son beau pays des Pyrénées ?

Hélas, elle n’aura été qu’une victime de plus de la religion.

Est-il un destin plus pathétique que celui de Bernadette Soubirous ?

Eloge de Bernadette Soubirous
Eloge de Bernadette Soubirous

Publié dans Pays lointains

Partager cet article

Repost0

Le musée de la faïence de Nevers

Publié le par TSF36

Nevers, comme je l’écrivais naguère, est une ville qui me botte. C’est pourquoi je vais de temps en temps y traîner mes bottes.

Heureuse surprise cette année ! La tour de la cathédrale est maintenant désemmaillotée, ce qui change totalement la physionomie de la ville quand on l’aborde par le pont sur la Loire. Nevers a maintenant une autre allure, l’allure d’une ville d’art et d’histoire sérieuse !

Le musée des Beaux Arts et de la faïence sera l’objet du court diaporama ci-dessous. Ce musée qui est ouvert depuis quelques années seulement est remarquablement bien agencé. Outre les incontournables et magnifiques faïences locales, il présente également une étonnante collection de figurines en verre émaillé. Ces compositions encadrées sont d’une minutie extrême et on ne peut que s’émerveiller. Certains diront que c’est à la limite du kitsch. Peut-être, mais c’est ce qui en fait le charme.

En tout cas, cela justifie largement la visite du musée.

Partager cet article

Repost0

Eloge de Bordeaux et des Girondins

Publié le par TSF36

Bordeaux, contrairement à Châteauroux, c’est une grande et belle ville. C’est plein de beaux monuments et de perspectives grandioses. Il y a la Garonne, large comme un Océan, qui sépare le Bordeaux historique du Bordeaux de demain. Cette vaste étendue d’eau, on la franchit soit par le vieux Pont de Pierre, soit par le moderne pont Chaban-Delmas, dont le tablier se soulève pour laisser passer les grands bateaux.

La Place de la Bourse se mirant dans son miroir d’eau est sans conteste un des plus beaux ensembles architecturaux qui existent. Génial le miroir, il fallait y penser !

A quelques pas de là, le monument des Girondins est un chef d’œuvre du style pompier, avec sa fontaine aux statues de bronze monumentales, chevaux cabrés et personnages allégoriques racontant l’histoire de ces enfants de la révolution battus par les montagnards, une fresque grandiloquente qui fait forte impression sur le visiteur.

La célèbre esplanade des Quinconces, quant à elle, vaste étendue poussiéreuse, ne présente pas un intérêt considérable, à part de détenir le record de la plus grande place d’Europe (12 hectares).

Parmi les chouettes monuments qu’il faut voir à tout prix, citons en vrac la Cathédrale Saint-André, le Palais de Rohan, demeure de M. Juppé, la Grosse Cloche (sans rapport avec le précédent), la Basilique Saint-Michel, le Grand Théâtre.

En dehors de ces incontournables, il faut aussi déambuler au hasard des nombreuses rues piétonnes, toutes plus agréables les unes que les autres, se laisser surprendre par des éléments d’architecture inattendus ou simplement se laisser charmer par l’ambiance des lieux. Le quartier Saint Pierre et la Place du Parlement, avec leurs innombrables terrasses de restaurants sont des lieux pleins de vie mais on s’y sent plutôt bien, surtout après quelques verres …

Bordeaux, en somme, présente tous les avantages d’une grande ville sans en avoir les inconvénients.

Le diaporama ci-dessous n’est qu’un bref aperçu du centre historique de Bordeaux. Il reste encore bien des choses à explorer dans cette belle et grande ville. Ce sera pour la prochaine fois. Je reprendrai volontiers un petit coup de Bordeaux !

 

Partager cet article

Repost0