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Lozère underground : l'Aven Armand

Publié le par TSF36

Lorsque le 19 septembre 1897, Louis Armand (qui avait de la veine) descendit le premier au bout d’une corde dans l’Aven qui porte maintenant son nom, il en resta baba. Et il y avait de quoi ! Un paysage fantastique, une véritable forêt de stalagmites aux formes étranges lui apparaissait à la faible lueur des lampes à huile.  Mais il était loin de penser qu’il avait découvert un trésor, un joyau de notre patrimoine qui allait devenir la grande attraction touristique du coin.

Maintenant, il n’est plus nécessaire de descendre au bout d’une corde pour admirer cette merveille de la nature. On descend dans la grotte par un funiculaire, une sorte de boîte à sardines où on entasse des troupeaux de touristes muselés. Pas de places assises, mais la descente ne dure que quelques minutes seulement et on arrive sur la plateforme supérieure d’où on peut contempler la totalité de la grotte. Et on en prend plein la vue !

La descente se fait ensuite par des plans judicieusement inclinés et des escaliers bien étudiés, serpentant parmi cette jungle minérale, parmi ces stalagmites, ces colonnes, ces concrétions en forme de draperies, de pieuvres , de piles d’assiettes, de choux-fleurs, de gâteaux à la broche, qu’on ne se lasse pas d’observer . Tout ceci est grandiose, sublime, époustouflant.

Il y a cependant quelques baies molles :

Pourquoi avoir barbouillé ce merveilleux paysage avec ces lumières multicolores qui le défigurent totalement au lieu de le mettre en valeur. Et sur les photos, le rendu est encore pire.

Et pourquoi avoir pondu une scénographie infantilisante dans laquelle Jules Verne est censé nous accompagner dans la visite ? On ne va pas au centre de la terre, que diable ! on est seulement à 100 mètres au dessous du parking ! A noter que ce Jules Verne à l’accent du midi (curieux pour un Nantais !) ne fait que débiter des platitudes pseudo scientifiques sur des projections d’images totalement hors sujet. Ce « son et lumière » disneylandesque est inutile et de mauvais goût.

On eût préféré, et de loin,  une mise en valeur du site par de simples lumières blanches  (comme à Dargilan), sans toutes ces bêtises. Au moins à Dargilan, même si la grotte est un peu moins grandiose, au moins on peut admirer les subtiles nuances naturelles des concrétions.

Moralité : malgré le peinturlurage de l’Aven Armand, c’est un site à voir absolument. Mais il faut aussi voir la Grotte de Dargilan qui n’est d’ailleurs pas très loin.

Et espérons que la société qui exploite l’Aven Armand reviendra un jour au bon sens !

Lozère underground : l'Aven Armand
Lozère underground : l'Aven Armand
Lozère underground : l'Aven Armand
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Lozère underground : l'Aven Armand

Publié dans Pays lointains

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Voyage dans le désert

Publié le par TSF36

Déjà que la Lozère est le moins peuplé des départements, le Causse Méjean est la partie la moins peuplée d’icelui.

Ce vaste plateau calcaire (qui n’est d’ailleurs pas vraiment plat) est à une altitude moyenne de 1000 mètres, ceinturé par de profondes vallées aux gorges impressionnantes, comme celles du Tarn et de la Jonte.  Entièrement entouré d’eau, le Méjean est souvent comparé à une île dans le ciel. Seules quelques vertigineuses routes en lacets permettent, depuis les vallées, d’y accéder. Celle qui part du Truel est même à voie unique avec de rares refuges et on frémit à l’idée qu’une autre voiture puisse venir en face.

Sur cette steppe aride, entrecoupée de chaos dolomitiques, pousse une herbe rase, quelques buis, genévriers, maigre pitance dont se contentent les troupeaux de moutons. Quelques fermes massives en pierres grises subsistent çà et là mais il est rare de rencontrer une présence humaine, en dehors de quelques randonneurs intrépides.

Un des lieux les plus spectaculaires du Causse se situe près du village du Rozier mais il est réservé aux marcheurs les plus endurcis qui pourront bénéficier de la vue sublime des corniches de la Jonte avec ses blocs rocheux nommés Vase de Sèvre et Vase de Chine.

Il y a aussi le Balcon du Vertige avec vue sur la colonie de vautours qui tournoient dans le ciel. Il faut être très prudent et ne pas quitter le sentier qui longe le vide, faute de quoi, on ferait une chute de 300 mètres et on serait inéluctablement dévoré par les susdits vautours …

Mais si on a échappé à tous ces dangers, et résisté à la canicule de septembre, la balade est un grand moment de bonheur que vient couronner une bière bien fraîche à la buvette de Cassagnes, la seule buvette existant dans ce merveilleux désert.

Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert
Voyage dans le désert

Publié dans Pays lointains

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Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)

Publié le par TSF36

De plus en plus fort ! Après le voyage à Venise, un petit voyage en Indochine, enfin disons plutôt au Vietnam. Le Vietnam est un pays sympa car la langue vietnamienne est la seule langue orientale qui utilise l'alphabet latin et qu'on pourrait presque arriver à déchiffrer. En outre, les Vietnamiens font de l'excellente cuisine.

Mais ce qui est encore plus sympa, c'est le bouddhisme, une religion qui n'a rien de commun avec les religions issues du Livre, vu que c'est une religion sans Dieu. La pagode de Noyant d'Allier (près de Moulins) n'est pas un décor d'opérette pour touristes, mais un authentique lieu de culte. Avec ses statues à la blancheur immaculées, ses carillons tintinnabulant au gré de la brise, ses dragons et son Bouddha doré, cela semble un peu kitsch, mais très apaisant. Pour entrer dans la pagode il faut impérativement enlever ses chaussures, non que ce soit un précepte religieux, mais simplement pour ne pas abimer la moquette. L'intérieur est encore plus kitsch que l'extérieur, mais d'une naïveté charmante avec de la couleur partout. 

N'est-ce pas merveilleux de passer une après-midi en Extrême Orient sans avoir à se ruiner, sans avoir à se farcir l'avion avec tous les inconvénients qui en découlent ! 

 

Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)
Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)
Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)
Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)
Voyage en Extrême Orient (dans l'Allier)
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Publié dans Pays lointains

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Chinon, un voyage dans le temps

Publié le par TSF36

Aller à Chinon, ce n’est pas seulement faire une centaine de kilomètres à l’ouest de la région Centre Val de Loire, c’est aussi faire un bond dans le passé. Cette petite ville magnifique qui s’étale entre la Vienne et une haute falaise ocreuse couronnée par son château semble un mirage des temps très anciens. A chaque coin de rue, on découvre des églises, des chapelles, des riches demeures du XV è, du XVI è , du XVII è siècle, avec des pans de bois, des fenêtres à meneaux, des clochetons coiffés d’ardoises. Les rues pavées et tortueuses montent et descendent au flanc de la falaise, se transformant parfois en escaliers traversant des jardins fleuris où poussent des palmiers, des bananiers et des figuiers, une végétation étonnante à cette latitude, mais favorisée par un micro climat. En effet la falaise exposée au sud sert d’accumulateur de chaleur et la Vienne apporte de la douceur supplémentaire.

Au dessus de la falaise s’étendent à perte de vue les vignobles où l’on remplit les « dives bouteilles » chères à François Rabelais, qui est la célébrité locale et l'auteur de cette profonde maxime " Beuvez toujours, ne mourrez jamais "

On ne meurt donc pas de soif à Chinon, ni de faim non plus. Le nombre de restaurants est d’ailleurs impressionnant pour une aussi petite ville. Et on n’y mange pas de la malbouffe !

Bref, c’est un petit paradis urbain (une des rares villes où il n’y a aucun feu tricolore), une ville où l’histoire est omniprésente, où il n’y a pas de hideux buildings en béton, une ville où il fait bon vivre dans la douceur de la vieille France …

 

 

Chinon, un voyage dans le temps
Chinon, un voyage dans le temps
Chinon, un voyage dans le temps
Chinon, un voyage dans le temps
Chinon, un voyage dans le temps
Chinon, un voyage dans le temps
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