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Back from Black Périgord 1 : Sarlat

Publié le par TSF36

Le Périgord noir, comme chacun sait est une partie du Périgord dont la capitale est Sarlat. Pourquoi l’appelle-t-on ainsi ? Sa population est pourtant blanche, normale quoi ! Ce n’est pas non plus (contrairement à l’explication officielle) sa végétation forestière qui est particulièrement sombre. Pas de mines de charbon non plus. Non, c’est parce ce coin est noir de monde, même en septembre. Certes, en juillet et août, ça doit être encore plus noir et (de l’avis général) il vaut mieux ne pas s’y aventurer. 

Sarlat, grande mégapole, compte officiellement  20 000 habitants mais  donne l’impression d’en compter 10 fois plus avec les touristes principalement étrangers, dont la plupart sont anglais. Quand on se balade sur le marché du mercredi ou du samedi, on n’entend d’ailleurs parler que dans la langue de Shakespeare. On ne se sent vraiment plus chez nous ! Je me suis toujours demandé pourquoi nos ennemis héréditaires, après avoir été boutés hors de France (manu militari)  par Jeanne d’Arc, étaient revenus dans notre beau pays et spécialement en Dordogne. Et le pire, c’est que nombre de ces Perfidalbionais sont résidents permanents et pas touristes !

Enfin, cette invasion ne semble pas avoir eu trop d’influence sur la culture locale, notamment sur la gastronomie. Le mouton bouilli à la menthe et les frites au vinaigre n’ont pas encore détrôné les fleurons de la cuisine locale que sont le foie gras, le magret de canard, le confit de canard et le gâteau au noix qui figurent de manière immuable à la carte de tous les restaurants de Sarlat, qu'on appelle La Mecque de la Gastronomie.  Le nombre de restaurants de cette ville semble d'ailleurs infini et, aux beaux jours, les terrasses se remplissent en quelques instants. Le meilleur et le pire s’y côtoient et il faut impérativement consulter Tripadvisor afin de ne pas choir dans un piège à touriste.

Cependant, même en choisissant les meilleurs établissements recommandés, une certaine overdose canardesque s’installe rapidement. Au bout de deux jours, on se prend à rêver d’une simple salade de légumes …

Finalement, je crois avoir trouvé pourquoi il y a tant de touristes à Sarlat : c'est simplement parce que c'est une ville hyper  touristique !

 

Back from Black Périgord 1 : Sarlat
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Publié dans Pays lointains, Gastronomie

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Lurais, un village du Far West

Publié le par TSF36

Lurais se situe à l’extrémité occidentale de l’Indre, à la frontière de la Vienne. Attention ! il suffirait de faire un pas de travers pour se retrouver carrément en Nouvelle Aquitaine, c’est à dire à l’étranger.

C’est un minuscule village de 250 habitants (bien qu’on n’en voie pas un seul). Il n’y a aucun commerce à part un bar qui est généralement fermé.

On accède à Lurais par un pont métallique sur la Creuse du XIX ème siècle (construit par Gustave Eiffel … ou pas) Il y a une petite plage (pas trop envahie !) aménagée sur le fleuve précité, avec un coin piquenique ombragé. Dans le Bourg, il y a une jolie église du XII ème siècle, quelques vestiges d’un vieux château, mais ce qui a retenu surtout mon attention, c’est l’ensemble mairie-école, datant de 1935, bel exemple de l’architecture publique de l’entre deux guerres, avec d’intéressantes mosaïques.

Dans le haut bourg, à flanc de falaise, on peut voir de très vieilles maisons paysannes, certaines en ruines d’autres bien rénovées et fleuries. Le long d’un mur, poussent même des physalis aux lanternes rouges cachant un fruit acidulé.

Lurais ne fera jamais partie des « plus beaux villages de France » même s’il en possède, à l’état embryonnaire, quelques éléments auxquels seul le touriste évolué sera sensible. Lurais a le charme discret  des patelins qu’on est seul à connaître  et c'est très bien ainsi …

Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West
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Lurais, un village du Far West
Lurais, un village du Far West

Publié dans Berrichonnitude

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Au secours ! l'Indre a disparu !

Publié le par TSF36

Voici tout ce qui reste du grand fleuve berrichon dont les flots bleus délimitaient la frontière entre Déols et Châteauroux. Aujourd’hui, c’est à peine si un mince filet d’eau d’écoule entre les pierres et les cailloux du fond de son lit. Quelques flaques glauques subsistent par endroits, envahies par une végétation verdâtre et nauséabonde. Les piles de l’ancien pont, habituellement invisibles, se dressent maintenant comme surgies d’un lointain passé.  Le ruisseau du Montet qui vient confluer avec l’Indre sous le pont « neuf » est totalement à sec. Le pont est désormais inutile et on passe maintenant à pied sec de Déols à Châteauroux. Du jamais vu …

 

Au secours ! Rendez-nous l’Indre !

 

Au secours ! l'Indre a disparu !
Au secours ! l'Indre a disparu !
Au secours ! l'Indre a disparu !
Au secours ! l'Indre a disparu !

Publié dans Berrichonnitude

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Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître

Publié le par TSF36

Le sud du Gers bénéficie de paysages plus vallonnés que le Nord. Ce ne sont que des petites routes qui montent, qui descendent, qui tournent à droite, à gauche, reliant de minuscules villages où la main du touriste ne met jamais le pied. On aperçoit parfois la muraille bleutée des Pyrénées, à la fois proche et lointaine.

Simorre (700 habitants) est un minuscule village perdu au milieu de nulle part, même pas classé dans les « plus beaux villages de France » ni autre distinction propice à attirer le touriste moutonnier. Il n’y a même pas de parking payant avec horodateur à l’entrée. On y entre comme dans un moulin et on se gare n’importe où. On est d’abord frappé par son église fortifiée en briques rouges particulièrement bizarre autant qu'étrange. Il y a de nombreuses maisons à pans de bois, dans des ruelles étroites, une vieille halle en bois, et plusieurs placettes ombragées de platanes et de tilleuls. Il y règne un certain désordre avec des meubles et objets hétéroclites qui traînent ici et là. Les habitants font volontiers déborder leurs espaces de vie dans la rue et sur les places. Il y a un effort de fleurissement, mais çà reste un peu anarchique. La municipalité ne semble pas avoir vraiment planifié la mise en valeur du site. On est loin des petits villages proprets, alignés au cordeau destinés aux touristes. En fait il n’y a aucun touriste à Simorre, seulement des locaux. C’est donc le contraire d’un village-musée. C’est un village authentique avec de vrais gens qui y vivent.

Il y a tout de même quelques commerces, boulangerie, boucherie-charcuterie et surtout un bar- restaurant remarquable à plus d’un titre, nommé le « Bouche à oreille » qui semble faire office de centre culturel local. L’établissement ne paie pas vraiment de mine mais il bénéficie d’une petite terrasse bien sympa à l’ombre d’un tilleul séculaire. Chose étonnante pour un village aussi méconnu, ladite terrasse se remplit rapidement à midi. Peut-être que sa bonne réputation suffit. Ce sont principalement des gens du coin qui viennent s’y attabler, principalement des Anglais. Il faut en effet dire que les Perfidalbionais, que Jeanne d’Arc avait boutés hors de France, sont revenus en force et colonisent maintenant le Gers.

Certains se sont civilisés et mangent volontiers de la cuisine française aux horaires français. Hélas, pendant ce temps, d’autres restent des heures et des heures à boire moultes bières qu’ils vont chercher au bar selon la détestable coutume de leur pays !

A part çà, Simorre est un charmant village qui ne fait aucune publicité tapageuse pour être connu et c’est fort bien ainsi. Seuls les touristes aimant l’authentique auront l’idée farfelue de s’y arrêter !

Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître
Simorre, un village inconnu qu'il faut connaître

Publié dans Pays lointains

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