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Impressions de Sète : la Pointe Courte

Publié le par TSF36

Le quartier de la Pointe Courte est certainement le plus pittoresque de la ville. Isolée de l’autre côté de la ligne de chemin de fer, peu accessible, cette courte langue de terre bordant l’Etang de Thau abrite un microcosme singulier dans la singularité de Sète. A l’origine, constituée de cabanes de pêcheurs construites de bric et de broc, de bois et de tôle, la Pointe courte est maintenant un ensemble de petites maisons basses colorées et coquettes, souvent fleuries et décorées de bibelots. Il n’y a qu’un seul commerce à la Pointe, le bar restaurant Le Passage avec sa terrasse sur le quai du canal qui constitue aussi le centre culturel du quartier, le lieu de rassemblement des jouteurs et des joueurs de pétanque.  Cette île dans l’île est quadrillée de quelques rues et « traverses » aux noms pittoresques d’où les voitures sont exclues. Il y a du linge étendu le long du quai, des chaises et des tables devant les maisons dont la rue constitue le jardin. Il y a des bancs où les « Pointus » (habitants de la Pointe Courte) passent le temps à papoter entre eux. Ici les gens semblent vivre dehors et la convivialité semble être la règle de vie. Il y a toujours les cabanes de pêcheurs, certaines portant des inscriptions humoristiques, des filets et des nasses séchant au soleil dans un enchevêtrement de ferraille, de casiers, de barques et objets hétéroclites rappelant un peu les ports d’Asie.

Et surtout il y a l’omniprésence des chats qui représentent l’essentiel de la population, chats beaux, chats laids, chats ronds, chats pointus, chats dormant en rond n’importe où, sans crainte de se faire écraser. Les chats ont pris possession de ce petit paradis félin, où ils tolèrent cependant la présence des humains qui les nourrissent, car ils ne sont pas chiens !

(à suivre)

Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte
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Impressions de Sète : la Pointe Courte
Impressions de Sète : la Pointe Courte

Publié dans Pays lointains, Zoologie

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Impressions de Sète : Singularité

Publié le par TSF36

Pour faire une escapade dans un pays chaud, mieux vaut aller à Sète qu’ à Troyes. D’abord, à Troyes, il n’y a pas la mer et puis à Sète, selon les sources les plus sérieuses, il y a au moins 400 jours d’ensoleillement par an, ce qui limite les chances d’y séjourner sous la pluie. Comme cette ville est tout en bas, ou presque, de la carte de France, il suffit de se laisser glisser sans effort sur l’autoroute pour y être en moins de temps qu’il ne faut pour y aller …

 

Par comparaison avec les villes dites « normales » Sète est une ville étrange à bien des égards. Paul Valéry l’appelait l’Ile Singulière. Ce n’est pas tout à fait une île, ce n’est pas tout à fait une presqu’île, mais c’est pourtant presque une île, en sandwich entre la Méditerranée et l’Etang de Thau, juste reliée au reste du monde, d’un côté par un étroit cordon lagunaire, de l’autre par des ponts enjambant des canaux, comme à Venise. Certains de ces ponts sont des ponts levants, même celui du chemin de fer, permettant le passage des bateaux, car à Sète (et nulle part ailleurs) les bateaux ont la priorité sur les trains. Vue du large, Sète apparaît comme une colline posée sur la mer. Cette colline, évoquant le dos d’une baleine, est nommée le Mont Saint Clair. Il faut la gravir dès son arrivée pour commencer à appréhender la géographie compliquée du lieu. Le belvédère, juste sous la haute croix blanche, visible à des kilomètres à la ronde, offre une vue sublime sur le port avec son phare, ses entrepôts, ses grues, ses bateaux petits ou grands, une vue sublime sur la ville dont les toits roses dévalent doucement vers la mer bleue et vers l’étang tout aussi bleu.  C’est au couchant qu’il faut s’y rendre pour voir les couleurs pâlir lentement et faire place à des myriades de points lumineux dessinant les rues et les côtes.

Il faut aussi se rendre sur l’autre versant du Mont Saint Clair, au site dit des Pierres Blanches pour admirer le long cordon littoral séparant la mer de l’étang, terminé par la montagne d’Agde. Ce site est en fait la forêt domaniale de Sète, où poussent dans le calcaire de superbes pins et autres arbres méditerranéens parmi les cactus aux beaux fruits rouges. Une belle table d’orientation permet de s’y retrouver un peu dans ce paysage biscornu, aux côtes compliquées semblant défier toute logique.

La ville s’agence autour de ses canaux qui en constituent en quelque sorte le squelette. Une ville aux rues perpendiculaires, car Sète est une ville « neuve » construite au XVIIè siècle avec, le long des canaux, de beaux immeubles d’architecture classique. Aucun hideux building ne vient gâcher la vue. L’endroit le plus fréquenté des touristes est le quai le long du canal royal, l’autoroute maritime entre la mer et l’étang de Thau, avec son port de pêche encore très actif et un incroyable alignement de restaurants avec terrasses. En remontant plus haut, on arrive au site  du « cadre royal » bordé de gradins, où se déroulent en été les célèbres joutes nautiques, un spectacle à voir une fois dans sa vie, qui est aussi une religion pour les Sétois et un aspect indissociable de la culture locale. Ce qui est bien sympathique dans ce sport traditionnel et ancestral, c’est que l’argent n’y a pas sa place. Les vainqueurs de ces tournois acharnés ne gagnent rien … sinon la gloire et leur nom gravé sur un bouclier en bois.

Les Sétois sont des gens aussi étranges que leur ville. Non seulement ils parlent avec un accent à couper au couteau, mais l’appartenance à leur ville est telle qu’ils parlent des gens de Marseillan ou d’Agde (à quelques dizaines de kilomètres) comme des « étrangers ». Il y a même une forte rivalité entre quartiers : les gens du quartier haut, du quartier bas et de la Pointe Courte n’appartiennent pas au même monde !

 

(à suivre)

Impressions de Sète : Singularité
Impressions de Sète : Singularité
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Impressions de Sète : Singularité
Impressions de Sète : Singularité
Impressions de Sète : Singularité
Impressions de Sète : Singularité

Publié dans Pays lointains

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Astronomie gastronomique

Publié le par TSF36

La mythologie grecque est remplie d’histoires relatives aux constellations. Selon la légende, après la mort d’Orphée, rock star adulée en son temps, sa lyre (l’ancêtre de la guitare électrique) fut transportée dans les cieux où elle devint une constellation. On peut toujours la voir de nos jours au zenith, reconnaissable à son étoile très brillante nommée Vega.

La lyre d'Orphée

La lyre d'Orphée

Aujourd’hui, notre bien aimé Président, rendant hommage à Joël Robuchon tout en revisitant le mythe d’Orphée a touitté ceci :

« Joël Robuchon s'est éteint aujourd'hui, mais ses 32 étoiles au Michelin brillent de tous leurs feux dans la constellation de la gastronomie mondiale »

Trop fort, Manu !

Enfin du nouveau dans la voûte céleste où, il faut bien le dire, pas grand chose de nouveau s’était passé depuis l’antiquité grecque. 32 étoiles en forme de Bibendums, çà va faire une belle constellation, pour sûr, surtout si elles brillent de tous leurs feux. Mais peut-être que le ciel risque de ne pas être assez grand. Il va falloir virer la Grande Ourse que d’ailleurs on a trop vue.

Vive l’astronomie et vive la gastronomie !

A ce grand homme :  admiration et respect

A ce grand homme : admiration et respect

Publié dans Gastronomie, Astronomie

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Terrasse avec vue sur l'Univers

Publié le par TSF36

Il est bien agréable, par ces temps de canicule, de prendre le frais le soir sur une terrasse. Une terrasse de bistrot, une bière bien fraîche, ça peut être sympa mais ça n'élève pas tellement l'esprit.

Pour l'élévation spirituelle, il faut s’éloigner un peu des lumières de la ville et s’installer au milieu des champs de blé de la Champagne berrichonne, là où l’horizon est dégagé sur 360 degrés afin d’embrasser du regard et sans le moindre obstacle, toute la voûte céleste. On est comme sur une terrasse avec vue imprenable sur l'univers

Après les derniers rougeoiements du couchant, on peut en ce moment admirer à l’œil nu quatre planètes positionnées sur l’arc de cercle de l’écliptique, un arc qui représente le plan sur lequel orbitent les planètes, y compris la nôtre. A cette saison, cet arc ne monte pas très haut au dessus de l’horizon, à cause de l’inclinaison estivale de notre petite planète.

On peut donc admirer d’Est en Ouest la planète Mars extrêmement brillante comme un feu orange. Impossible de la rater : elle est actuellement au plus près de la terre. Plus à droite Saturne, nettement plus faible. Encore plus à droite Jupiter très brillant et finalement, près de l’horizon Ouest, Venus aussi brillante que Mars mais d’une blancheur immaculée.

Et par chance, la lune n’est pas encore levée, garantissant une nuit bien noire.

C’est un peu plus tard, vers minuit, qu’on quitte le système solaire et qu’on prend vraiment de la hauteur.

Il faut d'abord repérer le « Triangle d’Eté » un triangle virtuel constitué de trois étoiles très brillantes que sont Vega de la Lyre (juste au zénith), Altaïr du Cygne et Deneb de l’Aigle. C’est dans ce triangle qu’on peut voir le fleuve laiteux de la voie lactée, notre galaxie vue par la tranche. Des milliards d’étoiles semblables à notre soleil, dont certaines sont entourées de planètes où il y a peut-être de la vie.  Ca donne le vertige, n’est-ce pas ?

Pour se remettre de ces questions insoutenables, on peut se raccrocher aux constellations familières de la Grande Ourse, de la Petite Ourse, ressemblant davantage à des casseroles qu’à des ours. Il y a aussi le W de Cassiopée un peu plus à droite. Vers le Sud, on voit bien le Scorpion et son étoile rougeâtre Antarès. Une constellation un peu plus difficile à repérer est la couronne boréale (Corona borealis) en forme de … couronne !

Voilà le spectacle grandiose et gratuit qu’on voit, à quelques lieues de la grande ville, dans les plaines du Berry par une belle nuit d’Août ! Au moins pendant ce temps là, on n’est pas devant un écran et notre esprit ne s’en porte pas plus mal, bien au contraire.

Ci dessous les quatre planètes actuellement visibles au crépuscule vers 22 h 20 près de Brion (36)

Oui, je sais un iphone, c'est pas l'idéal pour l'astronomie !
Oui, je sais un iphone, c'est pas l'idéal pour l'astronomie !

Oui, je sais un iphone, c'est pas l'idéal pour l'astronomie !

Publié dans Astronomie

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