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Eloge d'Oloron-Sainte-Marie et d'autres petites villes du Béarn

Publié le par TSF36

Le Béarn est un grand pays qui ne se résume pas à Pau. Il y a aussi Oloron-Sainte-Marie qui mérite le déplacement.

De même Sauveterre-de-Béarn et Salies-de-Béarn sont deux petites villes qui méritent le détour.

Encore des lieux improbables où le berrichon moyen ne s'aventure jamais ...

Publié dans Pays lointains

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Un petit diaPAUrama ...

Publié le par TSF36

On ne va pas quitter Pau comme çà.

Si Paris vaut bien une messe, comme disait le bon roi Henri, Pau vaut bien un diaPAUrama !

A proPAU du bon roi Henri, ce qui le rend sympathique c’est qu’il n’a jamais adhéré vraiment au protestantisme ni au catholicisme. Ses conversions ont été purement opportunistes, montrant qu’il ne croyait pas à toutes ces bêtises. C’était avant tout un bon vivant, plus porté sur le vin d’ici que sur l’au delà.

Publié dans Pays lointains

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Eloge de Pau

Publié le par TSF36

Toute ma vie j’ai rêvé d’aller à Pau.

Pau : trois lettres, une seule syllabe pour la préfecture des Pyrénées Atlantiques, anciennement Basses Pyrénées, mais aussi capitale du Béarn, un ancien royaume aux confins de l’Espagne dont les habitants coiffés de bérets s’expriment encore dans une langue rocailleuse et incompréhensible. Un bout du monde, en somme, un Finistère du sud, où l’on se heurte à la muraille infranchissable des Pyrénées. Un pays pratiquement inaccessible en train, si on en croit Chevalier et Laspalès, vu qu’il faut changer de train à Strasbourg ou prendre un train de nuit qui roule le jour et qui finalement ne s’arrête pas à Pau !

Mais une ville qui a vu naître Henri IV, une ville dont François Bayrou est le maire, une ville où l’on pourrait croiser le célèbre berger béarnais Jean Lassalle, une telle ville mérite de surmonter les difficultés du voyage.

C’est pourquoi un jour, j’ai enfin décidé de réaliser mon rêve. J’ai pris mon véhicule et l’autoroute en direction du sud, vers ce pays lointain où nul berrichon ne s’aventure.

La première impression de la monosyllabique capitale du Béarn fut plutôt agréable et la première déambulation fut sur le Boulevard des Pyrénées, une longue balustrade orientée plein sud, surplombant le gave et la ville basse, une promenade de plus d’un kilomètre offrant par temps clair une vue imprenable sur les montagnes du même nom. Des façades magnifiques tout le long, et des palmiers à profusion. Des jardins fleuris et des sentiers en lacets qui dévalent jusqu’à la gare dans un désordre bien tempéré. La ville haute est reliée à la ville basse par un funiculaire gratuit et plusieurs ascenseurs qui épargnent bien des fatigues aux non-jeunes.

Le centre commerçant de la ville n’a pas un charme extraordinaire. Autour de la Place Clémenceau, morne plaine, on trouve les grandes enseignes commerciales, comme dans toutes les villes. Seule une belle fontaine néo art-déco avec mosaïques apporte une touche de gaité à cet environnement minéral moderne.

C’est dans le quartier du château qu’il faut se rendre pour trouver le pittoresque auquel on est en droit de s’attendre. Le château de Henri IV a fière allure sur son promontoire escarpé, mais il faut dire  qu’il ne reste pas grand’ chose du XVIe siècle, vu qu’il a été considérablement remanié au XIXe siècle. Et d’ailleurs, le bon roi Henri n’y a pas fait grand’ chose, à part d’y naître et d’y être baptisé à l’ail et au Jurançon. La très intéressante visite montre en effet que tout a été conçu par Louis-Philippe et Napoléon III (pour raisons politiques) comme une mise en scène à la gloire de ce roi populaire entre tous. Une théâtralisation, une déification de Henri IV qui reste encore aujourd’hui la gloire locale de Pau, et dont on trouve des statues à tous les coins de rue. Bien que n’étant pas un fan inconditionnel de Henri IV, je reconnais qu’on lui doit quand même d’avoir écrit « Lady de Nantes » et inventé la Poule au Pot qui fait la fortune des restaurateurs locaux.

C’est d’ailleurs dans le quartier du château que se situent les principaux restaurants de la ville. Ce quartier est constitué de petites rues piétonnes et de placettes où s’étalent de nombreuses terrasses accueillantes. On y trouve de bonnes tables où règnent bien sûr, outre la poule au pot, la garbure et le canard sous toutes ses formes, autrement dit  la nourriture légère du Sud Ouest !

Un autre quartier à découvrir est le Ravin du Hédas, avec sa rue tortueuse, encaissée, bordée de hautes maisons plus ou moins décrépites mais fort pittoresques et sa végétation un peu sauvage. On est en train de réhabiliter ce quartier en construisant des murets rectilignes et en y faisant des plantations contrôlées, mais il est possible que cela nuise un peu au charme des lieux. Là encore, le fond du ravin est relié à la ville haute par des ascenseurs gratuits. Sympa, cette ville !

Ce qui est bien à Pau, c’est qu’on n’en épuise pas les charmes en quelques heures. La ville est grande et plusieurs jours seront nécessaires pour faire le tour de toutes les curiosités locales.

Et le panorama depuis le boulevard des Pyrénées est un spectacle sans cesse changeant au gré du temps et des saisons, un spectacle dont on ne se lasse pas.

Lamartine disait de Pau que c’était « la plus belle vue de terre, comme Naples est la plus belle vue de mer »

Et François Bayrou disait récemment « Je ne crois pas que ce soit moins bien d’être à Pau que d’être à Paris ».

Après cette profonde pensée, je crois que tout est dit…

Eloge de Pau
Eloge de Pau
Eloge de Pau
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Eloge de Pau
Eloge de Pau

Publié dans Pays lointains

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Venise, toujours Venise ...

Publié le par TSF36

On se demande vraiment pourquoi on irait à Venise en Italie, alors qu’on peut voir la même chose chez nous, sans se ruiner et avoir à subir les troupeaux de touristes !

Après la Venise de Savoie, la Venise du Charolais, la Venise du Bas-Berry, la Venise de la Beauce, la Venise Verte du Marais Poitevin, il me restait à découvrir celle du Gâtinais, c’est à dire Montargis, sous-préfecture du Loiret.

Evidemment, Montargis, située dans le nord du Centre, ce n’est pas la porte à côté pour qui habite dans le sud du Centre, et c’est bien pour ça que le Berrichon n’y met jamais les pieds. Pourtant cela mérite largement ce  voyage qu’il faut faire une fois dans sa vie.

Montargis est vraiment une "ville d’eaux", car elle est traversé par le Loing, le Canal de Briare et de nombreux ruisseaux qu’enjambent des ponts et passerelles fleuries. On peut même les photographier sans attendre que les touristes aient fini de s’y selfifier, vu qu’il n’y a pas de touristes, ou si peu. Il est recommandé de suivre le « Circuit des ponts » avec la brochure de l’office de tourisme afin de n’en rater aucun. C’est un véritable enchantement. Il y a même une gondole au centre de la ville ! On peut aussi aller observer le calme trafic des bateaux de plaisance sur le canal et le fonctionnement des écluses, spectacle toujours   apaisant, véritable éloge de la lenteur ...

A Montargis, il y a aussi un joli château sur la butte, l’ église Sainte Madeleine, remarquable pour ses vitraux très colorés et un  lac entouré d’un vaste espace vert sillonné de nombreux sentiers de promenade.  Une ville construite à la campagne, en quelque sorte …

Une seule chose à déplorer : le Musée Girodet, qui avait été durement frappé par les inondations de 2016, est toujours fermé et ne rouvrira que l’an prochain.

En attendant, voilà donc une Venise de plus à ma collection !

 

Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais
Montargis, la Venise du Gâtinais

Montargis, la Venise du Gâtinais

Publié dans Pays lointains

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