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J'ignore par quel
effet du hasard vous êtes atterri ici, mais sans nul doute, ce doit être par erreur. En effet ce Modeste Blogounet est destiné uniquement à être écrit. L'éventualité d'être lu ajoute juste un peu
de piment à l'exercice, mais ce n'est nullement le but recherché par le scribouillard de service dont l'unique motivation est de scribouiller pour le plaisir de scribouiller.
D'ailleurs, il n'y a ici aucun message qui puisse changer la face du monde, aucune revendication politique ou sociale, aucune idée révolutionnaire qui puisse révolutionner quoi que ce soit.
Aucune injustice à dénoncer, aucune cause à défendre, aucune morale à afficher! Bref, c'est un blog sans intérêt.
Enfin bon, si vous n'avez vraiment rien à faire, s'il n'y a rien à la télé et que vous avez lu tous les livres, vous pouvez toujours parcourir ces lignes, et - si vous ne savez pas lire -
regarder les images, qui sont pour la plupart en couleurs naturelles.
Vous pouvez même laisser des commentaires, de préférence flatteurs, laudatifs et dithyrambiques car j'aime bien la flatterie, la louange et le dithyrambe.
Bonne lecture, si vous y tenez vraiment, mais vous avez été prévenus
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Après une lecture du remarquable livre de Philippe Manœuvre intitulé " Rock’n’Roll, la discothèque idéale " et sous-titré " 101 disques qui ont changé le monde ", je viens de réécouter, et par la même occasion, de redécouvrir le légendaire " Piper at the Gates of Dawn " de Pink Floyd au bon vieux temps de Syd Barret. Une vieillerie datant de 1967 ! Il n’y a pourtant aucune nostalgie en moi à l’écoute de cette musique géniale. En effet, en ces temps reculés, je n’avais qu’un pauvre Mélovox à lampes sur lequel j’écoutais quelques 33 tours de musique classique. Eh oui, en ces temps anciens et si proches, les disques en vinyle étaient chers et il ne fallait investir que dans la belle musique, dans les valeurs sures (Les 4 saisons de Vivaldi, l’Adagio d’Albinoni, le Canon de Pachelbel, etc.) Pas question de gaspiller son argent pour de la musique de jeunes chevelus et drogués anglo-saxons ! De plus, ce genre de musique ne passait guère à la radio, à l'exception du Pop Club de José Artur avec la qualité sonore monophonique et pâteuse des Grandes Ondes. Tout cela pour dire que la musique rock psychédélique ne m’a quasiment pas effleuré à cette époque. Je ne l’ai découverte que de nombreuses années plus tard … quand elle était, paraît-il, passée de mode !
Or, précisément, la musique de Pink Floyd fait partie de celles qui traversent toutes les modes sans jamais se démoder. Aussi indémodable que Mozart. C’est bien là le propre des grands classiques !
J’ai donc réécouté en particulier avec délectation le fabuleux morceau " Interstellar Overdrive ", un morceau de 9 minutes 43 qui vous fait littéralement décoller de cette bonne vieille terre. On est à bord d’un vaisseau spatial fonçant entre des galaxies. Des sons littéralement inouïs. Aucune musique, même parmi les œuvres de compositeurs dits sérieux, ne donne autant cette sensation de voyage cosmique dans des mondes étranges et mystérieux. Ce n’est d’ailleurs pas un voyage de tout repos. Ca secoue pas mal dans tous les sens et quand le morceau est terminé on se sent un peu étourdi, mais heureux et prêt à repartir !
Ce morceau n’a pas pris une ride. Il reste d’un modernisme absolu.
D’autant plus étonnant quand on sait que cette musique a été enregistrée à l’époque avec des moyens techniques qu’on considère maintenant comme dérisoires. Tout en analogique ! Comme quoi, finalement, la technique est fort secondaire. L’essentiel est encore le cerveau du compositeur.
Une pensée émue pour le pauvre Syd Barret, météore de génie parmi les étoiles du Rock …
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