Comment faire rapidement fortune dans la TSF

Publié le par TSF36

 

Pour répondre aux légitimes interrogations des personnes qui s’étonnent de me voir mener un aussi grand train de vie en vendant de la TSF en ce début de XXI ème siècle, des vieilleries chinées pour une poignée de cacahuètes et revendues le lendemain à prix d’or, et qui voudraient bien aussi réussir dans ce secteur très pointu de la chine, je vais donner quelques conseils utiles et même dévoiler, par effet de ma grande mansuétude, certains des secrets auxquels je dois ma fortune actuelle.

Tout d’abord, il faut apprendre à se lever tôt et, à cet effet, il n’est rien de tel qu’un radioréveil et pas un de ces vieux réveils mécaniques utilisés par les chineurs de jadis et qu’on oubliait souvent de remonter, avec pour conséquence inéluctable l’arrivée tardive sur les lieux de chine et le passage sub-nasal (1) des belles pièces …

Ensuite, étant donné que les brocantes débutent très tôt et même généralement avant le lever du jour (surtout l’hiver) il est important de se munir d’une lampe de poche fiable, surtout pas ces lampes à bas prix des grandes surfaces, sources de mauvais contacts et de mauvaises surprises, inaptes à éclairer convenablement les objets convoités au milieu des ténébreux déballages d'objets hétéroclites . Munissez-vous d’une lampe torche de bonne qualité et qui éclaire bien.

La chine est une activité très physique, donc une tenue idoine s’impose pour être performant. Portez des baskets confortables, voire des runnings pour chiner plus vite que la concurrence. Portez des vêtements chauds en hiver, des vêtements légers en été afin de chiner à l’aise. Lorsqu’il pleut, évitez le parapluie, préférez la capuche qui laisse les deux mains libres. Mais ne portez jamais une tenue ostentatoire (ni trop élégante, ni trop négligée) qui pourrait induire des idées fausses chez les vendeurs. Une tenue neutre est la plus appropriée afin d'être quasi invisible dans la masse des chineurs…

Pour ce qui est des liquidités, il faut surtout penser à se munir d’une somme suffisante en monnaie locale , roupies poitevines pour chiner à Poitiers, roupies nivernaises pour chiner à Nevers, roupies tourangelles pour chiner à Tours. En effet, les marchands acceptent rarement de faire des conversions, ou alors c’est en prélevant des commissions exorbitantes …

Enfin, n’oubliez pas le sac à dos, ou la musette en bandoulière afin de pouvoir y mettre les objets chinés, du moins les moins volumineux, tout en gardant les mains libres. Ou, au minimum, un grand sac en plastique solide plié au fond de la poche.

Les chineurs les plus avisés ont toujours dans le coffre de leur véhicule un diable, afin de véhiculer sans effort les postes de TSF lourds sans risquer un funeste tour de reins qui serait diablement incapacitant dans l’exercice de cette belle profession. Voir à ce sujet un de mes précédents articles !

Venons-en maintenant à l’essentiel : Quels sont les postes de TSF à chiner et à quel prix ? A la première partie de la question, la réponse est très simple : achetez uniquement les postes qui soient vendables et évitez d’acheter des invendables qui se transformeront tôt ou tard en invendus, puis en rossignols de magasin !

Quant à la question de la somme à investir, il y a plusieurs théories.  D’après certains on peut très bien acheter et revendre à perte tout en se rattrapant sur la quantité … J’avoue que je suis sceptique …

Pour ma part, je conseillerai plutôt d’acheter le moins cher possible et de revendre le plus cher possible afin de dégager une marge bénéficiaire la plus confortable possible.

J’espère que ces quelques conseils, fruits d’une expérience de 20 ans de chine, seront utiles aux jeunes, ou aux moins jeunes, qui se lancent dans la commerce de la TSF, commerce qui, comme chacun sait, est promis à un bel avenir.

 

(1) cette expression de Xyloglossie signifie que les belles pièces vous sont passées sous le nez. ( Note du traducteur)

Diable de chineur

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Publié dans normalitude

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J
Concernant la tenue "ostentatoire", j'ai le souvenir suivant: ma femme pour mon anniversaire m'avait acheté un coûteux pull à la marque du crocodile, tellement coûteux que je n'osais pas le porter de peur de l'abimer ou de le salir. Ce matin là, la fraicheur et l'insistance de mon épouse me l'avaient fait mettre pour aller chiner justement. Alors que je marchandais un récepteur à boîtier plastique blanc en très bon état, j'ai entendu la remarque suivante du vendeur: "mais ce n'est même pas le prix d'une manche de votre pull". Depuis je ne porte plus que des vêtements adaptés à la situation, chic et bon goût dans les magasins en ville sinon on vous refile les rossignols et les retouches sont douteuses. L'habit fait le moine en toute circonstance.
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R
Quel dommage que je ne sois pas experte dans ce domaine , je ne serai jamais riche !
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