Retour de Bonneval en Beauce

Publié le par TSF36

Samedi, c'était la dizième bourse de TSF de Bonneval, évènement incontournable auquel je me rends chaque année depuis sa création. Je dirai en quelques mots combien l'ambiance était sympathique, combien l'organisation était parfaite, combien de gentils collectionneurs, amoureux de la TSF et tous plus généreux et désintéressés les uns que les autres affluèrent dans la superbe salle des fêtes de ce lieu... Je chanterai aussi en termes dithyrambiques la qualité et la quantité du matériel présenté et je louerai la qualité de l'apéritif et des petits fours aimablement offerts par les organisateurs …

Mais, trêve de xyloglossie, en revenant peinard vers mes pénates, les poches pleines de millions de roupies beauceronnes (qui, comme chacun, sait sont égales par temps sec et au niveau de la mer aux deux tiers de la racine cubique d'une roupie berrichonne) je fis halte en la bonne ville d'Orléans afin de dépenser une partie desdites roupies. Hélas, le temps qui avait été jusqu'alors tout à fait clément changea soudain alors que je sortais d’une grande surface spécialisée dans les produits culturels ronds ou rectangulaires, et ce furent des trombes d’eau impressionnantes qui s’abattirent sur la vieille Orléans, comme une sinistre réminiscence du récent désastre de la Nouvelle Orléans.

Juste le temps, avant de me dissoudre, de m’engouffrer dans une authentique crêperie bretonne tenue par un couple d’Africains aussi noirs que le ciel d’apocalypse qui recouvrait la ville. Mais qu’importe, vive le métissage culturel !

Le temps de déguster une roborative galette Larzacienne au roquefort, à la crème et aux noix arrosée d’une bolée de cidre brut, le ciel s’était calmé et je pus regagner mon véhicule à pied sec. En passant devant la cathédrale, je fus frappé par l’éclairage insolite que le soleil couchant perçant à travers les nuages donnait à cette sublime architecture alors que les rues baignaient dans la pénombre d’un crépuscule déjà automnal. Quelques passants naïfs s’arrêtaient pour contempler le bref spectacle. Certains même, plus naïfs que les autres, prenaient des photos, comme votre humble serviteur, afin d’immortaliser un moment unique de lumière éphémère entre les déchaînements du ciel et le calme de la nuit …

coucher de soleil sur la cathédrale d'Orléans

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Publié dans normalitude

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R
Belle prose et magnifique photo de la Cathédrale d'Orléans , merci Jean-Luc !
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