Eloge de la galette à la patate de Mers-sur-Indre
Parmi les merveilles du Berry, il en est une qui mérite certainement le voyage ; un voyage modeste, d'ailleurs, puisqu'il s'agit de Mers-sur-Indre, au pays de George Sand, où chaque année, le premier dimanche après Pâques, se tient la fête de la Triomphante. Pourquoi ce nom pour désigner une aussi petite fête de village ?
Même Google, Celui-Qui-Sait-Tout n'en sait rien ! Le site officiel de Mers-sur-Indre n'est pas bavard à ce sujet et se contente d'annoncer :
"La Triomphante a lieu traditionnellement depuis 1887 le dimanche qui suit Pâques. Cette fête, typique de nos foires de campagne est l’occasion de retrouver l’ambiance des fêtes d’antan. Brocante et fête foraine sont au rendez-vous pour le plaisir des grands et des petits"
Et il n'est même pas fait mention de la merveille gastronomique qu'on peut déguster seulement ce jour de l'année : la galette aux patates à l'ancienne !
Certes la galette à la patate fait partie des spécialités berrichonnes classiques qu'on trouve dans toutes les boulangeries-pâtisseries de notre belle province. Mais on est souvent déçu par ce mets rustique et roboratif dont la lourdeur confine parfois à l'étouffe-berrichon. Certains boutiquiers osent même appeller "galettes à la patate" des infâmes morceaux de purée solidifiée au four qui risquent de rester sur l'estomac le plus endurci.
Ce n'est évidemment pas le cas avec celle de la Triomphante, qui atteint ici les sommets de la gastronomie. Le comité des fêtes en vend chaque année des milliers d'exemplaires et on vient de très loin pour acheter ces délicieux carrés à la découpe aléatoire, tous différents les uns des autres, tous uniques comme il sied aux oeuvres d'art. La recette est jalousement gardée secrète ; cela fait partie des mystères du Berry et c'est très bien ainsi.

Une pâte feuilletée bien croustillante à l'extérieur et encore moelleuse à l'intérieur qu'il faut déguster chaude afin de laisser s'exprimer la parfaite harmonie du beurre et de la pomme de terre. A la fois bien grasse et légère, rustique et raffinée, la galette de Mers-sur-Indre fait partie des plaisirs d'esthète qu'on ne peut s'accorder qu'une fois par an. Quelques grains de sel de Guérande, un petit verre de Valençay pour accompagner. Le paradis n'est pas très loin ...
Même Google, Celui-Qui-Sait-Tout n'en sait rien ! Le site officiel de Mers-sur-Indre n'est pas bavard à ce sujet et se contente d'annoncer :
"La Triomphante a lieu traditionnellement depuis 1887 le dimanche qui suit Pâques. Cette fête, typique de nos foires de campagne est l’occasion de retrouver l’ambiance des fêtes d’antan. Brocante et fête foraine sont au rendez-vous pour le plaisir des grands et des petits"
Et il n'est même pas fait mention de la merveille gastronomique qu'on peut déguster seulement ce jour de l'année : la galette aux patates à l'ancienne !
Certes la galette à la patate fait partie des spécialités berrichonnes classiques qu'on trouve dans toutes les boulangeries-pâtisseries de notre belle province. Mais on est souvent déçu par ce mets rustique et roboratif dont la lourdeur confine parfois à l'étouffe-berrichon. Certains boutiquiers osent même appeller "galettes à la patate" des infâmes morceaux de purée solidifiée au four qui risquent de rester sur l'estomac le plus endurci.
Ce n'est évidemment pas le cas avec celle de la Triomphante, qui atteint ici les sommets de la gastronomie. Le comité des fêtes en vend chaque année des milliers d'exemplaires et on vient de très loin pour acheter ces délicieux carrés à la découpe aléatoire, tous différents les uns des autres, tous uniques comme il sied aux oeuvres d'art. La recette est jalousement gardée secrète ; cela fait partie des mystères du Berry et c'est très bien ainsi.

Une pâte feuilletée bien croustillante à l'extérieur et encore moelleuse à l'intérieur qu'il faut déguster chaude afin de laisser s'exprimer la parfaite harmonie du beurre et de la pomme de terre. A la fois bien grasse et légère, rustique et raffinée, la galette de Mers-sur-Indre fait partie des plaisirs d'esthète qu'on ne peut s'accorder qu'une fois par an. Quelques grains de sel de Guérande, un petit verre de Valençay pour accompagner. Le paradis n'est pas très loin ...
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