La version pour orchestre de 4'33"
En général, je ne suis pas très partisan des orchestrations d'oeuvres initialement écrites pour le piano. J'entendais, il y a peu, une transcription pour orchestre des préludes de Chopin qui ne m'avait pas semblé très chopinesque.
Chopin sans piano, ce n'est plus vraiment du Chopin ... Idem pour les lieder de Schubert avec grand orchestre : ce n'est plus guère schubertien, malgré notamment la belle orchestration de la Truite par Benjamin Britten, une orchestration qui tend à obscurcir quelque peu l'onde claire du ruisselet qui coule de source dans la version pour piano.
Il est cependant d'autres transcriptions pour orchestre tout à fait réussies, telle celle de Maurice Ravel pour les Tableaux d'une exposition, que Moussorgski, toujours modeste, avait écrite juste pour un petit piano...
Mais c'est surtout dans la musique contemporaine qu'on trouve les transcriptions les plus remarquables. C'est le cas, en particulier de la célèbre pièce de John Cage (1912 - 1992) intitulée 4' 33" créée le 29 août 1952 par le pianiste David Tudor. Cette partition est constituée d'un silence complet en trois parties de 33", 2'40" et 1'20". Cette oeuvre magnifique, qui a profondément influencé la musique de notre temps, marque le point culminant des recherches de John Cage. Le silence est enfin devenu musique. Il était difficile d'aller plus loin dans la quête de la pureté.
En voici cependant une transcription pour orchestre qui ne trahit aucunement les intentions du compositeur. C'est à peine si ces trois plages de silence orchestral sont un peu plus pesantes que le silence pianistique, et réciproquement. Mais cette version interprétée par le BBC Symphony Orchestra mérite, tout autant que celle pour piano, de passer à la postérité. Bonne écoute ...
Chopin sans piano, ce n'est plus vraiment du Chopin ... Idem pour les lieder de Schubert avec grand orchestre : ce n'est plus guère schubertien, malgré notamment la belle orchestration de la Truite par Benjamin Britten, une orchestration qui tend à obscurcir quelque peu l'onde claire du ruisselet qui coule de source dans la version pour piano.
Il est cependant d'autres transcriptions pour orchestre tout à fait réussies, telle celle de Maurice Ravel pour les Tableaux d'une exposition, que Moussorgski, toujours modeste, avait écrite juste pour un petit piano...
Mais c'est surtout dans la musique contemporaine qu'on trouve les transcriptions les plus remarquables. C'est le cas, en particulier de la célèbre pièce de John Cage (1912 - 1992) intitulée 4' 33" créée le 29 août 1952 par le pianiste David Tudor. Cette partition est constituée d'un silence complet en trois parties de 33", 2'40" et 1'20". Cette oeuvre magnifique, qui a profondément influencé la musique de notre temps, marque le point culminant des recherches de John Cage. Le silence est enfin devenu musique. Il était difficile d'aller plus loin dans la quête de la pureté.
En voici cependant une transcription pour orchestre qui ne trahit aucunement les intentions du compositeur. C'est à peine si ces trois plages de silence orchestral sont un peu plus pesantes que le silence pianistique, et réciproquement. Mais cette version interprétée par le BBC Symphony Orchestra mérite, tout autant que celle pour piano, de passer à la postérité. Bonne écoute ...
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