Ceci n'est pas monotone
Les paysages d’automne sont généralement si photogéniques que même le plus nul des photographes muni d’un appareil photo à 2 roupies peut soudain se sentir inspiré et génial en appuyant sur le déclencheur. En fait, il n’en est rien. C’est la Nature qui est particulièrement inspirée et géniale à cette saison. Il suffit d’en découper bêtement des petits bouts rectangulaires et de les mettre bêtement dans une petite boîte toute bête !
A titre d’exercice de style, afin accentuer l’aspect minimaliste de cette opération, on peut s’imposer la contrainte consistant à renoncer à son appareil ultra perfectionné en faveur d’un vulgaire photophone sans possibilité de réglages d’ouverture, ni de vitesse, ni de mise au point. Ca se débrouille comme ça peut, comme sur les Instamatics qu'utilisaient les pauvres dans les années 60, et la seule possibilité d’intervention du photographe reste le cadrage, ultime refuge de sa créativité.
Et voici le résultat. Le ciel est gris mais le soleil est encore présent dans la flamboyante agonie des érables et des liquidambars, tandis que le ginkgo biloba répand généreusement ses mille écus d'or.
Ah que j’aime les espaces verts urbains, surtout quand ils sont jaunes et rouges !