Exercice de style (pour les nuls)
Il est des jours comme aujourd’hui où l’inspiration se fait la malle. Et pourtant Dieu sait que le clavier vous démange. Mais la blancheur de l’écran semble vous dire que tout ce qu’on pourrait écrire a déjà été écrit, que cela ne peut intéresser personne. Finalement, comme le dit l’Ecclésiaste " tout n’est que vanité ".
On a beau se creuser le ciboulot pour trouver l’idée de départ qui déclenchera le processus d’écriture, on se cogne à la vacuité et à la blancheur de la page qu’agrémente seulement le gris des menus et des ascenseurs.
Mallarmé a bien décrit ce syndrome de l’écrivain en panne d’inspiration, bien que dans son cas, cela s’appliquât plutôt au papier qu’à une fenêtre Word ! Mais j’aime à imaginer que s’il avait vécu aujourd’hui, il eût indéniablement apprécié les commodités du traitement de texte qui, s’il ne peut aucunement remplacer l’inspiration, peut en revanche grandement faciliter le travail de l’écrivain.
Alors, pour ne pas perdre la main, on écrit pour dire aux lecteurs qu’on n’a rien a écrire et que s’ils ont suivi jusque là, eh bien ils ont perdu leur temps (bien que c’eût été pire s’ils étaient restés devant TF 1) On écrit pour le plaisir d’aligner des mots, de bricoler des phrases, de placer des figures de style, un zeste d’humour, pour étaler son brouillon de culture, bref parce que le propre du scribouillard est de scribouiller.
Ou alors on pousse la futilité jusqu’à s’imposer une contrainte d’écriture, comme c’est le cas ici …
Chacun aura, en l’occurrence, facilement repéré la nature d’icelle. Une contrainte pour les nuls, afin de commencer en douceur...
Quoi ? Vous n'avez pas trouvé ?
Comme le chantait naguère Raymond Devos, "Se coucher tard ... nuit !"
Je vous en souhaite donc une de qualité ...