Retour de chine mallarméen

Publié le par TSF36

Stephane Mallarmé est un de mes poètes préférés, dont je suis phane. Mais je trouve qu'il a un peu vieilli et qu'il n'est plus tellement en phase avec notre époque moderne.  C'est pourquoi, bien que je sois assez mal armé pour cette tâche, je me suis permis de remettre à jour son célèbre poème "Brise marine". Cette mise à jour apporte indéniablement de la modernitude à ses vers, il faut le dire, un peu poussiéreux. Bref, une nette amélioration dont je ne suis pas mécontent, et qu'il aurait certainement approuvée !?

 

                             Grise la chine

La chine est triste, hélas ! et c’est bien dur à vivre.

Fuir ! où ça fuir ? Ramer à bord d’un bateau ivre 

Sur l’Indre, sur la Loire ou bien sous d’autres cieux ?

Rien, à part de la drouille étalée sous nos yeux...

Même au petit matin dans la lueur des lampes

On use ses souliers que l’herbe humide trempe.

Une tapisserie de biche avec un faon,

Des gadgets en plastique et des jouets d'enfants.

Des habits démodés, rien pour notre pâture.

Et c’est ainsi qu’en vain on use ses chaussures.

Quel ennui désolant, quel affreux désespoir !

Vraiment de quoi pleurer. (T’aurais pas un mouchoir ?)

Même quand il fait beau, qu’il n’y a pas d’orage

Chaque retour de chine est toujours un naufrage.

On a perdu son temps et ses quelques euros

Bredouille, le chineur est un triste héros !

 

Et maintenant l'original (poussiéreux) de Stéphane Mallarmé qui avait bien besoin, vous le reconnaîtrez, d'un peu d'air frais !

 

                    Brise marine

La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.

Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres

D'être parmi l'écume inconnue et les cieux!

Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux

Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe

O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe

Sur le vide papier que la blancheur défend

Et ni la jeune femme allaitant son enfant.

Je partirai! Steamer balançant ta mâture,

Lève l'ancre pour une exotique nature!

Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,

Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!

Et, peut-être, les mâts, invitant les orages

Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages

Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...

Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots!

 

 

Voir également le célèbre sonnet berrichon de (?) Stéphane Mallarmé sur http://perso.orange.fr/jlf/hors/deols/graffiti.htm

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Publié dans Poésie

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L
Tonnerre de Brest et mille sabords ! Voilà un plan qui n'est pas gâteux ! Je vais donc aller chiner en Bretagne. Déguisé en marin pour passer inaperçu et pour amadouer les mouettes qui, à ce qu'on dit, tiennent dans leur bec des Optalix St Germain ;-)))
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J
La mer fait partie des fantasmes collectifs ...<br /> Elle fascine ceux qui en ont peur, et fait peur à ceux qu'elle fascine.<br /> Pourtant, certains sont obligés de faire abstraction de ces sentiments contradictoires pour en vivre.<br /> Il est n'est donc pas etonnant qu'elle ait inspiré les poetes, mais parfois (et même souvent ...) a mauvais escient.<br /> Même le cinéma a du mal à "capter la lumière". Un des derniers films qui etait bien dans le ton est "l'equipier" (puisque les gardiens de phares sont des marins, un phare etant considéré comme navire en mer).<br /> Il y avait aussi la serie des "entre ciel et terre" qui etait trés juste.<br /> Le reste ...<br /> <br /> Conseil au renardeau : il n'est rien de trouver un corbeau avec un coulant dans le bec, encore faut il qu'il le lache et donc qu'il ait l'impression de se trouver face au phénix des hôtes de la Brocante.<br /> Une mine piteuse (contrepet_1), surtout entre les jambes, n'est pas de nature à amadouer le corbeau commun de nos brocantes dominicales.<br /> <br /> Du nerf, nom d'un p'tit bonhomme !<br /> <br /> :-)))))<br /> <br /> Jean Luc
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L
C'est vrai que Stephane Mallarmé, dont je suis phane (si, si, j'assume cette faute volontaire pour la richesse de la rime!) avait un style un peu obscur et n'avait peut-être jamais mis les pieds sur un bateau ! C'est comme son ami Claude Debussy qui a composé "La Mer" ... en Bourgogne ! Ce qui n'empêche pas que ce soit un chef d'oeuvre impérissable.<br /> Quant au vieux renard déolois, n'ayant pas rencontré le moindre corbeau tenant dans son bec un fromage, il est rentré à sa tannière l'oreille basse, la mine piteuse et la queue entre les jambes. Comme d'hab en quelque sorte ;-)))
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J
J'ai toujours été sidéré de voir comment les poetes parlaient aussi mal de la mer, de ce qui gravite autour et de ceux qui vont dessus ...<br /> <br /> Je me vois bien, entre deux deferlantes et marchant sur ce qui habituellement sert de cloison verticale, déclamant : "Et, peut-être, les mâts, invitant les orages <br /> Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages<br /> Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots..."<br /> <br /> Promis, le prochain coup, j'essaie ...<br /> <br /> Bon, en fait je prefere de tres loin la version de notre poete nourri de Chieuvre et de Valençay, qui a au moins le merite d'etre comprehensible et concrete.<br /> <br /> Même si le renardeau ne va pas nous dire la verité sur ses trouvailles matinales ... <br /> <br /> Jean Luc<br /> En Bretagne et sous le soleil ...<br /> <br />
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B
Dans "fane" il y a pas de "e" on dit un "fan" mot Anglais de "fanatic" !! tu devais connaitre , Pierre
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