Back from India

Publié le par TSF36

Ah ! les restaurants indiens, ya pas à dire, on y revient…

Qu’on soit à Tours ou à Poitiers, on est rarement déçu car on sait à quoi s’attendre et à quoi ne pas s’attendre. Il y a toujours une vague odeur d’encens au bois de santal quand on pousse la porte et une musique d’ambiance typique, non pas du Ravi Shankar, mais de la gentille variété bollywoodienne en sourdine qui ne risquera pas de vous élever spirituellement au dessus du niveau des assiettes.

Il y aura toujours la mince galette croustillante de papadum presque translucide émaillée de graines de cumin qui vous sera apportée en même temps que la carte aux menus immuables. On la parcourt distraitement en grignotant ledit papadum, en sachant bien que ce sera comme d’habitude : l’incontournable cuisse de poulet tandoori avec sa trilogie de sauces dont le serveur indien ou parfois pakistanais ne manquera pas de vous indiquer la nature "  sauce sucrée à la banane, sauce yaourt à la menthe, sauce piquante, très piquante … " Il y aura aussi pour apaiser le feu des épices, servi sur une petite assiette à gauche de l’assiette principale, le cheese nan sorti du four, encore fumant, bien gonflé à la croûte croustillante.

Ensuite, ce sera de l’agneau au curry accompagné d’un riz Basmati à grains longs, longs, très longs dont certains sont colorés de rouge, de jaune et parfois verts. Chaque fois on s’interroge sur la méthode utilisée pour obtenir cette polychromie, on se perd en conjectures, on a envie de demander au serveur quel est le secret puis on se dit qu’il ne comprendra pas la question, vu qu’il ne connaît du français que le strict minimum permettant d’assurer son service et on se dit que peut-être il vaut mieux que ce profond mystère reste à jamais caché …

Il y aura aussi dans le riz Basmati, qui est naturellement parfumé, en contrepoint, des graines de cardamome, cette étrange épice dont les graines noires ont un goût camphré et dont on laissera la coque oblongue et insipide.

Le dessert sera invariablement un Gulab Jaman, sorte de gâteau de semoule en forme de boules baignant dans du miel liquide, accompagné lui aussi de quelques graines de cardamome.

On terminera avec un thé aux épices (de la cardamome en l’occurrence) et on demandera l’addition qui vous sera apportée dans un petit coffret de santal garni de graines digestives à grignoter pendant qu’on attend sa monnaie.

Et on ressortira, un peu lourd certes, bien qu'allégé de quelques roupies en se disant qu’on a séjourné une heure dans un très beau pays. Toutes les merveilles de l’Inde … sans les inconvénients du voyage !

 

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Publié dans Gastronomie

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Bonjour,<br /> <br /> Félicitations pour votre site qui est vraiment bien conçu! J'ai créé un annuaire de blogs et si vous souhaitez vous y inscrire voici l'adresse: http://netblog.webtoweb.fr !<br /> <br /> Bonne continuation<br />
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L
Ouais ... ils doivent mettre un peu plus de parfum synthétique arome poisson dans la pâte de soja texturée !!!<br /> Vive la gastronomie norvégienne !
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J
Mêêêême pas de créperie ...<br /> Mais c'est vrai qu'il faut profiter de ses balades pour decouvrir l'art culinaire de chaque pays.<br /> Par exemple, j'ai découvert avec grande stupéfaction que le Filet O'fish a un gout de poisson beaucoup plus prononcé en Norvège qu'en France.<br /> Ca valait le coup de s'y interesser, non ?<br /> <br /> J Luc
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L
Ha! Ha ! Mort de rire !!!!<br /> Il n'y avait donc pas de crêperie bretonne à Bombay ?<br /> Mais bon courage pour le Kebab. Là, tu prends des risques !
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J
Salut, Jean Luc<br /> <br /> Jolie description. Mais ...<br /> Je vais me permettre, à mon tour, de te conter brièvement un (et certainement le seul) des mes<br /> "Indian meals"...<br /> C'etait à Bombay, sur le port.<br /> Rompus par des kilometres de marche à trvers le marché aux voleurs et le "Chor Bazar" (mon crapophone vient de là bas), nous decidames de nous arreter pour casser une croute.<br /> Deux choix : la nourriture locale, abordable, ou les restaus "a l'occidentale", ou il faut prevoir trois heures de pause et une brouette de roupies.<br /> Nous decidons donc de nous rabattre sur l'art local.<br /> Ne comprenant pas le menu, nous y allons au hasard.<br /> Prudent, je laisse à mes potes, qui ont l'estomac plus delicat que le mien, un plat d'avance, "pour voir".<br /> Quand j'ai vu les assiettes arriver, j'ai été pris d'une immense frayeur, j'ai cru que j'allais mourir sur le champ, et, apres de laborieuses explications avec les serveurs, je me suis retrouvé en cuisine, a couper des patates devant un cuistot hilare qui voyait des frites pour la première fois, et a expliquer comment les faire cuire et les accomoder avec une tranche de viande grillée ...<br /> Ce fut le plus exotique de mes steacks-frites, dans les autres contrées, j'ai toujours reussi a me les faire faire sans mettre la main à la pate.<br /> Je ne sais donc toujours pas quel gout a la cuisine indienne.<br /> Mais je me soigne, j'ai decouvert la cuisine chinoise il y a 8 mois. Je vais maintenant essayer le Kebab. C'est planifié pour 2009...<br /> <br /> amicalement<br /> JLF (l'autre), profane ...<br /> <br />
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D
Bravo pour ce reportage où les moindres détails sont authentiques, pour qui connait bien cette gastronomie parfois ultra épicée et que les fines bouches trouvent parfois un peu agressive pour les papilles. <br /> A quand le prochain article sur la cuisine indonésienne ?
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