Esquisses pittoresques du Pays d'Oc : Toulouse

Publié le par TSF36

Le Pays d'Oc, c'est un pays limitrophe du Berry, comme on peut le constater en se laissant glisser tout doucement vers le sud sur l'autoroute A 20. Un grand panneau le signale clairement peu après avoir dépassé Argenton-sur-Creuse et franchi l'invisible frontière de l'Indre. On se retrouve alors dans un pays étranger où plus personne ne comprend le berrichon. Heureusement, on a pris soin d'emporter avec soi le petit guide de conversation berrichon-occitan afin de pouvoir se faire comprendre des autochtones.

En fait, quand on y réfléchit bien,  la langue d'Oc aurait pu devenir la langue de la France toute entière au lieu de la langue d'Oïl qui est devenue dialecte dominant. C'est juste par les contingences de l'histoire que Paris est devenue capitale de la France et a imposé son dialecte - la langue d'Oïl -  comme langue nationale officielle. Si Toulouse était devenue la capitale de la France, la langue d'Oc serait actuellement la langue officielle. Nous parlerions tous occitan et cela ne nous empêcherait pas de nous comprendre !

Mais, trêve de spéculations linguistiques, laissons nous glisser tout doucement vers le Sud. L'autoroute est moelleuse et gratuite, du moins jusqu'à Brive-la-Gaillarde, et comme elle descend tout le temps, on ne consomme pas d'essence; l'énergie cinétique suffit. Après Brive, moyennant quelques roupies occitanes, on dépasse Cahors, puis Montauban et on se retrouve comme par miracle, comme par enchantement  sur la Place du Capitole à Toulouse, où un sympathique parking souterrain accueille chaleureusement le visiteur qui pourra - enfin débarrassé de sa carapace automobile - déambuler librement dans cette ville merveilleuse où la main du berrichon moyen avait toujours rêvé de mettre le pied.
Toulouse, c'est grand, c'est rose, c'est plein de monde, c'est plein de commerces, c'est plein de grandes maisons, c'est plein d'autos, c'est plein de bruit, plein de monuments anciens, avec ses ponts sur la Garonne, avec son Canal du Midi plein de péniches. En un mot, c'est une grande ville, un anti-Châteauroux absolu.
Voici quelques images de Toulouse, qu'on découvre en flânant avec, dans la tête, les paroles de la chanson sublime de Nougaro.



"Voici le Capitole, j'y arrête mes pas"
(Normal, pour prendre une photo, vaut mieux s'arrêter)



"Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du Canal du Midi"
(Bien vu, l'eau est effectivement verte)




"L'Eglise Saint Cernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose"
(sauf quand c'est midi et que le ciel est gris)


Voilà pour ces esquisses de Toulouse, capturées lors d'une flânerie dans la Ville Rose,  flânerie agrémentée d'une collation légère - constituée d'un honnête cassoulet et d'une remarquable coupe glacée à la violette - prise à la terrasse d'une grande brasserie ...
Dommage que Toulouse ne soit pas la capitale de la France. Le berrichon, au lieu de monter à Paris n'aurait alors qu'à se laisser glisser doucement à Toulouse ...







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Publié dans Pays lointains

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S
<br /> Mais pourquoi ne pas se laisser glisser jusqu'à  Ile-de-France-sur-Oil, qui n'est pas Paris partout; le plus beau étant bien sûr le Vexin et en moins bien, le Mantois , avec glissement chez les Vikings de Vétheuil et Giverny, Vernon, blancs des falaises et verts impressionnants... Oil ?<br />
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D
Quel bel hommage à la ville qui fut le berceau de ma famille paternelle. Nougaro colore toujours mes pensées. Mon père parlait de Toulouse mieux que d'une maîtresse, avec un chauvinisme qui m'enchantait. Quand je prononce "Toulouse" j'entends toutes les odeurs de la vie de ma famille...
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