Archéologie de Noël
C'était en des temps inconcevablement anciens : 1955 ! pensez donc, le début de la seconde moitié du XXème siècle, c'est à dire bien avant la crise.
En ce temps là, votre Très Humble Serviteur, âgé de 5 ans, croyait encore au Père Noël et au petit Jésus, bien que tout ne fût pas encore bien clair dans son esprit quant à l'identité respective de ces deux personnages. Toutefois, il avait une nette préférence pour le premier, auquel il écrivait chaque année une belle lettre manuscrite (vu qu'en ces temps très anciens le service de vente à distance du Père Noël n'était pas encore informatisé) pour lui commander de superbes cadeaux qui devraient être livrés sans faute au pied du sapin le 25 décembre.
Et c'est cette lettre manuscrite à la main sur une feuille de cahier jaunie qui a été récemment découverte au fond d'un tiroir, ainsi que son enveloppe bleuâtre passée.

L'étude graphologique de ladite lettre montre bien qu'elle fut rédigée bien avant que son auteur ne maîtrisât l'écriture cursive (et a fortiori l'imparfait du subjonctif). Cependant elle révèle déjà une maîtrise précoce de la langue, vu que l'auteur orthographie parfaitement "dattes" (le fruit).
Mais la grosse erreur résidait dans l'adresse "Papa Noël au Ciel", car chacun sait que c'est le petit Jésus qui habite au Ciel, alors que le Père Noël habite en Laponie. Funeste erreur de courrier, qui ne fut apparemment jamais posté et resta donc lettre morte, si l'on peut dire.
C'est pourquoi, sur la photo (retrouvée également dans le même tiroir) on ne voit ni le petit vélo, ni la boîte de construction, ni même les dattes pour Pépé. Ce Noël 1955 n'apporta que quelques babioles : un Mickey en plastique et une boîte de jeu de Petits Chevaux, déposés aux pied du sapin par on ne sait qui ...

Ce n'est que beaucoup plus tard que votre T.H.S. apprit par hasard dans la cour de récréation de l'école communale de Déols que le père Noël, c'était en fait les parents. Cruelle révélation ! Et première d'une longue série de crises de foi !
Aujourd'hui, votre Très Humble et Dévoué Serviteur ne croit plus au Père Noël ni au petit Jésus, ni en la politique, ni en rien... Il est devenu sceptique, désabusé et cependant nostalgique car il lui arrive (en particulier à cette saison) d'envier ceux qui croient à quelque chose : la vie doit être tellement plus simple pour eux ...
En ce temps là, votre Très Humble Serviteur, âgé de 5 ans, croyait encore au Père Noël et au petit Jésus, bien que tout ne fût pas encore bien clair dans son esprit quant à l'identité respective de ces deux personnages. Toutefois, il avait une nette préférence pour le premier, auquel il écrivait chaque année une belle lettre manuscrite (vu qu'en ces temps très anciens le service de vente à distance du Père Noël n'était pas encore informatisé) pour lui commander de superbes cadeaux qui devraient être livrés sans faute au pied du sapin le 25 décembre.
Et c'est cette lettre manuscrite à la main sur une feuille de cahier jaunie qui a été récemment découverte au fond d'un tiroir, ainsi que son enveloppe bleuâtre passée.

L'étude graphologique de ladite lettre montre bien qu'elle fut rédigée bien avant que son auteur ne maîtrisât l'écriture cursive (et a fortiori l'imparfait du subjonctif). Cependant elle révèle déjà une maîtrise précoce de la langue, vu que l'auteur orthographie parfaitement "dattes" (le fruit).
Mais la grosse erreur résidait dans l'adresse "Papa Noël au Ciel", car chacun sait que c'est le petit Jésus qui habite au Ciel, alors que le Père Noël habite en Laponie. Funeste erreur de courrier, qui ne fut apparemment jamais posté et resta donc lettre morte, si l'on peut dire.
C'est pourquoi, sur la photo (retrouvée également dans le même tiroir) on ne voit ni le petit vélo, ni la boîte de construction, ni même les dattes pour Pépé. Ce Noël 1955 n'apporta que quelques babioles : un Mickey en plastique et une boîte de jeu de Petits Chevaux, déposés aux pied du sapin par on ne sait qui ...

Ce n'est que beaucoup plus tard que votre T.H.S. apprit par hasard dans la cour de récréation de l'école communale de Déols que le père Noël, c'était en fait les parents. Cruelle révélation ! Et première d'une longue série de crises de foi !
Aujourd'hui, votre Très Humble et Dévoué Serviteur ne croit plus au Père Noël ni au petit Jésus, ni en la politique, ni en rien... Il est devenu sceptique, désabusé et cependant nostalgique car il lui arrive (en particulier à cette saison) d'envier ceux qui croient à quelque chose : la vie doit être tellement plus simple pour eux ...
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