Rouleau de Printemps

Publié le par TSF36

Hélas, personne n'a trouvé les ingrédients de ce peu digeste rouleau de Printemps… Certes, il s’agissait bien du Printemps (Premier mouvement du concerto "La Primavera" en mi majeur) de Vivaldi, une œuvre que tout le monde connaît même dans les coins les plus reculés du Bas-Berry ! Mais le deuxième ingrédient du remix n’était autre que le " Sacre du Printemps " d’Igor Stravinsky, une des œuvres les plus révolutionnaires et sublimes du XX ème siècle, datant de 1913 et qui n’a rien perdu de sa puissance ni de sa violence. Mais il s’agit là de violence créatrice et bénéfique… Idéal pour sortir enfin d’une trop longue hibernation. Vive le Printemps. Vive la Musique !

Pour ouir ce même extraît du Sacre sans pollution vivaldienne cliquez ici

PS Mais non, mais non, je n’ai rien contre Vivaldi, excellent compositeur qui a grandement contribué à rendre plus supportables les attentes téléphoniques et les voyages en ascenseur, mais j’avoue que ma sensibilité actuelle est beaucoup plus proche de Stravinsky ! Ca peut changer demain …

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Publié dans Musique

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T
Cher ami baroqueux et phonophile,<br /> <br /> Il est vrai que je ne connais de Vivaldi que ses grands hits (fort agréables au demeurant quand çà sort d’autre chose que d’un écouteur téléphonique !) et qu’il y a certainement des choses plus remarquables dans ses œuvres moins connues. Il n’est pas exclu que je m’y intéresse un jour. Le monde de la musique classique est si vaste que je ne peux pas prévoir à l’avance où je vais jeter l’ancre … Mais il est vrai aussi que je suis beaucoup plus sensible aux œuvres des XIX ème et XX ème siècles qui constituent mon port d’attache depuis de très longues années.<br /> Quant à la période baroque (si tant est que les classifications arbitraires des périodes musicales soient pertinentes) j’en retiens surtout Haendel dont j’apprécie grandement le Messie (mais si !) et surtout le Père Bach (J.S.) mais là, il ne s’agit plus de musique baroque, surtout dans sa dernière période, mais d’une musique profondément moderne qui transcende toutes les catégories. Une œuvre sublime comme l’Art de la Fugue peut même être qualifiée d’avant-gardiste. Et pourtant, malgré sa complexité, son aridité apparente, elle est parfaitement abordable (même par un pauvre Berrichon qui n’a jamais étudié le contrepoint ). Il suffit d’être dans un état de réceptivité qui permette tout simplement de la recevoir et de laisser le miracle s’accomplir. Je me réécoutais tout à l’heure le Contrapunctus 4 Huit minutes de pur bonheur …. Une musique merveilleusement abstraite, détachée de toute passion humaine, la sérénité et la beauté à l’état pur …<br />
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P
Rien contre Vivaldi ? C'est vrai ce mensonge ? <br /> Le Jean-Luc Bérichon me semble peu sensible aux charmes de la musique baroque, nous invitant sur son site à découvrir la musique du XX en oubliant l'adagio d'Albinoni !!! Second degré ? je pensais que de nos jours tout le monde était au courant que ce fameux adagio est une page écrite en 1945 du musicologue Remo Giazotto (1910-1998)... on ne peu plus XXème siècle<br /> <br /> <br /> Pour en revenir à Vivaldi, même s'il est vrai que je ne me suis jamais relevé la nuit pour écouter une de ses compositions (alors que ça m'ait déjà arrivé pour les variations Goldberg de JSB... véridique), il faut néanmoins reconnaître qu'on y trouve une fraicheur et une spontanéité réjouissante le tout étant de choisir les correctement les interprètes (il n'y a pas de mauvaise musique, mais il y a de mauvais musiciens).<br /> Rappelons au passage que Vivaldi fut celui qui a inventé et imposé le concerto en trois mouvements (vif-lent-vif). <br /> Il est vrai que pas mal de ses concertos sont parfois assez répétitifs (pas 500 mais 500 fois le même disait un certain Stravinsky il me semble) mais je pense qu'ils souffrent surtout de leur trop grande célébrité et de leur qualité téléphonogénique. Bizarrement, sa musique vocale est nettement moins connue; elle contient pourtant un grand nombre de pages extraordinaires: il suffit d'écouter le récital de miss Bartoli, ou Judith triomphante, ou encore la Seine en fête.<br /> Bref en contournant les incontournables 4 saisons, on découvre de bien belle choses... Le grand Bach ne s'y est pas trompé en transcrivant d'ailleurs certains de ces concertos...
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