Eloge de la télévision ancienne
Pour les jeunes qui sont nés dans un environnement constitué d’écrans grands, petits ou moyens, il est certainement très difficile d’imaginer ces temps très anciens où il n’y avait pas d’écrans du tout. Et pourtant, ces temps très anciens remontent seulement à une génération.
La télévision est née vers la fin des années 1930 et fut d’abord réservée à quelques parisiens privilégiés. Les appareils étaient alors des meubles monstrueux avec un minuscule écran (souvent muni d’une loupe) devant lequel il fallait se positionner pour observer une image tremblotante de 30 lignes, puis de 60 lignes et enfin de 180 lignes : la haute définition semblait enfin atteinte !
Puis la guerre mit fin aux émissions de télévision et il fallut attendre les années 1950 pour qu’elles reprennent et deviennent accessibles à un public plus large.
Ce fut alors le règne du 819 lignes, du noir et blanc et de l’unique chaîne diffusant les fameux programmes qui sont restés dans la mémoire des vieux chnoques : Cinq colonnes à la une, la piste aux étoiles, la tête et les jambes, etc. devant lesquelles la famille s’émerveillait. Ce fut aussi une époque heureuse pour les dépanneurs qui intervenaient souvent à domicile, fer à souder à la main, pour changer une lampe ou autre composant du précieux poste de télé durement acquis.
Aujourd’hui, il y a un écran dans chaque pièce de la maison et on baigne dans un flot d’images apparemment gratuit, outre le fait que la publicité dégoulinante nous vole du « temps de cerveau disponible »
Aujourd’hui, les écrans sont plats, les images parfaites, nous bénéficions de dizaines ou de centaines de chaînes, mais nous avons perdu la faculté de nous émerveiller.
On retrouve cependant l’émerveillement à l’occasion d’une visite privée au musée de l’ ACHDR (Association du Centre Historique de la Diffusion Radiophonique) situé à Saint-Aoustrille près d’Issoudun. Ce musée n’est hélas pas ouvert au public, mais il le sera peut-être un jour …
En attendant, voici quelques images des premiers téléviseurs, d’abord mécaniques à disque de Nipkow, puis électroniques à tubes cathodiques. Impressionnant, non ?
Pour terminer, un grand coup de chapeau à l’association qui œuvre pour la sauvegarde de ce patrimoine exceptionnel.
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