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153 articles avec pays lointains

Bréhat : une journée au paradis

Publié le par TSF36

De passage à Paimpol, j’ai voulu voir sa célèbre falaise, chantée par Théodore Botrel. Hélas on me dit qu’elle avait été démontée. Alors, sans me démonter, j’ai filé vers la pointe de l’Arcouest et pris la première vedette en direction de l’île de Bréhat, l’ile aux fleurs, que tous les guides décrivent comme paradisiaque.

Poser le pied à Bréhat, c’est comme changer d’univers, entrer dans un espace-temps différent. Les distances n’ont plus la même signification. Le temps s’écoule différemment. L’absence totale d’automobiles y est pour beaucoup. Aller du port à la pointe nord de l’île à pied en passant par d’étroites venelles et en revenir constitue un long voyage.

Si on débarque à Bréhat à marée basse, il faudra parcourir une longue jetée de ciment avant d’arriver au Bourg, la seule agglomération de l’île ressemblant à un village avec sa curieuse église, son cimetière, sa mairie, son office de tourisme et ses quelques boutiques et restaurants à touristes. La place centrale, avec ses terrasses, bordée de palmiers en constitue l’hypercentre. Bréhat est loin d’être une île déserte. Partout il y a des maisons disséminées, parfois bien cachées, dans une végétation luxuriante et presque tropicale en raison du micro climat qui y règne. De jolies petites maisons grises ou roses, surtout résidences secondaires, entourées de fleurs. Ici pas de hideux buildings ! En Avril, certes, on ne verra pas les hortensias ni les agapanthes qui sont les floraisons les plus spectaculaires, mais il y a des buissons de camélias et des magnolias et toutes sortes de fleurs odorantes et non identifiées pour faire patienter.

Pour découvrir l’île, le mieux est encore de s’y perdre, d’aller au hasard des chemins bordés de murets de pierre, de déambuler parmi ce dédale de petites routes étroites où seuls peuvent passer les piétons et les cyclistes. Au gré du hasard, on tombera inévitablement sur les curiosités locales : la chapelle Saint-Michel, le point culminant de l’île, à 30 mètres d’altitude, d’où on a un panorama sublime, la croix de Maudez avec une vue pas mal non plus, le moulin à marée de Birlot parfaitement restauré, le sémaphore, le phare du Rosedo. Mais le lieu à ne pas manquer, c’est l’extrémité nord de l’île avec son phare du Paon. Là, Bréhat prend un aspect totalement différent, un aspect âpre, minéral, tourmenté avec une côte de granit rose très déchiquetée, avec des rochers aux formes étranges et une quasi absence de végétation. C’est le but ultime de la visite de l’île. On n’ira pas plus loin. Il faudra ensuite parcourir 3,5 kms pour rejoindre le port, alors attention à ne pas rater le dernier départ de la vedette sous peine de se retrouver exilé jusqu’au lendemain.

A ce bout du monde, une pause s’impose au Paradis rose. Ce n’est qu’ une modeste baraque à crêpes-buvette au fond d’un beau jardin fleuri. Certes pas un haut lieu de la gastronomie bretonne, mais un endroit sympathique pour se désaltérer par une torride journée d’avril, d’autant plus que c’est la seule buvette de l’île du nord.

Un dernier tour dans le bourg avant de regagner la terre ferme, en se disant qu’on n’a pas fait le tour de toutes les curiosités de cette île paradisiaque, qu’on a raté quelques coins figurant sur le plan gracieusement offert par l’office de tourisme,  et qu’il faudra y revenir un jour. Une pensée compatissante aussi pour les quatre cent « pauvres » îliens qui voient chaque année leur paradis devenir un enfer touristique en juillet et en août.

Eh oui, les lieux touristiques seraient encore plus agréables s’il n’y avait pas de touristes …

Publié dans Pays lointains, Botanique

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La vie en rose à Ploumanac'h

Publié le par TSF36

Des sardines du phare d’Eckmühl à la côte de granit rose, il n’y avait qu’un pas. Car ces sardines, telles des madeleines de Proust avaient fait ressurgir de vieux souvenirs d’enfance, des vacances familiales en Bretagne dont il ne me restait qu’une photo en noir et blanc représentant le phare de Ploumanac’h sur son promontoire de granit … rose. C’était en 1962 et à l’époque, seuls les riches prenaient des photos en couleurs.

La vie en rose à Ploumanac'h

 Et comme le besoin impérieux se faisait sentir de vérifier si ces rochers étaient vraiment roses, et quelle nuance de rose, je décidai donc de me téléporter en ces lieux. Quelques clics avaient suffi.

Le sentier qui permet de parcourir le site, et dont les guides touristiques ne tarissent pas d’éloges, commence à la plage de Trestraou à Perros-Guirec, une plage qui avait le bon goût d’être déserte. On emprunte donc le sentier dit « des douaniers », bien qu’on n’y rencontre pas le moindre douanier, mais seulement quelques touristes, d’ailleurs peu nombreux en avril. Et on longe la côte jusqu’à Ploumanac’h dans des paysages sans cesse grandioses. Et qu’y voit on ?

La mer couleur d’émeraude, le ciel couleur d’azur, les ajoncs en fleurs et des rochers aux formes étranges dans lesquels l’imagination peut se donner libre cours. Il y a un rocher en forme de grenouille, un autre évoquant un lapin, une tortue et même le chapeau de Napoléon. Mais c’est le phare de Min-Ruz (pierre rouge) qui est la vedette absolue. Il n’avait pas changé depuis ma première visite, pour le grand bonheur des photographes, prenant depuis des lustres le même cliché sous le même angle.

Mais l’endroit le plus charmant demande encore quelques minutes de marche. C'est sans conteste la petite plage de Saint Guirec, avec son oratoire baigné par la marée haute, avec ses curieux rochers roses et avec sa petite île sur laquelle est construit un château rose.

Encore quelques pas pour admirer le petit port de Ploumanac’h, mignon comme tout, et s’attabler à une terrasse afin d’y déguster une galette-saucisse si on est pauvre, un homard si on est riche, ou rien du tout si on a emmené un sandwich dans le sac à dos.

Le retour se fait par le même sentier car ce paysage sublime mérite d’être admiré sous deux angles différents. On peut même s’attarder longuement pour contempler le ressac écumeux de la mer à l’assaut du granite, un spectacle fascinant qu’on voit rarement dans le Bas-Berry.

Voici donc quelques images en couleurs de la côte de granite rose. Ya pas à dire, c’est quand même mieux qu’en noir et blanc ! 

Publié dans Pays lointains

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Eloge de la Comète Tchouri

Publié le par TSF36

Pour une fois, la catégorie « pays lointains » n’est pas usurpée. En effet, voici une photo de la comète en question, située à environ 500 millions de kilomètres de Châteauroux. Comme on peut le constater, c’est un gros caillou biscornu sans grand intérêt touristique. Il y fait un froid de canard et en plus il n'y a quasiment pas de gravité permettant de tenir au sol ! Pas un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau, pas un écureuil, pas un chat. Pas une église romane, pas une cathédrale gothique, même pas un immeuble art-déco. Quant aux infrastructures touristiques, elles brillent aussi par leur absence : pas un hôtel, pas un resto sympa, même pas une crêperie bretonne.

J’avoue avoir été déçu par cette comète qui a été brièvement sous les feux de l’actualité (entre deux ragots de notre classe politique). Finalement, je ne conseillerais pas au touriste ordinaire de faire 500 millions de kilomètres pour voir ce gros caillou biscornu. Il y a en a d’aussi beaux aux Pierres Jaumâtres, dans la Creuse.

 

tchouri.jpg

 

Plus sérieusement, mon éloge ira aux scientifiques qui ont réussi cet admirable exploit consistant à faire atterrir un robot sur un objet aussi improbable qu’une comète. Une mission de longue haleine qui s’est déroulée sans anicroche. Cette victoire de l’intelligence humaine console un peu de la bêtise ambiante et nous dit qu’il y a peut-être encore de l’espoir pour l’avenir de l’espèce homo sapiens...

Publié dans Pays lointains

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Escapade sous les tropiques

Publié le par TSF36

C’est beau les enclos paroissiaux, les calvaires en kersantite, les décors baroques des églises bretonnes. C’est merveilleux, splendide, admirable, mais comme toutes les bonnes choses il ne faut pas en abuser sous peine d’atteindre le seuil de saturation et de mélanger tout ce qu’on a vu.

On devrait placarder des avertissements dans ces lieux, du genre « La contemplation des œuvres d’art est à pratiquer avec modération »

Il est vrai que toute cette culture, c’est du lourd et on éprouve ensuite le besoin de revenir à la nature, à des choses plus légères, à changer d’air, à prendre le large.

Et pour cela, rien de plus simple. En Bretagne, la mer n’est jamais très loin et on peut même s’offrir, pour un prix modique, une journée dans une île paradisiaque en prenant le bateau de Roscoff jusqu’à l’île de Batz (Enez-Vaz)

Cette petite île située à quelques encablures du charmant port de Roscoff bénéficie en effet d’un micro-climat où les végétations méditerranéennes et même tropicales prospèrent. Dans ce petit paradis, il y a un vaste jardin tropical crée au début du XX è siècle par un riche assureur parisien, George Delaselle. Ce jardin extraordinaire abrite une incroyable collection de plantes de tous les continents, dont de nombreuses espèces de palmiers et de cactus. Un coup de cœur pour le moelleux « coussin du diable » sur lequel mieux vaut éviter de s’asseoir !

L’île est peuplée d’environ 500 habitants et le trafic automobile n’est pas très dense, même aux heures de pointe, en dehors du taxi qui fait le tour de l’île et de quelques engins agricoles. Pas un feu rouge, pas un horodateur, pas un radar, c'est dire si on est loin du monde civilisé ! Les petites maisons sont toutes blanches, toutes propres avec leurs toits d’ardoise grise, avec leurs jardins envahis d’hortensias et d’agapanthes. Il y a même quelques commerces, quelques crêperies et un petit troquet près de l’embarcadère où on peut siroter une bière bretonne en attendant le bateau et le retour sur le continent. Une petite pause pour que l'esprit se repose ...


 

 

Ainsi s'achèvent les vacances de Monsieur Mulot, alias Isidore Ledoux, votre très humble et très dévoué serviteur.

 

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Yec'hed mat !

Publié dans Pays lointains

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