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158 articles avec pays lointains

Eloge de Rochefort

Publié le par TSF36

Rochefort, vu d’avion, est un moule à gaufres, un quadrillage de rues qui se croisent à angles droits, délimitant des pâtés de maisons carrés ou rectangulaires. Normal, c’est une ville nouvelle, enfin datant quand même du XVII ème siècle, construite à un endroit plat où il n’y avait rien. Il y avait seulement l’estuaire de la Charente, mais bien loin de la mer, ce qui en faisait un site idéal et protégé. Il n'en fallait pas plu pour que ce bon Louis XIV et son bras droit préféré, Colbert, décidassent d’y implanter un chantier naval et ensuite d’y construire une ville pour loger tout le personnel militaire et civil. Une cité fonctionnelle à la forme logique, militaire en somme.

Rochefort, vu du sol, ce sont des alignements de maisons presque semblables dépassant rarement les deux étages le long de larges rues perpendiculaires, dont la monotonie est parfois rompue  par des jaillissements de roses trémières prenant source dans le ciment des trottoirs. Ici, pas de feux rouges, mais la priorité à droite est de règle et la vitesse limitée à 30 km/h, donc pas de stress pour l’automobiliste. L’aspect général de la ville avec ses longues perspectives de façades blanchâtres, souvent décrépies serait bien austère s’il n’y avait cette magnifique place Colbert bordée de splendides immeubles beaucoup plus décoratifs que la moyenne rochefortaise. Ces enrichissements de l’architecture d’origine datent du XIX ème et du début du XX ème siècle. On y trouve toute la palette des styles « modernes » du Napoléon III à l’Art déco, mais fort heureusement pas de hideux building !

La Place Colbert (et les quelques rues qui y convergent) constitue le centre de gravité de la ville. Certes, elle a légèrement changé depuis 1966 quand a eu lieu le tournage du chef d’œuvre de Jacques Demy. La fontaine centrale et le dallage géométrique ont disparu, mais les façades n’ont pas bougé d’un pouce, et on s’attend toujours à voir surgir Delphine et Solange  coiffées de leurs inénarrables chapeaux. Il y a maintenant deux brasseries en préfabriqué sur la place, des établissements qui dénotent un peu, et pas très réputés pour la qualité gastronomique, mais c’est tout de même un bonheur de déguster une bière en terrasse de la « Brasserie des Demoiselles » dans un vrai décor de cinéma.

Parmi les curiosités de Rochefort, une des plus curieuse est la Corderie Royale, un bâtiment long de 373 mètres où on fabriquait les cordages de marine (précisément de cette longueur !) Ce bâtiment, long comme un jour sans fin, impossible à photographier en entier, a été parfaitement restauré et mis en valeur. Il abrite la médiathèque, ainsi que de nombreux services et une partie a été reconvertie en musée, dont l’intéressante visite, permet de comprendre (démonstration à l’appui) comment se fabriquaient les cordes de marine.

Quant au chantier de l’Hermione, qui constituait jadis l’attraction majeure de Rochefort, si je n’en ai pas parlé, c’est parce que l’Hermione a pris le large et que désormais, circulez il n’y a plus rien à voir ! Il y a certes un petit port de plaisance, avec des bassins carrés et des ponts levants qui en gardent l’entrée, mais l’ambiance n’est pas très maritime !

L’autre curiosité de Rochefort, c’est la maison de Pierre Loti, extravagant personnage à la fois écrivain et officier de marine. Sa maison, curieusement située rue Pierre Loti, avec sa décoration orientale délirante, n’est hélas plus accessible à la visite et c’est certainement une bonne chose.

Rien, de l’extérieur, ne laisse présager une décoration intérieure aussi délirante. Comme la grotte de Lascaux, ce patrimoine trop fragile était en péril. Des travaux au long cours seront nécessaires pour la préserver et on ne sait même pas si elle sera rouverte un jour au public. En attendant, on peu la visiter virtuellement en 3 D au Musée de la Ville. L’illusion est assez saisissante et les commentaires du guide sont très intéressants. Pierre Loti était vraiment un personnage totalement déjanté,  mais aussi un écrivain de grand talent, dont les œuvres méritent d’être (re)découvertes. On peut d’ailleurs se les procurer à la « Librairie Pierre Loti » dans la rue piétonne !

Ah ! J’allais oublier le Pont Transbordeur qui enjambe la Charente, une construction monumentale et unique en son genre, mais qui actuellement est en travaux. Pour le voir en fonctionnement, il suffit de visionner les premières scènes des « Demoiselles de Rochefort » où il est magnifiquement filmé sous tous les angles. C’était à l’époque un des principaux passages pour accéder à Rochefort. Aujourd’hui, un grand viaduc en béton aux courbes élégantes l’a remplacé dans cette fonction.

Rochefort est une ville très calme, trop calme diront certains, qui vit à l’ombre de son exubérante voisine La Rochelle. A Rochefort, il n’y a pas de restaurants pour touristes, étant donné qu’il n’y a pas de touristes (ou si peu) et un lundi à Rochefort, on risque fort de jeûner faute de restaurant ouvert.

Le contraste avec la Rochelle est saisissant, quand on pense aux terrasses bondées de touristes du Vieux Port. Il est vrai qu’à La Rochelle, il y a la mer !

Il faut néanmoins visiter Rochefort car la ville ne manque pas de charmes pour qui sait ouvrir l’œil et se laisser gagner par son atmosphère particulière qu’a si bien sublimée Jacques Demy en la parant de couleurs vives dans son merveilleux film musical. D’ailleurs, Jacques Demy, à l’instar de Pierre Loti, fait partie  des gloires locales sans qui Rochefort ne serait pas vraiment Rochefort et sans qui on n’aurait pas l’idée loufoque de venir y faire du tourisme !

 

Petite balade à Rochefort, Charente maritime

Publié dans Pays lointains

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Triple éloge de Saint-Sébastien, San Sebastian et Donostia

Publié le par TSF36

Quand on est berrichon et fier de l’être, on croit qu’on habite le plus beau pays du monde. Néanmoins il est parfois des cas où cette certitude s’estompe, se lézarde, se fissure, se délite, se dissout, voire s’effondre totalement. Comme le disait Pascal, (à moins que ce soit Pierre Dac ?) « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ».

Ainsi donc, la découverte de Saint Sébastien située à quelques encablures seulement de la frontière hexagonale, fut une révélation. Une ville plus belle encore que Châteauroux, Bourges,Vierzon, Méobecq, La Pérouille, Bouesse et Malicornay réunis, une ville où la main du Berrichon a rarement mis le pied, à part quelques intrépides voyageurs, une grande ville qui porte trois noms, un nom français, un nom espagnol et un nom basque ne mérite-t-elle pas moins qu’un triple éloge ?

En fait Donostia n’est pas plus en Espagne qu’en France. Elle est au Pays Basque, enclave transfrontalière, petit pays situé partout et nulle part dont l’identité ne tient qu’à la langue basque, une des langues les plus anciennes et les plus étranges qui soient. Fort heureusement, il n’est pas nécessaire d’emporter avec soi un dictionnaire berrichon-basque quand on va dans ces contrées lointaines, vu que l’espagnol est aussi langue officielle et que le français est bien compris par les autochtones.

Venant de Hendaye, la dernière ville française, avant le grand saut dans l’inconnu, une fois l’invisible frontière officielle passée, seuls quelques détails à peine perceptibles vous montrent qu’on est passé dans un autre espace-temps. Certes l’herbe est aussi verte et les arbres faits du même bois, mais les panneaux de signalisation routière au look inhabituel vous font comprendre qu’on n’est plus vraiment chez nous et que désormais les étrangers, c’est nous.

Et on arrive sans crier gare à Donostia où on s’engouffre dans le premier parking souterrain du centre-ville, étant donné que le Guide du Routard, préconise cette solution coûteuse dans cette grande ville où il ne faut même pas rêver à se garer gratuitement. Mais, au diable l’avarice, ce n’est pas tous les jours qu’on vient faire du tourisme à San Sebastian, la station balnéaire la plus chic d’Espagne et Capitale de la culture européenne 2016.

Ah ! poser le pied dans cette ville longtemps fantasmée, la découvrir, s’y perdre peut-être par une belle journée ensoleillée du mois de Mai, n’est-ce pas cela qu’on appelle le bonheur ?

On se dirige alors vers le « casco viejo » suivant les consignes du Guide du Routard qui est la Sainte Bible du touriste.  En fait le « vieux quartier » qui est le centre de gravité (ou de légèreté ?) du tourisme n’est pas si vieux que çà. Il a été reconstruit au XIX ème siècle et présente une architecture assez régulière avec ses hautes maisons à étages toutes semblables et ses innombrables rues parfaitement perpendiculaires où le soleil ne pénètre jamais.  Au centre de cet entrelacs géométrique, il y a une place splendide, la Plaza de la Constitucion, ceinte d’arcades où s’abritent les terrasses des nombreux bars à tapas. A 9 heures du matin le quartier s’éveille tout doucement. Les services municipaux  nettoient la chaussée à grande eau tandis que les camions ramassent (à grand fracas) les milliers de bouteilles vides de la veille. Car le casco viejo est le centre de la vie nocturne, le quartier où la densité de restaurants et bars à pintxos est la plus élevée au monde ! Il faudra attendre quelques heures pour que le quartier retrouve sa physionomie normale.

Alors, en attendant, la bonne idée consiste à gravir le mont Urgull qui domine la ville et à se rendre au château, dominé par une statue monumentale. Certes, ça grimpe un peu, mais de là-haut la vue est magnifique sur le golfe, sur la plage de la Concha et sur l’île de Santa Clara.

Vers 13 heures, retour dans le casco viejo où les bars à pintxos commencent à se remplir. Signalons à l’intention des berrichons que dans ce pays, les horaires sont décalés et que les coutumes alimentaires sont quelque peu différentes.  Ici, il faut oublier les restaurants où l’on est servi à table et expérimenter le concept des tapas (appelés ici pintxos). Ici, sur les comptoirs des bars, s’étalent aux regards ébahis du touriste une multitude de petites choses appétissantes et colorées. On ne sait pas trop ce que c’est, mais on en choisit quelques uns qui ont l’air sympathiques, on demande un verre de txacoli (vin blanc perlé très sec, typique de la région,  que le serveur vous verse de très haut –comme on verse le thé à la menthe-  dans un verre sans pied pour le faire perler davantage) et on va généralement déguster cela debout dans la rue sur le dessus d’un tonneau. Avec un peu de chance, on trouvera peut-être un tabouret… On ira ensuite dans un autre bar à pintxos, renouveler l’opération jusqu’à plus faim et plus soif. Attention toutefois à la dérive ! Un petit éloge, en passant, pour la Gilda, un des pintxos les plus typiques de Donostia, constitué d’un filet d’anchois, d’un piment et d’une olive assemblés par une pique en bois : simple mais efficace ! Finalement, ce mode de restauration assez dépaysant dans une ambiance souvent bruyante mais sympathique a été très apprécié par Eugène Lemaigre pourtant adepte des grandes tables !

Après ces mets légers et délicieux, rien de tel qu’une petite marche digestive dans le Centro, le quartier chic de la ville afin d’admirer la superbe architecture du XIX ème siècle et de la Belle Epoque. Il y a des grands hôtels majestueux avec des façades tarabiscotées comme à Biarritz, mais ici on a poussé encore plus loin le délire architectural. C’est une profusion de sculptures, de clochetons, de tourelles, de colonnes, d'arches, de mosaïques qu’on peut contempler, à condition de lever le nez. Certains immeubles font même penser à des pièces montées en nougatine dans lesquelles on mordrait volontiers. C’est un pur bonheur pour le photographe.

Un seul bémol pour le Kursaal, une espèce de blockhaus en béton, posé là comme tribut à la modernité au milieu de cette merveilleuse architecture 1900. Donostia, comme Châteauroux a aussi son « hideux building » !

Mais en partant à regret de Donostia, on se dit qu'une petite journée n'a pas suffi pour en explorer  tous les recoins, pour en goûter tous les charmes. Il y a encore bien des choses à voir dans cette ville admirable et débordante de vie.

Ce  ne peut être qu'un au revoir...

 

Saint Sébastien, San Sebastian, Donostia ...

Publié dans Pays lointains

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Double éloge de Bayonne

Publié le par TSF36

La capitale du Pays Basque français est souvent boudée par les touristes qui lui préfèrent Biarritz toute proche. Bien que faisant partie de la même concentration urbaine, on ne peut imaginer de villes plus différentes. Il est vrai que Bayonne n’a pas de front de mer, pas de grande plage, pas de rocher de la Vierge, pas de port pittoresque, pas de grands hôtels majestueux. Bayonne ne bénéficie que de la confluence de l’Adour et de la Nive. Et ce n’est pas le jambon de Bayonne, qu’on trouve partout en France, qui peut attirer les foules. Quant aux fameuses fêtes de Bayonne où l’alcool coule à flots, elles feraient plutôt fuir les étrangers pas du pays (basque) ! Fort heureusement, il est facile d’éviter cette période et de découvrir Bayonne sans stress, hors-saison.

Car c’est une ville magnifique. C’est même deux villes pour le prix d’une: le Grand Bayonne, commerçant et élégant, et le Petit Bayonne sur l’autre rive de la Nive, plus populaire mais très pittoresque.

Les hautes maisons à colombages rouges ou verts se mirant dans la Nive constituent la carte postale typique de Bayonne. Il y a de nombreuses rues piétonnes très animées et très commerçantes, il y a même une jolie rue avec des arcades et de nombreuses chocolateries, puisque, paraît-il, le chocolat est la deuxième spécialité de la ville. Le long des quais, s’étalent les terrasses innombrables des restaurants, ce qui tend à prouver qu’on ne meurt pas de faim dans cette bonne ville.

Il y a aussi une jolie cathédrale avec un joli cloitre, des remparts, des espaces verts et un paisible jardin botanique, bref tout ce qu’il faut pour faire une ville où on se sent bien, une ville qu’on aurait grand tort de zapper quand on est au Pays Basque …

Balade à Bayonne au printemps

Publié dans Pays lointains

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A la recherche du rayon vert

Publié le par TSF36

Le rayon vert est un phénomène optique rare qui, dans des circonstances exceptionnelles,  se produit au lever ou au coucher du soleil quand l’astre est encore sous l’horizon.  C’est un point vert émeraude qui ne dure que quelques secondes. Rares sont ceux qui l’ont vu, car il faut un ciel d’une pureté absolue. Pourtant le phénomène existe.

En 1882, Jules Verne écrivit un très beau roman à ce sujet. Selon une légende écossaise, le rayon vert permettrait à ceux qui l’ont observé de voir clair dans leur cœur et dans le cœur des autres. L’héroïne du roman après une longue quête, ne verra jamais le rayon vert. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du roman ! Lisez le.

En 1986, Eric Rohmer tourna un très beau film en partie inspiré du roman de Jules Verne, mais cette fois, l’héroïne (et par la même occasion le spectateur du film) voit réellement le rayon vert dans la dernière scène du film en regardant le soleil couchant dans la baie de Saint Jean de Luz. Mais ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin du film ! Regardez le.


Alors, comme Saint Jean de Luz était de toute évidence l’endroit idéal pour espérer voir le rayon vert, j’y suis donc allé.

Venant de Biarritz pourtant si proche, on a l’impression de changer de planète. Ici, pas d’architectures délirantes, pas de constructions extravagantes, mais de belles maisons basques rouges et blanches se reflétant dans les eaux du petit port, une longue promenade de front de mer que vient seulement interrompre une galerie piétonne ouverte sur l’océan. Dans le centre-ville, il y a quelques beaux monuments historiques, la maison Louis XIV, la maison de l’Infante, et surtout l’Eglise Saint Jean Baptiste, une pure merveille avec son retable en bois sculpté et doré, avec ses trois étages de galeries en bois. Il y a aussi des petites rues piétonnes avec de nombreux commerces et de sympathiques restaurants où l’on vous sert des chipirons à la luzienne, spécialité incontournable et délicieuse.

Si on traverse le pont qui enjambe la Nivelle, on se retrouve instantanément à Ciboure et on passe devant la maison natale de Maurice Ravel, curieusement située sur le Quai Maurice Ravel.
On peut y admirer une enfilade de splendides maisons basques tout à fait conformes au style qu’on a déjà vu dans les petits villages à l’intérieur des terres. Il y a aussi une curieuse église au clocher octogonal dans laquelle on peut voir le baptistère de Maurice Ravel, mais où on ne peut pas écouter le Boléro.

Pour en revenir à la raison de ma présence à Saint Jean de Luz,  j’ai eu l’agréable surprise de retrouver, dans la galerie piétonne qui fait face au couchant, la boutique de souvenirs, articles de plage qu’on voit dans le film de Rohmer, une minuscule boutique précisément nommée « Rayon vert ». Certes, depuis 1986, l’enseigne a dû être repeinte mais aucun doute, c’était bien la même boutique que le cinéaste malicieux avait filmée. Je suis entré, sous prétexte d’acheter un souvenir à deux roupies basques, dans l’espoir de recueillir quelques indices. Malheureusement la vendeuse espagnole n’était pas très loquace, ni même francophone, et encore moins cinéphile et tout ce que je pus en tirer, c’était la confirmation qu’il s’agissait bien de la boutique du film. Cela ne m’avançait pas beaucoup, d’autant plus que je le savais déjà. Il me faudrait attendre le coucher du soleil pour être définitivement éclairé. Par bonheur, en septembre le soleil se couche tôt et le spectacle de son coucher sur l’océan attire toujours les photographes amateurs qui pensent faire la photo du siècle.

La journée avait été chaude et estivale, sans un nuage ; mais hélas quelques écharpes brumeuses s’étaient maintenant formées à l’horizon et Phébus n’offrit qu’un spectacle moyen, pour ne pas dire décevant, en disparaissant dans l’Atlantique … Contrairement à l’héroïne de Rohmer, je ne verrais  jamais le fabuleux rayon vert. Peut-être n’en étais-je pas digne ?


Alors, le lendemain, je suis revenu à l’Eglise Saint Jean Baptiste et, moyennant deux roupies basques,  j’ai allumé une veilleuse … verte.

Elle continue à brûler, virtuellement sur nos écrans !

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